Zibeline n°32 août 2010
Zibeline n°32 août 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°32 de août 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 8,3 Mo

  • Dans ce numéro : créer maintenant, imaginer demain.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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68 raTu)ri, I,'1/4 cM, PATRIMOINE CHÂTEAU D’AVIGNON Architecture et développement durable Le château d’Avignon, malgré son nom, ne se situe pas dans la cité des papes et du théâtre, mais se dresse en Camargue, à quelques encablures des Saintes-Maries-de-la-Mer Histoire d’un domaine Il tient son nom de la famille qui l’a bâti au XVIIIe. Mais c’est à la fin du XIX e que le négociant en spiritueux Louis Prat- Noilly l’acquiert et le transforme, ajoutant au cœur du vaste jardin à l’anglaise, dépendances, chaufferie, château d’eau, usine (jonction entre le Petit-Rhône et le domaine, station de pompage et lieu de production électrique), lavoirs construits en matériaux nobles et modernes, bassins de décantation… Visionnaire, patron paternaliste convaincu par les nouvelles thèses scientistes et hygiénistes, membre du comité de l’exposition universelle de 1900, Louis Prat-Noilly avait orchestré dans cet espace une sorte de cité idéale, avec une organisation proche de celle des phalanstères pour ses ouvriers, auxquels il avait accordé une protection sociale du berceau à leur mort et le même confort que celui dont il bénéficiait : baignoires, toilettes modernes, chambres spacieuses, chauffage central, eau courante… et ce, à la fin du XIX e ! La fée électricité y fit son apparition 30 ans avant l’éclairage public ! Déjà, l’organisation mise en place reposait sur les trois piliers du développement durable : économie (fonction industrielle et agricole du château), société, nature (projet paysager du parc dont subsistent de nombreuses essences, comme la bambouseraie). Racheté par le Conseil Général 13 en 1984, le domaine départemental a été classé au titre des monuments historiques en 2003. Établissant une belle continuité avec l’esprit des lieux, le château abrite aujourd’hui des expositions (voir p 62), et des conférences débats qui posent les problèmes de la modernité, de la manière dont les générations futures doivent occuper l’espace, l’environnement… Empreinte écologique Les 12 et 13 juin derniers, les journées du Domaine des Possibles confrontaient les pratiques des professionnels aux attentes du grand public, et interrogeaient le développement durable. Quelles utopies rêver pour arrêter les choix qui détermineront nos lendemains ? Françoise Hélène Jourda (agence JAP), Philippe Madec (ENSA Lyon), François Botton (architecte en chef des Monuments Historiques), Pascal Urbain (ENSA Marseille), ont su avec intelligence et clarté, expliquer les axes de réflexion qui leur permettent d’articuler leurs recherches. Du domaine des possibles, la causerie débute par l’analyse du domaine des nécessaires. Si le partage était équitable, il y aurait sur terre et par habitant 2 hectares par habitant moins 0,8 pour les forêts primaires, donc 1,2 hectares d’empreinte écologique par habitant (l’empreinte écologique, c’est la surface du monde que chacun exploite). En Europe, l’empreinte écologique est de 5 hectares par habitant… Comment donc laisser à nos descendants un monde convenable ? À 5 hectares, nous ne laisserons qu’un champ de ruines… Le Château d'Avignon lors des journees du Domaine des possibles X-D.R. Préserver ou laisser mourir ? François Botton enchaîne sur les propos de Pascal Urbain : la question de pérennité se présente dans le domaine du patrimoine. Deux théories s’opposent : un bâtiment est un organisme vivant qui, donc, meurt ; ou bien, tout bâtiment doit être absolument préservé… Au-delà du coût que représente la lutte contre l’obsolescence, se pose aussi la question de l’utilisation du bâti patrimonial, qui peut différer de sa fonction initiale. Et la question des nouveaux patrimoines se pose : les matériaux modernes sont moins pérennes. Il est aussi difficile et aussi cher de réparer du béton que des constructions anciennes ! F. Botton présente quelques exemples de rénovation du patrimoine, le site de Glanum, la chapelle du fort Saint-Jean de Marseille, le château des Baux, la Cité Radieuse du Corbusier. Réemploi des matériaux, prise en compte de la dimension sociale, avec création de travail, ingéniosité de certains travaux réversibles… Pourquoi durer ? Françoise Hélène Jourda reprend le discours en insistant sur la question essentielle des matériaux. Il n’y a pratiquement plus de sable ou de carrières en France, on doit en importer d’autres pays, et les transports accentuent l’effet de serre. Provocatrice, elle interroge : pourquoi vouloir rebâtir ce qui est disparu, sur quels critères décide-t-on de ce qui appartient à l’héritage patrimonial ? Et pourquoi construire si ce n’est pour y vivre ? Pourquoi tel château plutôt que de donner à manger au Burkina Faso ? Il ne faut plus construire pour laisser orgueilleusement son nom traverser les siècles par l’intermédiaire de construction… Il faudrait renoncer à laisser des traces, aller à l’encontre de l’ego des architectes et des politiques. Réhabiliter, oui, conserver ce qui peut avoir de l’usage, bien sûr, mais d’abord là où il y a des gens en situation fragile. Cessons d’entretenir la fracture sociale avec des villes musées pour des gens riches ! Philippe Madec renchérit en suggérant que tout est patrimoine, l’air, l’eau… le patrimoine immatériel des poètes aussi… Est-il si grave que des pans de notre patrimoine ne soient pas durables ? L’objectif primordial est de trouver une autre manière de vivre ensemble sur terre. La technique ne constitue pas l’essentiel, mais son utilisation. Faut-il donc garder tels quels des lieux tabous, pourquoi ne pas transformer une église déserte en terrain de basket ? Le patrimoine est culturel, donc relatif et non immanent… Questions cruciales qui amènent, lors du débat, à formuler un nouveau postulat : les architectes doivent entrer en politique au sens noble du terme ! Remarque profonde aussi, dans le cadre du développement durable : préférer l’art de la sieste à la clim ! Les stridulations insistantes des cigales tendaient vraiment à leur donner raison… MARYVONNE COLOMBANI
Êtes-vous assez désirable ?'—i I —I iIuI ; I IiI i',i':alii °.Il'IHl ! IiIJ I N'attendez pas ia réponse et passez à l'action. Formez-vous, spécialisez-vous, boostez votre carrière ! L'employabilitè est une des raisons d'être d'EuromedManagement. D'où 6 secteurs d'expertise "Mastères Specialisès et EuromedM.Sc." MS IMastéres Spécialisés} - International Sport & Event Management - Management Maritime International Admission : Bac + 5, Bao + 4 avec 3 ans d'expërience professionnelle. Bac -+ 4 (sous conditions), mossier de candidature, entretien et test TAGE MAGE. EUROMED M.Sc. - Entertainment & Media Management (Sport Professionnel & Marketing Sportif, Entreposes de Médias, Communication Evénementielle, Marche & Industries du Divertissement, Marketing Services & Communication Opérationnelle} - Immobilier & Politiques Urbaines (Construction &Aménagement, Habitat & Urbanisme) - Management Financier & Organisationnel (Direction Financière & Ingénierie Rnanciere, Audit Financier, Gestion Patrimoniale ; Contrôle de Gestion, Audit d'Organisations, Finance ex-situ {e-learning}) - Maritime, Transport International & Logistique Admission : Parcours en 1 an Bac + 4, Parcours en 2 aras Bac + 3, dossier de candidature, entretien et test -CAGE MAGE. -rimmed-m anagement.camlmaster ici, vous verrez les mamies armement m EUROMED U MANAGEMENT Guinguettes Bals du 15 août` Mise en lumière ous les vendredis soirs ian tra ; lit :'Tous les soirs des du 9 juillet au 20 aoi>it certs {,t,.+ r la tombée de la nuit 0 p,Q, www.Qootdugard,fr 0 829 903 330 PONTDU GARD PATRIMOINE MONDIAL DE L'HUh{.+tN ! TF G 5tt4l4D SlT [DE FRANCE'ACCÈS LIBRE À PARTIR DE 19H J/1â Sçrranncnox ffQflü/InF °hsM ^at ^ $ " [µ wo m+'`



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