Zibeline n°29 mai 2010
Zibeline n°29 mai 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°29 de mai 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 6,8 Mo

  • Dans ce numéro : événement... le Ballet National de Marseille.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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48 MUSIQUE JAZZ Les cercles de Brazier Si vous ne vous êtes pas encore procuré le disque de Christian Brazier (voir Zib’28), vous aurez l’occasion de l’écouter en concert au Cri du Port le jeudi 20 mai ! Zibeline : Dans votre dernier album Circumnavigation, on retrouve la trompette et le bugle de Christophe Leloil qui participait à votre précédent album Sazanami, mais cette fois vous vous êtes entouré de nouveaux musiciens. Qu’est-ce qui a guidé votre choix ? Christian Brazier : Je voulais renouveler l’équipe pour constituer ma nouvelle formation. Tous sont des solistes accomplis, qui se connaissaient entre eux, ce qui a permis une cohésion du groupe assez rapide. Je voulais aussi un piano, absent de mes cinq disques précédents. C’est la même instrumentation que mon premier album Pérégrinations : trompette piano, contrebasse, batterie, mais la musique est vraiment différente, cette fois. Mai 68 est une très belle ballade, Rémanence évoque un climat très particulier. Qu’avez-vous voulu évoquer à travers ces musiques et aussi par leur titre ? J’ai connu 68, puisque j’avais 16 ans à l’époque, cette ballade est un hymne à la liberté. J’ai le sentiment que la société actuelle régresse. Il ne s’agit pas de nostalgie, mais d’un combat à renouveler. Pour Rémanence, l’empreinte du passé est la source de nouvelles batailles. Vous enregistrez à une fréquence régulière et semblez affectionner particulièrement les studios de La Buissonne à Pernes-les-Fontaines. Quelles sont les raisons de cette fidélité ? Cela fait une vingtaine d’années que je fréquente Gérard de Haro, c’est quelqu’un avec qui les relations sont faciles. C’est l’un des meilleurs studios d’Europe pour le jazz, des labels internationaux prestigieux viennent y travailler. Je sais que tout va bien se passer et que l’on va travailler vite. D’ailleurs, j’espère que l’on remarque la qualité du son des cds. Comment composez-vous ? Je fonctionne au projet. Lorsque je The Bass of Kell quartet Le contrebassiste-compositeur Arthur Kell vit à Brooklyn, et possède une longue expérience des scènes internationales avec son 4tet aux talents multiples : Brad Shapik, le guitariste très inspiré, ponctuant son jeu d’accords plaqués parfois très bleus. Loren Stillman se montre extrêmement loquace au saxo alto lorsqu’il s’agit d’improviser et Mark Ferber, le batteur, ne perd jamais une occasion, avec toute la finesse possible, de faire entendre ses peaux en solo. Le climat est instauré par les thèmes tandis que les grilles de développement progressent d’une grande simplicité initiale à un chaos vertigineux. Arthur Kella lui aussi longuement improvisé dans une langue et à une rapidité peu souvent pratiquées à la contrebasse : couleur et texture ont trouvé un parfait terrain d’expression. D.W. Ce concert a été joué le 27 mars au Moulin à Jazz au Domaine de Fontblanche à Vitrolles CD Arthur Kell 4tet -Victoria – Live in Germany/Label : bju’records compose je sais quels musiciens joueront la musique, et à quel moment tout doit être prêt. Tout dépend en général du montage financier. Quelle marge de manœuvre laissezvous aux musiciens ? Êtes-vous plutôt directif ? Dans le jazz les musiciens ont beaucoup de liberté, l’improvisation joue un grand rôle. J’amène les thèmes et j’organise le déroulement des morceaux. J’ai toujours une idée assez précise de l’esprit de ce que je veux entendre, mais l’intérêt est d’essayer d’utiliser au mieux la personnalité de chacun. Votre musique se fixe aisément dans notre mémoire. Quel est votre secret ? La simplicité doit y être pour quelque chose je pense ! Mais paradoxalement, les choses les plus simples ne 40.. aail Christian Brazier François Lai Arthur Kell Gérard Tissier sont pas forcément les plus faciles à jouer. Il faut savoir gérer l’espace, le temps et le silence. La 1 re piste s’intitule Manège et vous avez titré votre projet Circumnavigation. Avec ces mots qui évoquent le mouvement circulaire, êtes-vous aussi en train de « boucler » quelque chose ? Le cercle… J’ai fait des études scientifiques et techniques, et je pense que cette formation influence ma manière de composer. La musique est provoquée par des phénomènes physiques, vibration d’une corde... Pour résumer, on pourrait dire que la musique c’est la poésie des mathématiques. Pour revenir à votre question, j’espère plutôt que la force centrifuge va me propulser vers de nouvelles aventures. On sent la contrebasse beaucoup plus présente dans ce disque que dans les albums plus anciens comme Lumière ou Mémoire vive. Ce sentiment est peut-être lié à une écriture plus conventionnelle que sur les précédents projets. Lorsque l’on enregistre les morceaux, il faut faire attention à rester dans des minutages raisonnables. En concert, la gestion du temps et de la place de chacun est différente. Il faut vraiment venir aux concerts, pour le jazz, c’est là que cela se passe. ENTRETIEN RÉALISÉ PAR DAN WARZY Le Cri du Port 04 91 50 51 41 www.criduport.fr Cabaret Jazz !.erma,r Le Paradox est un lieu plein de surprises, un restau qui offre presque tous les jours l’occasion de passer de bons moments musicaux. Anne Carbonnell et Sandrine Battaglia, les deux chanteuses, étaient accompagnées par un quartet de choc : le pianiste Pierre LeVan, fédérateur du groupe de musiciens, avec à la batterie Gilles Alamel, à la contrebasse Pascal Volpi et Michel Vignolo à la guitare. Ce qui donna l’occasion d’entendre quelques standards tels Sweet Georgia Brown ou encore Fly me to the moon dans une ambiance détendue, avec en prime quelques touches d’humour qui ponctuaient un spectacle très « cabaret ». DAN WARZY Ticket to Jazz a été donné le 13 avril au Paradox, Marseille
Quand le froid scandinave envahit le sud En cette belle soirée typiquement sudiste du 26 mars, le Jas’Rod des Pennes-Mirabeau assiste à l’invasion barbare des nordistes de Dark Funeral. Le choc est de taille ! C’est Nefarium qui lance les hostilités avec panache devant un public clairsemé (c’est encore l’heure de l’apéro). Musicalement rien de neuf, mais ils le font bien, à l’image des prouesses du batteur Garghuf, qui déchaîne les enfers du haut de ses 22 ans. Globalement un ACTUELLES MUSIQUE 49 bon groupe d’ouverture mais côté son, on est proche du showcase, et ce pour toute la soirée. C’est donc non sans mal que Carach Angren enchaîne ensuite les compos. On commence véritablement à être « dedans », sur scène comme Dark Funeral X-D.R. dans la fosse, au bout du 3 e titre. Dommage, c’est sans doute, musicalement, le groupe le plus intéressant de la soirée. C’est au tour des Zonaria, vêtus tels des guerriers du futur, de faire face au public de plus en plus nombreux. On sent une certaine jeunesse dans la façon de mener le show, et un certain modernisme. Set sans encombre avec des musiciens visiblement heureux d’être sur scène, sans que le public accroche vraiment. Un groupe à revoir dans de meilleures conditions ? Plus personne dehors ni au bar, Dark Funeral monte sur scène. La chaleur du sud se fait enfin sentir : acclamations rauques et viriles, des centaines de cornes levées et des pogos. Certes, il ne fait pas bon vieillir pour un black metaleux. Le bide à bière moulé dans ces affreuses combinaisons en cuir lacées, les cheveux grisonnants et le visage bouffi, DF n’en impose pas par le charisme et reste figé jusqu’à la dernière note : il n’en déverse pas moins une musique diablement efficace. Set carré très pro, les musiciens sont excellents et Maître Caligula maîtrise parfaitement Zonaria X-D.R. son chant sans aucune fatigue apparente. Parfois rébarbatives sur cd, les compos prennent en live une tournure plus incisive. Anciens titres ou nouveaux, on ne voit pas le concert passer, même si seules la voix et la batterie ressortent, avec quelques touches de basse. Une soirée qui s’est terminée en apothéose, avec un public de plus en plus bouillant, des groupes différents mais partageant les mêmes codes, une atmosphère bien nordique dans un climat bien sudiste. Bref, une réussite. HUDGARD Babel de qualité Pour sa sixième édition, le festival Babel Med a définitivement posé son empreinte sur la ville du 25 au 27 mars au Dock des Sud Trois jours et trois nuits de concerts et de rencontres professionnelles fécondes, Babel est en train de devenir un véritable label de qualité. Ici, pas de crise d’identité car le son n’a pas de frontière, et Marseille est un véritable carrefour culturel. Les Docks aux cloisons amovibles se jouent des barrières et des codes qui règlent et rangent les genres musicaux. Le terme générique world music qui accueille parfois un peu tout et n’importe quoi trouve ici son jardin d’Eden avec un panel artistique enfin à la hauteur de ce genre trop souvent fourre-tout. Dans un espace accueillant et « délimité » par rapport à sa grande sœur la Fiesta, Babel s’ancre petit à petit dans l’univers marseillais, devenant un Rock en stock 11 e édition pour le festival Prog’Sud du 12 au 15 mai au Jas’Rod des Pennes-Mirabeau. Le rock progressif est de retour ! Située à la périphérie de Marseille, le Jas’Rod est une salle qui gagne à être connue. Comme tous les ans, la scène des Pennes-Mirabeau deviendra le rendez-vous des amateurs et spécialistes d’un genre qui perdure : le rock progressif. Proposant des talents en devenir comme des pointures confirmées, Prog’Sud fait bien partie du réseau international de ce style musical un brin désuet qui a tellement apporté à l’histoire du rock. Avec les régionaux Madrigal, les italiens Arti&Mestieri (légende du courant progressif transalpin), les nouveaux venus marseillais Elora, les instrumentaux québécois Karcius, les musiciens classiques allemands The Living passés de « l’autre côté », les japonais Tee ou encore les légendaires finlandais Five Fifteen on peut dire que Prog’Sud brasse large ! Avec un lieu rendez-vous annuel où il fait bon traîner. Réglée comme du papier à musique, la programmation dense et variée voit se succéder et se croiser le monde entier, soumettant le public à un véritable marathon musical. Qui peut se vanter de proposer du blues yéménite le même soir que du rock marocain ? Au demeurant excellent et étonnant, point de rencontre entre Israël et le Yémen, les Yemen Blues attirent les curieux et s’avèrent d’étonnants musiciens, loin du show de Papa Wemba, roi de la rumba congolaise qui a pourtant nombre d’aficionados. Avec un public bien là, Babel Med n’en a pas fini avec Marseille. FREDERIC ISOLETTA convivial, un parking gratuit gardé, un lieu de restauration, un accès pour les handicapés et des places assises prévues, les gardiens d’une branche non négligeable du rock ont pensé à tout le monde, y compris en fixant le prix des billets : gratuit pour les moins de 14 ans, forfait 4 soirées à 35 euros, soirée seule à 15 euros (trois groupes par soir). Eclectique et original, ce festival international est paré au décollage. F.I. Prog’sud salle Jas’Rod, Les Pennes-Mirabeau 04 91 63 16 43 www.progsudfestival.fr SAAG LE MOULIN PR ESENTE : AIexis HK EN CONCERT ! + usthiax liaugEAlbum les üaochit LA. MERCREDI 05 MAI 10h30 CABIREl'ALEATOIRE 41, rue lolfYn - la Riche ballade mal 13UlMa MARSEILLE H9selYalIMSIMn19 ONO names el ar : Ytp:rirmylcmwumer9rtlp:OJywr.catlret-alaftflre.cos..,u }.



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