Zibeline n°34 octobre 2010
Zibeline n°34 octobre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°34 de octobre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,6 Mo

  • Dans ce numéro : Avignon... à fond les saisons !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 1 THÉÂTRE Cascade glacée Le roman écrit par Vesaas en 1963, mais traduit en Français 30 ans après, a ses fans absolus. Ceux qui l’ont découvert ados, et se sont perdus dans ses ambiguïtés irrésolues, ses délicatesses qui tournent autour du dit, ses secrets qui ne se dévoilent jamais, même entre les lignes… L’adaptation dramatique de Joël Jouanneau a su préserver à la fois les non-dits, magnifier la dureté colorée des ambiances glacées, la froideur affolante des étreintes, et établir une progression dramatique faite de cercleS concentriques qui conduisent mine de rien vers le point névralgique de l’histoire, fui aussitôt qu’atteint… La mise en scène de Stéphanie Loïk repose également sur des principes appuyés : les petites filles Siss et Unnsont évoquées par deux acrobates gémellaires, danseuses de corde verticale, suspendues comme L’argument est manichéen en diable. Tout les oppose culturellement : elle lit Schopenhauer, il lit Mickey. Vont-il pouvoir s’aimer, construire quelque chose ensemble ?... Les classes socio-culturelles instaureraient-elles des interdits encore plus forts que ceux des Capulet et des Montaigu ? Ce n’est guère original, soit. Pourtant, l’adaptation du roman à succès de Katarina Mazetti, Le mec de la tombe d’à côté, par Alain Ganas nous entraîne dans un moment fort réjouissant. Le texte est plein d’humour, bien écrit, la mise en scène de Panchika Velez intelligente et efficace. Le décor sobre et minimal laisse une belle liberté ; le banc de cimetière se transforme en lit ; un fauteuil situé d’un côté, une table et deux chaises de l’autre permettent d’identifier les maisons des protagonistes. Il y a une CRIÉE VITEZ JEU DE PAUME POURRIÈRES PRÉAVIS o En toute complicité Ce serait trop long de t’expliquer... Philippe Houssin Trois compères, compagnons des grands chemins du théâtre, désiraient monter une pièce de Hanokh Levin, dramaturge israélien. Une pièce drôle et violente qui met face à face Hoyamer, vieil homme qui veut s’offrir une putain pour son anniversaire et la prostituée Kokotska qui ne brade pas ses services. l’enfance, troublantes dans leur proximité sensuelle. Siss adulte est une jeune voix qui crie et lève droit les bras au ciel, parcourant en rectilignes le pourtour de la scène, répondant à Le fils, Hoyamal, enrage de voir son maigre héritage s’envoler. Ça se complique quand le père n’arrive pas à bander et que Kokotska ne veut pas rembourser. Le fils, alors, demande à remplacer le père, mais elle refuse. C’est sordide. Mais voilà que les 3 comédiens se voient refuser l’autorisation de monter le texte. N’écoutant que leur envie de jouer, ils décident de faire 3 scènes « à la muette » et de proposer un montage de textes contemporains autour. Cela donne un spectacle original, plein d’humour où le quatrième, le troisième et tous les murs autour du jeu explosent, où les comédiens sont autant des personnes que des personnages. Le jeu et la réalité se confondent, et le théâtre devient une vraie rencontre avec ces baroudeurs de la scène. Ils le disent d’ailleurs : « Pour un acteur, jouer c’est vivre. » Les scènes drôles s’enchaînent, on entend de vrais textes (de Pommerat à Salvayre ou Tarkos), les L’attirance des contraires tension de tango dans cette histoire, ils se détestent avant de se connaître, se cherchent, s’évitent, se trouvent, se séparent, essaient de renouer un lien… La rencontre vouerait toute ébauche romanesque au désastre, puisqu’elle se déroule dans un cimetière. Elle vient sur la tombe de son mari, qui était biologiste, cultivé, fin, écolo, responsable ; lui, il rend visite à la tombe de sa mère. La première tombe est nue, la seconde surchargée de fleurs, de citations. Elle le trouve rustre, il la trouve fade, une « crevette » « beigeasse » … On rit beaucoup en voyant cette pièce, les acteurs, Sophie Broustal et Marc Fayet, sont drôles, mais plus encore rendent leurs personnages crédibles et touchants. Une belle réussite ! MARYVONNE COLOMBANI Agnès Mellon une femme assise au centre, la tante qui sait, ou ne sait pas, le mot de l’histoire. C’est beau, carré et glacé, simple comme les ombres d’arbres nus projetés au sol, les prismes colorés du mortel Palais de Glace. Cela reste statique pourtant, une fois ces éléments intelligemment posés. Peutêtre aurait-il fallu, tandis que l’intrigue progresse, concevoir une évolution des principes scéniques ? A.F. Palais de Glace a été créé le 8 oct Jusqu’au 16 oct La Criée, Marseille 7 e 04 91 54 70 54 www.theatre-lacriee.com Atelier de critique le 16 oct de 10h à 13h avec Agnès Freschel Atelier ouvert à tous les spectateurs ayant vu Palais de glace Inscription indispensable 04 96 17 80 30 spectateurs attablés entrent en jeu… L’ambiance est bon enfant, les comédiens servent à boire et proposent des chips, comme à la maison. Ambiance détendue garantie ! CHRIS BOURGUE La Putain de l’Ohio n’a pas été joué - Ce serait trop long à t’expliquer... le mieux c’est que tu viennes a été conçu par Haïm Menahem, avec Philippe Séjourné et Christian Mazzuchini et joué à La Minoterie du 5 au 9 oct Il sera joué au Théâtre Vitez, Aix, le 20 oct 04 42 59 94 37 http://theatre-vitez.com Cosimo Mirco Magliocca Le mec de la tombe d’à côté a été donné au Jeu de Paume, Aix, du 5 au 10 oct
Augustin d’Hippone Il faut être doté d’un sacré culot pour mettre en scène une œuvre aussi ardue que les Mémoires de Saint Augustin ! C’est que Francescu Raffaelli a grandi avec, à son chevet, la belle formule « avance sur ta route parce qu’elle n’existe que parce que tu marches » … Il se livre ici au périlleux exercice de la lecture d’une œuvre souvent austère. Voix bien placée, surmontant la difficulté liée à l’acoustique d’une église qui a tendance à brouiller les sons, par une diction ample et posée même lorsqu’elle donne l’impression de la hâte. Une belle présence jusqu’au cœur des silences, dans une djellaba bleu roi, rappel des origines de Saint Augustin, né et mort dans un territoire qui se situe en Algérie actuelle. La première partie, l’enfance et la jeunesse, énumération des tentations, des péchés, pèse, malgré les qualités du lecteur, mais les deuxième et troisième parties ont plus d’allant : verve du récit d’anecdotes, comme celle d’Alipus et les gladiateurs, ou émotion poignante de l’évocation de la mort de sa mère, réflexions sur le temps, la mémoire « qui garde l’objet perdu pour les yeux », et qui « retient l’oubli » … la recherche d’un sens, sous l’égide d’un Dieu qui « étend le ciel comme une peau ». Chaque livre se referme sur un chant composé par Kay Fender pour la représentation comme une enluminure musicale. La mise en scène de Marik Frigère permet d’en)tendre simplement un texte auquel il est impossible d’adhérer, en particulier quant à sa vision de la femme… mais dont le cheminement qui s’offre à nous permet d’étreindre une pensée essentielle à la compréhension de notre fondement culturel. M.C. Le sens du désordre Pour sa quatrième édition Préavis de désordre urbain a connu un beau succès, et quelques couacs. La manifestation interventionniste a des progrès politiques à faire, et braquer un bureau de poste sans prévenir, même déguisé en Père noël et avec une mitraillette très en plastique, ou bloquer la circulation des trams en agitant au nez des chauffeurs une muleta au centre d’un carrefour très emprunté, n’est pas très malin : s’il faut transgresser l’ordre urbain, ce n’est pas en violentant le quotidien des habitants les plus fragiles, mais en étonnant leur regard. Mais ne doutons pas qu’ils y parviendront ; à la Friche le premier jour, puis accueillis en urgence par la mairie du 1er secteur qui a pris le soin de baliser le terrain, ou par les Bernardines, qui savent y faire dans la gestion du public, Préavis de désordre urbain a donné à voir des talents : ceux, poétiques, qui font sécher des poissons sur un fil, d’autres qui font de la plongée dans une poubelle, qui mesurent le sol et la 0 X-D.R Les confessions ont été données en l’église de Pourrières, les 18 et 19 septembre, à voir aussi à l’Abbaye Saint-Victor le 17 octobre longueurs des pas, qui vous entrainent dans des flux de foule imaginaires. Dans un salon de coiffure pour cheveux africains, Eva Doumbia nous parle de la condition de métis à travers la mise en scène de sa coiffure naturelle, non défrisée, et de la difficulté d’assumer, enfant, sa tête crépue, pour le rejet qu’elle suscitait. À cette performance/transformation en blonde platine ou sculptée/naturelle, inenvisageable hors du salon de coiffure, répondait la petite forme étrange conçue par Carole Vanni et Alain Fourneau. Cérémonieuse, faite de gestes codés, d’absence de repères spatiaux réels, d’espaces imaginaires dessinés dans l’air, la danse à peine esquissée exigeait qu’on s’arrête au détail, qu’on s’y recueille, isolés des bruits de la ville. Un ordre désurbain, en contrepoint… A.F. Préavis de désordre urbain s’est tenu dans divers lieux de Marseille du 18 au 25 sept C111EIVRHQM'Ef 5-14 NOVEMBRE co 1 cv 9E FESTIVAL DE CINEMA ESPAGNOL DE ARSEILLE mir BMVR ALCAZAR ESPACE JULIEN CIME LE Pr I\ill ii il 7 DU LIBAN DU 19 Ali 20 NOVEMBRE 2010.)1:L14,1 Z)'44 L41L..‘"jj I Itf l1117 I r INSOLE> BiBLIONOLIE1 FINEILLQUIER. 11 ME L EE111. Nit MEWL LE FEES, CA BE IA NEW LA MEE fl Dirrustou Du ; A 1. ! r`iil



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