Zibeline n°31 juillet 2010
Zibeline n°31 juillet 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°31 de juillet 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,6 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... centralisme, socialisme et culture.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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48 1 DANSE MOD CHÂTEAUVALLON TOURSKY BALLET D’EUROPE L’éclat fané d’une légende Meredith Monk à la Friche ! la légende américaine, performeuse, chanteuse, membre active et singulière de la Judson qui dans les années 70 jeta la danse et les arts dans une esthétique nouvelle, vient en France, triomphe à Paris, est encensée dans Le Monde... On l’attendait comme on espère une révélation, qui ne fut pas tout à fait à l’œuvre, même si la salle lui réserva un accueil enthousiaste, dû davantage à ce qu’elle représente qu’à la réalité de ce qu’elle proposa. Meredith Monk a 68 ans : dans Girlchild revisited elle reprend une pièce ancienne qui parcourait sa vie à rebours, vers le nirvana (elle est bouddhiste), en partant d’une vieillesse feinte (perruque blanche et gestes ralentis) pour se dépouiller et retrouver en trois étapes un état d’enfance. Au passage elle faisait démonstration de sa technique vocale, tessiture folle mais surtout grande variété de bruitages, râles et souffles. Dans la version revisitée, la voix a perdu beaucoup de sa brillance, mais les gestes restent précis et laissent s’affirmer une performeuse d’une présence folle. L’accompagnement au piano, accords plaqués en boucles, du très mauvais « répétitif américain », agace rapidement, mais n’empêche pas de percevoir avec émotion le trajet grinçant de cette V. Sladon. femme : elle ne parcourt plus vraiment sa vie à l’envers mais impose une vieille petite fille dans une blancheur qui n’a rien de virginal et paraît, comme en Inde, mortuaire. La deuxième pièce est la reprise de morceaux anciens avec trois de ses consœurs de son Ensemble vocal. Elles aussi chantent/dansent, a minima quant aux gestes, s’accompagnant sur trois orgues électriques successifs. Leur travail de recherche, descendant vocal de La Monte Young ou de Cage à sa période Fluxus, est très daté, d’un radicalisme vieux de quarante ans. Une pièce de musée, qui n’a plus rien de révolutionnaire… AGNÈS FRESCHEL À venir Dans le cadre du Festival de Marseille, MOD programme Musings, un hommage que Foofwa d’Imobilité rend à Merce Cunnigham, John Cage et Rauschenberg et qu’il veut « vivifiant plutôt que funèbre ». Le 26 juin à 18h aux Bernardines 04 95 04 96 42 www.marseille-objectif-danse.org Fluidité et lumière La danse de Jean-Charles Gil cherche une évanescence, sur des terrains peu fréquentés. Avec son Ballet d’Europe pétri de technique classique il Agnès Mellon o s’aventure vers une grande simplicité, pistant la grâce du mouvement, les arrondis et l’ampleur, tout en refusant autant que faire se peut les tensions et crispations imposées aux corps. Son Extra-vaganza, fondée pour l’essentiel sur un pas de deux rapide, joue des proximités de deux corps qui s’enlacent, se portent et s’accompagnent, sans cesse en contact et en mouvement, suivant de près la dynamique entraînée de Vivaldi. Ou la délaissant, pour trouver un coulé surprenant… Puis le rideau du fond de la Cartonnerie s’ouvre, laissant apparaître les arbres par les fenêtres, et une lumière qui baigne la scène devenue blanche. Les danseurs entrent, leurs costumes aux lignes simples, fluides toujours, ont pris une teinte unie, saumonée. Ils dansent sur Theodorakis, et la voix rauque de Maria Farantouri vient compliquer le jeu : terrienne, comme blessée, elle donne du grave à une danse qui ne s’évapore plus, et tourbillonne différemment. Les sept interprètes n’en finissent pas de combiner leurs énergies, fuguant, s’assemblant en différentes lignes. L’enchaînement des chansons permet à de courts tableaux de dessiner de nouveaux sentiments, tous différents, mais indéfinissables. On s’y laisse plonger, on s’y perd, et puis cela finit déjà, sans qu’on sache très bien jusqu’où on est allé… Vers la lumière ? AGNÈS FRESCHEL Extra-vaganza a été dansé le 10 juin à la Friche Danse devant le miroir G Si vous pensez que le flamenco n’est qu’un genre certes brillant mais surtout figé, destiné à des aficionados aux principes cloisonnés, allez au Toursky l’an prochain, et ce que vous y verrez et entendrez vous en démontrera de façon éclatante le contraire ! Cette année, la compagnie de Joaquin Grilo a enchanté la salle, tant par la beauté d’exécution bien sûr -guitare magique (Juan Requena et Martin Leiton à la basse), percussions inventives (Paquito Gonzales), chants rauques et emportés à souhait (José Antonio Valencia et Carmen Grilo), danse virtuose (Joaquin Grilo)- que par la force du propos. Avec Leyenda personal, l’ancien chorégraphe du Ballet National d’Espagne livre sa vie, au cœur d’une longue rêverie née d’un vieil album de photographies. Naissance par la fente oblongue d’un long rideau où se jouent les transparences des fantômes du passé, hymne à la femme, mère, patrie, dénonciation des manipulations, des coercitions de toute sorte, pauvreté, arbitraire… le danseur devient pantin, qui peu à peu s’extrait des ficelles qui le retiennent. La conscience éclot, la danse se libère, éblouissante. M.C Leyenda personal a été dansé au Toursky dans le cadre du Festival Flamenco et de Mai-Diterranée
Désopilante Carmen Après 1h25 de l’incroyable Olivier Martin-Salvan, Bizet en rit encore ! Il faut dire que l’acteur-chanteur lyrique ne ménage pas ses efforts pour donner corps à une ribambelle de personnages et revisiter les scènes en cascade. Derrière le prétexte d’une audition pour la création de Carmen, le spectacle tire le portrait sans concession d’une équipe artistique, la caricature avec un malin plaisir en traquant ses défauts, ses menus travers avec une drôlerie de tous les instants. On assiste à une vraie performance d’Olivier Martin-Salvan qui explose dans la parodie comique, endossant tous les rôles à la vitesse d’un éclair et mimant toutes les expressions, même les plus fugaces, jusqu’à réaliser lui-même les bruitages du rideau de scène, de la vachette dans l’arène… le tout dans une harmonie parfaite avec la pianiste Lucie Deroïan qui enveloppe la partition d’une sensualité torride et légère à la fois. Dans le halo de la poursuite, le jeune ténor Louis Bosis s’apprête à relever le rôle-titre de Don José, mais il lui faudra d’abord être sa doublure et bien avant encore vivre d’incroyables (més)aventures ! Car créer Carmen n’est pas une sinécure et le stress de la première provoque des décharges émotionnelles auxquelles le spectateur compatit en riant goulûment. Malgré quelques faiblesses d’un texte désopilant -qui transforme la manufacture de tabac en fête foraine et les cigarières en « barbapapières » - et quelques chutes d’adrénaline rythmique, O Carmen est un opéra clownesque jubilatoire dont la facétie joue à jeu égal avec la tendresse, et le mordant avec l’amour des artistes. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI O Carmen de L’Incroyable compagnie a été joué du 3 au 5 juin au CNCDC Châteauvallon À venir Le festival de Châteauvallon se poursuit dans l’amphithéâtre au cadre splendide, pour des spectacles à l’horizon infini… jusqu’au 31 juillet, avec Shakespeare par Jean-Baptiste Sastre, Ron Carter, le Ballet de l’Opéra de Paris, le Boléro par l’Opéra de Toulon… Nouveau festival 2010 de Châteauvallon, Ollioulles 04 94 22 02 02 www.chateauvallon.com O carmen S. Marchal Abonnez-vous : 0 820 300 033 - www.toursky.org h cY@irM,.=.r.ïR=P,`cWnnâirsEivF ; SAISON 201012011 musiques, 11 ? thégtre,'jeuneui7fit, humour gt 44* Le cad ran trtéâtreaBrarcon Renseignements 04 92 25 52 52 accueiletheâtre-le-cad ran.com www.theatre-te-cad ran.eu



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