Zibeline n°33 septembre 2010
Zibeline n°33 septembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°33 de septembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : théâtre... le Off d'Avignon, une manne économique ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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44 MUSIQUE Terreur vériste Quatre ans avant Puccini pour Tosca (1900), Umberto Giordano puise dans la période post-révolutionnaire de la fin du XVIII e siècle. C’est que les « véristes » s’intéressent particulièrement aux situations qui engendrent des actes de violence ! Du coup la Terreur française s’avère propice, dans Andrea Chénier, à de cathartiques débordements expressifs, générant une œuvre lyrique dont les exigences vocales effrayent parfois les chanteurs. Le livret est librement inspiré de l’histoire du poète André Chénier, guillotiné en 1794, qui paya cher ses positions de tempérance face aux excès de Robespierre (arrêté le surlendemain de son exécution !) et la défense de la tête de Louis XVI. On entendra peut-être un jour Roberto Alagna dans le rôle titre (un des emplois les plus lourds du répertoire), mais dans l’immédiat, le ténor a renoncé (judicieusement ?) à s’y frotter. En attendant de retrouver le Divo dans Le Cid au mois de juin, c’est Zoran Todorovitch qui s’y emploie. Le célèbre air La mamma morta est chanté par la jeune soprano Irène Cerboncini (qui remplace Sylvie Valayre dans le rôle de Madeleine de Coigny), quand le baryton Marco di Felice incarne Charles Gérard, révolutionnaire aux sentiments complexes. Cette production de l’Opéra de Monte-Carlo est mise en scène par Claire Servais et dirigée par Fabrizio Maria Carminati. JACQUES FRESCHEL Andrea Chénier les 23 et 29 sept, 2 et 5 oct. à 20h et le 26 sept. à 14h30 Opéra de Marseille 04 91 55 11 10 www.opera.marseille.fr Musique libre L’ensemble Télémaque donne à ses performances des formes sortant du commun des concerts AU PROGRAMME Jean-Bernard Rière Agnès Mellon Le programme, conçu par Raoul Lay, est bâti autour du Quintette de Prokofiev, pièce au dispositif instrumental singulier, destiné en 1924 au ballet Trapèze. Adapté en musique de chambre « pure », l’opus conserve l’esprit narratif initial. L’auteur mixe finement les timbres pour illustrer un orgue de barbarie, une danse d’acrobates ou les arabesques souples d’une ballerine... Entre les mouvements de cet opus génial, chaque interprète offre un solo étonnant signé de compositeurs « inclassables » qui, tel Prokofiev, privilégient l’expressivité sensuelle, s’appuient sur une tradition classique ou populaire, sans pour autant fuir les nouvelles techniques d’expression. Jean-Bernard Rière à la contrebasse rugissante ou plaintive (Melancholia d’Hersant), Blandine Bacqué et son hautbois multi-phonique, lointainement pastoral (Sarc d’Ohana), Pascale Guérin à l’alto furioso hallucinatoire (Sonate op.25 n°1 d’Hindemith), Linda Amrani et ses voltiges, soufflets et tremblements de clarinette (Sonate de Denisov), Jean-Christophe Selmi aux sons de volutes de violon acrobatique (Cadenza de Penderecki) offrent au public un récital de haut vol, ponctué par un duo de Tristan Murail où clarinette et violon s’éperonnent leurs notes respectives (Les ruines circulaires). JACQUES FRESCHEL Les Subjectifs Le 18 sept. à 19h Couvent des Minimes, Pourrières Dans le cadre des Journées du Patrimoine 06 98 31 42 06 www.ensemble-telemaque.com Andrea Chenier Opera Monte Carlo Flashs Bach Laurence Equilbey partenaire « historique » du Grand Théâtre de Provence s’associe à Brigitte Engerer au piano pour faire chanter les voix d’Accentus dans des grandes pages chorales ou transcriptions symphoniques de Liszt, Reger, Mahler… (Derniers feux romantiques le 2 oct). On sait les liens étroits que la pianiste Zhu Xiao-Mei entretient avec la musique de Bach : elle fut un réconfort salvateur au temps des sa captivité dans les camps de la Révolution culturelle chinoise. Elle est aujourd’hui attendue partout dans les grandes fresques pour clavier du Kantor (Variations Goldbergle 12 oct). Le fil rouge de la « Saison Bach », imaginée par Dominique Bluzet et Françoise Jan, se déroule en compagnie de l’incontournable figure du monde pédago-ludique : Jean-François Zygel (Bach to the future le 14 oct). J.F. Grand Théâtre de Provence, Aix Concerts à 20h30 04 42 91 69 69 www.legrandtheatre.net Sévère la musique ? L’épigraphe du premier concert de la saison du Chœur contemporain s’entend comme un pied de nez fait à ceux qui associent musique classique et ennui, raideur, voire morgue… Sébastien Boin dirige l’ensemble vocal dans le cadre de la Saison 13 et des pièces aux titres qui en disent long sur les intentions de leur auteur : Burleske de Kagel, les Mal marié(e)s de Dallapicolla, Nonsense de Petrassi, les Poèmes élastiques de Constant ou les cocasses Chansons françaises de Poulenc. Le 19 sept. à 17h Théâtre de Tarascon 04 90 91 51 30 …Lamento Changement d’atmosphère ! C’est le poème tragique de Federico Garcia Lorca Llanto por Ignacio Sanchez Mejias, à la mémoire de son ami torero mort d’un coup de corne en 1934, mis en musique par Maurice Ohana en 1950 que dirige Roland Hayrabedian à la tête du chœur de femmes de Musicatreize & du Chœur contemporain, de l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée, de Jean-Marc Aymes (clavecin) du baryton Job Tomé et du récitant Olivier Boudrant. J.F. Llanto por Ignacio Sanchez Mejias Le 26 sept. à 11h Méjan, Arles 04 90 49 56 78 Le 2 oct. à 20h30 Atrium du CG83, Toulon www.musicatreize.org
Thaïs par Jaho L’opéra Thaïs de Massenet baigne dans un climat sulpicien, typique de l’époque (1894), et une volupté sonore unique où les airs fameux, comme la célèbre « méditation » religieuse confiée au violon seul, brillent au firmament des constellations classiques. On ne manque pas Ermonela Jaho dans le rôle de cette courtisane convertie au christianisme et mourant dans la rédemption. En compagnie du baryton Franck Ferrari (le moine Athanël), la formidable soprano est dirigée par le maestro Giuliano Carella dans une mise en scène de Jean-Louis Pichon. JACQUES FRESCHEL Thaïs Les 12, 15 et 19 oct. à 20h, le 17oct. à 14h30 Opéra de Toulon 04 94 93 03 76 www.operadetoulon.fr Russes primitifs L’histoire des arts attribue d’ordinaire les termes « Ballets russes » à l’ère Diaghilev ayant engendré, entre 1909 et 1929, des spectacles transdisciplinaires parfois fondateurs de nouveaux langages chorégraphique, musical et plastique au XX e siècle (Le Sacre du Printemps, Jeux, Parade, Les Biches, Le Pas d’acier, L’enfant et les Sortilèges…). Mais si François-Xavier Roth et l’ensemble Les Siècles convoquent ces vocables à Nîmes et Aix c’est pour nous remémorer les toutes premières saisons (1909-1910) de la compagnie à Paris. Les musiques étaient encore russes dans l’âme, empruntes de folklore slave, tournées vers le siècle passé : un temps d’avant le « choc » Stravinsky de 1913. On entend donc des pièces symphoniques signées Borodine (Danses Polovstiennes) ou Rimski- Korsakov (Shéhérazade), comme des ouvrages collectifs (Le Festin, Les Orientales), pièces agencées pour les chorégraphies encore très classiques, juste un brin folkloriques, de Fokine. JACQUES FRESCHEL Ballets russes Le 5 oct. à 20h30 (scol. à 14h30) Grand Théâtre de Provence, Aix 04 42 91 69 69 www.legrandtheatre.net Le 6 oct. à 19h Théâtre de Nîmes 04 66 36 65 10 www.theatredenimes.org miiiii (idorlim) F.-X. Roth Celine Gaudier Voix baroques Offenbach in progress La Vie parisienne est peut-être, parmi les opérettes régulièrement jouées d’Offenbach, celle qui est la plus « théâtrale » … ou sans doute celle qui exige, de la part de ses interprètes, un équilibre (rare !) entre leur jeu d’acteur (pour les importants dialogues parlés) et leurs facultés vocales (pour les airs chantés : « Je suis brésilien, j’ai de l’or », « Je veux m’en fourrer jusque-là », « Je suis veuve d’un colonel » …). L’œuvre créée en 1866 est un peu Pour sa 14 e édition, le Festival International d’Orgue de Roquevaire programme un plateau des plus éclectiques autour du gigantesque instrument et ce jusqu’au 17 octobre. Après le récital du trompettiste virtuose David Guerrier accompagné par Michel Robert aux claviers, le Grand Prix de Chartres Saki Aoki sera à découvrir dans un programme à l’accent français : Couperin, Franck, Litaize, Duruflé (18/9 à 21h). Suivra une association des plus singulières avec le Trio Delta (percussions) et Jean Guillou (26/9 à 16h), puis le quintette de cuivres Magnifica dialoguant avec Michaël Matthes (2/10 à 21h). Le concert associant Emilie 45 L’automne musical conçu par le claveciniste Jean-Marc Aymes, directeur de Concerto Soave, est un rendez-vous privilégié des amateurs de musique baroque. Trois concerts sont prévus cette année à Marseille avant un départ de l’ensemble en tournée Michel Lambert est un musicien français du XVII e siècle tellement négligé qu’on en oublie de célébrer le 400 e anniversaire en 2010. Une telle faute de goût est réparée par Monique Zanetti qui chante ses Airs de cour raffinés, accompagnés du luth, de la viole et du clavecin dans l’acoustique intime du Temple Grignan (le 30 sept. à 20h30). L’Aixois André Campra est né, quant à lui, 50 ans après. Autour de sa cantate Didon, Les Folies Françoises de Patrick Cohën-Akenine (violon & direction) escortent la soprano Anne Magouët dans des opus de contemporains également inspirés de l’histoire tragique de la Reine de Carthage (le 1 oct. à 20h30 – Temple Grignan). La soprano María Cristina Kiehr, son complice Jean-Marc Aymes et les cordes de Concerto Soave interprètent enfin la cantate Bella Madre dei fiori d’AlessandroScarlatti et le Salve Regina de Pergolèse (le 3 oct. à 18h – Eglise Saint-Laurent). J.F. Automne baroque du 30 sept. au 3 oct Marseille Espace culture 04 96 11 04 61 www.concerto-soave.com l’ancêtre de ce que l’on nommera plus tard la Comédie musicale. De fait, Alain Sachs propose une mise en scène qui pousse ses acteurs/chanteurs à danser et, de surcroît, jouer la partition adaptée et dirigée par Patrice Peyriéras. Il imagine de jeunes artistes passant un casting et découvrant l’œuvre en l’interprétant autour d’un piano. Le plateau de scène fait office de décor et sert d’écrin à un jeu de « théâtre dans le théâtre » où champagne, cancan et fantaisie trouvent leur place. Un spectacle festif qui a connu un vif succès lors de sa création à Paris en décembre 2009. JACQUES FRESCHEL La Vie parisienne du 28 sept. au 2 oct. à 20h30 (sauf 29 sept. à 19h) Théâtre du Gymnase, Marseille 0 820 000 422 www.lestheatres.net Pour tout l’orgue du monde Concerto Soave Catherine Peillon La Vie Parisienne X-D.R. MUSIQUE et Michel Gastaud (harpe et percussions) et Philippe Brandeis à la console attise à juste titre bien des curiosités (10/10 à 16h). Ce sera avant le récital de Vincent Dubois pour un programme essentiellement français. La clôture du festival se fera sous les cordes du violoniste Diego Tosi pour un duo avec Baptiste Marle-Ouvrard qui, par leur répertoire (Sarasate, Ysaye, Paganini…), ne manquera pas de panache (voir 76). FREDERIC ISOLETTA Festival de Roquevaire 04 42 04 05 33 www.orgue-roquevaire.fr



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