Zibeline n°30 juin 2010
Zibeline n°30 juin 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°30 de juin 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,4 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... la culture en danger.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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34 MUSIQUE MUSIQUE DE CHAMBRE Du lyrisme à la joie L’ensemble vocal Musicatreize poursuit son cycle de concerts dans l’auditorium de la bibliothèque départementale Temps et espace habitent ce programme : temps de la mort en valeurs longues, temps de la fête en rythmes incisifs. Un voyage acoustique aux dispositions pertinentes : Trois Etudes hongroises de Ligeti, Quatre chants populaires hongrois de Bartok, Madrigalkomödien de Peter Eötvös et les Eight sacred and profane lyrics songs de Britten. Le lyrisme de Britten impose de grands intervalles, des entrées par paliers en appels douloureux, en crescendos saisissants. Les fins de phrases pianissimi de la Prière à la Vierge sont magiques, et dans Si je connais l’amour le solo de Kaoli Isshiki au chromatisme chaloupé plane sur les nappes du chœur aux attaques parfaites. La direction de Roland Hayrabedian, expressive, entraîne ici un bel engagement. Les Études de Ligeti sont plus agressives dans leurs polyrythmies, et les chants populaires de Bartok se révèlent d’une grande difficulté : ambitus large, métrique des Balkans, textes sombres sur le prisonnier, la fuite, dissonances acerbes. Plus ludiques, les Comédies madrigalesques d’Eötvös : Insetti Galanti (Insectes galants), que Gesualdo utilisa dans ses Madrigaux, évoque des ébats de moustiques, regorge de jeux vocaux, fait un clin d’œil à l’opéra, et donne lieu à une merveilleuse alchimie des timbres : le chef devient cocasse et l’ensemble vocal semble enfin relâché ! Le Madrigal du mariage, d’une folle théâtralité, évoque la joie de vivre au moment des photos, occasion d’ironiques arrêts sur images. Une musique sculptée La belle salle de l’Oustau Calendal de Cassis, située idéalement sur la jetée qui sépare le port de la mer, accueillait ce soir-là, le 27 avril, pour la fin de la saison, un concert tout d’harmonie et de passion. Dana Ciocarlie au piano et Sébastien Van Kuijk au violoncelle (un superbe instrument de François Fendt, fin XVIII e) ont offert à un public averti une exécution virtuose et inspirée d’œuvres de Mendelssohn et de Schumann, dont l’anniversaire est occulté par celui de Chopin cette année… Une complicité de huit années était rendue sensible par le jeu des deux artistes. Si les variations concertantes de Mendelssohn mettaient en valeur la virtuosité des deux instrumentistes, et Romance sans paroles la fluidité du clavier, la 2 e sonate en ré majeur (op 58) soulignait l’ampleur du jeu arpégé du piano, la souplesse et le lyrisme jusque dans les pizzicati du violoncelle. Les passages de Schumann, Märchenbilder, Quatre Phantasiestücke (op. 12 et op. 78), sont à la fois brillants et sensibles dans une esthétique de la surprise sans cesse renouvelée. Le sublime ici devient évidence tangible. Le public demande rappels sur rappels et les artistes accordent le bonheur de la Romance sans Paroles et la pièce inachevée Albumblat de Mendelssohn. On sort de là réconciliés avec le monde, une mer tendre offre un miroir uni au beau lever de lune sur les falaises… Exceptionnel. MARYVONNE COLOMBANI Chaque voix s’amuse, se répond, dans une allégresse vocale tourbillonnante. Un moment très jubilatoire ! YVES BERGÉ Ce concert a eu lieu le 7 mai à la Bibliothèque départementale Gaston Defferre Dana Ciocarlie X-D.R. Zin’q à six Guy Vivien L’arrivée en trombe sur la scène du foyer des six musiciens (Laurent Cabaret et Julien Lucchi aux trombones, Thomas Leleu au tuba, Eric Laparra de Salgues au cornet, Denis Cartier Million à la trompette et Bernard Pereira aux percussions) et l’entonnement hâtif naturel du célèbre gospel Just a closer walk, suivi de la Danse du sabre d’Aram Khachaturian, a su donner à un public complice le ton de ce dernier concert de musique de chambre de la saison. Programme éclectique donc, quoique cantonné à des pièces tonales, interprété avec théâtralité et humour (le Duo des chats de Rossini s’avéra tout simplement délicieux, et la Danse des heures de Ponchielli vivifiante), et une musicalité indéniable. Plus à l’aise dans le folklore (espagnol ou balkanique) que dans un répertoire plus « sérieux » (l’adaptation de la Nuit sur le Mont Chauve tombait un peu à plat), la bande des Zin’q n’a cependant pas hésité à resituer les compositeurs, à remercier l’opéra de l’importance qu’il aura accordée aux cuivres cette année (en rappelant la prestation acclamée du tubiste Thomas Leleu au dernier concert symphonique) et à présenter tour à tour les membres du quintette (+1) dans la bonne humeur. Le résultat a très vite conquis le public, qui a exigé deux bis ; amusés, les musiciens ont à plusieurs reprises rejoué à la cadence finale, en la réduisant peu à peu, jusqu’à ne tonner que le dernier accord. Un joli teint cuivré pour préparer l’été ! SUSAN BEL Ce concert a eu lieu le 15 mai au Foyer de l’Opéra de Marseille
MUSIQUE 35 Caprices de Diva Quelle fantaisie déployée par Patricia Petibon et sa pianiste-complice Susan Manoff le 5 mai au théâtre du Jeu de Paume ! La soprano a le don de revisiter le format classique du récital. Une habile mise en espace, un Steinway bordé de plantes vertes, l’appui d’accessoires et de percussions mobiles servent un talent scénique horsnorme. Son personnage de poupée rouquine tragico-loufoque, pince sans rire, déclenche l’hilarité comme à d’autres instants, habitée par une émotion vraie, tire les larmes… En prime, les musiciennes font découvrir un répertoire peu connu du XX e siècle, enchaînement de mélodies françaises, ibériques ou américaines inouïes. Il faut les voir, parées d’un déguisement de cow-boy et de plumes sioux, interpréter de Vieilles chansons américaines de Copland, jouer de bruitages et d’appeaux, lunettes « tournesol » au pif, déclamer quelque Satie version Dada ! Chez Rosenthal, la chanteuse introduit, avec un naturel confondant, des Des ors dans Beethoven La villa Magalone constitue un bel écrin pour apprécier la musique de chambre. Au pied du double escalier encadrant son vaste hall, surplombé de staff et de dorures, le public a formé un ample arc de cercle autour du piano. Un instrument certes assez médiocre, mais dont Marie-France Arakélian a su tirer profit en réalisant des prouesses. Son jeu toujours clair, égal et précis a fait écho au style fin et chatoyant du violoniste YannLe Roux-Sédes. Dans la célèbre Sonate « A Kreutzer » de Beethoven, la disciple de Barbizet a dû se souvenir avec émotion du duo que formait autrefois son maître avec Aimez-vous Brahms ? Fidèle à leur tradition de qualité, les Moments Musicaux proposaient le 20 avril au public habitué des mardis de Carry un plaisant et judicieux parcours au cœur de la musique romantique allemande. Au trio en si bémol majeur, œuvre de jeunesse de Beethoven, succédaient deux pièces de Schumann, dont les 3 Fantasie stücke, une œuvre de maturité du maître, avant l’un des chefs-d’œuvre de Brahms, le trio en la mineur opus 14 écrit au sommet de sa carrière musicale. Diana Ligeti Claire Mouginot grognements de chien (Fido Fido) ou des mâchonnements évocateurs (Le vieux chameau du zoo)… On en oublierait presque les splendeurs de son soprano aérien, les virtuosités déployées, si l’on n’entendait, comme en clôture du spectacle, un irrésistible pastiche technico-délirant d’air d’opéra signé Isabelle Aboulker (Je t’aime). On vire du rire aux larmes avec Reynaldo Hahn ou Canteloube, on reconsidère le cante jondo de Falla et Turina et l’on fredonne à l’unisson les « standards » de Poulenc (Les Chemins de l’amour) ou Satie (Je te veux). Un concert où s’harmonisent, grâce à une gestuelle plastique au millimètre, le burlesque, l’émotion et le respect des œuvres. JACQUES FRESCHEL Christian Ferras. En trio classique avec piano, l’équilibre cordes/clavier est souvent aléatoire, et l’équation parfois impossible à résoudre selon l’acoustique du lieu. Si la balance a penché du côté du piano au début du Trio op.70 n°2 de Beethoven, on a ensuite, grâce à l’écoute et la cohésion des artistes, saisi le rigoureux travail de chambriste réalisé en amont, apprécié le lyrisme chaleureux du violoncelliste Xavier Chatillon, les couleurs diaphanes et subtiles du violon comme les majestés d’un clavier symphonique. JACQUES FRESCHEL Dès les premières mesures du Beethoven, le trio composé de Diana Ligeti au violoncelle, Véronique Pelissero au piano ainsi que du très jeune Jérôme Christophe au saxophone laissait percevoir sa qualité, faisant alterner avec fougue l’exaltation romantique avec le recueillement et la pudeur intérieure des thèmes joyeux ou nostalgiques aux réminiscences bucoliques. L’instrument à vent semblant se jouer de la délectation morose et des accents languissants de l’adagio. Après l’éblouissant duo piano clarinette du premier morceau de Schumann, les Fantasie stücke, mêlant le fougue et l’ardeur du piano à la retenue, à la générosité ample du violoncelle : les artistes ont littéralement mis le feu par la grâce de leur maestria et de leur complicité totale. Mais c’est avec le trio de Brahms que le concert allait atteindre l’apothéose, la rondeur et la chaleur du saxophone lui conférant une modernité rare, alliée à la clarté d’un jeu intelligent, tout en nuances, d’une extrême finesse de l’ensemble des musiciens. Une piquante Romance sans paroles de Mendelssohn venait remercier le public de la longue ovation amplement méritée. JEAN-MATHIEU COLOMBANI Patricia Petibon Stephanne Charpentier IFS AVIGNON 13 au 20 Juin 2010 à l'Espace Culturel Folard, à 21h15 12 juin 2010 Ouverture dei Festival : 116 Orchestre des% Solistes Français » Direction Paul Rouge soliste Bernard Soustrot trompette 13juin 2010 » Cors etdioeurs » Choeur Régional Provence Alpes Côte d'Azur Direction Michel Piçuemal 19 juin 2010 » Soirée Jam+ Carte blanche â Frédéric Cellier - clarinette 20 juin 2010 aOrchestre d'Harmonie de la Musique de l'Air de Paris » Direr in n Lieutenant-colonel Claude Kesmaedcer s<...\Î'9ème FESTIVAL ŸION Par efriphone 8d 27IB 98 aa _do lundi tu sendredl 10h17h1t418 17h oormspondanct Irak des gmsso.'Reine 8.41 10 Hugli



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