Zibeline n°30 juin 2010
Zibeline n°30 juin 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°30 de juin 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,4 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... la culture en danger.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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30 DANSE MERLAN CHÂTEAU-ARNOUX PAVILLON NOIR Pour qui sont tous ces cerfs ? Le Belge Jan Lauwers et sa Needcompany ont présenté au Théâtre du Merlan le dernier volet de la trilogie Sad Face Happy Face consacrée aux tragédies contemporaines. Une maison des cerfs dans la lignée des créations de cette troupe éclectique et polyglotte, qui associe théâtre, musique et danse dans des décors ahurissants et avec une belle énergie. De fait, hormis quelques-uns qui ont quitté la salle, le public a été conquis et a réservé aux artistes un accueil des plus enthousiastes. Cela peut se comprendre. Ce spectacle en trois temps, né d’un drame personnel, la mort en Yougoslavie du frère d’une des danseuses, repose sur de réelles performances d’acteurs sinon de danseurs et offre, outre sa singularité même, des moments de magie. Durant l’acte central, sorte de mise en abyme, La maison des cerfs, havre inquiétant au milieu des bois, apparaît comme le lieu de mémoire de toutes les catastrophes humaines et de toutes les grandes œuvres dramatiques. L’intrigue rappelle les tragiques grecs, les comédiens et danseurs, affublés d’oreilles postiches et de costumes mi-tulle mi-fourrure, évoquent des elfes shakespeariens. Et lorsqu’enfin, dans un décor d’hécatombe, les cerfs sont débités en morceaux et servis à table, que morts et vivants se retrouvent autour du repas de Noël puis qu’ils entonnent le choral final, un brin consensuel, on s’aperçoit qu’on a été pris. Il n’y a pas à dire, Jan Lauwers sait y faire pour entraîner le spectateur. Reste à savoir vers quoi. Le propos, que le premier acte, situé dans les vestiaires de la compagnie, est censé exposer, part tous azimuts. On ne sait (ID plus où regarder, qu’entendre. Est-ce pour pallier cela qu’un livret de 10 pages, pas moins, est distribué aux spectateurs ? FRED ROBERT Agnès Mellon La maison des cerfs a été présentée au Merlan du 22 au 24 avril. La planète s’affole Ça démarre dans un lavomatic et ça finit derrière des paravents en bois dentelé. Entre les deux ? Un spectacle sans queue ni tête, à croire que sentir le propre rend fou ! Des étendages désarticulés bougent seuls, des corbeilles en plastique attaquent Dancité o Agnès Mellon Le 30 avril, le Théâtre Durance présentait ses urbanités chorégraphiques à son public enthousiaste. Anthony Egéa, talentueux chorégraphe de la Compagnie Rêvolution basée à Bordeaux, présentait son Urban Ballet, poésie chorégraphique en quatre strophes créée en 2008. Une écriture subtile, précise et sensuelle qui semble s’affiner avec le temps. Le débat avec la troupe, à la suite du spectacle, permet au public de vérifier les causes de ses impressions premières : la volonté d’une architecture du geste aussi solide que rigoureusement bâtie sur des fondations musicales puissantes et amples (Stabat mater de Vivaldi, Boléro de Ravel, composition de Xenakis puis de Franck II Louise) ; une harmonie nerveuse et vive entre les corps et l’âme du groupe, hydre à dix têtes ondulante et foisonnante ; une D les acteurs-danseurs-chanteurs et des planches se déhanchent ; les objets parlent avec des hommes à tête d’ours. Et après ? Deux danseuses en poupées glacées enrobées d’une mini robe en lamé transforment la laverie en champ de bataille : chacun vaque à ses occupations (euh, lesquelles ?) dans un désordre indescriptible. Ils avaient annoncé « un spectacle surréaliste imprégné d’humour absurde » imaginé par la chorégraphe Grace Ellen Barkey, on a droit à une représentation tape-à-l’œil, racoleuse et terriblement ennuyeuse. Et quand les corps dansent, leur maladresse feinte exaspère et leur gestuelle outrancière frise le ridicule : la pauvreté du langage chorégraphique laisse pantois. Ensuite ? Une fois le plateau débarrassé de ses scories (la laverie n’est plus la métaphore d’un paradis blanc ou d’un bordel…), les corps dessinent une partition qui oscille Jean-Jacques Mahé entre la ronde des faunes et la cour des miracles : gnomes tordus, ils éructent, crient, rient jusqu’à s’en faire péter les cordes vocales. De cette folie qui n’a rien de Surréaliste (pauvre Breton !) ni d’absurde (Ionesco en resterait muet), on en sort naufragé, vaincu par tant de vacuité. Et si ce n’était la Needcompany, dont on avait plébiscité La chambre d’Isabella, on s’interrogerait sur les intentions réelles de This Door is too small (for a Bear) : que cache donc cet « ours » débridé et voyeur derrière son costume de clown ? MARIE GODFRIN-GUIDICELLI This Door is too small (for a Bear) a été joué les 28 et 29 avril au Merlan émouvante osmose entre ceux qui créent et ce qui croît en l’œuvre collective ; le geste chorégraphique ample et aérien de la danse de rue allié à la précision horlogère d’une danse contemporaine aux accents très classiques. L’émotion seule est portée par les performances physiques époustouflantes. « …Quand on reste sur la scène durant plus d’une heure, à un moment c’est l’esprit qui prend le pas sur la fatigue du corps… » Une abnégation qui permet à un public subjugué de savourer un vrai moment esthétique… pour un rêve d’évolution qui emporte vers des sommets d’émotion. YVES BERCHADSKY Urban Ballet a été dansé au Théâtre Durance de Château-Arnoux (04)
Woza, Welcome, Bienvenue Musique et diaporama en guise de mise en bouche, Via Katlehong Dance plonge derechef le spectateur en Afrique du Sud. Il ne quittera plus le township de Katlehong, dont le groupe est originaire, jusqu’aux dernières mesures de Woza, épuisé par le rythme d’enfer mais totalement réjoui. Woza, par son énergie de tous les mouvements, son sourire un peu figé et sa générosité, atteint en une fraction de seconde les cœurs sensibles au chaos festif, aux rituels et à la danse parfois incantatoire. Costume traditionnel pour l’un, jean et basket pour l’autre, complet-veston digne d’un Sapeur (mouvement ancré à Brazzaville, Kinshasa et Paris…) pour le troisième… Salutations tonitruantes, palabres éternelles, rumeurs et chants mêlés : on se croirait au marché un jour de grande affluence ou lors des préparatifs d’une cérémonie… Par tableaux successifs -qui font de Woza une revue plutôt qu’un spectacle- la troupe alterne scènes de groupe, parade, musique afro-jazz et standards John Hogg américains. Parfois elle s’offre une petite pause avec un solo nostalgico-langoureux et un duo amoureux à l’humour poussif. Bref, Woza est un mixte entre Johannesburg et Broadway ! Qu’importe… cet « exotisme » séduit d’autant plus que Via Katlehong Dance modernise la pantsula (style de vie de la jeunesse rebelle des townships dans les années 60 incluant mode, musique et danse), lui apporte sa touche personnelle en l’associant aux gumboots, aux claquettes et à la musique traditionnelle. Une musique de bottes en caoutchouc symbole de fête et de protestation. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Woza a été interprété du 27 au 30 avril au Pavillon noir, Aix Comme à Amsterdam mais… L’art discret de Christine Fricker interroge le quotidien. En mettant ses danseurs en vitrine, sur la Canebière de surcroît, elle interroge sans tapage, simplement en faisant surgir l’incongru, notre regard dans la ville. Que ses interprètes soient une très belle jeune femme, un homme plus ténébreux ou une dame moins jeune, tous sont captivants parce qu’ils se livrent sans démonstration. Regardent ou non les passants, miment ou non des gestes réels, répètent ou non des boucles. Comme toujours l’incongruité arrête les passants, suscite des questions On peut regarder ? Ils vendent un truc ? C’est un spectacle ? et des remarques épatées Ben dis donc la vieille elle est plus en forme que moi, des rapprochements amusés On se croirait à Amsterdam, mais en plus habillé ! Jusqu’au bourru qui passe en pestant. Lui aussi, finalement, ça l’a ému. A.F. Inventaire des corps mouvementés a été créé dans les vitrines de l’Espace Culture, 3 fois par jour, du 7 au 11 mai BALLET D'EUROPE JEAN-CHARLES GIL Jeudi 10 juin 2010 Comme un Souffle de Femme nouvelle scénographie Extra-vaganza Chorégraphies Jean-Charles Gil Cartonnerie Friche La Belle de Mai Marseille 20h00 Réservations Ballet d'Europe -04 96 13 01 12 et réseau ticketnet : Auchan, Cora, Cultura,e.leclerc, Virgin Megastore www.ticketnet.fr Claude Dolmas "Les Sept Mervellles de l'Eau" o ô Partenaire Principal lArl_L CONSEIL 711 1- GENERAL.=. H Région Provence Nees Ceie d'Azer prao ô i û 20`3 21=Za " RI



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