Zibeline n°34 octobre 2010
Zibeline n°34 octobre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°34 de octobre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,6 Mo

  • Dans ce numéro : Avignon... à fond les saisons !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Agnès Mellon 34 MUSIQUE ACTUELLES JAZZ Et si Marsatac avait trouvé Son lieu avec le site de la Friche Belle de Mai ? Le labyrinthe urbain de la Friche s’harmonise bien avec le concept de ce festival pas comme les autres La rue est à nous Heureuse surprise, tant les atermoiements locaux ont mis en doute jusqu’au bout la tenue sur notre territoire d’une manifestation digne de sa réputation internationale, qui a encore attiré 21000 adeptes du 23 au 26 sept. Certes il n’est pas simple de se rendre à la Friche sans avoir recours à un véhicule, ce malgré la bonne volonté d’organiser une valse de navettes. Sans parking à proximité et sans vélos urbains, qu’on ne peut pas emprunter après minuit, il fallait être motivé pour garer ses roues ! Mais les trois niveaux différents reliés aux trois salles (Le Cabaret Aléatoire, la salle Seita, La Cartonnerie) et la déambulation de la rue intérieure offraient au festivalier de ce théâtre urbain un cloître à ciel ouvert géant, avec un espace vital qui fait souvent défaut à ce type de manifestation. Ceux qui n’ont pas pu entrer dans une Seita archi pleine et surchauffée pour écouter les étonnants performeurs locaux Nasser ne seront pas du même avis, mais l’avantage d’être à la fois dedans et dehors est considérable. Avec 57 formations au compteur, le Marsatac 2010 ne fait pas dans la demi-mesure et contente chacun, avec des esthétiques aux antipodes les unes des autres. Des ondulations du monde d’un Féfé se mettant tout le monde dans la poche pour une relecture surprenante de I got a woman de Ray Charles à la performance jubilatoire des Sud- Africains de Tumi & The Volume, les habitués ont pu une nouvelle fois savourer la présence sur scène de Succes, pour ceux qui s’étaient remis de la prestation renversante des Shaka Ponk dont l’énergie et le jeu de scène époustouflant doivent encore résonner au travers des murs de la Cartonnerie. Pour un pari, il est réussi, reste à savoir si ce nouveau point de chute deviendra pérenne, ou si à terme il faudra s’exiler et voir encore plus grand… FRÉDÉRIC ISOLETTA o Marseille Jazze ! Jazz sur la Ville investit un lieu de plus à Marseille : La Cave est à deux pas de l’Auditorium de la Cité de l’Institut Culturel Italien a accueilli Francesco la musique. Le trompettiste Christophe Leloil, Bearzatti au saxophone et clarinette, accompagné après E.C.H.O.E.S, est déjà en rodage dans un autre du pianiste Oscar Marchioni. Un bon concert projet : il forme le New Quartet Line 4 avec Eric constitué de compositions personnelles de chacun Surmenian à la contrebasse, André Charlier à la des musiciens. Le standard There will never be batterie et au clavier Carine Bonnefoy avec laquelle another you, interprété d’abord par le piano en solo, il partage une grande complicité. Une musique sied bien au duo et procure une grande émotion romantique. Un hommage aussi à Sonny Rollins, Stan Getz... Le registre du saxo est volubile, les articulations inattendues, et pourtant évidentes. La mélodie est la règle de la soirée et la couleur reste très italienne. Ce concert a eu lieu le 5 oct … Francesco Bearzatti Dan Warzy Christophe Leloil Dan Warzy chargée d’énergie où chaque musicien jouit d’une grande liberté mais où tout s’accomplit dans l’instant. Les compositions de chaque membre du groupe, telles Chasing Monsters, Sleepwalker, Lost in the Tube, Up Town... semblent questionner de la place de l’humain dans la vie urbaine. Est-ce une musique qui illustre les replis individualistes d’aujourd’hui ? Le quartet sait aussi installer des moments d’accalmie, comme dans la ballade Numbers interprétée tout en rondeur au buggle. Ce concert a eu lieu le 6 oct … Le Roll’Studio, tout en haut du Panier, est une cave voûtée intime (environ 50 personnes) où l’accueil est chaleureux. Le guitariste Paul Pioli et le contrebassiste Christian Brazier ont proposé un duo particulièrement adapté à l’espace. Un jazz fait de compositions d’influences multiples. Le dialogue entre musiciens s’est étiré tout au long de la soirée sur des canevas harmoniques riches. Ce concert a eu lieu le 25 sept DAN WARZY Duo Pioli/Brazier au Roll'Studio Dan Warzy
MUSIQUE 35 Flâner à Saint Rémy En septembre, Saint-Rémy se voue au Jazz. Les oreilles du promeneur sont d’abord réjouies par une aubade avec fifres, tambourins, galoubets et costumes arlésiens au Château de Roussan. Puis, au gré de la flânerie, sur le site antique de Glanum ou sur les places du centre ville, près du Café Riche on s’attarde auprès d’un be-bop endiablé. On découvre, entre deux, de superbes galeries qui s’attachent à promouvoir l’art contemporain. Après ce préambule, le clou de la journée : Tania Maria et son univers onirique et sensuel. Dès les premières mesures, la chanteuse se révèle généreuse, volubile, puis expansive, exubérante. Les couleurs chaudes de sa voix, la qualité de la pulsion syncopée trouvent appui dans le toucher suave de la pianiste, qui sait aussi utiliser son instrument comme une percu. Marc Bertaux se Si l’on chantait ? Il est une tradition au Théâtre et Chansons : le passage à l’acte du spectacle par les stagiaires des ateliers de chant d’Isabelle Bloch-Delahaie. Au fil des ans, on les retrouve, on constate leurs progrès. Le cru 2010, L’autre versant de la colline, est particulièrement bon : des voix bien placées, un choix éclectique et bourré d’humour dans les pièces à interpréter. Le moteur à explosion, L’imparfait du subjonctif ou Prince de l’amûr de Chanson Plus Bifluorée… La mise en scène de chacune des prestations est intelligente, drôle, avec des mouvements d’ensemble remarquablement réglés. Le spectacle livre à la basse à des variations hallucinantes ; le trio, avec Edmundo Carneiro aux percus semble se livrer à une joyeuse partie de cache-cache, variant les impros comme pour mieux surprendre l’autre ; on suit une véritable conversation, facétieuse, avec ses ruptures, ses passages à l’unisson, ses instants d’accords savoureux, ses éclats de fureur rythmique. La voix de Tania Maria, véritable caresse sur les bossas novas, irradie de joie de vivre. Elle fredonne, siffle, imite une multitude d’instruments, murmure ou déclame en « gromelo », slame ; sa voix se transforme en orchestre, quand elle ne devient pas lyrique ; elle sait aussi s’effacer, n’hésitant pas à chanter hors micro pour mieux mettre en valeur le travail exceptionnel des autres musiciens, se bornant à ponctuer de quelques accords épicés leur fastueux délire créatif. La bonne chanson Le Festival de la Chanson Française en est à sa 8 e édition, et les concerts, souvent décentralisées autour d’Aix-en-Provence remportent un remarquable succès public. Si le festival fait appel à quelques têtes d’affiche comme Richard Gotainer ou Pierre Perret, il permet aussi de mieux apprécier des chanteurs dont l’œuvre n’est habituellement livrée que de manière fragmentaire. Ainsi Enzo Enzo, dont on connaît quelques titres bien diffusés, mais dont le spectacle entier est une pure merveille, avec de très beaux textes, (poétiques ou mordants, inénarrable « je hais les gosses ! ») une palette riche, couvrant de nombreux registres, une superbe présence sur scène ; ainsi également L’art à Tatouille dont nous avons tous le souvenir, avec Mets de l’huile, s’est produit avec bonheur à Trets, festif et épicurien, qui « en connaît un rayon de lune » ! venant du pays de « la rouquette qui craque sous la dent » … Le festival sait aussi présenter de parfaits inconnus, comme le sympathique chanteur québécois Christian Sbrocca, qui interprète Trenet et quelques Décidément, une immense artiste que cette reine incontestée du Choro ! JEAN-MATHIEU COLOMBANI Ce concert a été donné le samedi 18 o ne s’endort jamais, variant les registres, établissant une progression qui permet à chaque artiste de montrer ses qualités propres. Un excellent travail ! Et le meilleur est à venir : Michel Melchionne avec son spectacle Chansons Bouts de Crayons, pour le jeune public (dans le cadre de Momaix, le 17oct à 15h), la qualité des textes et leur poésie n’est plus à mentionner… Mouron chante Brel, quinze années d’amour, les 6 et 7 nov pour une remarquable reprise des chansons de Brel. Les 27 et 28 nov, Coko, Tango des organes se départageant le corps de l’homme, avec un humour à la Devos. Et la reprise les 4, 5, 11 Enzo Enzo X-D.R. unes de ses compositions ; ou Monsieur Lune, avec sa merveilleuse affiche à la Ernest Pignon Ernest, et son enthousiasme juvénile, son humour un peu décalé, son énergie, un bon rythme, de jolis textes, qui prennent parfois à rebrousse mode comme son Reviens pas ! … Et puis il y a les groupes qu’aucune Tania Maria X-D.R. sept à Saint-Rémy-de-Provence et 12 déc du très beau spectacle d’Isabelle Bloch- Delahaie, Malvina chante avec les loups (voir Zib’20) : c’est un moment d’intense poésie, à ne pas rater, si vous n’avez pas encore eu la chance d’y assister. MARYVONNE COLOMBANI L’autre versant de la colline a été donné les 24, 25 et 26 sept radio nationale ne présente et qui drainent leurs fans, circulent avec efficacité hors des sentiers battus de la diffusion ; le groupe Bardan, avec un ensemble qui peut faire penser à Bratsch dans ses orchestrations, une belle dynamique, voix rauques, harmonica, et des chansons superbes, comme Quartier des vivants ou Vie bancale. Le concert à deux voix de Yves Jamait où les fans chantent toutes ses chansons, et Daniel Fernandez, une guitare magnifique, dans les registres du flamenco ou de la bossa nova. Des textes travaillés, une bonne dose d’humour, un esprit engagé vivifiant, on passe de la satire à la fresque sociale ou à l’instant poétique, très belle évocation de Dijon… Un ensemble qui a fait salle comble au Bois de l’Aulne, rappels sans fin… Décidément la chanson française nous porte bien ! MARYVONNE COLOMBANI Le Festival de la Chanson Française s’est tenu dans le Pays d’Aix du 1er au 9 oct



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