Zibeline n°30 juin 2010
Zibeline n°30 juin 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°30 de juin 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,4 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... la culture en danger.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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74 ARTS VISUELS PRINTEMPS DE L’ART CONTEMPORAIN MUSÉE CANTINI Deux musées dans la ville It's like a jungle..., Matthieu Clainchard, Friche Belle de Mai/Triangle (vue partielle), 2010 Zibeline/C.Lorin Le Printemps de l’art l'art contemporain confirme avec cette deuxième édition le bien fondé et la nécessité d’une telle initiative En rassemblant à La Friche une foule croissante de visiteurs, la soirée d’inauguration a donné un signe fort quant à la montée en puissance de l’évènement. Sur le toit terrasse le groupe Dunes proposait une installation visuelle et sonore un peu aride, dans la galerie la questionnante expo de Matthieu Clainchard et invités, à la Cartoucherie la stupéfiante performance Squelette de Fouad Bouchoucha, aux Grandes Tables on pouvait voir ou revoir les vidéos Inferno de Marie Bovo en buvant un verre et échanger ses impressions. Lesquelles ne manquaient d’évoquer la place de l’art contemporain dans la seconde ville de France, sa fragilité, mais aussi l’incroyable désir renouvelé d’y survivre après la disparition des galeries Pailhas, VF galerie, Athanor, RLBQ en sursis, l’arrivée de nouvelles Saffir, GAD, La 3 e Rue, Rétine le Lieu, et le [mac] en apnée. On pouvait entendre qu’un musée ne peut fixer à lui seul la création Le musée Cantini propose un nouvel accrochage de ses collections pour patienter jusqu’à la rentrée Les musées français assurent trois missions principales : collectionner, conserver, diffuser. Le musée Cantini s’acquitte de ce dernier point avec une présentation abondante d’œuvres dignes d’intérêt, mais sans grande âme. Afin de profiter de la période couverte, du Fauvisme à César, on aurait apprécié diverses médiations spécifiques - en plus des visites commentées et ateliers habituels, et du papier d’accompagnement format A4 - mettant en évidence l’importance de certaines œuvres dans la collection (Jardin d’ocre léger d’Olivier Debré), leur compréhension dans le mouvement artistique d’appartenance (les Dufy précubistes) et l’histoire de l’art plus généralement. Ainsi les pièces du groupe Gutaï ne peuvent à elles seules signifier toute leur démarche ; il aurait fallu rappeler le moment où la Arman, Tubes de gouaches-azurs, 1968 Jean Bernard contemporaine, que plaquer la recette Bilbao ou Metz à Marseille serait une ineptie pour une excellente raison : la cité phocéenne possède deux musées, le [mac] et un autre éclaté dans la ville, porté par des initiatives singulières, professionnalisées mais non normalisatrices, par lesquelles sont passés des artistes confirmés. Une dynamique spécifique dont on doit tenir compte pour l’avenir.C.L. Court circuit Quartier Longchamp-Belle de Mai : Wilson Trouvé présente trois œuvres à la galerie Porte-Avion dont une réalisée in situ (Black canvas), fruit de d’une « recherche de l’épure avec une économie de moyens ». Par choix, non par défaut. Avec Reflecting girl et Baroque broken lines, l’ensemble, d’une belle ampleur, résulte de sa volonté de s’épancher « au-delà des genres convenus de la peinture et de la sculpture ». Rue Consolat, au Buy-Sellf Art club, YannGéraud introduit sa pièce monumentale White Spirit/Peinture noire par ce texte prononcé par les esclaves au moment de leur conversion au catholicisme : « Oui Maintenance permanente White Spirit/Peinture noire, YannGeraud, Buy-Sellf Art Club 2010 X-D.R de toua toutes mes forces je renonce ». Puis invite à circuler entre E 1 sculpture grillagée et 4 peintures sur bois qui font écho à la circulation de la pensée, à l’affrontement entre White et Black, à la domination de la matière sur la pensée. En résonance avec sa performance-lecture poétique et sonore, Anne Karwala installe à la Galerie Où sa Vitrine poésie Part(s) & qui donne à lire au passant, dans un entrelacs de graphes et de surimpressions, l’accroche INDIFFÉRENCE CERTAINE en lettres majuscules. Seule la galerie Smp a fait le choix de l’accrochage collectif avec 10 artistes dans Son Filetage mord dans la matière et sa tête tient l’assemblage #2. Et voilà le travail. Un titre chausse-trappe pour s’interroger sur « le bricolage dans l’art, une résurgence de la culture ouvrière ? » et développer discours théoriques et approches ludiques du bricolage. M.G.-G. Le Printemps de l’art contemporain, Marseille www.marseilleexpos.com villa Air-Bel à Marseille est le refuge de nombre de surréalistes lors de la seconde guerre mondiale ; et montrer comment les créations majeures (Klein) s’inscrivent dans les avant-gardes… Le choix est ample, mais le propos patrimonial est sans surprise. En situant notre attente entre un passé mémorable et un lendemain qui devrait chanter en 2013, exiget-on trop des Musées de Marseille ? L’exposition de rentrée célèbrera le centenaire de la naissance de l’écrivain et poète surréaliste Jacques Hérold. Son ouverture coïncidera avec la date de naissance de l’artiste le 10 octobre 1910. Argument, espérons-le, de bel augure ! CLAUDE LORIN Picasso, Dubuffet, César… Musée Cantini, Marseille 04 91 54 77 75 www.marseille.fr
MUSÉE D’ART TOULON LES ARTS ÉPHÉMÈRES ARTS VISUELS 75 Fascinations d’Orient Un an après sa réouverture, suite à des travaux de ravalement des façades et des sculptures de la galerie vitrée, le Musée d’art de Toulon poursuit la valorisation de sa collection d’art moderne et contemporain L’Algérie et l’Egypte, Vincent Courdouan et ses contemporains provençaux est le deuxième rendez-vous du Musée d’art de Toulon avec sa collection, après Paysage vidéo qui inaugurait ses habits neufs. Selon un principe simple : faire dialoguer ses œuvres avec les prêts de fonds privés et publics. Du coup Courdouan n’est plus seul (le musée lui avait consacré une rétrospective de premier plan en 2000), mais accompagné d’artistes fascinés par l’Orient. Notamment Félix Ziem son contemporain qui, comme lui, a effectué deux voyages, l’un en Algérie l’autre en Égypte, à quelques années d’intervalle. « Des artistes si proches et si différents qu’il était intéressant justement de rapprocher » explique Brigitte Gaillard, Conservatrice du Musée d’art. À l’heure où l’on fête le bicentenaire de sa naissance à Toulon, le Musée a choisi de valoriser ses talents de paysagiste tout en montrant sa différence avec l’École de Marseille. Car entre ses dessins et pastels datés du jour de ses voyages, et ses huiles réalisées postérieurement en atelier, son approche de l’Orient diffère : l’une vécue, en prise directe ; l’autre rêvée, imaginaire, voire En pleine lumière Au cœur du Parc de Maison Blanche (Marseille 9 e), le festival Les Arts éphémères rassemble les propositions plastiques issues des Ateliers publics de l’ESBAM et les œuvres des artistes sélectionnés* par Thierry Ollat, directeur adjoint du [Mac]. Un dialogue vivifiant qui offre une plus grande visibilité à la pratique amateur - 600 personnes inscrites en 2010 - et une vitrine originale à la création contemporaine marseillaise. D’autant que toutes ces œuvres ont pour socle commun la thématique « Les parts de l’ombre : matérialités et fictions ». À l’heure des derniers préparatifs, les ateliers sont une ruche bourdonnante où chacun s’affaire à passer de la maquette à la réalisation grandeur nature ! Sur 11 ateliers disséminés dans la ville, 7 participent au festival sous la houlette des artistes-enseignants : Pierre-Louis Albert, Pierre Archita, Bernard Briançon, Françoise Buadas, Pierre Chanoine, Christiane Parodi et Gilles Traquini. Si leur approche pédagogique repose sur la pratique artistique et la sensibilisation esthétique, chacun développe son univers, apporte sa propre couleur, initie à des techniques différentes selon une méthodologie personnelle. De cette diversité naissent au bout du compte, et l’exposition en est un révélateur, autant de propositions artistiques que de stagiaires (adultes, Oeuvre de Marianne Petit, Atelier public La Sauvagère X-D.R fantasmée… L’exposition invite ainsi à des allers et retours : d’un tableau à un dessin de Courdouan qui représente parfois la même scène (Le canal Mahamoudieh à Alexandrie, entre autres) ; et d’un artiste à l’autre autour d’un même sujet, comme La Caravane vue par Huguet qui opte pour une palette chromatique vive tandis que Lauret privilégie un camaïeu gris-beige. Une démarche qui démultiplie les angles de vue sur les canons du 19 e siècle, les thèmes en vogue (petits métiers, fantasia, marchés, felouques, mosquées), les variations subtiles des techniques (huiles sur toile, sur bois, sur papier). Et, surtout, révèle une vision sublimée de l’Orient par les artistes occidentaux de cette époque. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI enfants, déficients visuels et étudiants en cours préparatoire au concours d’entrée en école d’art). C’est dire si Les Arts éphémères sont une formidable émulation auprès des participants qui Vincent Courdouan, Le canal Mahamoudieh, collection Musée d'art de Toulon X-D.R L’Algérie et l’Egypte, Vincent Courdouan et ses contemporains provençaux jusqu’au 27 juin Musée d’art, Toulon 04 94 36 81 07 Le Musée d’art lance un avis de recherche aux collectionneurs en vue d’une exposition consacrée à François Nardi (1861-1936) en mars 2011… redoublent d’énergie et de motivation pour finaliser leurs projets. Mais au-delà, remarque Christiane Parodi qui encadre les ateliers La Sauvagère et cours Lieutaud, « le travail en atelier allie plaisir et rigueur, crée du lien social, de la convivialité et un vrai sens du partage entre des hommes et des femmes de tous âges et de toutes conditions ». Sur le site de Maison Blanche, installations, livres-objets, peintures sur bâches, performances et sculptures se révèleront au public à la lumière d’une manifestation qui interroge, plus largement, la part de l’ombre dans l’art. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI (*) Boris Chouvellon, Gilles Desplanques, Olivier Grossetête, Caroline le Méhauté, Aymeric Louis, Yazid Oulab, Laurent Perbos, Géraldine Py & Roberto Verde, Solange Triger, Lionel Scoccimaro, SandroDella Noce. Les Arts éphémères du 20 mai au 9 juin 04 91 14 63 26 Ateliers publics de l’ESBAM 04 91 82 83 11 www.esbam.fr



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