Zibeline n°31 juillet 2010
Zibeline n°31 juillet 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°31 de juillet 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,6 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... centralisme, socialisme et culture.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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52 SAISONS Sur tous les fronts Une fois de plus Dominique Bluzet annonce en ses théâtres une saison pléthorique, éclectique et… passionnante ! Un petit bilan ? Avec ses 70 000 spectateurs, ses 12 500 abonnés, ses 3.400.000 € de subventions, ses 141 représentations de 28 spectacles, dont 1 production et 6 coproductions, le Gymnase/Jeu de Paume s’affirme année après année comme le plus gros pôle théâtral de la région, à tous les égards… Il faut dire que la programmation a de quoi satisfaire chacun, et ce n’est pas la saison nouvelle qui le démentira. D’abord parce que, contrairement à la tendance actuelle des autres théâtres pris à la gorge par les diminutions de budget, les deux salles augmentent leur nombre de spectacles : 32 l’an prochain, pour une saison qui commence en septembre et s’arrête en juin, histoire que le théâtre dure toute l’année scolaire. Et puis le menu témoigne toujours du même équilibre savant entre musique et théâtre, répertoire et création, entre divertissements, souvent bons, et spectacles plus exigeants, le tout pimenté par quelques compagnies régionales, et agrémenté d’une bonne dose de propositions jeune public « à qui il est indispensable de donner le goût du spectacle dans les salles mêmes où ils reviendront adultes ». Dominique Bluzet d’ailleurs ne dissimule pas ses motivations : « Programmer Michel Boujenah est rentable : il remplit la salle et rapporte de l’argent, ce qui me permet d’en investir ailleurs, dans la création ou le soutien aux tournées. D’autres spectacles ne sont pas tout à fait rentables, mais fonctionnent comme des Belles manipulations Il sera question de manipulations de toutes sortes, au cours de la saison prochaine au Théâtre d’Arles. Sous des formes très diverses, ce sera la thématique que Valérie Deulin nous invite à suivre, sa « construction architecturale » qui promet quelques très beaux rendez-vous. Avec deux propositions insolites intitulées Inventer c’est penser à côté (A. Einstein) : l’approche singulière du corps de Julie Nioche qui nous plonge dans Nos solitudes ; et un « OTNI », le spectacle de deux artistes un brin dérangés, un spectacle de câble et d’épée de Halory Goerger et Antoine Defoort. Avec la fidélité aussi, et le retour notamment de la Cie Théâtre de Nénéka (appréciée la saison dernière avec Jean la chance) avec Baal de Brecht mis en scène par François Orsoni ; et la création du GDRA, Nour, pour laquelle ils étaient en résidence au Théâtre l’année dernière, et qui s’est nourrie d’histoires d’habitantes du quartier de Griffeuille à Arles ; la Cie Chatha et son Kawa conçu et chorégraphié par Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou… De nombreuses GYMNASE JEU DE PAUME ARLES produits d’appel : les spectateurs s’abonnent pour les têtes d’affiches, puis viennent voir des créations contemporaines. Souvent même ils les préfèrent ! » Au menu Un avant-goût ? Côté répertoire un Marivaux par Jean-Pierre Vincent, le Richard II de Sastre si vous l’avez raté à Avignon, Châteauvallon, Nîmes ou…, un Goldoni et un Gozzi (L’Oiseau Vert, magique), deux comédies de Musset par Frédéric Plain, un Neveu de Rameau adapté et mis en scène par Nicolas Vaude, un Songe d’une nuit d’été importé depuis Alger par Ivan Romeuf et son complice M’HamedBenguettaf. Un peu plus près de nous un Genet par Antoine Bourseiller revenu en ses murs, et Premier amour, un dernier Beckett proposé par Sami Frey ; puis la reprise de Vers toi Terre Promise de Grümberg, et tout près le très drôle et beau Livre d’or de Jan d’Hubert Colas. Parmi les autres créateurs (précieux !) de notre région seront présents Roland Hayrabédian pour la version scénique d’un conte contemporain finlandais (voir p 33), et beaucoup de créations jeune public : Michel Kelemenis avec une pièce dansée sur Matisse, Marie Provence avec un texte de Wajdi Mouawad, Caroline Ruiz avec un texte de Gilles Cailleau… Et côté divertissement, puisque sans lui il n’est point de joie : Michel Boujenah on vous l’a dit, mais aussi La Vie parisienne d’Offenbach, Edouard Baer, un Feydeau, le Quatuor et les Bonimenteurs. De quoi satisfaire chacun, et fuir l’ennui inhérent à notre complexion… AGNÈS FRESCHEL compagnies étrangères sont invitées, notamment Peeping Tom et sa dernière création, 32, rue Vandenbranden. Belge aussi mais moins connu par chez nous, Inne Goris signe la mise en scène du Muur d’après un texte de Pieter de Buysse. Les Portugais de la Cie Materiais Diversos, sous la direction artistique et chorégraphique de Tiago Henriette et Matisse, Michel Kelemenis Agnes Mellon Le developpement de la civilisation Sergio Chiossone Guedes danseront Matrioska. Le Suisse Dorian Rossel met en scène un projet fou, Soupçons, librement adapté du documentaire de Jean-Xavier de Lestrade Staircase avec comédiens et musiciens. L’Argentin Daniel Veronese adapte et met en scène Une maison de poupée d’Ibsen sous un titre prometteur : Le développement de la Le Gymnase, Marseille Le Jeu de Paume,Aix Saisons 2010/2011 0820 000 422 www.lestheatres.net civilisation à venir… Et si le Théâtre d’Arles, conformément à son conventionnement, s’attache à faire découvrir « les écritures contempo-raines » sous toutes leurs formes (sauf musicale !), notez quand même la présence de Tartuffe, dans une mise en scène dépouillée qui laisse la part belle aux acteurs de Gwenaël Morin. Enfin, deux temps forts émailleront la saison : dans le cadre de Terres de cirque un temps magie nouvelle. Et, pour débuter la saison sous de bons auspices, la proposition Cirque & Entresorts avec, entre autres, La Curiosité des anges de l’Entreprise, Les Cousins, la Cie Anomalie qui créera là son Mister Monster après une résidence… DO.M. Théâtre d’Arles Saison 2010/11 04 90 52 51 51 www.theatre-arles.com
C’est fait. Le ministère en a décidé ainsi, et la saison à venir sera la dernière de Jean-Louis Benoît à la tête du Théâtre National de la Criée. Quant à sa succession elle n’est pas encore décidée, et les supputations vont bon train, de Robert Cantarella à Macha Makeïeff en passant par Simon Abkarian. L’autre incertitude, de taille, est liée à la date de fin des travaux : la réouverture (enfin !) du Grand Théâtre est attendue pour mars, toute l’équipe actuelle a misé sur le respect de cette échéance, Jean-Louis Benoit y prévoyant même sa création dès le 8 mars … En attendant bien sûr le Petit Théâtre continue de fonctionner, avec une incursion à l’Auditorium du Pharo (concert de Dianne Reeves) et à La Friche, dans la Cartonnerie où le texte de Serge Valletti sur la « ratonade » des ouvriers italiens en 1893 à Aigues devrait trouver un décor propice (Sale août, mis en scène par Patrick Pineau). La saison 2010/2011 devrait amorcer un retour à la normale et, avec 23 spectacles programmés, retrouver une partie de son potentiel en termes de public. Il faut dire que la saison est exigeante, ménageant des exclusivités qu’on ne retrouve pas ou presque dans la région : ainsi Patrice Chéreau mettra en scène le Rêve d’automne de Jon Fosse, Médée sera portée par Catherine Germain mise en scène par Laurent Fréchuret, Arias passera par là, ainsi que Paul Desvaux qui monte un texte de Fabrice Melquiot sur Pollock, Yves Beaunesne avec son Récit de la Servante Zerline d’HermannBroch porté par la sublime et rocailleuse Marilù Marini, la création du génial François Sivadier avec le non Sous le signe du désir Saison après saison le Gyptis défend sa conception du théâtre. Centrée sur des valeurs indiscutables, qui l’amènent à faire travailler les artistes de la région, à donner à entendre de grands textes dramatiques ou musicaux, et à faire venir un public de plus en plus nombreux, et populaire, dans un lieu où les spectacles sont mis à sa portée. La saison sera encadrée, en octobre et en mai, par les lutins de Grenade en ouverture (Ulysse de Gallotta recréé par Josette Baïz) et les adultes de la compagnie qui créeront Gare centrale en clôture. Entretemps trois grands textes de répertoire : un Dom Juan en forme de road movie par la Cie la Naïve de Pertuis, Le Jeu de l’amour et du hasard de Philippe Calvario et la création de Françoise Chatôt, Roméo et Juliette, mettront cette saison sous le signe du désir… Ce que ne démentira pas le double récital de soprani, Brigitte Peyré et Murielle Tomao, accompagnées par Marie France moins fascinant Nicolas Bouchaud : Noli me tangere, d’après les paroles du Christ adressées à Marie Madeleine… bref un choix de grands metteurs en scène français présents sur les Théâtres nationaux. Sans oublier la Salle des fêtes de Deschamps/Makeïeff, un texte de O’Neill mis en scène par Célie Pauthe et coproduit par la Criée, la visite du CDN voisin (Nice) avec la création de Daniel Benoin sur Kerviel (Le roman d’un trader, de Jean-Louis Bauer), Frédéric Belier-Garcia qui revient avec une autre comédie de Hanokh Levin, François Rancillac qui s’est penché sur Le Bout de la route, première pièce de Giono, écrite au temps encore lumineux où il se souvenait de Jean le Bleu… Côté non dramatique on pourra voir cette année sur le grand plateau le Ballet National de Marseille dans la reprise de Moving Target, pièce qui fit la réputation internationale de Frédéric Flamand (aucun créateur de la région à part cela ! en ces temps de disette pour les cies régionales…) ; et Lyrinx viendra continuer d’enregistrer en public en invitant les plus grands pianistes de son écurie, c’est-à-dire Philippe Bianconi, Marie-Josèphe Jude, Bruno Rigutto, Mûza Rubackyté, Caroline Sageman et Katia Skanavi ! Politiques ! Enfin quelques spectacles plus modestes dans leurs moyens, mais d’une grande exigence artistique : Zone d’éducation prioritaire de Sonia Chiambretto mis en scène par Hubert Colas sera créé dans le cadre d’Actoral ; Et il me mangea du Vélo Arakélian dans des airs de bravoure de Rossini à Gounod… Nettement moins glamour, mais tout aussi féminin, Une Opérette à Ravensbrück que Germaine Tillon écrivit en captivité, pour rester debout : une mise en scène de Danielle Stephan sur des arrangements LA CRIÉE LE GYPTIS Beaucoup plus qu’un baroud d’honneur Théâtre viendra décliner son joli univers pour enfants rêveurs ; le collectif D’Ores et déjà viendra jouer Notre terreur, une histoire des procès de 1793 mis en scène par Sylvain Creuzevault ; qui proposera aussi Product, une pièce sur une femme amoureuse d’un terroriste d’Al-qaïda ; puis Benoît Lambert viendra créer Que Faire ? le retour, écrit par son complice Jean-Charles Massera d’après le texte programmatique de Lénine, mais aussi Robespierre, Jaurès, Deleuze et quelques penseurs de la révolution ; et Emilie Valantin proposera quelques contes grivois de La Fontaine (il en écrivit beaucoup…), ce qui rappelle un des actes de censure les plus violents, qui aboutit à un reniement public de notre fabuliste… Bref, des spectacles politiques, qui interrogent notre rapport à l’histoire Ulysse Leo Ballani - Groupe Grenade et au pouvoir. Et la création ? Ce sera la dernière de Benoît en ces murs… et il a choisi Labiche. Un pied dans le crime est un vaudeville grave, qui dynamite par la puissance du rire et la mécanique comique les préoccupations mesquines des bourgeois du 19 e siècle, qui ressemblent tant aux nôtres (ah les problèmes de voisinage ! ah les dénonciations !). Une autre façon d’interroger notre rapport à l’histoire, et à la conscience intime du juste… AGNÈS FRESCHEL musicaux d’Alain Aubin. Musique encore avec My GGGeneration des Ateliers du Possible, un spectacle de théâtre qui s’offre comme un concert de rock, un documentaire historique, une analyse sociologique... Musique toujours avec La Disgrâce de Jean Sébastien Bach, que Serge Barbuscia a créé en son Balcon, et qui met en jeu la liberté des artistes, face aux directives des commanditaires… et une drôle de Folisophie (Michel Massé) pour ne pas se prendre au sérieux, même quand on parle métaphysique… Une saison équilibrée, non ? A.F. Le Gyptis Saison 2010/2011 04 91 11 00 91 www.theatregyptis.com SAISONS 53 Courtisane Cie Emilie Valantin La Criée Saison 2010/2011 04 91 54 70 54 www.theatre-lacriee.com



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