Zibeline n°32 août 2010
Zibeline n°32 août 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°32 de août 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 72

  • Taille du fichier PDF : 8,3 Mo

  • Dans ce numéro : créer maintenant, imaginer demain.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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42 DISQUES Ceux dont nous avons rencontré les auteurs, les interprètes, ceux que nous n’avions pas encore eu la place de chroniquer, d’autres encore, que nous avons particulièrement aimés, nous vous les proposons ici. Quelques pistes de notes et de mots pour un été de lectures et d’écoutes variées, et le souhait de vous offrir de belles plages de pages, des siestes sonores, des mondes qui s’ouvrent quand les soirées s’allongent… Tout sur Robert Bicentenaire. Deux enregistrements bousculent des préjugés concernant le génie symphonique de SchumannSacré violoncelle ! Le compositeur Olivier Greif (1950-2000) a eu une carrière en dents de scie : une ascension jusqu’en 1981 couronnée par la création au centre Pompidou d’un opéra de chambre Nô, commande de l’Opéra de Paris et de l’IRCAM, une décennie de silence, avant une relance haletante jusqu’à sa disparition précoce au seuil du XXI e siècle. Sa Sonate de Requiem de 1993 est une sorte de ballade douloureuse, sombre, aux fins contemplatives. Le piano (Giovanni Bellucci) soutient le phrasé large du formidable violoncelliste Henri Demarquette que l’on retrouve, toujours passionné, en compagnie de l’Orchestre National de France (dir. Jean- Claude Casadesus), dans un bouleversant Concerto Concerto pour ce violon Ce bijou de CD ne dure qu’une cinquantaine de minutes ! Seul le Concerto pour violon et orchestre en si mineur op. 61 d’Edward Elgar (1857-1934) y est gravé. Mais c’est le fruit d’une alchimie rare ! D’abord la rencontre d’une œuvre avec un instrument : Sir Elgar l’écrivit pour Fritz Kreisler il y a un siècle, et depuis ce concerto suscite un enthousiasme rare pour l’émoi qu’il dégage. Le grand Fritz jouait en 1910 le « Guarnierius del Gesù » qui porte aujourd’hui son nom. Il n’a, hélas, jamais enregistré l’opus 61 ! Reprenant le flambeau, c’est Nikolaj Znaider qui hérite de l’instrument mythique de 1741. Il en joue divinement, aidé en cela par la sonorité En cette année anniversaire de Robert Schumann, né le 8 juin 1810, voici une nouveauté originale. Lev Vinocour, pianiste russe de premier plan réputé dans le répertoire du compositeur allemand, grave pour la première fois l’intégrale de ses œuvres pour piano et orchestre : les opus de Schumanncomme ceux arrangés par lui. On entend cinq enregistrements en première mondiale : la Fantaisie en la mineur, le Thème sur le nom ABEGG, le Concerto pour piano en fa majeur, un mouvement du Concerto en la mineur de Clara Wieck-Schumannet le Concerto en fa mineur d’Adolph Henselt. C’est le pianiste lui-même qui, avec la volonté de sortir des préjugés tenaces concernant, en particulier, les œuvres de la deuxième période créatrice du musicien, a retrouvé, reconstruit et arrangé certains de ces opus. Le résultat est probant (un livret explicatif très intéressant -dont hélas une majeure partie n’est qu’en anglais) avec l’Orchestre Radio-Symphonique de Vienne sous la direction de Johannes Wildner. « On dit beaucoup de choses fausses à son sujet (Schumann). D’abord, qu’il serait un mauvais orchestrateur. Il est simplement plus original, très attentif aux couleurs et aux rythmes. » Sakari Oramo, éminent chef finlandais, prouve avec l’enregistrement de ses quatre symphonies, que Schumannétait un aussi un orchestrateur génial. Leur valeur intrinsèque n’a rien à envier aux opus pour piano seul (de sa première période créatrice), ni aux Lieder. À la tête du Philharmonique de Stockholm, il détaille la polyphonie au cœur d’une fécondité instrumentale, allège les dynamiques avec une science d’équilibriste. JACQUES FRESCHEL Coffret 3CD Intégrale piano & Orchestre RCA Red Seal 88697 35899 2 HO M AN 1 COI.ETE WORKS FOR plmar AIM ORCHESTRA d’inspiration sacrée, opus majeur d’aujourd’hui écrit en 1999. À connaître ! J.F CD Accord - Universal 480 3761 À noter Henri Demarquette joue en trio à cordes avec David Grimal (violon) et Tomoko Akasaka (alto) Schönberg, Schubert et Kurtag au 13 e Festival Messiaen au Pays de la Meije le 31 juillet à 21h à l’église du Chazelet. homogène de la Staatskapelle de Dresde et par l’expérience irremplaçable de Sir Colin Davis. J.F. CD RCA Red Seal/Sony music 88697 605882 À noter Nikolaj Znaider joue au Festival d’Aix le Concerto de Beethoven en compagnie du London Symphony Orchestra dirigé par Sir Colin Davis (le 18 juillet à 20h au Grand Théâtre de Provence). À noter Le 30 e festival de La Roque d’Anthéron consacre à Schumannl’une de ses fameuses Nuit du Piano : trois concerts le 30 juillet au Parc du Château de Florans à 20h (Etsuko Hirose), 21h30 (Claire Désert) et 23h (Eric Le Sage). Au 62 e Festival d’Aix : « Hommage à Schumann » (Lied, musique de chambre, lecture de correspondance) le 11 juillet à partir de 18h au grand Saint-Jean. Ses Liederkreis op. 24 sont chantés par Matthias Goerne le 19 juillet à 20h au Théâtre du Jeu de Paume. CD Symphonies 3 & 4 Sony 88697 646872 9 EatimaT sentlEANN TELMET.C.910N1ES P}MI-rCdeC.13:PHRELARME, Nr. EDWARD. 61GAR Juil,.:uncer.,2 y S NIKOLAj ZNAIDER StaatzFrapelle Ilres.cten SirCulin Devi s
DISQUES 43 Alchimie sonore La récente collection « Lyrinx Strumenti » se consacre à la découverte de claviers anciens. Après deux volumes Chopin à Vienne (LYR 2247) & Claviers Mozartiens (LYR 2251), la troisième gravure de la maison d’édition marseillaise s’intéresse à un membre de la dynastie Couperin (dont les plus célèbres demeurent Louis et François dit « Le Grand »). Armand-Louis Couperin (1727-1789) succéda à son père Nicolas, en 1748, à l’orgue de l’église Saint-Gervais dont les Couperin furent titulaires pendant plus de deux siècles. Son œuvre, assez « mince », n’en reste pas moins intéressante, en particulier grâce des pièces associant plusieurs claviers. Le programme de Sonate en trio, Symphonie de clavecin, Quatuor à Deux clavecins, Variations et divertissement (Les Quatre Nations) est interprété par deux instruments rarement associés : un clavecin Andréas Ruckers (1646) reconstruit par Pascal Taskin en 1780 et un pianoforte de ce dernier, conçu en 1788. Taskin fut le facteur officiel de Louis XV et Louis XVI et administra la collection royale d’instruments. Pierre Goy et Nicole Hostettler jouent de concert ces duos dont il semblerait que certains manuscrits comportent des indications de nuances dynamiques : ce que le piano/forte (comme son nom l’indique) a l’avantage de pouvoir rendre. Les deux claviers forment un alliage inouï, une palette riche en sonorités expressives et contrastes exquis, grâce à l’usage de « jeux » finement choisis, du « celeste » au « forte » (cordes frappées), du « diminuendo » au « luth » (cordes pincées), subtilement actionnés par genouillères. Un disque étonnant à découvrir ! JACQUES FRESCHEL CD Lyrinx LYR 2262 Le roi Boris Ce disque offre un intérêt double. D’abord parce qu’entendre Boris Berezovsky dans Liszt constitue en soi un événement, tant les moyens pianistiques du Russe explosent dans le répertoire virtuose du compositeur hongrois. Ensuite parce que, pris sur le vif, l’enregistrement gagne en tension, en vitalité spontanée, et que cela convient particulièrement à la bête de scène qu’est Berezovsky. De fait, sa version de la Sonate en si mineur, monument du romantisme, est absolument haletante, puissante, échevelée, mais formidablement dessinée : les hachures rapsodiques, tracées à pleine paluche et sans filet, fusent de toutes parts. Venezia et Napoli, Mephisto- Valse n°1 et Harmonies du soir complètent un récital aussi puissant que subtil : fascinant ! J.F. CD Mirare MIR 099 À noter Invité incontournable du Festival de La Roque d’Anthéron, Boris Berezovsky s’y produit le 24 juillet dans les Concertos n°2 et 3 de Rachmaninov et en duo complice avec Brigitte Engerer le 1er août (Concerts à 21h30 - Parc du château de Florans).'l'ST Brian Jonestown Massacre le père Nul besoin de onze écoutes pour saisir que le 11 e album des BJM est une réussite. Avec cet ironique Who killed Sgt Pepper ? et sa pochette à peine provocatrice, le groupe brouille les pistes : rompant avec ses fans par son revirement shoegaze, concédant pourtant sur la scène du Cabaret Aléatoire en avril dernier une prestation formatée pour ceuxci. Quelle mouche a donc piqué Anton Newcombe, leader du groupe dont la mégalomanie n’a d’égale que la volonté d’indépendance artistique ? La réponse est à chercher dans le désir de bousculer les carcans de l’industrie musicale, qu’illustre le choix du label de musique indépendante Differ- Ant. L’album nous offre ainsi une introduction éthérée, un développement foisonnant de références (dont un Joy Division à peine caché) et une conclusion-interview de John Lennon. Le message est clair : Sergent Pepper est mort, passez à autre chose ! PASCALE FRANCHI Who killed Sgt Pepper Brian Jonestown Massacre Differ-Ant Psyché rock Dès l’intro instrumentale à l’énergie contagieuse, Skylarking de Mina May donne le ton, et le tempo. Presque psyché à l’écoute des nappes sonores du claviériste, même hypnotique à l’instar du superbe titre into your mouth, la complicité des quatre compères toulonnais saute aux oreilles. Et même la tête vacille en passant du noisy à l’arrangement électro, la saveur croisée de ces sept titres ne faiblit pas. Sonic Youth ? John Spencer Blues Explosion ? Death in Vegas ? Pink Floyd ? Avec des appels d’air pareils, le charme opère et rien ne vous empêche d’aller tâter la « performance » live le 24 juillet prochain à la Villa Noailles (voir p.32). Comme quoi il suffit de ne pas aller bien loin pour trouver le bonheur, même si le jeune quatuor est allé se faire un nom au Canada ! F.I. Skylarking Mina May Silverstation



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