Zibeline n°28 avril 2010
Zibeline n°28 avril 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de avril 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7,2 Mo

  • Dans ce numéro : les femmes dans la culture.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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36 CINÉMA LES RENDEZ-VOUS D’ANNIE SALON Le 24 mars à 20h au cinéma Variétés, projection de Jours de colère de Boris Petric etEmmanuel Laborie en leur présence. Un buffet et une dégustation de vins seront offerts à l’issue de la projection. Le 25 mars à 20h, en avant-première, 8 fois debout de Xabi Molia en présence du réalisateur et de l’actrice Julie Gayet. « J’avais envie de mettre en scène une femme qui se bat dans un monde pas forcément fait pour elle. Un personnage confronté à des difficultés très actuelles qui peuvent se présenter à tous. » Le débat après le film sera animé par Boris Henry. Cinéma Variétés 04 91 53 27 82 Le 25 mars à 20h30, au cinéma Renoir à Martigues, projection de La Stratégie du choc de Michael Winterbottom et Mat Whitecross, d’après l’ouvrage de Naomi Klein, paru en 2007. La projection sera suivie d’un débat animé par Fabrice Aubert, économiste. Cinéma Renoir 04 42 44 32 21 http://cinemajeanrenoir.blogspot.com > > 8 fois debout de Xabi Molia Du 31 mars au 20 avril, à l’occasion de la sortie d’Alice au pays des merveilles, l’Institut de l’Image, à Aix propose une rétrospective Tim Burton, auquel, actuellement, une exposition est consacrée au MoMA de New York. De Pee Wee’s Big Adventure réalisé en 1985, à Sweeney Todd sorti en 2007, en passant par le superbe Edward aux mains d’argent, Ed Wood, Sleepy Hollow et Charlie et la chocolaterie avec Johnny Depp, Mars Attacks ! avec Jack Nicholson, GlennClose, Pierce Brosnan, ou L’Étrange Noël de Mr Jack dont il a écrit le scenario, vous pourrez vous replonger dans l’univers de ce cinéaste singulier. Le 9 avril à 19h30, en partenariat avec les Rencontres du 9 e Art, la projection de Beetlejuice se déroulera en présence de Ciou, Guillaume Bianco et Alban Guillemois, auteurs de BD. Institut de l’Image 04 42 26 81 82 www.institut-image.org Le 6 avril à 18h, dans le cadre de la rencontre avec le comédien et metteur en scène Toni Servillo, l’Institut Culturel Italien présente Gomorra de Matteo Garrone, tiré du roman éponyme de Roberto Saviano : les habitants de la province de Naples et de Caserte doivent se confronter chaque jour aux valeurs et aux règles de la Camorra… Le 13 avril, ce sera Il Divo de Paolo Sorrentino : l’histoire du Premier ministre italien Giulio Andreotti, « Il Divo », élu sept fois au Parlement depuis 1946. Un film lent, comme rêvé, qui éclaire d’un jour étrange l’histoire récente de la démocratie chrétienne italienne, et ses liens avec la mafia. Institut Culturel Italien, Marseille 04 91 48 51 94 http://www.iicmarsiglia.esteri.it NOT > Gomorra de Matteo Garrone La strategie du choc de Michael Winterbottom et Mat Whitecross Le 30 mars à 20h30 au Daki Ling, dans le cadre des projections du mardi avec Vidéodrome, projection du documentaire Eric Rohmer, Preuves à l’appui d’André S. Labarthe Daki Ling, le Jardin des Muses 04 91 33 45 14 www.dakiling.com Voyages autour du monde C’est leur 20 e anniversaire que fêtent, du 23 au 30 mars, les Rencontres Cinématographiques de Salon Au programme, une trentaine de films, de 21 pays avec un voyage aux Antipodes : deux films d’Australie, Samson et Délilah de Warwick Thornton, caméra d’or à Cannes, et Septembre de Peter Castairs ; un film de Nouvelle Zélande, Aprong String de Sima Urale. L’Iran est une destination à l’honneur aussi avec Les chats persans de Bahman Ghobadi et Téhéran in/off dont le réalisateur Nader Takmil Homayoun sera présent, samedi 27 Du 6 au 10 avril, l’association Images et Paroles Engagées organise les 2 e Rencontres Régionales des Vidéos Urbaines : projections, rencontres, carte blanche dans différents lieux à Marseille. La soirée d’ouverture, le 6 avril, au Polygone Etoilé, permettra de (re)voir le film de Jean-Pierre Thorn, On n’est pas des marques de vélo, en présence de Jacques Reboud, assistant réalisateur du film. En clôture, le 10, après une table ronde autour du thème « État de la production alternative numérique », projection à 20h du film de Paul Carpita, Le rendez-vous des quais. 04 91 79 32 94 http://videosurbaines2010.free.fr mars. Une autre rencontre sur votre trajet, Rabah Ameur-Zaimeche qui présentera Dernier Maquis. Et pourquoi pas un détour par l’Italie avec le superbe film, La Pivellina de Tizza Covi et Rainer Frimmel en compagnie de ses interprètes, Patrizia Gerardi et Tairo Caroli. Vous pourrez continuer votre balade cinématographique d’Afrique du Sud avec Nothing but the truth de John Kani, primé au Fespaco, au Canada avec Frozen river de Courtney Hunt, en passant par la Chine avec Une famille chinoise de Wang Xiaoshuai, l’Argentine avec La camara oscura de Maria Victoria Menis ou le Pérou avec Fausta la testa asustada de Claudia Llosa. Les plus jeunes ne seront pas oubliés : c’est au Japon, entre autres, qu’ils pourront partir avec le délicieux Piano Forest de Masayuki Kojima. Et pour vous rendre au Cinéma Les Arcades, vous parcourrez les rues de la ville, découvrant les vitrines décorées sur le thème du cinéma… Alors, bonne route vers Salon ! ANNIE GAVA Rencontres Cinématographiques 04 90 56 35 74 www.rencontres-cinesalon.org La camara oscura de Maria Victoria Menis
Morts pour mémoire Une jetée s’avance sur l’Océan. Sous le doigt de bronze de Christophe Colomb, un fou dépenaillé y court contrefaisant un avion sur une piste d’envol… Les 12 e rencontres du cinéma sud américain présidées par Santiago Carlo Ovès ont décollé le 15 mars avec la projection du premier long métrage du vénézuélien Jabès, récit de la révolte des habitants de Macuro, privés d’électricité, oubliés par l’administration centrale, et dont les revendications n’aboutiront qu’au prix de la mort de l’aérien Aeroplano. À ce premier film attachant, a succédé le médiatisé et fort attendu El secreto de sus ojos de l’argentin Juan José Campanella tout auréolé de son oscar 2010. Une œuvre multiple et généreuse, grave et drôle qui offre plusieurs films en un seul : un polar, un mélodrame et, en filigrane, une comédie satirique sur les rouages politico-administratifs d’une justice compromise. Dans une magistrale fluidité les trois s’entremêlent et se répondent. Du regard révélateur de l’assassin sur sa victime au regard amoureux d’Esposito superbement interprété par Ricardo Darín sur Soledad Villamid, du temo Culpabilité, vengeance, désir animent Karen, professeur de math et Lukas, un de ses étudiants dont elle a tué la sœur dans un accident de circulation. La mise en scène tendue de Lars-Gunnar Lotz dans Für Miriam montre efficacement la confusion des sentiments, ici à son paroxysme. L’interprétation des deux acteurs, en particulier Franziska Petri, est remarquable. Dans Universalove, six courtes histoires d’amours passionnées, imaginées par Thomas Woschitz, s’inscrivent dans 6 métropoles. À Marseille, Julie tremble pour Rashid ; à Tokyo, Satoshi répare des ordinateurs en rêvant de son adorée qui ne sait même pas qu’il existe, pendant qu’au Luxembourg un père de famille tombe amoureux d’un jeune homme. À Rio, Maria s’éprend d’une star de télénovela qui comprend soudain la vacuité de son existence ; à Brooklyn, un chauffeur de taxi est en proie à la jalousie, et à Belgrade une livreuse de robes de mariée essaie de construire un couple. La musique de Naked Lunch, dense, parfois trop, relie le tout, et si les personnages (je crains) au te amo (je t’aime) sur le clavier d’une Olivetti, amputé de la lettre A, d’un amour violé et assassiné à un amour secret renaissant, les portes s’ouvrent ou se referment comme les dossiers des magistrats, le présent scrute le passé. Dans des pays où tant de personnes ont disparu, où bourreaux et victimes doivent cohabiter, la question de la mémoire se pose forcément. Ainsi l’avocate de Matar a todos de l’uruguayen Esteban Schroeder s’obstine-t-elle dans une fragile démocratie, 20 ans après les événements, à découvrir la vérité sur l’opération Condor. Ainsi dans le documentaire chilien de G. Berger Hertz Mi vida con Carlos, le fils part-il à la recherche de l’histoire de son père. La vérité fait mal mais elle guérit dit un personnage de Schroeder. Histoire, mémoire : l’âpre Dawson-Isla 10 de Littín reconstitue le calvaire des ministres et cadres d’Allende déportés dans une île à l’extrême sud du Chili après le coup d’état. Notons le très beau film de Luis Restrepo La pasión de Gabriel, chronique de la mort annoncée d’un prêtre dans un village déchiré entre guérillos et militaires, le Passions d’Aubagne C’est sous le signe de l’amour qu’était placée la soirée du 19 mars du Festival International du Film d’Aubagne avec deux films, Für Miriam et Universalove, suivis de la Nuit du Court ASPAS AUBAGNE 37 I CINÉMA lumineux Espiral de Solano où les femmes d’un village mexicain reprennent peu à peu la maîtrise de leur vie, où Jésus sur sa croix est incarné par une bien jolie fille (mon dieu !). Sujets forts, mises en scène efficaces, jeunes réalisateurs prometteurs, courts et longs mêlés, le cinéma latino se porte bien et l’ASPAS a donné au public marseillais, cette année encore, souvent en primeur, le plaisir de le découvrir. ÉLISE PADOVANI La pasión de Gabriel de Luis Restrepo Palmarès : Colibri d’or et Prix du public : Mi vida con Carlos de Germán Berger Hertz (Chili). Prix du jury jeune : Espiral de Jorge Pérez Solano (Mexique). El Secreto de sus ojos arrive en 2 e position, le public n’a pas voulu ajouter un colibri au Goya et à l’Oscar. manquent un peu de profondeur, peutêtre à cause de la rareté des dialogues, on retiendra quelques superbes images, un ballet aquatique entre deux hommes, les rues de Luxembourg emplies de brume nocturne. On pense, bien sûr, à Babel d’AlejandroGonzalez Inarritu, qu’on peut préférer ! Après cette mise en bouche, les courts-métrageophiles -et ils étaient nombreux ! - ont pu passer cinq heures à déguster des histoires d’amour variées. Parmi les treize courts présentés, sept ont pour héros des adolescents, parfois très jeunes, qui découvrent le désir, les sentiments et leur confusion. Dans cette sélection, on retiendra Bretelles, Pudding et Herbes Hautes de Simon Lahmani : dans un parc surréaliste, sur un banc vert, défilent des anonymes qui confient leurs a- mours ou… leur mort ; C’est gratuit pour les filles de Marie Amachoukeli et Claire Burger, César du meilleur court métrage 2010 ; dans L’Echappée, Katell Quillévéré propose une variation autour d’un classique : l’attirance d’une jeune Lolita -superbement interprétée par la jeune Pénélope Lévêquepour son professeur de piano qui lui préfère sa mère ! Le seul court métrage qui ne vienne pas de l’hexagone, Vivre encore un peu du Belge David Lambert, traite avec pudeur l’amour entre Nico, fils de boulanger et Pierre interprétés par Daniel Bajoit et Jean- Bastien Tinant qui ont également écrit et interprété la musique. ANNIE GAVA Für Miriam de Lars-Gunnar Lotz Palmarès du 11 e Festival international du film d’Aubagne Le Grand Prix de la meilleure musique originale a été attribué au Québécois Luc Sicard pour Un ange à la mer du Belge Frédéric Dumont. Le Grand Prix de la meilleure création sonore au compositeur allemand Marian Mentrup. Pour le court métrage d’animation, Never drive a car when you’re dead de Gregor Dashuber. Pour les longs métrages : Prix du Meilleur film : Für Miriam de Lars- Gunnar Lotz. Prix d’Interprétation féminine : Franziska Petri dans Für Miriam. Prix Spécial du Jury : Mal dia para pescar d’Alvaro Brechner. Pour les courts métrages : Prix Fiction : Scratch de Jakob Rorvik. Prix Documentaire : Changgo de Sandra Staffi. Prix Animation : Mei Ling de Stéphanie Lansaque et François Leroy. Prix Expérimental : Zeitriss de Quimu Casalprimi Suarez.



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