Zibeline n°34 octobre 2010
Zibeline n°34 octobre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°34 de octobre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,6 Mo

  • Dans ce numéro : Avignon... à fond les saisons !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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56 ARTS VISUELS AIX-EN-PROVENCE Desseins de traits Relégué à la disgrâce pendant la période post-moderne, le dessin a pourtant continué d’être à l’œuvre. Moyen d’expression privilégié au point que certains artistes en ont fait leur médium majeur (E. Pignon- Ernest, O. Hucleux…) voire leur unique ressort comme le décida définitivement à la fin des années soixante Jean-Marie Sorgue*. Il y a encore peu la galerie Ardital, la Villa Tamaris puis l’Abbaye de Silvacane consacraient son travail sans se douter que l’artiste allait, hélas, définitivement poser ses plumes à Aix. Le musée des Tapisseries et le musée Granet lui avaient offert leurs cimaises et en 2001 l’artiste fit don de 80 dessins au musée de la ville. Hommage lui est donc rendu grâce à un parcours d’expositions dans la ville d’Aix et extra muros jusqu’au 16 oct, produit par le GUDGI, groupement des galeries d’art d’Aix-en-Provence sur le principe des « parcours dans la ville d’Aix » conçus par Alain Paire (Amado, Bioulès, Ducaté…). « Nous voulions ouvrir au plus grand nombre de visiteurs et d’amateurs e Jean-Marie Sorgue s’est éteint en avril dernier. Le Gudgi lui rend hommage en lui consacrant sa première édition d’Aix itinéraires de l’art Majestes defuntes, 1981, Jean-Marie Sorgue X-D.R intéressés par l’art contemporain les galeries privées et les institutions publiques autour d’un même projet et rendre cet hommage à l’un des plus importants artistes aixois » insiste Corinne Théret de la galerie du Lézard, coorganisatrice avec Vincent Bercker et Alain Paire. Au total plus d’une centaine d’œuvres dans dix-huit lieux dont certains exposent un seul dessin accompagné d’un portrait photographique de l’artiste par son ami Jean Pécoul. L’appréhension de l’œuvre de Sorgue peut souffrir de cette dispersion géographique mais on apprécie les ensembles conséquents rassemblés dans un même espace exprimant la grande cohérence de ce travail singulier indépendant des modes. Les grands formats particulièrement faits de nodosités ténébreuses, troubles visionnaires anthropomorphes et matières biomorphiques ne sont pas sans évoquer Max Ernst ou Fred Deux. Les prochains itinéraires de l’art ambitionnent de mettre à l’honneur le photographe Jean-Pierre Sudre, la tenue d’un premier festival d’art contemporain en 2011 et une biennale du dessin en 2012. CLAUDE LORIN Aix itinéraires de l’art 2010 Hommage à Jean-Marie Sorgue 1924-2010 jusqu’au 16 oct www.gudgi.org (*) lire la remarquable présentation faite par Alain Paire sur le site de sa galerie : www.galerie-alain-paire.com Un concentré de Sorgue Quatre tableaux seulement sont exposés au Musée Granet sur les 80 que compte la donation qui fit l’objet en 2004 d’une exposition et d’une édition non moins significative, Sorgue, un artiste, une donation. Pour des raisons de calendrier surchargé, le musée Granet n’a pu s’associer à l’événement qu’en les glissant dans un espace entre ses collections ancienne et contemporaine. C’est peu, mais ils concentrent les thèmes essentiels et fondateurs de son œuvre : les Locomotives, les Obstacles/forteresses, les Majestés défuntes et les Villes saintes/paysages. Que de chemin parcouru depuis les couleurs évanescentes des années 50 aux personnages aux formes anthropomorphes et aux Obstacles ! « Toute une œuvre bâtie sur les souvenirs d’enfance, influencée par le mystère du rite et des costumes (il fut enfant de chœur) » souligne Bruno Ely, conservateur en chef, directeur du musée Granet, et élève de Sorgue au lycée Mignet en 1968. Depuis ils n’ont jamais cessé de se voir, « avec des temps forts », se liant d’une amitié sincère au point qu’il persuada Sorgue d’écrire son autobiographie et de publier un entretien avec son fils dans le catalogue de 2004. Deux textes à lire pour comprendre son œuvre, insiste Bruno Ely qui se souvient de l’artiste « pris au jeu de l’écriture après un état de résistance ». Où l’on découvre, ému, un chapelet de souvenirs, sa solitude d’enfant unique, son plaisir de « gribouiller sur des petits cahiers », ses déménagements à répétition, la présence aimante de sa mère dont il lui fallut se séparer à l’entrée à l’internat. Mais aussi son grand désarroi et ses cauchemars, sa prise de contact avec Aix en 1953, et toute « [sa] vie de peintre difficile, solitaire, inquiète, marquée par la recherche d’une expression personnelle » … Alors « faut-il dire ici peintre, dessinateur ? » comme l’écrivait Denis Coutagne dans sa préface… Qu’importe, l’essentiel est de percer les obscurs lacets noircis avec obsession sur de grandes feuilles de papier Canson, ces planches dessinées qui font toute la singularité du Fonds Sorgue. M.G.-G. jusqu’au 16 oct Musée Granet, Aix 04 42 52 88 32 www.museegranet-aixenprovence.fr
AIX-EN-PROVENCE AVIGNON ARTS VISUELS 57 Esprit des lieux 3 semaines d’art contemporain La 16 ème édition du Parcours de l’Art, organisée par l’association éponyme qui expose aussi mensuellement dans sa galerie, sème dans 25 lieux d’Avignon, 33 artistes triés sur le volet (sur 200). Loin de s’arrêter aux artistes régionaux, l’événement ouvre également l’œil vers l’Ukraine, la Slovaquie et la Birmanie. Les expositions sont accompagnées de conférences, visites et films, construits autour du travail de l’artiste invité, le marseillais Jean- Jacques Surian et son œuvre kaléidoscopique occupée par les mythes et les strates temporelles. « Mes tableaux parlent du temps, de l’urbanité et très souvent de Marseille que j’aime autant que je déteste » explique l’ancien professeur d’arts plastiques qui « exhortait ses élèves à lire plutôt qu’à regarder la peinture » et qui qualifie son style de métafiguration (ou figuration mentale). Au Cloître St Louis, il présente un ensemble de grands formats labyrinthiques, dont un triptyque de 1993 et la série Fragments amoureux inspirée par Barthes, jamais sortie de son atelier. « Il n’y a pas de lien entre les images, ce sont des séquences. Un collectionneur fou pourrait avoir envie de réunir tous mes tableaux, mais ça n’est pas mon concept. Ce qui Bettina Steinacker m’intéresse c’est de choisir un espace et de le remplir ». Son travail le plus récent est également à l’honneur, de délicieux petits formats sur le nu féminin à travers l’Histoire de l’art. S’il confesse avoir été méfiant au départ - le principe de sélection lui paraissait fumeux -il est aujourd’hui ravi de participer. Dans la déambulation, on retiendra au Cloître, les installations sur calque et photos sur verre de la lyonnaise Marcelle Benhamou et les sculptures o J.J. Surian en plein accrochage Delphine Michelangeli Phot’Aix 2010, qui a déjà une histoire ancienne, s’inscrit dans le cadre du 50 e anniversaire du jumelage entre Aix et Tübingen. Le face à face est inédit, non pas conçu comme un état des lieux de la photographie de part et d’autre de nos frontières mais comme un moyen de circuler à travers « un archipel autonome d’images ». Immersion frontale dans l’Allemagne d’aujourd’hui à la galerie Fontaine obscure avec Bettina Steinacker qui offre un point de vue distancié sur les transformations urbaines de la région industrielle de la Ruhr. Des terres en jachère, des lieux qui disent la disparition, l’effacement, des zones intermédiaires : parking, entrepôts, murs abandonnés, hôtels d’étape, zones pavillonnaires… Un travail d’observation presque clinique qui interroge, peut-être, la place laissée par l’homme à la nature dans ces Terrains vagues : des photographies qui évoquent « un temps éloigné et des activités perdues, une méditation sur la perte de sens des lieux » selon Jean Arrouye. Au Musée des Tapisseries, la collusion des styles et des géographies rappelle l’extrême diversité des pratiques photographiques actuelles. L’exemple le plus probant étant les travaux de Dominique Bosq et Jörg Umrath, La Peau du monde, le premier donnant à voir l’illusion de lieux identifiables à travers des lunettes 3D (le grand escalier de la gare Saint-Charles), le second usant de la fragmentation de vues aériennes pour recomposer un paysage imaginaire. L’un et l’autre proposent un travail extrêmement sophistiqué. Térence Pique préfère explorer la ville contemporaine à l’heure où les lumières électriques se substituent à la lumière naturelle, quand il peut de Jean-Paul Moscovino. À la Maison Jean Vilar, Thierry Savini expose un étonnant Eros en crin végétal et un Crâne aux 1000 roses. Ne manquez pas le travail photographique performatif d’Imen Djouini et les magnifiques poupées de Cécile Perra à l’Espace Vaucluse (jusqu’au 17 oct). Entrée libre (sauf séances cinéma à l’Utopia). DELPHINE MICHELANGELI « réchauffer » la réalité crue, froide, des soubassements de lieux hostiles. Une mise en abîme des profondeurs de notre environnement ? … Avec Tilman Rösch, le paysage architectonique affleure par frottements à angles vifs de l’ombre avec la matière, la lumière et la couleur. Une construction cubiste quoiqu’abstraite qui, in fine, poétise la ville. Et d’autres encore qui disent Le Danger de la disparition (Alice Angeletti, Michaël Serfaty) ou Le Micro cosmos (Harald Gottschalk, Frédéric Nakache). M.G.-G. Sculpture de J.P. Moscovino dans la cour du Cloitre Delphine michelangeli Phot’Aix jusqu’au 7 novembre Expositions Off dans 17 lieux aixois et Regards croisés Tübingen-Aix Musée des Tapisseries Galerie Fontaine obscure 04 42 27 82 41 www.fontaine-obscure.com Parcours de l’art jusqu’au 23 octobre Avignon 04 90 89 89 88 www.parcoursdelart.com



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