Zibeline n°31 juillet 2010
Zibeline n°31 juillet 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°31 de juillet 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,6 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... centralisme, socialisme et culture.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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40 ARTS DE LA RUE MARTIGUES SIRÈNES TRETS MERLAN Sous les vents martégaux Les noms ne vous diront peut-être rien, évocateurs de contrées lointaines, association de termes poétiques… Flûtes de Nantong, gomgom, moulin batteur, moulin de Bali, harpe éolienne… Sur le site unique de la Pointe de Bonnieu, à Martigues, le bout du monde n’était pas loin. C’est là que dans le cadre de l’Odyssée, Pierre Sauvageot, compositeur et néanmoins directeur de Lieux Publics, a imaginé son Champ Harmonique, un parcours auditif hors du commun, et hors du temps, qui donnait à entendre une partition pour vent et instruments au gré d’une (trop) courte marche symphonique. Il a bien sûr fallu compter avec les caprices du premier concerné, le vent, violent par moment, ou trop calme parfois, mais qui toujours créait des mélodies uniques, y compris quand le bruit des vagues s’en mêlait… Ce furent des moments véritablement magiques pour chacun, des concerts qui s’apparentaient souvent à une expérience sensorielle inédite. Et comme dans un ballet mystérieux dont la chorégraphie serait restée libre, les marcheurs cheminaient silencieux et attentifs, avançant puis reculant d’un pas, sourire aux lèvres et yeux plissés, ou recueillis dans un transat lors du concert de harpes et gomgoms éoliens... Un spectacle total on vous dit ! Trets envie b En ce 5 juin, Trets connaissait une animation que le seul soleil n’expliquait pas. Attroupements autour de fresques en graff qui se dessinent sous les yeux des passants, illustrateurs BD (le Distant District) qui travaillent... Des échos de jazz : après les étranges Knofils, c’est la Banda du Dock qui approche. Station à l’ombre des grands platanes, les musiciens dansent, la douceur du jour prend des accents brésiliens… on aurait sans doute aimé plus de monde pour une démonstration de cette qualité. La foule plus nombreuse applaudit la performance du GUID (Groupe Urbain d’Intervention Dansée du Ballet Preljocaj) dont les six danseurs présentent des extraits de chorégraphies du chorégraphe. Fragments remarquablement choisis : ses différents univers sont abordés, et la palette est large, inventive. Les architectures mouvantes se déploient avec fluidité et évidence malgré les défauts du sol sur lequel les artistes évoluent, malgré aussi la difficulté d’être pertinents dans les différents discours, de garder la même Do.M o intensité expressive et savoir entraîner un public hétéroclite avec soi. Une ovation plus que méritée remercie les jeunes danseurs. La place Audric enveloppée par la belle silhouette du château de Trets allait recevoir ensuite un spectacle étonnant : Antoine le Menestrel avait décidé d’abandonner le sol et prenait les toits et les murailles du château pour surface de danse. Poésie insensée de cet homme perché sur le faîte ameutant les oiseaux qui s’affolent autour de lui en une ronde ailée, plumes blanches qui jouent avec le vent… puis c’est la descente plus acrobatique que dansée, les gargouilles s’apprivoisent, le mur semble s’aplanir, une amourette est contée… Enfin, au bout du fil tendu en travers de la place un gâteau d’anniversaire est offert à un habitant ému. 84 ans. C’est ce que nous souhaitons au moins à cette initiative, qui donne vie aux pierres et réconcilie les gens avec leur patrimoine. M.C. Jean-Claude Carbonne Un peu plus tard à la médiathèque Louis Aragon, Eric Faye et Christian Garcin se retrouvaient au côté de Pascal Jourdana pour discuter de la notion d’écrivains voyageurs. Les deux auteurs soulignèrent l’importance des voyages en tant que moteurs d’écriture, « pour se réapproprier le temps et la rêverie, ouvrir l’esprit » selon E. Faye, « se nourrir de la lenteur du déplacement et laisser la puissance de l’esprit faire le reste » pourC. Garcin, aucun des deux n’étant à proprement parler des auteurs de récits de voyages. Parlant de ses ouvrages Nous aurons toujours Paris (Stock), Mes Trains de nuit (Stock) et L’Homme sans empreintes (Stock), E. Faye évoque un « bric à brac emmêlé », des impressions à classer dans lesquelles il faut remettre de l’ordre pour retrouver « le merveilleux, l’innocence de l’enfance ».C. Garcin parle plus volontiers d’investir des lieux plus ou moins rencontrés lors de ses voyages et qui déclenchent l’écriture (notamment pour La Piste Mongol, Verdier, Carnets japonais, Escampette et Itinéraire chinois, Escampette). D’anecdotes en lectures, ils convinrent que l’imaginaire faisait autant voyager que la géographie… DO.M. Dans le cadre de l’Odyssée de Martigues, Champ Harmonique s’éprouvait sur la pointe de Bonnieu du 26 mai au 6 juin, tandis que E. Faye etC. Garcin étaient reçus à la médiathèque Louis Aragon le 4 juin Soto ni deru Vincent Lucas La Manière Kubilaï Qu’ils soient dans la rue ou sur scène les KKI imposent leur style : urbain en chaussures de ville, acrobatique et nerveux, pulsé par une musique rock soignée, servi par un rapport à l’espace réfléchi, et des interprètes aux qualités athlétiques. Soto ni Deru, créé le 2 juin lors de la sirène sur le Parvis de l’Opéra de Marseille -et repris lors de En Lieux et places à Toulon (voir p 15)- fait preuve de toutes ces qualités, et suscite dans le public une approbation épatée, mais froide. On est loin du côté foisonnant, parfois foutraque, de certaines sirènes… mais loin aussi de leur émotion. Le flot incessant de mouvement et de son n’emmène pas vraiment avec lui, et les corps ne semblent pas jouer ensemble. Ils restent fermés sur euxmêmes, dans une solitude autiste dont on ne sait si elle exprime le désespoir des villes ou la singularité des trajets. Un propos à préciser, peut-être ? A.F.
Tribulations urbaines La ville est un laboratoire d’expérimentations pour les collectifs Ici-Même (Grenoble) et Safi (Marseille). Avec le théâtre du Merlan, ils proposent Les Traversées pour sortir des sentiers battus… Six jours de tribulations diurnes et nocturnes pour urbains en mal d’aventures à en croire le matériel de survie des participants au Dessous d’un chantier de Safi. Munis de sac à dos, baskets ou chaussures de marche, bouteilles d’eau et casse-croûte, appareil photo, les marcheurs entamèrent 1h30 de balade dans le 14 e arr., entre la Rose et la Busserine. Ethnologues de la banlieue dont le seul contact avec la « population locale » se résuma à un bref échange avec trois gamins à vélo, et les regards sombres et surpris d’une équipe de sportifs… L’invitation « à arpenter cet incroyable territoire pour partager avec eux ce moment d’utopie fragile qu’est la métamorphose d’une ville » (sic !) se révéla bien vide. Entre barres HLM, terrains vagues, carcasses de voitures carbonisées, les « spectateurs » ont eu à franchir quelques broussailles épaisses, traverser deux ou trois îlots d’herbe folle avant d’atterrir sur le seul espace vivant de la visite : un jardin associatif en lieu et place d’un gymnase désaffecté, réapproprié par les habitants à l’initiative des plasticiens de Safi qui œuvrent depuis deux ans auprès des associations. Un vrai acte artistique et citoyen qui a permis d’avaler la pilule ! De retour au théâtre, le groupe s’essaima entre la buvette et L’Hypermédiathèque proposée par Ici-Même (assemblage évolutif et subjectif de publications, Dvd, CDRom et bornes multimédia comme autant de prolongements de leurs actions en France et à l’étranger) avant d’assister à une soirée cinéma concoctée par l’association Peuple et culture Marseille. Des films sélectionnés « autour de la question de l’image par rapport à la ville » aux format, technique et esthétique divers mais ayant tous une démarche documentaire, une analyse « fictionnelle du réel ». Avec, entre autres, Brilliant city du collectif D-Fuse (ovni visuel et sonore), Munster Lands de Valérie Jouve (qui laissa perplexes les amateurs de Grand littoral) et Under construction de Zhenchen Liu produit par la célèbre École du Fresnoy. M.G.-G. Les Traversées Théâtre Le Merlan, Marseille 04 91 11 19 30 www.merlan.org THEATRE LE SEMAPHORE 10111 24 SEPTERIBRE19H le hi du debut PROSEIPINE ET SON PROMO L'APPRENTIE COMPAGNIE ACiO 2 0630 0 LE BANQUET FABULATEUR COMPAGNIE PARKAS 2M:3i1 ABRANAM MICHEL JONAS ! IBONNEZ. VOUS i TERRITUIRE BE CIRQUE 11 IIIBIER 14H301201130 StHkHA (LE Cil) ÉCOLE MINE MARTS 1U CIRQUE 6E11NiI...u.. JG 1110 L EU CIRQUE DARNER a 2111111111 151 U NE VTNIEUSE B'ALLIIAETTES COMPAGNIE l'ESCABELIE 6 NOYEMBRE 24IH30 SAN KARPENIA ERTTüIC TMALAIIlONI MONGLIilIM -'CIE LES NUITS CLAIRES CIEAGNELLO CROTCHE 11 MARS 201 ! 30 HEY MAMBO FOR le tier de vivre DYNAMO INVITEE 15116 NOVE RE ARTISTES AIR LYC ES:'IRO" CARTOON SARDINES THEATRE 25 MARS 20H30 o ROMEA ETIOIIETTE COMPAGNIE L'HEURE III LOUP UN HOMME EST LIN HO E CAITOUK SARDINES THIS CYIAIIO 1E BERGEIAC ROE DE TOURS 3 [REWIRE 2U113Œ SINGE D'UNE NUIT 1'E TRAMIIITIQNAI ALG RIEN MIN OR E DU1OAU 110ÉCEM6RE TOIT L'UNIVERS EN PLUS PETIT COMPAGNIE ATTENTION FRAGILE DU MU 1E jillIVIER AITISTES All CRU SES : "SILENCE" COMPAGNIE ! HIV RISE VINCENT ROCA VITE, 1101 NE ? HESSE ! 13(14/15 AVRIL 1ŒH LE FRICHTI DE MATOU COMPAGKLE TOMBES OU CIEL 111 : AIMS$K PETER PAN COMPAGNIE VOL PLANE 3 MAI19H/6 MAI 20H30 QUOI ONIOUI COMPAGNIE LE TEMPS 0E Dl1E GLEKN MILIEI AMBASSADOR THE NEW SISTERS X-D.R INN DE1 i1iEUROS Spectacles icune public ; it tBk1E D'aBOM N IlB IR17D t POOP 13 PINES I lipal'Ur SE11 au min 3 spectacles dint un slglc G.. pal, 1. a 1,t, : s Ë. q ww,11 1li : r } 4 PA sg : - _.



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