Zibeline n°33 septembre 2010
Zibeline n°33 septembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°33 de septembre 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : théâtre... le Off d'Avignon, une manne économique ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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20 DANSE VAISON AVIGNON CHÂTEAUVALLON L’été danse ici Chaque été les Hivernales offrent avec une générosité renouvelée leurs plateaux aux compagnies régionales. Concentrée durant deux semaines de juillet au théâtre de la rue Guillaume Puy, la programmation a rassemblé un peu moins de monde que les années précédentes (7000 spectateurs « seulement » et il y avait dans le « In » cette année une concurrence chorégraphique internationale impressionnante, entre Platel et Keersmaeker…). Mais si les Hivernales en février invitent des stars de la danse contemporaine, son été prend plus de risques, et se met à la disposition de cies plus confidentielles. Au programme cet été la Cie Technologia Filosofica qui a mené un bal succinct et coloré : 25 minutes de portes qui claquent en concentré de vaudeville autour de 5 danseurs ; la Cie Deux temps trois mouvements qui a interrogé en un magnifique duo athlétique la politique d’immigration de l’État Français, et l’étroitesse de l’espace accordé aux arrivants ; un solo de Fabrice Ramalingon met à jour ses paradoxes, entre danse disco, postures animales et agaçantes immobilités et répétitions ; une pièce de Franck Micheletti inutilement étirée (voir ci contre) ; et deux moments venus d’ailleurs, grâce à des collaborations internationales… Flamenco 2 Le Festival de danse de Vaison-la-Romaine a l’art d’allier qualité et spectacle populaire, et l’a prouvé une fois de plus… Les films de Carlos Saura, comme Noces de Sang, ont apporté à Antonio Gadès une notoriété mondiale méritée. L’esprit du chorégraphe trop tôt disparu perdure dans la compagnie qu’il avait créée, et c’est avec bonheur que la Compañia Antonio Gadès a repris Fuenteovejuna (1994) inspiré de l’œuvre de Lope de Vega. Tout a déjà été dit de cette œuvre somptueuse, qui tient de la fresque historique, un parfum de 1900 de Bertolucci, par la mise en scène d’un village entier, épisodes de la vie paysanne, moisson, lavandières, fêtes populaires, dans un décor et des costumes superbes, tableaux d’ocres et de bruns safranés… nous sommes installés au XV e siècle, dans un village cie Malka F. Hernandez Meia Lua Bouba Landrille Tchouda, interprète et chorégraphe venu du hip-hop, a créé la compagnie Malka en 2001. Son travail se nourrit des cultures urbaines de la province de Cordoue. Un amour partagé et heureux unit le pauvre paysan Frontoso et la douce Laurentia, mais le commandeur, Fernan Gomez, cruel et tyrannique, s’interpose, abuse de la jeune fille le jour de ses noces. Les habitants du village Fuenteovejuna se révoltent et tuent le seigneur et ses sbires. Le spectacle se referme sur la scène initiale, l’harmonie l’emporte. La danse, les chants, et de celles du monde. Le hip hop se mêle avec un brin de samba ironique, un tango effréné, mais surtout à des éléments de capoeira. Créée dans le cadre de l’Année de la France au Brésil cette pièce possède une énergie époustouflante. Ils sont 8 dont une seule femme, sculpturale Aïda Boudrigua, formée par Josette Baïz dès son enfance, qui incendie le plateau. Objet de désir elle est peut-être la plus proche de cette moitié de lune qui les éclaire par intermittence. Statues veillées par un gardien, ils sont dans l’endroit clos d’un musée. Mais comme dans les contes ces « objets inanimés » vont prendre vie et donner du fil à retordre au gardien. La chorégraphie est inventive, variée, pleine d’humour et redoutable de vitesse… même si le rêve et la lenteur ont aussi leur place sur fond d’accordéon et de violoncelle. cie Dorina Fauer D. Fauer le choix des musiques, tout contribue à créer une progression dramatique soutenue, le public captivé s’émeut, s’indigne, s’enthousiasme, transporté par la vivacité, le jeu enlevé des danseurs. Le choix des musiques, du baroque à Moussorgski, souligne la multiplicité chatoyante des registres. Le flamenco populaire trouve ici des lettres de noblesse. Du grand art ! Le pari de Dunas était autrement plus Dunas David Ruano Leks Venus de Belgique encore (toujours ?), un bizarre tableau de famille avec nain, sérieux glaçant ou pince-sans-rire, fausse verdure verte, camouflages, formica et recyclages de paquets de chips. Des moments de danse hallucinants -danser avec un nain, tentative inédite, provoque une invention chorégraphique constante, des portés déséquilibrés qui roulent, tombent, époustouflent, et puis des nez dans les seins, sur les fesses, une violence de coups bas entre les deux hommes, un rapport au corps et au désir troublant. On ne sait pas trop ce qui s’y dit de nous, ce que ce petit homme des forêts évoque lorsque brame le cerf, chante le rossignol et s’accumulent les reliquats de piquenique à l’orée des bois de nos légendes. Mais ça parle à l’inconscient. Très fort. CHRIS BOURGUE ET AGNÈS FRESCHEL Les Hivernales se sont tenues du 11 au 23 juillet à Avignon risqué : rapprocher l’art de Maria Pagès, sublime « transcendanse » de son propre corps habité d’expressivité sensuelle, et celui de Sidi Larbi Cherkaoui, contemporain, métissé d’orient plus dans l’idée que dans les faits, n’allait pas de soi. Ils se sont retrouvés dans le sable du désert, jouant chacun de l’image de l’autre sans renoncer à la sienne, se retrouvant autour de musiques arabe et flamenca interprétées par des musiciens inspirés, et d’un art calligraphique qui écrit la danse comme on dessine les corps. Un homme et une femme qui s’embrasent et s’enlacent, se cherchent et se manipulent, avec la fluidité du vent et du sable mêlés, danse amoureuse métaphore d’un rapprochement de deux arts. M.C ET A.F. Vaison Danses a eu lieu du 9 au 27 juillet
Mille et une danses Daniel Larrieu, Franck Micheletti et Alonzo King ont offert à Châteauvallon, le temps d’une soirée, trois manières de façonner les corps, de dialoguer avec la musique et d’occuper l’espace. Dans une chorégraphie créée sur-mesure pour Julie Dossavi, Daniel Larrieu a tiré le meilleur de sa puissance physique pour atteindre la légèreté requise. Car dans À chaque vent le papillon se déplace sur le saule il allie la finesse de sa musculation tendue à une vibration intérieure permanente, mariage dans lequel elle excelle, corps noir ancré sur le sol blanc parsemé de plumes fuchsia. « Une robe chorégraphique haute couture » dessinée par Daniel Larrieu qui se révèle être un habile couturier, mêlant le chant éraillé et sophistiqué de Sarah Jane Morris, la musique de Jean-Jacques Palix, Colleen et Matthew Herbert aux gestes amples, aux déhanchements compulsifs et aux longs silences de Julie Dossavi. Tandis que les voix d’Ève Couturier et Alica Champion chuchotent en off « Je ne sais quand ni quoi ni où vous êtes venu au monde » … Esquissé lors des premières Constellations à Toulon cet hiver, repris également durant un mois aux Hivernales (voir ci-contre), Espaço Contratempo s’enrichit, prend du poids et de la matière mais ne parvient pas à soutenir son rythme. Passant de 30 à 50 minutes, la pièce perd sa nervosité électrique ! Le trio Franck Micheletti, Idio Chichava (magnifique danseur à qui rien ne résiste), Rémi Aurine-Belloc à la guitare joue de l’espace du plateau pour dialoguer ou entrer en résistance. À l’écoute les uns des autres, ils écrivent « une cartographie plurielle » qui laisse les spectateurs sur le bord du chemin, lassés par le manque de propos étiré inutilement. La cerise sur le gâteau était la venue du Lines Ballet d’Alonzo King, maître de la danse contemporaine outre-Atlantique depuis la fondation de sa compagnie en 1982. Un double programme offert comme une vitrine de sa conception d’une danse entre modernité et convention, le chorégraphe afro-américain étant un chantre de la danse néoclassique. La pièce Migration : The Hierarchical migration of Birds and Mammals en était un parfait exemple qui privilégiait la lumière des corps, les mouvements éthérés et des entrées plateau conventionnelles. La seconde, Rasa, à la fois plus inventive et personnelle sur le plan formel, réussissait à détourner le piège de l’illustration de la musique indienne. Car Alonzo King et Zakir Hussain ont sublimé l’interdépendance de la danse et du tabla : moins désincarnés, les corps étaient là de merveilleux instruments. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Spectacles donnés le 20 juillet au CNCDC Châteauvallon à l’occasion du Nouveau Festival 2010 Julie Dossavi dans À chaque vent le papillon se déplace sur le saule Agathe Poupeney se pte in b re octo b rem"'29-'30109 i4CORAL.10}hl+lomteuidea-M[naterie Lectunrzfrr.ixe en es-fa,cr)rnar+ Selz 31qh35 efith OSAN,fid SERA[TTROP LONG T'EXPLIOtMER. LE IVEUx -VEST CLUE TU VIE PINES at TI44Ix ThtlwiSt+i7e {Ju4iLre]rn3r 3 o Tnar+jae-van+caeti 5 itJh La Minoterie fMEATtt l'p4L1[TT [W.7L J7iSFI101+1.I2 r:R.L7 CITE }7:1: : qlC-AW7:7 RJi PHKI31ER] 1042 MARSEILLE T : 04 91 90 a7 44 ! TAPER 21 11.1 !'VII LY111.Jü[N8T € RT{.ORC sr) ID J0S5[fi w y sse. ReCRÉRTION iFv141n11 oeumu wr) ? [W11.W8ü1YELR[MdDE f 711104111111211 u Construction impercable enchainment purfcr2 trrrlornb. Effysse estr,r, eertes,rtlal5 if faiidt urns doute de3 enfurgs pour prendre vraiment ULF $érterrx philïpe Fp ; IF -to DWISr. 51. ib. —wk. —mi. RÉSERIM www.th@atreggp L "



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