Zibeline n°29 mai 2010
Zibeline n°29 mai 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°29 de mai 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 6,8 Mo

  • Dans ce numéro : événement... le Ballet National de Marseille.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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40 MUSIQUE MUSIQUE DE CHAMBRE De la manière à la matière, épisode 1 Le fameux label Lyrinx (fondé à Marseille par René et Suzanne Gambini en 1978), coutumier des enregistrements en public, a programmé l’intégrale des sonates pour violon et piano de Beethoven au Grand Théâtre de la Criée ! Vaste sujet, entamé le 26 mars par une conférence de Jean-Yves Bras (directeur de la Documentation Musicale de Radio France), au contenu éclairant sur l’évolution stylistique (d’après la théorie des trois périodes de Wilhelm von Lenz) de l’homme à « plusieurs têtes, plusieurs cœurs, plusieurs âmes », selon Haydn, qui fut un acteur fondamental de l’évolution vers le romantisme. Il suffit en effet d’entendre les sonates de l’opus 12 (d’ailleurs dédiées à Antonio Salieri), solides mais encore scolaires, empreintes du style classique viennois (l’audace mozartienne en moins), et de les comparer à la sonate dite du Printemps (opus 24), plus tardive, pour comprendre la modernité de ses motifs mélodiques. Poésie de l’errance Côté interprétation, David Galoustov (violon) et Caroline Sageman (piano) se montrèrent tout simplement admirables, respectant l’importance du clavier et limitant les épanchements sans pour autant négliger le lyrisme déjà bien présent dans la partition du jeune Beethoven, en n’oubliant pas de se laisser aller juste ce qu’il faut dans les tempi. Les concerts suivants (19 mai et 8 juin) s’attaqueront aux opus 23, 30 et 96, plus aboutis dans l’écriture et un peu moins austères. Un voyage vers le romantisme en trois étapes… que l’on pourra revivre sur disque grâce au savoir-faire unique des Gambini. SUSAN BEL Ce concert a eu lieu le 26 mars dans la grande salle de la Criée, rideau de fer baissé pour cause de désamiantage incomplet… o Trio Wanderer Yves Bergé o Caroline Sageman Frédérique Le Calvez Le Centre culturel arménien Ani, représenté par le pasteur Gilbert Léonian et Robert Assante, maire de secteur, étaient très émus de pouvoir réunir, en l’église Saint Barnabé, le Trio Wanderer, prestigieuse formation de musique de chambre. La rue du 24 avril 1915, tout près, rappelant le terrible génocide, et le quartier de Beaumont attestent d’une forte communauté arménienne installée depuis près d’un siècle dans ce 12 e arrondissement de Marseille. Une minute de silence précéda le concert pour une communion contre toutes les soufrances, toutes les guerres. Les Wanderer nous invitaient alors à un voyage intérieur et passionnant. Le trio op. 63 de Schumannimpose la patte de ce compositeur écorché vif : des harmonies suspendues, des développements acérés. De grands arpèges au piano, Vincent Coq très expressif, accompagnent un chant mélancolique au violon, ténébreux et sensible Jean-Marc Phillips-Varjabédian. Un vivace sautillant fait apprécier, dans une fougue Sturmund Drang, la sobre énergie du violoncelliste Raphaël Pidoux. Une musique nerveuse, une interprétation magistrale. La surprise vint du trio du compositeur arménien Arno Babadjanian (nommé artiste du peuple de l’URSS en 1956 !) : une marche funèbre précédant de superbes variations au violon puis au violoncelle. Une deuxième respiration, violon planant sur accompagnement du piano, invite le violoncelle en tuilage dans une mélodie d’une étonnante sensibilité. Le trio de Mendelssohn op. 49, à l’écriture moins audacieuse, réserva cependant un final échevelé où l’on apprécia l’exubérance et la sûreté technique de Vincent Coq et la couleur magnifique des cordes frottées. Hommage à un peuple et à toutes les souffrances niées de l’histoire, magnifié par trois voyageurs sans frontières. YVES BERGÉ Ce concert a eu lieu à Saint Barnabé le 10 avril Premier récital ! o Depuis quelques années, les amis de l’orgue de Carry-le-Rouet, désireux que leur église soit dotée d’un orgue contemporain, multipliaient les collectes, les dossiers de subvention et les concerts gracieux au profit de ce projet. Ils ont vu leurs efforts couronnés ! À l’occasion de son inauguration, la fine fleur des organistes de la région s’était réunie, soucieuse à la fois de « rôder » et d’exploiter les capacités de ce joyau. Bernard de Saint Vaulry, au jeu subtil et tout en nuances, offrait en prélude deux extraits du Petit Livre d’orgue de Bach ; venait ensuite la Grâce de Telemannoù s’exprimaient toute la finesse et l’émotion de Valérie Bron, avant les accents mélancoliques de la Sicilienne de Von Paradys, avec la flûte d’Estelle Faure-Brac. La Sonate de Purcell, grâce au jeu lumineux de la trompette de Nicolas Boeri, proposait un dialogue étincelant, aux échos guillerets, avec l’orgue, véritable jeu de questions-réponses, jusqu’à la célébration éclatante de l’exultation ultime. Enfin, René Verdot, avec divers extraits de la Méthode d’orgue de Stolze, organiste allemand du XIXe, mettait en relief les différents registres de ce bel instrument. JEAN MATHIEU COLOMBANI Ce récital était donné à Carry Le Rouet, le 21 mars
De l’intime à l’infime… La dernière séance de la saison de la Société de Musique de Chambre de Marseille a affiché un jeune trio germanique, le trio Atos, dans deux fameux opus du répertoire. Annette von Hehn (violon), Stefan Heinemeyer (violoncelle) et Thomas Hoppe (piano) ont pris le parti de la délicatesse, de la subtilité des nuances dans le Trio n°7 op.97 en si bémol majeur « L’Archiduc » de Beethoven et le Trio n°2 op. 100 en mi bémol majeur de Schubert. Ces troislà ont franchi les obstacles beethovéniens, se jouant des fausses pistes formelles de la sonate classique, de ses surprises harmoniques, avec exaltation, mais confondant parfois un peu trop l’« intime » avec l’« infime », comme dans les Variations du 3 e mouvement. Ce jeu, certes très musical, mais trop « petit », a été moins préjudiciable dans Schubert, depuis le fameux Andante finement martial au lyrisme affligé (où brilla le violoncelliste), jusqu’au final alerte. On attendra désormais quelques mois avant la prochaine saison et les venues annoncées de Jean-Claude Pennetier (les deux concertos de Chopin avec quatuor !), Emmanuel Strosser ou le retour du Quatuor Modigliani… entre autres ! Le temps de renouveler son adhésion… J.F FLOWERS IN THE MIRROR OPERA DE SICHUAN MISE EN SC£NE, CHARLES TORD3MAiU VENDREDI 7 ET SAMEDI S MAI -20 H 30 La rencontre de la tradition et de l'excellence de l'opéra de Sichuan avec la créativité du théâtre européen ; du grand et beau spectacle 4*1 Adhésions Espace culture - 04 96 11 04 60 ou Harmonia Mundi - 04 91 33 08 12 Trio Atos Gela Megrelidze 2008 Injustement méconnu ! Au programme du concert de musique de chambre de l’Opéra ce mois-ci : les sonates pour deux hautbois et basson n°2 et 7 VWV 181 de Jan Dismas Zelenka et la suite pour clavier BWV 818a de J.-S. Bach. Concert très baroque, donc, et très réjouissant : le sens de la fugue et de la dynamique du compositeur tchèque, injustement méconnu s’avère surprenant, et gagne à être redécouvert largement ! Car il fut connu : Antonio Lotti avait vu en lui un élève prometteur, Bach et Telemannlui enviaient quant à eux sa science du contrepoint et son inventivité harmonique. Il fut très bien desservi par la complicité des deux hautboïstes (Marc Badin et Patrice Barsey) et du bassoniste (Hervé Issartel) de l’ensemble Besozzi. La nervosité des échanges, bien que compensée par une basse continue un peu trop appuyée par le contrebassiste (Jean-René da Conceiçao), rappelait par endroits l’expressivité italienne, rattrapée ça et là par un sérieux et un sens de l’architecture plus allemands. Ensemble Besozzi X-D.R. La suite de Bach, déliée avec sobriété et tendresse par la claveciniste Christine Lecoin, s’intercala à merveille entre les deux morceaux de bravoure, applaudis chaleureusement par le public. SUSAN BEL Ce concert a eu lieu le 17 avril au Foyer de l’Opéra de Marseille "L'OPÉRA CHINOIS RÉINVENTÉ" 24 HEURES GRAND THEATRE DE PROVENCE WWW.LEGRANDTHEATRE.NET - 04 42 91 69 69 380 AVENUE MAX JUVÉNAL - AIX-EN-PROVENCE



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