Zibeline n°30 juin 2010
Zibeline n°30 juin 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°30 de juin 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,4 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... la culture en danger.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 18 - 19  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
18 19
18 FESTIVALS GMEM Moments rares Depuis quelques années le festival du GMEM parvient à rassembler 7 à 8000 spectateurs pour venir écouter de la musique contemporaine. La recette ? Des formes croisées et un prix attractif m Une journée de festival Le 23 avril. Rendez-vous à midi trente au musée Cantini pour un solo époustouflant de clarinette. Horaire peu commun très agréable qui meuble la pause repas du centre ville et prestation décapante d’Alain Billard, soliste de l’Ensemble Intercontemporain. Avec comme œuvre la plus ancienne le Dialogue de l’ombre double de Boulez composé en 1985, le ton contemporain est donné. La pièce, dont le titre est emprunté au vocable du Soulier de satin de Claudel met en scène l’instrumentiste et son double préalablement enregistré et diffusé par un dispositif électroacoustique. Singulière, cette correspondance intérieure se diffuse dans l’espace sans affrontement et se tuile dans une fluidité intimiste. L’étonnante virtuosité du soliste trouvera un autre terrain de jeu avec Windex d’Ivan Fedele, explorant les limites timbriques de l’instrument à l’image des multiples aspects du vent. Spectaculaire seront les deux dernières pièces du concert avec tout d’abord Trace V de Martin Matalon, pour clarinette et dispositif électronique en temps réel, ce qui rend la performance spatialisée et réactive. L’important travail effectué sur bande et la complémentarité avec l’instrumentiste laissait présager une fin explosive avec Art of metal II de YannRobin pour clarinette contrebasse et toujours live électronique. Avec un instrument entièrement en métal (même le bec construit pour l’occasion) et des sonorités travaillées inouïes crachées des baffles, le résultat fut dantesque. Ajoutons à cela la maîtrise d’Alain Billard, soufflant, parlant, hurlant dans son bec et offrant des sons paroxystiques, quasiment indéfinissables. Mythes et sacrifice En soirée au Ballet National de Marseille, l’ensemble Musicatreize, le Chœur Contemporain et l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée PACA dirigés par Roland Hayrabedian. En ouverture, la création d’Alexandros Markeas Dionysos, le vin, le sang pour douze voix et dispositif électro-acoustique. La disposition scénique des 12 solistes attablés évoquant la Cène face au chef, assis également, contribua à l’évocation du vin dans tous ses excès, d’Anacréon à Molière (du rire aux larmes en passant par la colère). Markeas, à la recherche d’une vocalité nouvelle inspirée du chant traditionnel méditerranéen, s’inscrit certainement dans une filiation subtile avec Maurice Ohana. Son Llanto por Ignacio Sanchez Mejias sur des textes de F. Garcia Lorca à la mémoire du célèbre matador, est une des pièces que les ensembles de Roland Hayrabedian ont enregistrée avec bonheur il y a 7 ans. Bien défendue par les jeunes musiciens même si on n’y retrouvait pas le souffle du disque, cette cantate associant un chœur féminin, un récitant (Olivier Boudrand), un baryton (Job Tomé) et un clavecin (Jean-Marc Aymes) se rapproche de la déploration et des sonorités ibériques, l’étonnante utilisation du clavecin, martelé, évoquant les guitares. Les mots se fondent habilement dans le tissu orchestral, Ohana jouant davantage sur l’aspect phonétique que sémantique, cherchant lui aussi des voies nouvelles au cœur du siècle dernier. Une journée comme on en redemande ! Danser la musique Il est rare que les chorégraphes contemporains osent danser sur la musique des compositeurs « savants » de leur temps. La Compagnie Mossoux-Bonté a pris un parti minimal en accompagnant les musiques planantes de Scelsi et Giya Kancheli d’une danse voltige faite des mêmes cercles lancinants, des mêmes répétitions, variations, duplications et changements de direction : trois corps féminins suspendus, identiques, tournent, posant parfois le pied au sol comme les sons profonds de Scelsi lancent discrètement leurs attaques pour laisser planer, longtemps, leurs résonnances… Dans Khoom cependant la musique varie ses timbres, passant du petit ensemble (Musique Nouvelles, dirigé par Jean-Paul Dessy) au solo, et variant ses effets sinon ses dynamiques. La danse des trois femmes reste quant à elle sur se belle idée de départ, hypnotique et fascinante, puis soulevant un peu le cœur comme dans un manège dans lequel on resterait trop longtemps. Alors on ferme les yeux et on écoute la profondeur des sons… Plus radical le pari de Thierry Thieû Niang : les œuvres qu’il choisit de danser sont des monuments… Il le sait, et ne relève pas le défi de les circonscrire : Thierry Thieu Niang Agnès Mellon il donnera simplement non une lecture de ces œuvres, mais comme une illustration, discrète, en coin de page, de quelques éléments perçus ça et là dans les partitions. Avec Stéphanie Auberville il suit parfois le rythme, plus souvent les lignes, plus souvent encore les émotions et étonnements que ces pièces suscitent en chacun d’eux. Très simplement, tandis que la violoniste virtuosissime Saori Furukawa enchaîne les difficultés de For Aaron Copland (Feldman), Anthème (Boulez), la Sequenza (Berio) pour finir sur les 10 minutes d’harmoniques de Waka Pleats (Tomoyuki Hisatome). Au Zenith, son exploit. Autour, des satellites modestes. En toute liberté En conclusion du festival, le 1er mai, le concert du Trio Paj (Michel Portal à la clarinette et au bandonéon, Roland Auzet aux percussions et Pierre Jodlowski aux « machines ») a rempli sans peine les objectifs pourtant ambitieux fixés par ses musiciens. Des sonorités familières issues du jazz, mais également du tango (choix de tempi et de semblants de métriques plus langoureux) et d’autres recoins de notre imaginaire musical (plus populaire ?) furent savamment entremêlées, appuyées par des ostinatos électroniques et un recours fréquent aux questions-réponses, les petites poussées de la clarinette se mélangeant souvent à leurs propres échos et à leur anticipation. Le tout fut porté par un sens de la tension/détente visiblement rodé, et captivant. Reste la promesse de cette « nouvelle sorte de langage » chère à Michel Portal, entre improvisation et musique savante, qui interrogerait notre rapport ambigu à la modernité. Peut-on parler de renouveau stylistique simplement en rassemblant, même fort brillamment, les apports et trouvailles des XX e et XXI e siècles ? SUSAN BEL, FRÉDÉRIC ISOLETTA ET AGNÈS FRESCHEL
4 jours Id'OMIT pour I saison siF Informations 1 réservations : 04 91 99 02 50 www.festivaldemarseille.com mardi 15 juin à 20h mercredi 16 juin à 18h jeudi 17 juin à 19h soirée de clôture buffet magique, surprises chorégraphiques... vendredi 18 juin à 19h théâtre d'Arles réservation 04 90 52 51 51 r45iiv 72 Eo : s -V§ ! -. Régionlll Ici mir i r Zialka r Festivals au château de l'Emperi Provence-AipesUm d'Azur VILLE DE, MARSEILLE www marsail7e.lr [7bseumn - Sablon Tcshig¢kara ! F.n Valcne SALON-DE- PROVENCE THÉÂTRE 5 juillet "La nuit des rois" de William Shakespeare 8 juillet "Les trois mousquetaires" d'Alexandre Dumas 10 juillet "Lin de la canetière" de Vincent Scotto 12 juillet "Chat en poche" de Georges Feydeau. CONCERTS 16 juillet "La Paz Congo" Quartier Sud sextet (jazz des Suds) 17 juillet Coran Bregovic et 19 musiciens et chanteurs, fête tzigane 18 Juillet'Brazil project" (jazz brésilien) 26 juillet Olivia Ruiz "Miss Météores" ° 20 août " Best of Floyd" 27 août " Scènes d'Ici" DANSE Mercredi 21 juillet Ballet "Antonio", Compagnie Flamenco Antonio Marquez MUSIQUE CLASSIQUE 28, 29, 30, 31 juillet et 1e', 3, 4, 5, 6, 7 août, "Musique de chambre" saison viennoise 8 août "Concert européen" 9 aoûtieunes talents lyriques 11 août Divine Maria Calii. (opéra) 13 aoûtTosca (opéra) 15 août Carmen (opéra) BILLETTERIE : Théâtre municipal Armand - 04 90 5fi 00 82 p.FNAC, Ticketnet, Digitick 10 Pré-réservation sur www.salondeprovence.fr un nouvel art de vivre en Provence



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 1Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 2-3Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 4-5Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 6-7Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 8-9Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 10-11Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 12-13Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 14-15Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 16-17Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 18-19Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 20-21Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 22-23Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 24-25Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 26-27Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 28-29Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 30-31Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 32-33Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 34-35Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 36-37Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 38-39Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 40-41Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 42-43Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 44-45Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 46-47Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 48-49Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 50-51Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 52-53Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 54-55Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 56-57Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 58-59Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 60-61Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 62-63Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 64-65Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 66-67Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 68-69Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 70-71Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 72-73Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 74-75Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 76-77Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 78-79Zibeline numéro 30 juin 2010 Page 80