Zibeline n°30 juin 2010
Zibeline n°30 juin 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°30 de juin 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,4 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... la culture en danger.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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70 CINÉMA LES RENDEZ-VOUS D’ANNIE CANNES Jusqu’au 1er juin l’Institut de l’Image à Aix rend hommage à Éric Rohmer, rédacteur en chef des Cahiers du cinéma, et fondateur avec Barbet Schroeder des Films du Losange, l’un des piliers de la Nouvelle vague même si son ton, plus littéraire, d’un naturel un peu faux et si juste, sentimental toujours, était sensiblement différent de ceux de Chabrol, Truffaut et Godard. Huit de la trentaine de longs métrages qu’il a réalisés seront présentés : trois des six Contes Moraux, La Collectionneuse, Le Genou de Claire, Ma Nuit chez Maud ; quatre des six Comédies et Proverbes, La Femme de l’aviateur, Pauline à la plage, Les Nuits de la pleine lune, Le Rayon vert ainsi que Perceval le Gallois, d’après l’œuvre de Chrétien de Troyes. Le 25 mai à 18h30, Charles Tesson, critique de cinéma, fera une conférence sur l’œuvre du cinéaste récemment disparu. Institut de l’Image, Aix 04 42 26 81 82 www.institut-image.org > > Le genou de Claire d'Eric Rohmer Les mardis de la Cinémathèque proposent le 25 mai Top Hat de Mark Sandrich, une des comédies musicales signées RKO, quatrième et délicieuse collaboration du couple Fred Astaire et Ginger Rogers. Le 1er juin, ce sera Le Salaire de la peur de Clouzot, avec Yves Montand, Charles Vanel et des camions pleins de nitroglycérine sur de cahoteuses routes mexicaines… Ces séances débutent à 19 heures. La Cinémathèque de Marseille, CRDP 04 91 50 64 48 www.cinememoire.net Le salaire de la peur de Henri-Georges Clouzot Un autre Cannes b Du 21 au 25 avril, s’est tenue à Cannes la 7 e édition du Festival International du Film Panafricain : un programme alléchant avec une cinquantaine de films, des expos, des concerts… Si les films sont bien là et certains réalisateurs aussi, cette manifestation n’a pas vraiment trouvé son public. Le samedi soir, après la projection du film de Frances-Anne Solomon, A Winter Tale, qui aborde les problèmes de la drogue et de la violence dans la communauté de Parkdale à Toronto, les deux chanteurs de Manbouss ont mis beaucoup d’énergie pour animer la salle du Miramar, remplie au tiers. Il est vrai que les projections des films se font en DVD, avec les risques que Du 26 au 30 mai se tiendra à La Ciotat le Festival du Premier Film, destiné à faire connaître les tout premiers films de jeunes cinéastes. Au programme de cette 29 e édition, 9 longs métrages en compétition pour le Lumière d’Or, attribué par un jury présidé par la comédienne Agnès Soral, 9 courts, un hommage à Georges Lautner et une sélection du film du patrimoine, restaurés. De nombreux invités, réalisateurs, dont Georges Lautner, acteurs, producteurs, seront présents dans le berceau du cinéma. Association La Ciotat Berceau du Cinéma 04 42 71 61 70 www.berceau-cinema.com Le 27 mai à 20h, l’association Cinépage propose, au cinéma Le Prado, Bug, réalisé en 2006 par William Friedkin : Agnès vit seule dans un motel désert. Elle est hantée par le souvenir de son enfant kidnappé et redoute la visite de son ex-mari, un homme violent récemment sorti de prison. Agnès s’attache peu à peu à un vagabond excentrique, Peter. Leur relation tourne au cauchemar lorsqu’ils découvrent de mystérieux insectes capables de s’introduire sous la peau. Cinépage 04 91 85 07 17 www.cinepage.com Le 27 mai à 20h30, dans le cadre de la rencontre littéraire Gao Xingjian, dix ans de création après le prix Nobel organisée par Les Écritures Croisées, l’Institut de l’Image propose la projection de La Neige en août, (sous-titres anglais), une épopée lyrique en deux actes, dont les livret, mise en scène et décors sont de Gao Xingjian. Celui-ci présentera le film. Un écrivain, indifférent aux turbulences du monde, voudrait entendre une chanson, La Neige en août, chantée par une belle femme, le double plein de sensualité de la nonne Trésor Infini chez qui Huineng est venu livrer du bois et auprès de qui il s’initie au bouddhisme… Institut de l’Image, Aix 04 42 26 81 82 www.institut-image.org Le 3 juin à 18h30 au cinéma Le Mélies, en collaboration avec le Réseau Santé Ouest Étang de Berre et l’Équipe de Prévention en Santé Mentale duC.H. de Martigues, aura lieu une projection-débat : Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés de Marc-Antoine Roudil et Sophie Bruneau, un documentaire qui dénonce magistralement les souffrances endurées au travail. Cinemelies, Port-de-Bouc 04 42 06 54 45 www.cinemeliesportdebouc.com > Le 2 juin à 17h, au théâtre de la Minoterie, à Marseille, le club Cinétilt propose Cour(t)s-y-vite !, deux programmes de courts métrages sélectionnés par une douzaine d’enfants de l’école La Major- Cathédrale, Alexandra, Anaïs, Angelina, Assad, Asmata, Faïnou, Haïtem, Hafoussoiti, Halima, Melvin, Myrième, Tatiana et Younès, qui ont visionné, tous les mardis soirs, pendant six mois, une cinquantaine de films. Ils proposent ici leurs préférés. Association Tilt 04 91 91 07 99 http://cinetilt.blogspot.com Bug de William Friedkin Anthony Friedkin Partant du constat que le plus souvent, aujourd’hui, on voit les grands classiques sur des écrans télé ou des ordinateurs, Télérama associé à l’Association française des Cinémas d’Art et d’Essai, l’Agence pour le Développement Régional du Cinéma et l’Association des Distributeurs de Films du Patrimoine propose le festival Les Éternels de Télérama. Du 2 au 8 juin, l’Institut de l’Image présente 5 films parmi les 25 : Les Vacances de Monsieur Hulot de Jacques Tati ; L’Invasion des profanateurs de sépulture de Don Siegel ; Le Fanfaron de Dino Risi ; La Vie privée de Sherlock Holmes de Billy Wilder et Soldat bleu de Ralph Nelson. Institut de l’Image, Aix 04 42 26 81 82 www.institut-image.org Du 16 au 22 juin se tiendra la onzième édition de Regards sur le cinéma israélien au cinéma Variétés à Marseille. Films, rencontres avec des réalisateurs invités et une soirée de musique à La Mesón. 04 91 53 40 46 www.judaicine.fr cela comporte, et que les horaires ne sont pas toujours respectés. Heureusement, la convivialité du Président, Eitel Basile Ngangue Ebelle, et de ses collaborateurs de l’Association Nord-Sud Développement est communicative, et fait oublier ces disfonctionnements. Le Jury présidé par l’écrivaine Léonora Miano a récompensé Finding Lenny de Neal Sundstrom, Harlem à Montmartre de Dante J. James pour les longs métrages, Door to Door d’Ida Akesson pour les courts. Il a attribué le « Dikalo de la paix » à Balles et Armes à Feu de Francesco Cafua. A.G.
PORTRAIT D’A. CORNU FESTIVAL REFLETS CINÉMA 71 Des films d’aujourd’hui pour penser demain C’est avec conviction que Michèle Philibert a ouvert le festival Reflets, le 5 mai, au Cinéma Variétés, devant une salle comble, remerciant tous ses partenaires grâce auxquels le festival, qui n’a pu se tenir en 2009, a pu repartir d’un bon pied cette année. Et le public s’est embarqué dans une belle Alfa Roméo, rouge, pour un voyage d’Italie au Maroc avec Shakira, un travesti, couturier qui part aider Zina à se « recoudre » une virginité. Corazones de Mujer de Kiff Koosof aborde des sujets encore tabous dans certains pays : mariage arrangé, virginité obligatoire, travestisme, homosexualité ; l’image gagnerait parfois à être plus sobre, mais l’histoire est tantôt touchante tantôt drôle et les comédiens jouent juste, surtout Aziz Ahmeri. Le lendemain, le voyage s’est poursuivi à Londres dans le sillage de Greek Pete, un « escort boy » séducteur et ambitieux, qui rêve d’une nomination aux « World Escort Awards » de Los Angeles. Andrew Haigh a su approcher avec sensibilité et lucidité ces garçons qui ont trouvé ce « métier » pour se sortir de leur milieu. Puis la salle, en très grande partie masculine, a laissé place à un public essentiellement féminin pour la comédie de Jamie Babbit. The Itty Bitty Titty Committee raconte les péripéties d’un groupe de féministes lesbiennes, le CIA (Clits In Action), qui a décidé de mener des actions spectaculaires pour lutter contre le machisme et la société patriarcale. On se laisse porter par une musique tonique et des scènes légères, ce qui n’est pas désagréable après le film précédent. La soirée s’est terminée par une carte blanche à Bernard Latarjet, ex délégué général de la Cinémathèque française, aujourd’hui Directeur de Marseille-Provence 2013, avec la projection du Satyricon de Federico D Fellini, une adaptation de Pétrone. Comme s’il l’écrivit « la variété prévient l’ennui » ; au Variétés, avec Reflets, nul ne s’ennuie. ANNIE GAVA The Itty Bitty Titty Committee de Jamie Babbit NOM : Alexandre Cornu Profession : producteur Signes particuliers : aime écouter et accompagner Les images ? Alexandre Cornu y est tombé dedans tout petit ! Dès cinq-six ans il fréquente les plateaux, jouant dans des publicités. Plus grand, toujours très attiré par ce milieu -il s’est pourtant promis de ne pas suivre les traces de son père Jacques-Gérard-, c’est un peu par hasard qu’il se retrouve dans la production de films. Après avoir fait son service militaire à l’ECPA et avoir acquis les bases théoriques pour devenir assistant réalisateur à l’ESEC, en 1987, il fonde avec des amis, à Avignon, une société de production, Les films du tambour de soie, dont le nom vient d’une œuvre théâtrale de Mishima, avec l’envie de produire des films « hors cases ». Il est le seul à savoir taper à la machine : c’est lui qui montera les dossiers, qui aidera à la réécriture et cherchera les financements, permettant ainsi de passer de l’intention d’un film, quelques lignes sur une feuille blanche, à un vrai projet cinématographique. C’est lui. Dès lors, Alexandre réalise que c’est une grande responsabilité, un vrai travail. Il suit des stages de formation professionnelle et rencontre des producteurs, tels Jacques Bidou, un de ses « maîtres ». « Avant tout, il faut savoir écouter, ne pas prendre la place du réalisateur ; il faut l’aider à aller jusqu’au bout de son projet artistique. Il faut aussi lui permettre de trouver l’argent, donc être un fin stratège auprès des chaînes de télé, par exemple, sans que le film y perde son âme ! » Si une chaîne prend le projet, on a 90% de chances d’obtenir l’aide à l’écriture ou au développement, ce qui permet à l’auteur de continuer à travailler, de commencer les repérages. Alexandre Cornu X-D.R « Je suis le porte-voix : je peux dire en quatre phrases ce qu’est le film. Le réalisateur qui, souvent, n’a pas assez de distance, peut être long, voire confus. » Ce travail est un vrai travail d’équipe, et quand ça marche, c’est sur du long terme : Alexandre Cornu a travaillé plusieurs années avec Jean- Paul Fargier ou Alain Bergala. Il vient de produire le troisième film de Lise Gabelier. Si d’abord il a produit des courts métrages de fiction, très vite il leur a préféré le documentaire. En 1993, à Marseille, associé à Dominique Gibrail, il a développé une ligne dirigée vers le film sur l’Art, en partenariat avec les Musées nationaux. Aujourd’hui, il travaille en collaboration avec Muriel Sorbo. Pour la chaine Voyage, dans la série des Villes Mythiques, il a produit Alger et Palerme ; en projet, Istanbul, Katmandou et Djibouti. Le long métrage d’une réalisatrice qui vient du documentaire et va traiter en fiction un sujet personnel qu’elle avait abordé dans son premier court, il y a dix ans, est aussi en préparation. Des projets dont il parle avec passion. « Le film dont je suis le plus fier ? Le prochain, bien sûr ! » ANNIE GAVA



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