Zibeline n°31 juillet 2010
Zibeline n°31 juillet 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°31 de juillet 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,6 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... centralisme, socialisme et culture.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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10 FESTIVALS AVIGNON OFF Complètement OFF ! Du 8 au 31 juillet, le Festival Off, continue à multiplier spectacles et événements (1100) avec plus de 900 compagnies dans 123 lieux (105 en 2009). Le Off dépassera-t-il également le nombre de billets vendus en 2009, soit 1,2 millions ? Mené par l’association Avignon Festival & compagnies, sous la présidence désormais entérinée de Greg Germain, le Off poursuit ses efforts de coordination et de structuration. Au risque de perdre quelquefois en qualité artistique, il tente de devenir le plus grand festival de théâtre du monde, en rivalisant avec son principal concurrent, le Festival Fringe d’Edimburg, qui accueille 2000 spectacles en août. Cette édition est dédiée à André Benedetto : Greg Germain, rappelle que le fondateur du Off « en présentant Statues en 1966, a créé un appel d’air dans lequel d’autres artistes se sont engouffrés ». Une exposition lui sera consacrée à l’Espace Vaucluse. Le Village du Off, situé dans l’école Thiers, sera un nouveau lieu de réflexion et de rencontre. Ouvert au public, aux artistes, aux professionnels, il abritera le Bar du Off, les débats professionnels et les chroniques critiques, une salle d’exposition retraçant 40 ans de théâtre et de danse en Belgique Francophone, des rencontres danse, des forums. Les salles incontournables Le programme papier, tiré à 130 000 exemplaires, ne sortant des cartons que le 1er juillet et le 15 juin sur le site, Zibeline a opéré une sélection forcément non exhaustive de spectacles reconnus ou alléchants, dans les théâtres établis de la ville. Au Théâtre des Carmes 6 spectacles alimenteront le festival, dont l’Asticot de Shakespeare avec Clémence Massart. En clé de voûte et fin de soirée du 15 au 24, Urgent Crier, autour de l’œuvre poétique de Benedetto mis en scène par Claude Djian, avec chaque soir un thème et des intervenants différents dont Bernard Lubat et Philippe Caubère. Le Théâtre du Chêne Noir, qui reste en dehors de l’adhésion au Off, reçoit une foule d’artistes : Jean-Michel Ribes, Jérôme Savary, Romane Bohringer, François Bourcier, Daniel Mesguich, Marc Hollogne, Michel Dussarat, Diana Dobreva, Patrick Robine… À noter, la dernière création de Gérard Gélas avec Olivier Sitruk et Jacques Frantz, Ernesto Che Guevara, la dernière nuit et le très sensible Carmenseitas d’Edmonde Franchi, mis en scène par Agnès Régolo, qui retrace la mémoire des UMW dl femmes ouvrières à la Manufacture des tabacs de Marseille. Alain Timar présente au Théâtre des Halles ses deux dernières créations. Simples mortels adapté du roman de Philippe de la Genardière, un objet étonnant entre dépression et lumière, et Rhinocéros de Ionesco revisité en langue coréenne (surtitré). 6 autres spectacles seront présentés, dont Menschel et Romanska de Hanokh Levin par la Cie La jolie Pourpoise et La Madone des Dancings par la Cie la Bouche d’ombre. 4 Simples mortels d’Alain Timar au Theá̂tre des Halles Manuel Pascual Sur la scène du Balcon, Serge Barbuscia reprend J’ai soif et la Cie Uppercut Huis Clos, dans une mise en scène simple fondée sur le talent des jeunes acteurs, qui tourne dans la région depuis trois ans. À la Fabrik’Théâtre, qui vient d’apprendre son interdiction d’organiser des concerts et autres évènements trop sonores, le festival continue avec notamment 3 créations du Kronope dont la dernière Rumeurs… Les possédées de Loundun, entre vérité historique et société d’aujourd’hui. Le Théâtre du Petit Chien accueille Le Jeu de la Mémoire de Gérard Vantaggioli, dans lequel Stéphanie Lanier, seule en scène, joue un voyage intérieur captivant. Motobécane par la Cie Macartan avec Bernard Crombey, succès du festival 2009, y sera également repris. La scène belge des Doms a concocté à nouveau un programme appétissant avec pour la 1 ère fois l’accueil d’un spectacle jeune public, Boites du Nuna Théâtre, et 5 autres spectacles à aller voir les yeux -presque- fermés. D’autant que les Doms restent les seuls à accueillir les compagnies dans des conditions financières décentes… Mais le lieu précisément dédié au jeune public, reste le Festival Théâtr’Enfants, qui offre 14 propositions artistiques à partager en famille, du 7 au 24 juillet. L’Auguste Théâtre présentera L’Arche part à 8h, et le collectif 2 Temps 3 mouvements reprendra sa remarquable création Sous nos yeux. DELPHINE MICHELANGELI Festival Off, Avignon Du 8 au 31 juillet www.avignonleoff.com Réjouissances alternatives Plus éphémères ou plus confidentiels, certains lieux accueilleront des compagnies qui méritent pourtant un éclairage fort et durable Le Musée Fujak offre une programmation originale riche de talents. Signalons, entre autres, un événement du 11 au 13 juillet Autour de la folie avec spectacles, films, débat et performance, Les Phasmes, trio d’improvisation du collectif Inouï les 21 et 22 juillet et Reconstitution de Gabily avec Alain Cesco-Resia du 23 au 29. La Manufacture pour la dixième saison, combine une programmation pointue à un vrai lieu de vie et de rencontres, avec notamment Christian Mazzuchini dans Mythomane d’après Serge Valletti et les soirées Nightshot où se mêlent théâtre, musique et vidéo. Au Théâtre de la Poulie, la Cie du Grand soir débarque avec La Vie de Galilée de Bertolt Brecht, un cabaret débridé, lyrique et musical dans lequel on ne devrait pas s’ennuyer. De l’autre côté des Remparts, la Cie Mises en Scène continue à affirmer ses liens entre artistique et social avec sa nouvelle création La Répartition des mouches de Jean Cagnard, mise en scène par Michèle Addala, à l’Entrepôt. Tandis que le Théâtre des Remparts accueille une mise en scène limpide et forte créée au Gyptis à Marseille : La Chute de Camus, portée avec talent par Philippe Séjourné, de la Cie Tetra Art. La Cie Fraction de Jean-François Matignon présente au 23 place des Carmes La Peau dure de Guerin dans une version déambulatoire en appartement. Du 9 au 11 juillet à la Maison des Vins, la Cie de l’Imprimerie s’associe au Délirium et au chef étoilé Christian Etienne pour créer Fables, un objet surprenant et gourmand, véritable braquage des sens, qui réunit une dégustation de 8 plats de maître, vins d’excellence et comédiens fabuleux autour de la Fontaine. La Cie Illico/Thomas Lebrun multiplie son ancrage dans le festival en jouant d’une part dans le Off à l’Espace Pasteur Allone #3 puis la Constellation consternée, et en intervenant dans les Sujets à vif avec la création du solo Parfois, le corps n’a pas de cœur. Et une bonne surprise : le chapiteau Mazouing au centre de loisirs de la Barthelasse renaît sous la houlette de la Cie Onstap. Leur duo gagnant Parce qu’on va rien lâcher sera bien sûr présent, à côté d’invités tout aussi talentueux, dont le génial Hamid Ben Mahi dans La géographie du danger, un solo « coup de poing » sur le parcours d’un sans-papiers. DE.M. La Peau dure au 23 place des Carmes X-D.R.
AVIGNON FESTIVALS 11 La performance dans le viseur Du 7 au 27 juillet, le 64 e Festival d’Avignon, dédié à Alain Crombecque, directeur du festival de 1985 à 1992, entend réaffirmer sa place de laboratoire de la création contemporaine En associant le metteur en scène suisse Christoph Marthaler et l’écrivain Olivier Cadiot, deux artistes qui circulent hors des sentiers balisés du théâtre, les directeurs du Festival désirent sans doute retourner aux fondamentaux qui ont fait la réputation d’Avignon : un goût du risque, de la performance, de la danse, un appétit de nouveaux talents et un intérêt affirmé pour les représentations du monde. Du côté des textes Le répertoire a néanmoins une place dans cette édition, notamment avec la reprise de La Tragédie du Roi Richard II, créé en 1947 par Jean Vilar, dans la Cour d’Honneur. Denis Podalydès, dans le rôle-titre du spectacle mythique du festival, sera mis en scène par Jean-Baptiste Sastre, qui s’appuie sur une nouvelle traduction de Frédéric Boyer. François Orsoni monte Baal de Brecht avec Clotilde Hesme et Valérie Dreville revient avec Didier Galas, dans Délire à deux de Ionesco. Le Procès de Kafka sera revisité « façon Buster Keaton » par Andreas Kriegenburg. Et le metteur en scène flamand Guy Cassiers revoit L’Homme sans qualités de Robert Musil : un monument de la littérature par un des plus grands metteurs en scène actuels, à l’écriture scénique proprement bouleversante. Quant à Stanislas Nordey, un autre habitué du festival, il « fait le pari d’une aventure un peu commando » avec My Secret Garden, sur un texte de Falk Richter. Mélange de genres Les artistes associés, aux univers opposés mais finalement très complémentaires, ne s’étaient jamais éprouvés avant cette édition. À eux deux, ils vont « musicaliser » le festival et lui offrir, de surcroit, de belles échappées humanistes. Christoph Marthaler, dont l’univers est pétri d’airs d’opéra fredonnés, d’un imaginaire d’entomologiste expérimentateur, et de références visuelles décaties, inaugurera le festival avec sa scénographe Anna Viebrock, en créant un mini-événement inspiré et créé exclusivement pour la Cour d’Honneur : Papperlapapp. Puis l’intrigant Schutz vor der Zukunft (se protéger de l’avenir), monté à l’origine dans un hôpital à Vienne, sera repris dans un dispositif déambulatoire au Gymnase du collège (très) privé Champfleury, un nouveau lieu extra-muros. Olivier Cadiot, qui verse nettement plus dans l’écriture textuelle, s’avancera pourtant lui aussi sur des territoires moins écrits : après avoir fait une halte dans le décor de Marthaler au Palais des Papes avec une lecture de l’Affaire Robinson, crée une boite à images dans Un Nid pour quoi faire avec 9 acteurs performers, autour de l’histoire un peu folle de l’exil d’un roi d’aujourd’hui au Gymnase Gérard Philipe. Il monte ensuite, avec son complice Ludovic Lagarde, le monologue Un Mage en été, « une drôle de chose entre livre ouvert et performance » interprété par son double scénique Laurent Poitrenaux, à l’Opéra théâtre du 21 au 27. Performance, danse et rock Rodolphe Burger est le ciment rock de cette édition. Plusieurs rendez-vous, sans compter la création musicale du Nid de Cadiot, vont ouvrir sans aucun doute le festival à un nouveau public. Un Bal du 14 juillet sur les bords du Rhône en entrée libre, la reprise du Cantique des Cantiques le 16 (créé à l’origine pour Bashung) au temple St Martial (un coup de fouet au Cycle de Musiques Sacrées !) et un singulier Concert Dessiné à la Cour le 24 juillet. Pascal Dusapin, musicien rôdant parfois hors des chapelles françaises de la musique contemporaine, sera également de la fête, avec un Concert le 19 juillet au Cloître des Carmes. Puis, un véritable défilé d’artistes performers, dans des styles différents et souvent radicaux, sur les planches du festival. L’espagnole Angélica Liddell (« pour ceux qui veulent vivre des expériences physiques fortes ») livrera une geste artistique de 5 heures sur la violence faite aux femmes dans La Casa de la Fuerza. Massimo Furlan revisitera l’événement de l’Eurovision avec 1973. La plasticienne chorégraphe Gisèle Vienne créera This is how you will disappear. La bande déjantée de Philippe Quesne, proche de la démarche de Marthaler, fera le buzz, on l’espère, comme l’an passé avec La Mélancolie des Dragons, avec Big Bang. Julie Andrée T. divaguera sur le Rouge dans une expérience plastique et Jean-Lambert Wild offrira une Fable d’après la Chèvre de Monsieur Seguin au Gymnase Mistral. Côté danse le Festival renoue avec une programmation ambitieuse et variée, avec trois chorégraphes incontournables Anna Teresa De Keersmaeker, Josef Nadj et Alain Platel (qui inaugurera une nouvelle salle du festival à Vedène du 9 au 12 juillet), puis le groupe acrobatique de Tanger, toujours sublime, les recherches facétieuses de Pierre Rigal. Quant à Boris Charmatz, l’artiste associé 2011, il présentera deux facettes de son travail, dont La danseuse malade avec Jeanne Balibar. Et encore… Pour finir but not least : le Festival d’Avignon donne toujours l’occasion d’assister à des cycles passionnants de lectures, à des petites formes de danse, à des expos (voir p 65), à des rencontres (voir p 74), théâtre d’idées ou prise de paroles des artistes quant à leur travail. C’est là aussi (surtout ?) que le théâtre de demain se pense et se fabrique. Ne vous privez pas de ces bonheurs offerts en journée… DELPHINE MICHELANGELI ET AGNES FRESCHEL Festival d’Avignon Du 7 au 27 juillet 04 90 14 14 14 www.festival-avignon.com La danseuse malade, Boris Charmatz Fred Kihn. 4g, 211104F4** ili4"mot Wit DAME i THEATRE i M46M9YF CIA9YRiçINR4M1.'POf9 "- "- ams...ail-punt 1k7GLY9AOER wx i myi n un i m n wn s a m imainea maintenant 154 les 4 jours de la jeune tr$3(10E 1.1.01 JUILLET



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