Zibeline n°33 septembre 2010
Zibeline n°33 septembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°33 de septembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : théâtre... le Off d'Avignon, une manne économique ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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raTujI/70 ARTS VISUELS TOULON LE THORONET 11/4'lntltuta/Morandi en camaïeux Et si Giorgio Morandi était aussi metteur en scène ? Si l’irréalité de ses natures mortes tenait à ce théâtre d’objets dont il est le grand ordonnateur ? Dans ses compositions géométriques très élaborées -dont la gamme chromatique tranche avec la réalité- les objets deviennent ses « personnages ». Comme s’il écrivait une pièce à une voix, coupée de longs silences (camaïeux de blancs aux tonalités sourdes) et sensuelle (harmonie des courbes et des formes). Troublantes questions qui viennent à l’esprit à l’issue de l’exposition proposée à l’Hôtel des arts. À force de chercher « à exprimer ce qui est dans la nature, c’est-à-dire dans le monde visible », Giorgio Morandi est paradoxalement parvenu à l’abs-traction du réel qu’il a sublimé. Et le visiteur attentif à la fausse banalité des objets, les découvrira immortalisés par la peinture : bouteilles, cruches, outils, livres, chevalet… Des objets aimés qu’il ne reproduit pas mais qu’il réinterprète ! Du Giorgio Morandi, Nature morte avec noix, 1963, Huile, Collection privee Milan (Italie) c ADAGP, Paris 2010 théâtre, là encore, dans l’ordonnancement architectural des formes sur la toile, le mariage subtil des tons, des matières et de la lumière malgré la pauvreté du thème (notamment les bouquets de fleurs), les recherches minimalistes… Un vocabulaire élaboré à l’ombre de Maîtres dont on découvre l’influence à travers une sélection d’ouvrages personnels : Rembrandt, sa grande référence pour la gravure, plus inattendu le douanier Rousseau qui l’influença pour les bouquets, Cézanne qui marqua sa jeunesse. D’autres encore, révélés dans des livres que la commissaire d’exposition a ouvert aux pages si souvent feuilletées… Introduite par 10 photographies de Luigi Ghirri réalisées dans les ateliers de l’artiste -dans une intimité confondante et une précision telle que l’on peut lire les références des crayons à papier qu’il utilisait- la conversation avec le Maître de Bologne s’achève sur 4 des 10 toiles peintes à l’identique en 1952. Même cadrage central, même fond découpé en bandes horizontales, mêmes objets neutres, sauf que tout y est différent : « la vérité, écrit Morandi, ne peut pas être appréhendée d’un seul coup d’œil ». MARIE GODFRIN-GUIDICELLI L’abstraction du réel Giorgio Morandi jusqu’au 26 septembre Hôtel des arts, Toulon 04 94 91 69 18 www.hdatoulon.fr b Quelle leçon ! Initiées en 2007 par la Maison de l’architecture et de la Ville Paca, le Centre des monuments nationaux et la Drac, Les Leçons du Thoronet 2010 nous plonge dans un grand désarroi. Pourtant l’idée « de proposer à un grand nom de l’architecture de mener une réflexion sur le bâtiment cistercien et de réaliser une intervention réversible » est judicieuse, et le trait d’union entre patrimoine et art contemporain pédagogique. Mais de l’intention à la réalité, le fossé est immense : in situ le public est livré à lui-même dans un labyrinthe qu’aucune signalétique ne vient guider (sauf à suivre les visites commentées), et passe sans s’en apercevoir devant les bancs de John Pawson, la flèche d’Alvaro Siza et le mur oublié de Luigi Snozzi au-dessus duquel figure un panneau fléché « W.C. » ! Quant à la toute nouvelle réalisation de Patrick Berger, Grand prix national d’architecture 2004, elle a été reléguée sans autre forme de préavis dans l’armarium ! Inaugurée officiellement en juin dernier dans le transept - sa destination originelle - avec tapis rouge et vraie mise en scène, Lux Sonus la bien nommée a été remisée dans un espace contigu entre l’église et la salle capitulaire. C’est dire si cette œuvre pensée par Patrick Berger en écho à « l’architecture de l’église [qui] n’a pas été dessinée pour le Lux Sonus, installation de Patrick Berger au Thoronet Guy Antonietty-MAV regard mais pour créer le dispositif d’une dynamique d’effets transformant la lumière en son » tombe à l’eau. Qu’en pense l’artiste ? On n’en saura rien : il n’est pas au courant… Et l’hostie figurée à l’intérieur ? Et le savant réfléchissement avec les vitraux de l’église ? Rien de tout cela puisque Lux Sonus, plongée dans l’obscurité (un comble !), ne laisse aucun regard l’embrasser dans sa totalité. Bref, d’une intervention majeure il ne reste que les effets contraires à ceux escomptés : ignorance de l’œuvre, détournement du public vis à vis de l’art contemporain et mécontentement de tous ceux qui souhaitaient la voir. Seul l’ouvrage publié à cette occasion permet de saisir, entre notes et croquis, la rencontre entre Patrick Berger et un site religieux, sa marche dans et autour du Thoronet, l’émergence de l’œuvre « Lux et Sonus, la lumière se transforme en son ». Ici invisible et inaudible. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Lux Sonus Patrick Berger jusqu’au 31 octobre Abbaye du Thoronet, Le Thoronet 04 94 60 43 90 www.monuments-nationaux.fr
ClEr liaincirsrrc.TrLat ardis du MuCEM Pf.HCOtTi RÉ$-1:Iii Carnpriandr4 fex ti. ? -lisaRi ora etlkr4 M$dlterrarr$e..., Europe En coulisse Face à la richesse de la vie, à la beauté d’un corps ou d’un sentiment, Agnès Mellon a « décidé à l’aide d’un appareil photo de remplacer la parole par l’image » : aujourd’hui photographe indépendante, notre collaboratrice livre une part d’elle-même en dévoilant 12 portraits réalisés lors de séances de maquillage d’artistes. Une exposition joliment nommée Intime coulisse à découvrir dans le hall d’un théâtre qu’elle connaît bien, Les Salins. M.G.-G. > Agnes Mellon Intime coulisse Agnès Mellon du 13 septembre au 15 octobre Théâtre des Salins, Martigues 04 42 49 02 00 www.theatre-des-salins.fr octobre Barbarie F,c Civilisation par TIwst11i Tocrorm+ it 1/4_15,44.L. 5'Lb'mou CTC,SRE2.010 JUN 2011 LE : MARDI DE CHA.DIJE 11015 A 1H3l3 A LALC AZAR tlIdLYfrltiLlE GE lY,53tILLE A NdCP.119r1 RMI]NO/LE -0 i1 CUUf45 BELSIINCE C ; {.` Î'eNf s0r0 LII ! : IJWJ:ikII - : - i whg.r%.ug GALERIES D'ALE-1:11.-Ppü4E'vtf Intemporel Entre natures mortes et paysages, le travail de Michel Graniou est marqué par le temps, la mémoire, comme s’il s’agissait de laisser à tout prix une trace… Rien d’étonnant s’il est actuellement en charge de l’iconographie photographique du patrimoine des Alpes-Maritimes pour les services départementaux de l’inventaire, et s’il use de procédés techniques traditionnels. Sauf qu’il invente un vocabulaire neuf et pose un regard résolument contemporain sur les choses. M.G.-G. Les âges de la mémoire Michel Graniou du 5 octobre au 23 novembre Galerie du théâtre La Passerelle, Gap 04 92 52 52 52 www.theatre-lapasserelle.eu > Michel Graniou HOMAGE A JEAN-MARIE 11242010 PARCOURS-EXPOSITIONS p : DU SEPTEMBRE AIl 16 DUNK Fr Oüs i+{F



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