Zibeline n°30 juin 2010
Zibeline n°30 juin 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°30 de juin 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,4 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... la culture en danger.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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40 MUSIQUE CHANSON MÉTAL I Jeu de Massacre Le 21 avril, The Brian Jonestown Massacre investissait le Cabaret Aléatoire, entraînant les amateurs de rock teinté de références ironicodécalées au cœur de l’univers directif du groupe californien o Renan et Benoît En ce 29 avril au Dock des Sud, Renan Luce et Benoît Dorémus ont fait chanter Marseille Ne lui dites plus que son style musical rappelle étrangement celui de Renaud, Benoît Dorémus l’a trop entendu. À l’occasion de la sortie de son second album en mai 2010 : 2020 (Capitol/EMI), le chanteur débarque fraîchement pour, en une trentaine de concerts, assurer la première partie de Renan Luce. Autre jeune et remarqué artiste français actuel, ses chansons sont néanmoins plus légères que son compagnon de soirée. Au Dock ses textes s’enchaînent sur une musicalité tantôt pop, tantôt plus douce, devant un parterre de fans avertis de tous âges, et notamment de très jeunes auditeurs venus en nombre pour le très médiatisé Renan Luce, mais tout heureux de découvrir cette très bonne première partie. Benoît Dorémus enchante : Bilan carbone, T’as la loose ou encore Deux pieds dedans racontent un peu l’histoire de chacun d’entre nous. Une guitare, une voix, des questions plus ou moins graves sur fond de refrain joyeux : telle est la signature du nouveau venu. Un album qui se laisse écouter, en attendant sa tournée (à lui tout seul) qui débutera à l’automne 2010. Pour la suite, je vous laisse deviner l’aura que dégage désormais l’artiste phare de cette soirée et la ferveur qui accompagne chacun des titres du nouveau chanteur à la mode, applaudi comme il se doit par une foule dense et bon enfant. SONIA ISOLETTA Renan Luce Jean-Baptiste Mondino Quand Anton Newcombe monte sur scène et entame une tournée, il joue pour ses fans et uniquement pour eux. Il n’est pas question de séduire les curieux, venus nombreux au Cabaret Aléatoire constater que le nouvel album n’est même pas en promotion. Les Brian Jonestown Massacre investissent donc la scène de la Friche et ne font pas The Brian Jonestown Massacre X-D.R. La Fare en Feu ! dans la demi-mesure : pas moins de 8 musiciens, organisés autour de la mascotte au tambourin Joel Gion dont l’endurance de l’avant bras est à reconnaître et saluer. S’ensuivent deux heures d’un concert rigoureux où les morceaux s’enchainent -dans un relatif brouhaha acoustique parfois, à distance d’un public partagé entre la ferveur des fans et le retrait mesuré des simples amateurs. Le jeu de scène, réduit à sa plus simple expression, rappelle que les musiciens du BJM ne sont là que pour jouer. Qu’on se le dise ! Anton Newcombe, excentré et de profil, n’a de regards que pour son groupe qui, lui, concède un frontal stoïque à la fosse scandant compulsivement le nom adulé du leader intouchable. À défaut d’un « merci », il répond par le choix de ses morceaux, anciens, populaires et attendus pour la plupart. Il n’en reste pas moins que le concert alterne ambiances planantes d’un rock psychédélique travaillé et élans pop californiens sentant plus clairement le Frisco originel. Le groupe terminera son concert comme un devoir bien fait, sans un merci pour l’auditoire, lequel aura su se contenter du cadeau de ces deux heures rares. Demandait-on autre chose ? PASCALE FRANCHI o Dans ce petit village provençal a eu lieu le 30 avril un concert métal éclectique Black BombA Toon Avec une moyenne d’âge avoisinant les quinze ans et les tee-shirts Spliknot ou Linkin Park, la relève est là, nombreuse, devant la Maison des Jeunes de La Fare les Oliviers. Cloneshop et Jackface, qui avaient pour tâche de chauffer la salle, ont rempli leur rôle, certes sans réinventer le métal, mais correctement. Le temps d’évacuer tout le monde, d’aérer, et l’Esprit du Clan s’installe pour une ambiance hard-core/metal, avec un groupe réputé pour ses shows très « in-your-face » et sa proximité avec le public. Il manque un des chanteurs ce soir, mais celui restant ne va pas faire pâle figure, mêlant jeu de scène hxc, discours très « unity-bon esprit » et voix bien « tough ». Côté musique ça envoie, mélangeant le métal, le hxc et quelques rythmiques hip-hop. C’est enfin aux Black BombA de lancer les hostilités et c’est pour eux que la foule se masse et que les mains se lèvent... et c’est parti pour une heure de folie pure ! Comme à leur habitude, les BBA desservent un show à l’énergie communicative qui sent la sueur, le rock’n’roll, la bonne humeur et le chaos. Le groupe alterne les tubes du nouvel album et certains titres datant de la première heure, sans oublier le très apprécié Oh Marry que le public entonne en chœur ! Même les metaleux old-school se laissent prendre par la rafale BBA, se demandant encore comment les chanteurs tiennent avec une telle décharge d’énergie sans jamais faiblir vocalement ! C’est pro et péchu, le duo de choc établit le contact entre scène et fosse avec une facilité déconcertante. Les musiciens ne sont pas en retrait pour autant, alternant avec autant de hargne que d’aisance riffs bien lourds et moments plus punk’n’roll et sautillants. Le set se termine avec l’excellent Tales from the Oldschool, et la fosse déchaînée achève en ovations ce qui lui restait de vertèbres et de voix. HUDGARD
Be and Hard Fabien Mary est un trompettiste normand qui vient de fêter ses 32 ans. Il est récompensé par un Django d’Or Jeune Talent en 2003 et devient Révélation instrumentale lors du Festival de jazz à Juan-les-Pins en 2004. Depuis il vit et travaille à New York… La formation pour ce concert est le 4tet composé de Mourad Benhammou à la batterie, Samuel Hubert à la contrebasse et Hugo Lippi à la guitare. Le rythme est enlevé, à la façon des premiers bopeurs, Charlie Parker ou Dizzy Gillespie. Les longues phrases rapides à la trompette sont ponctuées de pauses attendues, pour laisser respirer la musique, le souffleur, mais aussi le public, sollicité à une écoute attentive. La guitare inventive fait défiler de fr SP ! - constants changements harmoniques, plaquant des accords à la clausule des grilles. La contrebasse est précise, Entre deux mondes Marjolaine Reymond Gérard Tissier Ballade d’un exilé Le Cri du Port donne décidément à entendre des musiciens français qui sont partis à la Mecque du jazz. Le quartet de Jérôme Sabbagh (saxophones soprano et ténor) est assurément New-Yorkais et composé de musiciens au beau pedigree. On retrouve Joe Martin à la contrebasse, le même qui a participé au dernier CD de Raphael Imbert NY Project, Jochen Rueckert à la batterie et un guitariste très recherché, Ben Monder. La musique de Jerôme Sabbagh est originale, d’une profusion de sources telles que la pop music, la musique araboandalouse, et aussi le jazz sous toutes ses formes. Electric Song est une ballade à la couleur très rock, guitare et saxophone saturés. L’univers improbable et féerique de Contine donne l’impression de voir un ogre géant qui se ballade dans une forêt sombre et véloce, explorant la totalité de sa tessiture, tout en bas et tout en haut du manche. La batterie est là, en Marjolaine Reymond est une chanteuse au parcours musical complexe, passée par Berio, Kagel, Stockhausen, Messiaen ou Cage. Sa musique est le fruit de ce rapport entre le répertoire contemporain et l’improvisation que permet le jazz. Des textes, en anglais, sont dits ou chantés, poèmes d’Alfred Lord Tennyson, Thomas Lodge ou Emily Dickinson. Deux micros nourrissent le son, et elle s’est entourée pour ce concert d’une section rythmique batteriecontrebasse (YannJoussein et Xuan Lindenmeyer). Tous deux, très à l’écoute, savent rester discrets au besoin lors de séquences vocales improvisées allant de la transe hypnotique vers d’autres climats très changeants, entre paroxysme et apaisement. L’apport du vibraphone, ici instrument central, joué par David Patrois, contribue à la création d’atmosphères oniriques. Les titres des pièces sont évocateurs : Les Cupidons Glacés, Vénus Transfert, Carnaval des Elfes. Une soirée singulière donc pour le public du Moulin à Jazz qui a fait preuve, comme à son habitude, d’une grande qualité d’écoute. DAN WARZY Circonvolutions de l’Ecuyère a eu lieu le 8 mai à Vitrolles CD’s : Chronos in USA Kapitaine Phoenix Collectif, 2008 Eternal Sequence, Kapitaine Phoenix Collectif, 2005 www.marjolainereymond.com profonde (son de cathédrale du saxo, batterie frappée avec de grosses boules et accords de guitare à l’envers). Les lignes mélodiques sont simples et riches à la fois. La liberté d’improvisation est accordée à chacun des musiciens. Un bon concert qui gagne en complicité. Les décalages horaires de voyages transatlantiques doivent y être pour quelque chose ! D.W. Cds One Two-Three Bee Jazz 2008/Pogo-Bee Jazz-Sunnyside 2003/North Fresh Sound New Talent 2004. Ce concert a eu lieu le 6 mai 2010 au Cri du Port à Marseille Fabien Mary Armel Bour JAZZ MUSIQUE 41 puissance et finesse, encourageant chaque musicien de petits cris, imprimant une cohésion brillante et une écoute manifeste. Kenny Dorham, Benny Golson, Cole Porter, Thad Jones, Oscar Pettiford sont magnifiés, entièrement revisités mais avec une adulation extrême. Alors be-bop, hardbop qu’importe ! C’est l’histoire du jazz qui s’enrichit ! DAN WARZY Les elfes aux bois CD en 2003 Twilight/en 2005 Chess/Four and Four en 2008 - Label Elabeth www.elabeth.com www.fabienmary.com Ce concert a eu lieu au Cri du Port le 29 avril 2010 L’église de Simiane Collongue se bat pour rassembler les fonds nécessaires à la réfection des ses orgues. Le concert du 25 avril était donné dans ce cadre généreux. Un ensemble remarquable par sa composition proposait un florilège de suites irlandaises, de tangos et de morceaux plus classiques (Fauré, Bach, Satie). L’originalité de l’orchestre : trente clarinettes… oui, trente ! Toutes les tailles de cet instrument sont représentées. Le nom de cette formation atypique, L’arbre D’ébène, reprend une symbolique expliquée par la responsable du groupe, les basses, comme les racines, l’harmonie pour le tronc, les branches, en contre-chant, le feuillage, la mélodie… Étrangement, le son perçu varie selon les univers abordés, cornemuse, accordéon… Le passage des tangos est particulièrement réussi, saveur d’un bal populaire sous les voûtes sonores de l’église qui a connu le rythme entraînant des suites irlandaises. Le chef d’orchestre, Christian Richard, dirige avec passion, rattrape les parties… On a le plaisir de la découverte de ses propres compositions, qui ont le charme de l’atmosphère de Michel Legrand… Le Trio Zelf lui prête alors ses voix. Ce groupe dynamique, composé de trois jeunes femmes, interprète avec humour une série de chants, qui vont du Poinçonneur des Lilas au Poulailler song, mettant en valeur un joli tempo jazzy dans lequel les trois complices excellent. Elles arrivent avec une inébranlable bonne humeur à surmonter les problèmes liés aux câbles et à l’espace qui brouille les harmoniques. Une après-midi musicale bien agréable, dont on retiendra l’enthousiasme et la fraîcheur. MARYVONNE COLOMBANI



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