Zibeline n°28 avril 2010
Zibeline n°28 avril 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de avril 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7,2 Mo

  • Dans ce numéro : les femmes dans la culture.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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06 POLITIQUE CULTURELLE LES SCÈNES CONVENTIONNÉES EN RÉGION Le Sémaphore, Port-de-Bouc Zibeline : Avez-vous subi, ces dernières années, des baisses de subventions ? Pierre Grafféo : Non, mais les subventions stagnent. Ce qui équivaut à une baisse. Dans quels termes êtes-vous conventionnés ? Nous sommes conventionnés pour les publics, et j’insiste sur le pluriel. Le public n’est pas homogène, et le Sémaphore doit être un théâtre de proximité, qui fait venir des publics qui n’en avaient pas forcément l’habitude. Ce conventionnement impose-t-il des contraintes ? Au contraire, les conventions garantissent une liberté totale sur le projet artistique. Bien sûr on est soumis à un bilan pour évaluation après chaque saison. Il est évident qu’on reçoit de l’argent public pour rendre accessible ce qu’on ne verrait pas dans le circuit privé, pour proposer une confrontation avec une programmation exigeante… mais ouverte à tous, avec des actions culturelles dans les collèges et les lycées, avec des ateliers de pratiques adultes et ados. Cela correspond-il à votre territoire ? Oui, c’est cette appartenance aux réseaux de Scènes conventionnées et aux Pôles régionaux de développement culturel qui nous permet de continuer à investir l’action sociale et culturelle de la commune. On peut d’ailleurs remarquer que plus de 60% du public vient de la Ville de Port-de-Bouc. Avez-vous des obligations envers les artistes et compagnies de la région ? Chaque tutelle qui nous soutient a un cahier des charges : il faut donc mettre en cohérence le soutien de l’État avec le soutien aux compagnies de la région… Nous travaillons beaucoup avec un certain nombre de compagnies régionales, on peut même parler de fidélité avec certaines, de compagnonnage. ENTRETIEN RÉALISÉ PAR DOMINIQUE MARÇON Théâtres en Dracénie, Draguignan Zibeline : Avez-vous subi, ces dernières années, des baisses de subvention ? Odile Thiériot : Non, aucune baisse depuis que j’ai pris la direction de Théâtres en Dracénie, en juillet 2006, hormis le Conseil général l’année dernière. Dans quels termes êtes-vous conventionnés et pour quelles missions ? Théâtres en Dracénie est conventionnée dès l’enfance et pour la danse. C’est aussi un Pôle régional de développement culturel. Pour moi, le fait d’être une scène conventionnée renforce l’identité du lieu et permet de développer notre programmation qui était auparavant plus généraliste. On s’est appuyé sur le festival Larguez les amarres ! pour créer, dans le prolongement, le festival dédié à l’enfance Amarelles que j’ai ouvert à d’autres disciplines, comme le cirque, et à d’autres compagnies. J’aime aussi créer des passerelles avec les arts visuels, tendre vers des formes nouvelles à la lisière du théâtre, de la danse, du cirque… Amarelles est un temps fort dans une programmation jeune public proposée toute l’année. Notre festival de danse, Les Vents du levant, a une coloration plus internationale car la danse le permet, cela montre en quoi la création chorégraphique se nourrit de la création internationale. Quelles contraintes cela entraîne-t-il ? Et quels avantages ? Il y a bien sûr des contraintes, comme réussir nos festivals par exemple ! Mais le conventionnement a l’avantage de rendre le projet plus fort et plus lisible. Ce conventionnement correspond-t-il à votre territoire, à votre public ? Le territoire du pays Dracénois est vaste. Du coup, le théâtre a mené un vrai travail en profondeur en direction des publics, du jeune public et des scolaires notamment. L’équipe est constituée de trois personnes aux relations publiques et deux à la communication. Au niveau de la billetterie, les ventes représentent 1/3 Draguignan, 1/3 Dracénie et 1/3 extérieur (Salernes, Brignoles…). Notre public a beaucoup augmenté depuis 2006, on le voit au niveau des ventes des cartes Libre saison : 150 la première année, 1300 la seconde et 1800 l’année suivante. Ces cartes permettent d’avoir des réductions sur les spectacles, donnent une grande souplesse et fidélisent le public. Avez-vous des obligations envers les artistes et les compagnies de la région ? Oui, nous sommes là pour soutenir la création régionale. Ces obligations se sont traduites en 2008/2009 par de nombreux accueils en résidence. Les projets se montent au fur et à mesure, mais il faut que leur présence soit conséquente tout au long de l’année avec 2 à 3 compagnies par semestre. ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Théâtre Durance, Château-Arnoux Zibeline : Avez-vous subi, ces dernières années, des baisses de subvention ? Robert Pasquier : Non, mais nous ne sommes ouverts que depuis septembre 2007 ! Dans quels termes êtes-vous subventionnés ? On est Scène conventionnée pour le jeune public, les résidences de création et les actions transfrontalières. Cela impose-t-il des contraintes ? Cela correspond au projet artistique que nous avons écrit et soumis aux tutelles : initier un dialogue entre les publics et leur territoire à travers une offre artistique, par le biais du travail des compagnies. Le but final étant la sensibilisation à la création artistique : les résidences de création sont le cœur même de notre propos, et la labellisation jeune public correspond également à ce travail de médiatisation culturelle. Quant au Pôle transfrontalier, on a soumis notre projet avec l’Italie à l’Europe, qui l’a validé. Il n’y a pas de contraintes puisque le label de conventionnement a repris la charpente du projet artistique. C’est plutôt une liberté, voire une protection, par rapport à toute tentative d’instrumentalisation du théâtre. Ce conventionnement correspond à votre territoire ? Il est même dicté par le projet artistique initial. Sur ce territoire préalpin, rural, et vierge, comment aller vers le public ? Notre réponse est la sédentarisation de l’artistique. La scène est donc à disposition des compagnies qui peuvent venir y travailler et y créer. Il faut associer des compagnies au théâtre. Vous sentez-vous des obligations envers les artistes de la région ? Nos missions sont spécifiques dans le cadre du pôle transfrontalier, et nous sommes aussi pôle régional de développement culturel. Nous accueillons des compagnies piémontaises, et faisons le lien entre la vie culturelle du bassin de Turin et la vie artistique de la région PACA. On essaie surtout d’avoir le moins de contraintes possibles pour que les créateurs trouvent un lieu qui soit le plus parfaitement adapté à la création contemporaine. En moyenne on fait 3 ou 4 résidences de créations par an. Des résidences lourdes qui durent entre 30 et 40 jours ouvrables, et permettent réellement de créer un spectacle, et de travailler avec les artistes sur le territoire. ENTRETIEN RÉALISÉ PAR DOMINIQUE MARÇON
La Minoterie, Marseille Zibeline : Avez-vous subi, ces dernières années, des baisses de subvention ? Pierrette Monticelli : Pas de baisse, mais pas de hausse depuis 8 ans, et la fin du financement d’un poste par la Région. Ce qui est pour nous une catastrophe : nous devrions en 2012 emménager dans de nouveaux murs, avec de nouvelles missions, un nouveau projet artistique très ambitieux ; si nos moyens n’augmentent pas, comment allons nous faire ? Actuellement nous n’avons pas de directeur technique… Il est difficile de prévoir le développement qu’on nous demande si on n’augmente pas nos moyens ! En quels termes êtes-vous conventionnés ? Pour les expressions contemporaines. Nous devons aussi accompagner les compagnies régionales dans notre convention avec la région. Ce conventionnement est-il une contrainte ? Pas dans les termes bien sûr, mais dans Théâtre d’Arles Zibeline : Avez-vous subi, ces dernières années, des baisses de subventions ? Valérie Deulin : Non, on a même connu une petite hausse. Notre structure est jeune et peu dotée. Il y a deux ans, la Ville a redonné un peu d’argent. Le CG également. Mais le théâtre a été réouvert en 2001 après 10 ans de fermeture, il a encore besoin de se développer. Dans quels termes êtes-vous conventionnés ? Pour des écritures d’aujourd’hui. Cela amène t-il des contraintes, des avantages ? C’est un terme relativement générique. On peut dire que tout ce qui est créé aujourd’hui fait partie des écritures d’aujourd’hui. Mais le travail que je mène est très orienté sur des choses émergentes, donc sur la jeunesse aussi, et les nouvelles formes du spectacle vivant. Donc ce conventionnement est plutôt un avantage. Est-ce que ce conventionnement convient à votre territoire, à votre public ? Oui parce que le terme Des écritures d’aujourd’hui est suffisamment vaste pour prendre en compte un territoire et sa population. C’est un faux débat que de prétendre que les gens n’aiment pas les spectacles très contemporains. Pour moi le théâtre doit parler de son temps, dans la langue de son temps ; mais pas seulement, on est fait aussi de mémoire, d’histoire. Mais je pense qu’aujourd’hui, les faits ! La plupart des théâtres à Marseille sont plus subventionnés que nous, et ceci sans nos missions : sans notre bibliothèque théâtrale, qui est un vrai centre de ressources, et est ouverte toute la journée, ce qui nécessite du personnel… sans accueillir, parce que nous avons construit ce lieu en pensant à la pénurie d’espace de répétition, le travail de plus de quarante compagnies par an. Nous allons bien au-delà de notre cahier des charges, nous travaillons avec 3 lycées et un collège, faisons du théâtre à l’hôpital… Et nous prenons le pluriel d’« expressions contemporaines » au sérieux, accueillons de la danse, de la musique contemporaine, mais aussi des expos, des lectures de textes contemporains, souvent inédits. Nous avons besoin que les collectivités, en particulier la Région, nous aide davantage… ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL compte tenu de ce que l’on vit, parler de notre temps est presque une mission. Cet intitulé permet de parler vraiment d’aujourd’hui. De plus c’est un petit théâtre, dans une ville moyenne. Les spectateurs ont un rapport de proximité au plateau ; on peut travailler à échelle humaine. Avez-vous des obligations par rapport aux artistes de la région ? On est, en plus d’être une scène conventionnée, un Pôle de développement culturel, financé par la Région, ce qui implique d’apporter une aide aux compagnies régionales, qui peut être de l’ordre de la diffusion, mais aussi de l’accompagnement type résidence, de la production… Il est très important de souligner le rôle que jouent les scènes conventionnées en général : elles ont toutes des spécificités, ce qui permet d’avoir des projets orientés. Cela crée un paysage de propositions varié. Les scènes conventionnées, souvent, participent à l’émergence de la création. Un certain nombre de jeunes artistes sont soutenus par les scènes conventionnées. C’est une chaîne. La rompre, ce serait casser la création. On est dans un pays où la création est extrêmement vivace. On ouvre de l’imaginaire, on participe à la création de l’intelligence. On a une mission qui est, pour l’instant, d’ordre public. ENTRETIEN RÉALISÉ PAR DOMINIQUE MARÇON Slam 1 Folk/Lofi I MAR 20 & MER 21fivR 20:30 4 A TEXTES JACQUES PREVERT M LJSIQU E NEIICHEHIRLAN PATR EN LAFFNT LESOLEIL BRILLE IPOURTOUTLE MBNDEi.r,"=r'thtr www.thea#re-ds-salins,fr 5äjfl L 7 H EkTRE DE LENCHE ciFL'EàRECI]RE Clans In Cadm ewe l'aigre'#. 9 au 30 avril 2010 Lfl Cie L'Egrégore (En résidence pe.rmenente au Fhb.61re de Leriche} Texte, raise en scène M'Hamed6enguettaf Représentatiarks en français et en ara be 94 91 9192 22 4, PLACE DE LENCHE 13002 MARSEILLE www.theatredeienche.info - lenche@wanadon.fr



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