Zibeline n°30 juin 2010
Zibeline n°30 juin 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°30 de juin 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,4 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... la culture en danger.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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64 rat*, 1 LIVRES\c/cultuel. Nobel âme Pour la première édition de la manifestation nationale À vous de lire initiée par le ministère de la culture, les Écritures Croisées invitent le romancier, dramaturge, metteur en scène et peintre Chinois Gao Xingjian, qui reçut le Prix Nobel de littérature en 2000 « pour une œuvre de portée universelle, marquée d’une amère prise de conscience et d’une ingéniosité langagière, qui a ouvert des voies nouvelles à l’art du roman et du théâtre chinois. » L’artiste, déjà invité en 1995 lors de la parution de son roman La Montagne de l’Âme (éditions de l’Aube, 1999), revient présenter le travail de création entrepris depuis l’attribution du Nobel et évoquer ses projets futurs, que ce soit en littérature, peinture ou cinéma. La Montagne de l’Âme sera le fil rouge qui rythmera les quatre jours durant lesquels se dérouleront les lectures publiques dans différents lieux de la ville, librairies, galeries, bibliothèques... À noter le temps fort programmé le mercredi 26 mai, à 18h à RENCONTRES LITTÉRAIRES Musée Würth France Erstein JoséDa Cruz la Cité du Livre, avec la rencontre prévue entre Gao Xingjiang, Noël Dutrait, professeur de langue et littérature chinoises à l’Université de Provence et Guy Astic, directeur des éditions Rouge Profond et enseignant de lettres modernes et de cinéma au lycée Paul Cézanne d’Aix, et la projection, le même soir, de La Neige en août, épopée lyrique créée à Taipei en 2002 d’après un livret, une mise en scène et des décors de Gao Xingjiang. DO.M. À vous de lire Du 25 au 29 mai Les Écritures Croisées, Aix 04 42 26 16 85 www.citedulivre-aix.com Vivre ensemble Grosse affluence au Portail Coucou, à Salon, où avait lieu la clôture de la 5 e édition de Lire Ensemble le 30 avril. La manifestation prenait fin après quinze jours de spectacles en tous genres (théâtre, lectures, ateliers, balades littéraires…) sur le thème du voyage en Méditerranée. Des résidences d’auteurs se sont déroulées en amont de cette quinzaine, en février et mars, avec les auteurs Régine Detambel et Patrice Favaro, et les illustratrices Françoise Malaval et Ursi Schmidt, et de nombreux ateliers y furent menés, avec à la clé créations de carnets de voyage, illustrés ou pas, en accordéon, avec peu ou beaucoup de mots… Le rendu de ces ateliers étaient visible un peu partout ce soir-là, exposés et consultables par tous, tandis que les o auteurs et les apprentis auteurs étaient présents pour en parler. Moments chaleureux où chacun put donner son ressenti, raconter sa « grande aventure », ou, comme pour Régine Detambel, dire l’aide « à mettre en voix une parole qui a du mal à se dire… » et ce que cela représente. Certains élus présents prirent aussi la parole, et notamment Georges Virlogeux, Viceprésident d’Agglopole Provence, délégué à la culture et Maire de Lançon, pour qui « la culture permet, entre autres, d’intégrer un territoire et d’apprendre à se connaître », ce qui rend Lire Ensemble si pertinent. Aussi conclut-il, emballé par le succès de cette quinzaine, « Il faut continuer ! ». Personne n’en doute, d’autant que le tournant pris cette année laisse présager d’un futur riche de rencontres et de productions littéraires ! À noter que cette production sera rassemblée sous forme d’Actes qui se trouveront dans les bibliothèques du territoire, et que les nouvelles primées sont consultables dès à présent sur le site d’Agglopole Provence (www.agglopole-provence.fr). DOMINIQUE MARÇON Lire Ensemble s’est déroulée du 16 au 30 avril sur le territoire d’Agglopole Provence Ces dames en noir Pia Petersen Jean-Jacques Le Berre Quatre femmes de la région. Quatre auteures de polar, mais pas seulement, accueillies, à l’initiative de l’Écrit du Sud et de Bruno Richard, pour une table ronde animée par Patrick Coulomb. Quand le roman s’habille de noir, joli titre pour cette rencontre avec Annie Barrière, Joëlle Gardes, Sylvie Cohen et Pia Petersen, qui a été l’occasion d’interroger le genre et les frontières, souvent poreuses, qui délimitent les littératures « noire » et « blanche », comme on les nomme en référence aux célèbres collections des éditions Gallimard. De fait, les quatre invitées ne voudraient sous aucun prétexte être enfermées dans un cadre strict. L’une, Pia Petersen, écrit des romans très noirs édités dans une collection blanche. L’autre, Sylvie Cohen, publie des « mélos déjantés ». Annie Barrière, entrée dans le narratif par le polar, est en train d’écrire un roman tout court. Quant à Joëlle Gardes, linguiste, grammairienne, longtemps directrice de la fondation Saint John Perse, elle s’essaie depuis peu au policier ; avec un tel bonheur qu’elle est en train de finir son 2 e ouvrage du genre. Quatre façons de flirter avec le noir. Mais pour toutes, la conviction que ce genre mésestimé offre des territoires féconds à l’imagination, et qu’il permet, par la confrontation avec le mal, de poser les questions cruciales. FRED ROBERT Cette rencontre a eu lieu le 30 avril à l’Espace Ecureuil À venir : Rencontre le 4 juin à la BMVR Alcazar avec Didier Daeninckx. www.lecritdusud.com À lire : Joëlle Gardes, Le Charognard, éd.du Rocher. Pia Petersen, Une livre de chair, Actes Sud. Tueuse d’Annie Barrière, BD par Damien May, aux éditions Des ronds dans l’O.
LIVRES 65 Quelques ponts transatlantiques Du 24 avril au 2 mai s’est déroulé à Cassis le 22 e Printemps du Livre, événement majeur de l’actualité littéraire de notre région qui a su, au fil des ans, attirer un public de plus en plus nombreux -l’entrée des rencontres est gratuite- et le guider vers des débats de qualité. Refusant d’être une foire aux livres de plus, et revendiquant sa volonté d’être un lieu de questionnement affirmant « la passion d’écrire telle un pont tendu entre deux rives », cette 22 e édition avait pour thème les rapports ambigus France-Amérique. Les livres La séance inaugurale, en présence de nombreuses personnalités dans la cadre féérique de l’hôtel des Roches Blanches, permettait au Président d’honneur du jury, Patrick Poivre d’Arvor, de récompenser l’essai sur Madame de Staël de l’historien Michel Winock et, à ce dernier, d’évoquer le rôle prépondérant de cette femme romantique qui tenait salon et faisait l’opinion, égérie adulée mais honnie d’un Napoléon misogyne qui la redoutait et la réduisit à l’exil. Femme, la notoriété l’a placée dans l’ombre de Chateaubriand et de Benjamin Constant, même si elle a fait découvrir aux lecteurs français les grands romantiques allemands, le Sturmund Drang, Goethe et Schiller, à travers son De l’Allemagne notamment. Les Rencontres qui devaient se dérouler à Fondation Nuit des sorcières Étonnant de reprendre un tube de Johnny pour une soirée poésie Retiens la nuit… Mais il s’agit de la nuit des sorcières, la plus longue, et puis la poésie peut aussi glisser de subtiles provocations… Le 30 avril, à Barjols, devant l’étroite vitrine du célèbre ZIP 22, une petite foule s’attroupait, attendait en bavardant la tombée du jour. Au crépuscule, une voix d’enfant Camargo ont dû être déplacées en raison des intempéries à l’Oustaou Calendal, en présence de l’équipe de la librairie Préambule. Animées avec fougue, pertinence, irrévérence parfois, par Serge Koster et Olivier Spire, elles ont été suivies par un public fervent. Au fil des débats ? La Révolution américaine revisitée avec Johnny Bel-Œil de Jérôme Charyn, histoire d’un soldat Noir et borgne pendant la guerre d’indépendance, d’un traître attachant, sorte de pendant de Fabrice del Dongo, héros d’un roman à la fois noir et burlesque où se côtoient horreur et humour dans un savant mélange des genres que n’auraient renié ni Laurence Sterne ni Shakespeare, soulignant le rôle majeur joué par les « éternels oubliés » de l’hagiographie officielle et de la « vision mythologique » des historiens de la guerre d’indépendance ; L’Amérique aux multiples facettes, celles des Femmes et des Noirs, avec Quitter le monde de Douglas Kennedy qui souligne avec bonhomie le challenge difficile que constitue pour un auteur l’adoption d’un point de vue féminin dans une œuvre ; puis Science sans frontières avec Tout le monde doit connaître cette histoire, cosigné par le professeur Jean-Claude Chermannet le journaliste Olivier Galzi. Le découvreur du virus du SIDA, spolié du Prix Nobel au profit de deux de ses « confrères », s’interrogeait avec humour sur le hasard et la nécessité qui l’ont conduit à devenir b s’écrie « ça commence ! » et la magie peu à peu s’éveille… De l’obscurité de la pièce apparaissent les ramures d’une forêt imaginaire, branches torturées aux couleurs d’arc-en-ciel, parmi lesquelles d’étranges marionnettes passent, têtes aux yeux énormes, chevelures dansantes… les sorcières hantent le paysage crée par Günter Vossiek. Pour lui, il s’agit de la forêt Installation de Günther Vossiek Charles Gros chercheur en vitro virologie -les vocations scientifiques peuvent-elles s’amplifier en fonction d’une chute en Vespa ? -, et sur les conditions octroyées en France aux chercheurs, qui conduisent à utiliser un pot-au-lait pour transporter le ganglion d’un malade qui permettra la découverte du virus. Un être peu rancunier qui continue d’affirmer que « la recherche ne saurait être qu’internationale » et persévère, sans guère d’aides officielles, dans sa recherche obstinée d’un « badge », étape essentielle pour un hypothétique vaccin. Les Arts Au Centre culturel de Cassis, un hommage cinématographique était rendu à Clint Eastwood. La musique était également de la partie avec un programme Mozart. L’Orchestre de l’Opéra de Toulon Provence Méditerranée, sous la direction impeccable du jeune chef Alexandre Piquion, commençait avec le concerto pour violon en sol majeur, interprété avec sensibilité et virtuosité par Laurence Monti, violoniste solo de l’Opéra. Le concerto pour clarinette et orchestre en la majeur, avec un Michel Portal souverain, tendait un autre pont transatlantique entre les délicatesses classiques et le jaillissement enfiévré du jazz. Et dans la Symphonie en La Majeur l’orchestre déchaînait l’assistance pour un ultime tabac ! JEAN-MATHIEU COLOMBANI du Brocken dans le massif du Harz. C’est là que se tenait le sabbat des sorcières de Faust. Lieu mythique, et doublement : comme il est situé en Allemagne de l’Est, Günter, vivant de l’autre côté du mur, ne pouvait s’y rendre. Inaccessible, la montagne restait pour lui « virtuelle et mystérieuse ». Le montage musical de Heiner Rath et Michel Baré accordait un caractère surréaliste à cette performance. Les visages des spectateurs se reflétaient dans les vitres, participaient aussi de cette création, animée par ce jeu mouvant de miroirs. Une version psychédélique de la forêt de nos inconscients, Brocéliande et Merlin ne sont pas loin… Une lecture de poème suivait, avec, bien sûr, entre autres poèmes, l’évocation de la Nuit de Walpurgis de Verlaine, du Roi des Aulnes de Goethe… Le troisième mouvement de la soirée s’articulait autour du concours de balais, présentation enjouée, pleine de fantaisie, d’originalité, d’ingéniosité. Comment choisir entre le « balai-niversaire », le balai qui fait tomber les murs, le balai de celles qui furent brûlées parce qu’elles ne balayaient pas avec, le balai danseur, le balais timide ? Esprit bon enfant, plaisir de partager les mots… Autre facette de l’édition poétique affirme Éric Blanco, le directeur de la Zip et des éditions Plaine Page. La performance sur scène participe de la publication. Qui a dit que la poésie moisissait dans les antres perdus des bibliothèques ? En voici un magistral et vivifiant contre exemple ! Succès : Retiens la nuit... a été repris le 14 mai. MARYVONNE COLOMBANI



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