Zibeline n°35 novembre 2010
Zibeline n°35 novembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°35 de novembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 8,7 Mo

  • Dans ce numéro : la création en danger.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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10 ÉVÉNEMENTS LE BNM L’ENSDM Sur tous les fronts de mer..0'46"dr. Duos, et plus Le Ballet National de Marseille a une nouvelle fois invité ses danseurs à chorégraphier librement des pièces courtes. Ils ont écrit beaucoup de duos. Celui de Yasuyuki Endo et Noémie Ettlin s’inspire d’une légende du Théâtre Nô, insistant sur l’aspect passionnel et destructeur de la relation amoureuse, dans une lumière noire et un décor de papiers souples et métallisés… Anton Zvir offre à Yoshiko Kinoshita et Mario Giotta un duo qui tend vers le pas de deux, et s’interroge sur la douceur des sentiments et des corps, s’enroulant aux sons d’un piano solo. Malgorzata Czajowska et Gabor Halasz s’adonnent à un jeu étonnant de mains et de bras unis. Enfin Mario Giotta et Angel Martinez Hernandez 111 ir 4.0 limb., Ili Frédéric Flamand est nommé à la direction de la Biennale de Danse de Cannes ! Une belle marque de reconnaissance pour le directeur du Ballet de Marseille, à qui l’on reproche parfois de manquer de rayonnement, oubliant qu’il a trouvé il y a quelques années une compagnie sans répertoire, usée par les conflits, et qu’il a su peu à peu la relever sans coupes sombres dans la chair, ni soubresauts spectaculaires. Ouverture 16 Agnès Mellon Métamorphoses Agnès Mellon Le Festival de Danse de Cannes n’est pas une mince affaire : nommé après un appel d’offres qu’il a remporté grâce à un projet autour des nouvelles mythologies, Frédéric Flamand devra en 2011 puis en 2013 organiser une semaine d’une manifestation d’envergure qui se déroule sans discontinuer, au rythme de plusieurs spectacles par jour, dans quatre grandes salles, dont l’immense Palais des festivals (2500 places). Son prédécesseur Yorgos Loukos a su donner à cette Biennale qui existe depuis 1993 une dimension internationale et une reconnaissance critique et publique unanime, propulsant en quelques éditions cet événement au rang des festivals de danse les plus prestigieux. Frédéric Flamand compte s’inscrire dans ses traces et créer une nouvelle dynamique autour du rapport du corps aux nouvelles technologies, en particulier à l’image mouvante dans ce temple du cinéma… proposent un duo énergique, jouant sur une vidéo en noir et blanc, des projections d’ombres et un poème en espagnol incitant à l’aventure. Dans un registre plus critique, Noémie Ettlin s’amuse avec des laitues et un caddie de supermarché en compagnie de 2 autres danseurs : ils galopent frénétiquement dans les rayons pour se retrouver entassés dans le caddie tandis que gisent les laitues réduites en charpie. Quant à Marcos Marco il propose une danse théâtralisée avec cinq interprètes, se risquant dans le public, poussant de la voix, ce qui permet d’admirer les qualités vocales et théâtrales d’Angel Martinez Hernandez. Ouverture prometteuse ; même si certaines propositions sont encore incomplètement abouties on apprécie une fois de plus la liberté de ces recherches. CHRIS BOURGUE Ouverture 16 s’est donné au studio du BNM les 22 et 23 octobre Le lien avec Marseille qu’il continuera à diriger ? Flamand veut en profiter pour nouer des relations entre l’ENSDM (voir ci-contre) et la célèbre Ecole Rosella Hightower, faire venir des chorégraphes de la Région parmi la programmation internationale, occuper la salle de La Bocca avec des formes innovantes. Car cette nomination lui donnera l’occasion de poursuivre sa recherche sur les technologies et l’architecture, les rapports entre les corps plongés dans la virtualité, éloignés de la chair mais rattrapés par les mythes comme une mémoire ancienne… Et si 2011 donnera l’occasion de reprendre le répertoire du BNM, qui est déjà venu 4 fois à Cannes depuis que Frédéric Flamand le dirige, 2013 sera l’occasion d’une grande création… Pour fêter les 20 ans, et bâtir des ponts entre Cannes et la Capitale Culturelle ! AGNÈS FRESCHEL À venir Avant de partir à Mulhouse et Bruxelles, le BNM fait une étape alpine sur une scène nationale qui l’accueille presque chaque année : à Gap ils danseront la dernière création de Flamand, La vérité 25 fois par seconde, une pièce âpre en gris et blanc, en verticalité d’acier et d’échelles envolées comme autant d’impasses vers un ciel vide… Le 23 nov 04 91 52 52 52 www.theatre-la-passerelle.eu Le BNM accueille dans les murs de son grand studio deux chorégraphes bien connus de la région : Thierry Niang y reprend Au Zénith, qu’il avait créé lors du festival les Musiques (voir ZIB’28), et Miguel Nosibor y crée avec sa compagne Aller-Retour, une pièce sur le partage, le don de soi et la relation amoureuse. Les 10 et 11 déc 04 91 327 327 www.ballet-de-marseille.com Métamorphosés La pièce que Frédéric Flamand a conçue en 2008 avec les frères Campana est sans doute la plus attrayante de ses œuvres : colorée, peuplée de gadgets d’une ingénuité remarquable, elle reprend quelques figures mythologiques et plusieurs métamorphoses d’Ovide -Méduse, Actéon ou Arachné-, greffe ses avatars contemporains et travaille sur l’hybridation, représentée dans le décor et les costumes par des éléments refabriqués à partir de matériaux de récupération. Très cohérente et spectaculaire, la pièce a gagné en maturité d’exécution lors des tournées internationales, et les nouvelles recrues du Ballet s’y révèlent absolument enthousiasmantes, élevant le propos et les corps très au-dessus du sol ! La création de Thierry Malandain est plus décevante : le chorégraphe néoclassique si exigeant avec les interprètes de son propre ballet Biarritz n’a pas su retrouver l’allant qu’il avait insufflé aux interprètes « classiques » du BNM lorsqu’il leur avait fait danser Sextet : le romantisme délicat de Berlioz, le langage subtil et précis du chorégraphe exigent des interprètes qui savent mesurer et retenir chaque geste, et les pas de deux sensuels mais acrobatiques nécessitent un coulé et des placements impeccables. Sans cela pas de véritable grâce, et sans grâce ces Nuits d’été parurent douloureusement surannées… Dommage : Malandain peut sans nul doute métamorphoser aussi ces danseurs-là du Ballet. A.F. Les Nuits d’été et Métamorphoses ont été dansés à l’Opéra de Marseille du 14 au 16 oct
ENSDM 2010 Delcey L’École nationale supérieure de danse de Marseille est depuis mai dernier habilitée à délivrer le Diplôme national supérieur professionnel Sur la pointe des chaussons Ce projet mis en œuvre par le directeur de l’ENSDM, Jean-Christophe Paré, en collaboration avec l’université de Toulon (Ingémédia - Unité de formation et de recherche en Sciences de l’Information et de la Communication) a pour objectif d’aider « les artistes d’aujourd’hui à utiliser les nouveaux outils médias en les réinvestissant dans leurs pratiques. » C’est également « une plus grande visibilité pour l’école, un facteur de reconnaissance et de valorisation et un plus pour la formation initiale. » On peut ainsi entrer dès 8 ans et en sortir à 22 ans ! D’une durée de 3 ans, ce cycle associe formation artistique professionnalisante et études universitaires, et débouche sur l’obtention du DNSP de niveau III et d’une licence universitaire. C’est un grand pas dans la formation des danseurs qui, à 18 ou 22 ans, ont rarement moins de 10 ans de danse derrière eux et du mal à envisager leur avenir. Quand ce n’est pas leur reconversion… D’où la nécessité d’une formation diplômante qui les ouvre à d’autres pratiques, dans leur métier ou d’autres domaines. À ce titre « le DNSP permet d’identifier l’ensemble des compétences d’un danseur » souligne J.-C. Paré qui dès cette année travaille avec Toulon sur des projets chorégraphiques alors que les danseurs-étudiants ne développeront les relations danse/image qu’en 3 e année. Déjà le chorégraphe Hervé Robbe les accompagne durant 4 semaines autour des notions d’appropriation de l’image et de sa relation au corps ; au printemps Agnès Noltesius, ex-danseuse chez Forsythe, travaillera sur l’improvisation et la composition développés dans les années 70. Frédéric Flamand, directeur du Ballet national de Marseille, est très impliqué lui aussi, particulièrement sur la transmission du matériel chorégraphique. Ces jeunes venus des quatre coins de la planète, 15 cette première année, pourront donc suivre une double orientation chorégraphique (« formation néo-classique d’aujourd’hui et danse contemporaine » précise J.-C. Paré), et repérer de nouvelles écritures, de nouvelles techniques et de nouveaux outils. Avec l’ESDC Cannes Rosella Hightower, l’ENSDM est le deuxième établissement en région à délivrer le diplôme sans qu’il y ait mise en concurrence : « à chaque fois ce sont des projets singuliers et des philosophies différentes. » À Marseille, les nouvelles technologies de l’image font leur entrée sur la pointe des chaussons. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Journée portes ouvertes de l’ENSDM le 4 déc : visite des studios, présentation publique des ateliers en cours (tous niveaux confondus) soirées partagées avec le BNM les 16, 17 et 18 déc ENSDM, Marseille 8 e 04 91 32 72 86 www.ecole-danse-marseille.com Abonnez-vous : 0 820 300 033 - www.toursky.org 61 di. YliEe[m.4Z.5-24RRMKe, Dom Juan. I10Ll'ERE,'JUN -SAAR LLS RAY NOND C d 7 A 111 N ECEMBRE ZOO ¶TI I t } GYPTIS CHAT OIT -V6uYGUCA5 TA L Tk (RÉSERVATIONS 04 91 11 00 91 www.theatreggptis.eom



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