Zibeline n°30 juin 2010
Zibeline n°30 juin 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°30 de juin 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,4 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... la culture en danger.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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24 THÉÂTRE ARLES CAVAILLON PORT-DE-BOUC L’humour a bon dos Yannick Jaulin s’est lancé dans l’écriture de La bête à deux dos après avoir lu La stratégie du caméléon de Jean-François Bouvet, où « toutes les stratégies du vivant pour séduire, se cacher et tout ce qui fait l’adaptation à la vie » sont évoqués. Programmée aux Nomade(s) de la Scène Nationale, l’énergique Angélique Clairand a donc mené dans les villages du Vaucluse une séance de coaching amoureux devant des petites jauges de spectateurs qu’elle utilise pour en faire les « otages » de sa démonstration. Si la complicité créée par la comédienne est effective, le texte drôle et documenté, son talent pour l’improvisation évident, le spectacle dérape rapidement vers le style « camping des Flots Bleus ». Tout le monde joue le jeu bien sûr et s’amuse, bien obligé, mais certaines situations tiennent plus de l’art d’animer un groupe de vacances que du théâtre. « Comédienne en phase de reconversion professionnelle », devenue cochère de l’amour et le public son groupe de travail, elle crée donc une vraie/fausse séance collective de Complément d’objet « Que venez-vous chercher ici ? », « Pourquoi êtes-vous venu à La Mourre ? » Ils s’invectivent les uns les autres, se scrutent et se jaugent, ne savent pas forcément pourquoi ils participent à ce jeu très spécial de La Mourre au cours duquel les étiquettes feront le moine, à moins que ce ne soit l’habit… Bref, avoir quelques minutes l’illusion que l’on peut s’affranchir La mourre Milan Szypura rencontre amoureuse. Un « Tournez manège » imposé, drôle certes, à prendre au second degré, mais quelque peu pathétique. À l’image de cette habitante, très gênée de se voir imposer la lecture d’un texte cru (« baise-moi encore, oui baise-moi… »), de cette autre obligée de choisir « l’homme qui lui tape le plus à l’œil », ou encore de cet homme qui doit faire la parade du poulpe (il avouera s’être senti surtout « plouc »). Pas de problème pour ceux qui aiment faire du « testing » façon cirque, moins supportable pour les autres. DE.M. La Bête à deux dos ou le coaching amoureux s’est joué aux Nomade(s) de la Scène Nationale du 27 au 30 avril Jean-Louis Fernandez À noter : La bête à deux dos est programmé à Gap, au Parc de la Pépinière, dans le cadre du Festival Cité Cirque (voir p 54). des étiquettes que l’on nous colle sur le dos ou au contraire conforter l’opinion des autres en adhérant complètement à l’image… Et comme un négatif qui viendrait se greffer sur le jeu, comme s’il existait un double pour chacun dans un monde parallèle, un deuxième spectacle vient s’intercaler, physique, visuel, où chacun effectue, sous le regard des autres, des figures avec différents agrès, répétitives et hypnotiques, saisissants tableaux qui éloignent un temps les participants du jeu et de leurs étiquettes. Une fois encore la liberté est au cœur du travail de la compagnie la Scabreuse, éternelle quête qui interroge le libre arbitre et l’assignation sociale, avec humour et finesse, et dont La Mourre nourrit les questions en laissant le public face à ses réponses… DOMINIQUE MARÇON Saga familiale (7) Des portes s’ouvrent -3, alignées en fond de scène-, claquent, ils rentrent, sortent, sautent, gestes bizarres et répétés jusqu’à prendre sens, tandis qu’un guitariste rock solitaire va nous conter l’histoire d’une famille un peu barrée, par bribes parlées et musicales. Tous les personnages sont là, simplement visibles dans une encoignure ou traversant le plateau jusqu’au mat sur lequel les figures ne vont pas tarder à s’enchaîner, lumineux moments hors du temps où se fabrique cette histoire familiale. Tout le travail de la cie Hors Pistes se base sur le cirque, un travail du corps et de l’espace qui prend ici une dimension plus importante puisque mélangée à de la danse, à de la musique, impulsant au spectacle un rythme particulier qui permet d’alterner les souvenirs, les flashs, et d’aborder des thèmes chers aux artistes tels la mémoire, le rapport de l’homme au travail (en l’occurrence une chaîne automatisée qui pourrait bien rendre fou), la solitude, le pouvoir… Les saynètes s’enchaînent avec une énergie folle, les portes donnent le ton, laissant à chacun le soin d’interpréter les portés, les sauts, les performances à la barre, et l’histoire se déroule, des années 60 à nos jours, curieusement familière et pourtant bien particulière ! DO.M. Coma Idyllique a été joué le 7 mai au théâtre du Sémaphore, à Port-de-Bouc dans le cadre des Nuits Circulaires Lucie Dufranc La Mourre a été jouée le 29 avril au Théâtre d’Arles
PORT-ST-LOUIS VITEZ SIRÈNES ET MIDI NET THÉÂTRE 25 Tribu Levinienne poético-rock Voilà une pièce jubilatoire, d’une énergie fulgurante, entre performance ultra distinguée et métaphysique palpable, hautement recommandée par les temps qui courent. Habilement monté par la comédienne metteur en scène Agnès Régolo, qui signe la première pièce de sa nouvelle Cie Du Jour au Lendemain, Que d’Espoir de Hanokh Levin risque bien de devenir le petit bijou à ne pas rater. Agnès Régolo a réussi à rassembler musique et théâtre en une tribu hétérogène et non dissociée de talents confirmés, complices et inclassables, autour de la langue « coup de poing » de l’auteur israélien. Les musiciens du Collectif Inouï (Nicolas Chatenoud, Guigou Chenevier, Frédéric Giuliani, Guillaume Saurel) plongent sans peur ni reproche au cœur du théâtre, s’immergeant avec délectation dans les mots et les notes de ce cabaret expressionniste, tiré des textes courts et chansons de Levin. Les comédiens (Catherine Monin, Nicolas Geny, Kristof Lorion) se fondent et se démultiplient de tout leur corps dans la musique live, en partie issue du Bal Inouï qui revisite des morceaux des Résidents à Robert Wyatt (grandiose). Le résultat est rock, généreux, drôle, cynique, burlesque, hargneux mais toujours tendre, et la dépense qui s’en dégage combinée à la prose Levinienne ressemble à l’effet que procure cette dernière : elle électrise. On plonge avec ces « créatures de scène » dans l’absurdité du Création en cours « Bienvenue dans l’espace mental de Daniel Meynard ! » L’invitation est lancée dès l’entrée du Citron Jaune par les membres de la compagnie 3 points de suspension qui présentent-là une étape de leur travail Nié qui tamola, L’œil voyageur. Nous sommes en Afrique, une Afrique singulière que dévoile un dispositif original et foisonnant : un itinéraire d’œuvres diversement exposées invite le public à « se documenter » ; accrochées aux murs ou posées sur le sol, elles forment un puzzle intelligent, du simulateur de n d m monde au cœur de la domination politique et sociale. Et au cœur de l’humanité. Un coup de fouet et surtout du très bon théâtre qui donne les contours d’un paysage vraiment singulier, magnifiquement éclairé par Erick Priano. DE.M. marchandage au grand jeu des origines (remarque percutante selon la réponse que vous apportez à la question « je suis africain parce que… ») en passant par une fenêtre qui pleure ou un cabinet de curiosité sénégalais des plus curieux, dont le sens n’apparaîtra pleinement que plus tard… une fois digéré le spectacle hilarant et très documenté qui narre les péripéties politiques de la « Françafrique ». De de Gaulle à Sarkozy, petits et grands personnages de l’histoire coloniale et postcoloniale défilent, au cours du Au feu et tous aux abris ! C’est rouge, pétaradant, enflammé… Le numéro proposé par l’Apprentie Compagnie à midi net est un hommage aux clowns anciens, perruques orange et maquillage blanc, qui grimpaient à la grande échelle avec d’immenses chaussures et des tuyaux d’incendie capricieux. Aux fenêtres les cris lyriques des victimes potentielles, des fumigènes, des explosions de bombes aux confettis… sur le parvis un défilé de camions rouges à bretelles, du saut à bascule, des acrobaties claudiquantes, et des tartes à la crème, de la mousse de neige sur les maigrichons palmiers qui survivent là… C’est tapageur, et joyeux, et simple, drôle comme les bonnes surprises sans prétention, mais réglé au millimètre pour qu’aucun passant de s’éclabousse, et que tous s’éclatent ! A.F. On ne s’improvise pas pompier a eu lieu le 5 mai à midi net sur le parvis de l’Opéra de Marseille Delphine Michelangeli Que d’Espoir s’est joué au Théâtre des Halles, Avignon, du 13 au 16 mai et au théâtre de la Colonne, Miramas, le 18 mai À noter Que d’espoir sera joué le 20 mai au Théâtre Vitez, Aix 04 42 59 94 37 http://theatre-vitez.com spectacle durant lequel on assiste à une dénonciation sans concession des politiques menées depuis une cinquantaine d’années. Une « sortie de chantier » plus que prometteuse dont on attend avec impatience la prochaine apparition… DO.M. Nié qui tamola a été visible le 27 avril au Citron Jaune à Port-Saint-Louis-du-Rhône Daniel Simon À venir Soto ni Deru, la dernière sirène avant l’été, sera proposée par Kubilaï Khan Investigation. Une création sur le flux urbain, et comment le corps y inscrit son intimité. Cinq danseurs, perturbés par trois musiciens, entre deux sirènes. Le 2 juin à midi Parvis de l’Opéra, Marseille 04 91 00 81 28 www.lieuxpublics.com



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