Zibeline n°34 octobre 2010
Zibeline n°34 octobre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°34 de octobre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,6 Mo

  • Dans ce numéro : Avignon... à fond les saisons !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Chris Bourgue 42 ARTS DE LA RUE PETIT ART PETIT GARDANNE SALON Dans le vent ! C’est dans un mistral vivifiant que s’est déroulé Petit Art Petit, organisé par l’association Lézarap’art, au cœur du quartier des Aygalades (Marseille 15 e). Familles et curieux ont été accueillis pour une journée conviviale autour d’un pique-nique géant dans le parc arboré de L’Oasis. Des installations plastiques s’accro-chaient sur les troncs des arbres et dans les feuillages, produites par des ateliers participatifs menés avec les écoles du secteur. D’autres ateliers, éphémères, permettaient à chacun de se lancer dans la création sans idées préconçues : réalisation d’une fresque sur le thème du Jardin des délices de Bosch, modelages en argile, gribouillages géants en osier... Pascale Mijares, artiste invitée en collaboration avec le FRAC, a réalisé pour sa part une fontaine avec une batterie de cuisine de récup, et une sculpture faite de tiroirs, comme autant de récits des habitants o Salon, rues et château qu’elle a rencontrés au cours de sa résidence dans le quartier. Plus loin, l’atelier d’écriture de C’est la faute à Voltaire permettait d’inventer un nouveau destin aux personnages de contes qui se trouvent à l’étroit dans leur histoire. Tantôt, marionnette de taille humaine venue de Lille et son créateur Éric Bézy, proposait des vidéos-performances filmées dans le quartier au milieu des habitants. Le chien Bébert et son maître Lolo de la Cie Les Cousins ont réjoui petits et grands tandis que Cirkatomik fourguait aux festivaliers des inventions destinées à les protéger de divers désagréments. Cocasse ! CHRIS BOURGUE Le Festival a eu lieu le 25 septembre Onze compagnies régionales et étrangères, essentiellement circassiennes, ont investi pendant 3 jours les rues de Salon, transformant l’espace public en terrain d’expression artistique gratuit. Une volonté municipale de poétiser l’espace urbain et démystifier les artistes en instaurant de façon pérenne ce rendez-vous déambulatoire dans chaque recoin de la ville afin, d’après Jean-Claude Fabre, élu à la culture, « que les gens circulent et redécouvrent encore plus la ville ». En ouverture de cette 2 e édition, une forme monumentale, frontale et fixe avec Schraapzucht joué deux soirs consécutifs au cœur de la splendide cour du château de l’Empéri. La compagnie hollandaise Tuig a proposé une étonnante machine à remonter le temps à qui il ne manquait que la parole. Une o … et tout le tremblement ! 16h tapantes place de l’église, un cortège étrange se met en branle. Deux personnages d’un autre temps défilent sur de drôles de destriers, suivis d’une foule nombreuse et complice… Musique ! Le coup d’envoi est lancé pour cette nouvelle édition du festival des arts de la rue de Gardanne. Entre 16h et 23h les spectacles se succèdent et même s’entrecroisent. Il y a du théâtre avec La célèbre histoire de Don Quichotte et Sancho Panza jouée en totale interaction avec le public par la compagnie CME, dans une ambiance Le GUID X-D.R. structure en bois qui devient le théâtre d’un monde mobile, rythmé au premier étage par une manipulation savante de o Delphine Michelangeli cordes, poids, grande roue et poulies, opérée par trois personnages plutôt hostiles, rameurs de galères qui chercheraient à nous prendre dans leurs filets. En dessous, un comédien s’agite au milieu des chaises, tables, transats et fenêtres, qui montent et descendent magiquement, jusqu’à devenir lui aussi l’objet des cadenceurs. Un bric-à-brac incroyable qui touche surtout par son incroyable machinerie visuelle. DELPHINE MICHELANGELI Salon Public a eu lieu du 1er au 3 octobre à Salon-de-Provence simple de détente et de divertissement. Et puis les Clowns de la compagnie Les Nez En Plus interviennent tout au long du festival en faisant des blagues au public. Sur la place devant la mairie, Les Mains Nues de l’Orchestre vocal de la Compagnie Traction-Avant chantent, dansent et rythment une balade à petits pas, tous de pois, rayures et cachemires vêtus. Vient ensuite le moment de la danse : le GUID, Groupe Urbain d’Intervention Dansée d’Angelin Preljocaj, amène son répertoire dans la rue afin de faire découvrir au plus grand nombre quelques principes et pages marquantes de danse contemporaine. Entre trois extraits de spectacles qu’ils présentent, s’intercalent deux compagnies de danse, l’une dynamique et collective de hip hop et l’autre en duo. Par la proximité des représentations, on s’attend à un dialogue dansé où chacune d’entre elles va utiliser le contexte particulier et l’espace de la rue. Mais il s’agit plutôt d’une succession de chorégraphies, et chacune s’y exprime avec un style très marqué. Souvent avec talent, sachant ainsi satisfaire tous les publics. Le public se presse à chacune des prestations en essayant de ne pas en perdre une miette ! Beaucoup s’étonnent, rient, apprécient. Le festival se poursuit après une petite pause « dîner » par une déambulation acrobatique et pyrotechnique où chaque engin présenté semble sortir d’un siècle passé, au temps où Léonard De Vinci imaginait des machines extraordinaires. CLARISSE GUICHARD Tremblement de Rue s’est déroulé le 2 oct à Gardanne
Défie-les ! Ouvrir la saison avec un groupe d’amateurs qui reprennent l’idée d’un défilé de mannequins ? L’idée semblait tape-à-l’œil et démago ! Rares sont ceux qui savent jouer pudiquement des maladresses des nonprofessionnels, et il leur fallait encore subvertir les règles de la représentation/marchandisation des corps… Le propos de la cie T-public est néanmoins d’une limpidité surprenante : sur une scène retrouvant le proscenium anglo-saxon du défilé de mode -pour voir sous les jupes et zyeuter les jambes, encadrés par des compressions de bouteilles en plastiques, défilent non stop les corps de ces amateurs qui ont sacrément bossé, et savent ce qu’on leur fait faire. Survêtus pour se stripteaser comme des pelures d’oignons, voilés pour mieux contraindre leur érotisme, affublés de sacs sur la tête, de codes barres, de prothèses de membres qui les rendent monstrueux, ils mettent au clair les règles absurdes du genre. En affichant leur monstruosité, mais surtout en assumant tranquillement la présence sur scène, dans ces positions là, de leurs corps non formatés. Beaux, laids, gros, imparfaits, nus parfois, simplement, parodiant sans y croire les déhanchements démarches provocations et airs boudeurs des professionnelles de la mode : celles qui s’affichent sur nos kiosques, nos écrans, dans nos rues, et jusqu’à la tête féminine de l’État, modèles de rien, omniprésentes… A.F. GYMNASE LE MERLAN LIEUX PUBLICS Le défilé de marques, coproduit par le Merlan, s’est déroulé lors du Préavis de désordre urbain le 17 sept, et pour l’ouverture du Gymnase le 24 sept ARTS DE LA RUE 43 Agnès Mellon Petits actes subversifs Les premiers jours de Small is beautiful interrogent voyaient encerclés, puis poursuivis par des « loups » notre quotidien avec force et pertinence… Roger affamés (voir couverture). Le soir le jeu se faisait plus Bernat proposait avec sa Sirène qui ouvrait les personnel, les questions plus directes (avez-vous peur festivités, puis en soirée, de mettre sur la place des arabes ?), voire carrément intimes (vous publique des scenarii peu innocents ! À midi, équipés caressez-vous le sexe le matin ?), les attitudes des de casques, ceux qui possédaient un billet se participants donnant clairement à voir leurs réponses impudiques, ce qui opéra des rapprochements étonnés entre jeunes et mûrs, pauvres et installés, sans choquer ceux qui gentiment refusèrent d’entrer dans le jeu… Sur les Escaliers de Saint Charles, d’autres happenings : les artistes descendent les marches, incongrus, superbes ou burlesques, la foule grossit, s’arrête, hausse les épaules ou applaudit au cadeau. Stephen Bain, sur le Port, propose un thé et une conversation, very british même lorsqu’il se plie en quatre… Un très beau début de petites choses, et d’autres se préparent : l’ANPU a semé ses questionnaires à Martigues, Aubagne, et Marseille après avoir analysé Port-Saint-Louis. À partir du 13 oct les réminiscences latines vont s’afficher sur les murs de nos monuments, visibles seulement si vous prenez le petit train… Et puis il y aura, en coproduction avec Le Merlan, le collectif Berlin. Qui vient d’Anvers, comme son nom l’indique, et propose 4 portraits de villes particulières, coproduits conjointement par le Merlan et Lieux publics : Iqaluit s’installera du 13 au 23 oct au Palais de la Bourse, tandis que Jerusalem et Bonanza (village texan a priori paradisiaque, mais traversé d’incroyables conflits) projetteront leurs ombres et leurs interventions à La Friche du 19 au 23 oct. Le Small is beautiful Agnes Mellon cycle Holocène, et Small is beautiful, se termineront du 20 au 23 oct Place de la Major avec le spectacle sous chapiteau sur la capitale Russe. Moscow, et sa violence, et sa beauté. A.F. Small is beautiful Jusqu’au 23 oct 04 91 03 81 28 www.lieuxpublics.com Cycle Holocene Jusqu’au 23 oct 04 91 11 19 20 www.merlan.org Collectif BERLIN Thomas Legreveith



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