Zibeline n°28 avril 2010
Zibeline n°28 avril 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de avril 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7,2 Mo

  • Dans ce numéro : les femmes dans la culture.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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04 POLITIQUE CULTURELLE LES SCÈNES CONVENTIONNÉES EN RÉGION Les Scènes conventionnées de Elles sont un des maillons essentiels de la diffusion du spectacle vivant, Les Scènes conventionnées, ensemble disparate de théâtres plus ou moins aidés par l’État, sont régies par la circulaire n°168110 du 5 mai 1999 du ministère de la culture et de la communication : « Le programme des scènes conventionnées s’adresse à des lieux de diffusion et de production ÜiUndes subventions e% (2008) ministère reg ions dipart emen G Villes cornmuantis et un soutien permanent à la création dont l’État souhaite encourager et accompagner une partie du projet artistique ou culturel. » Nettement moins aidées que les Scènes nationales par l’État, leur conventionnement porte sur une partie seulement de leurs activités, pour une durée renouvelable de trois ans : « Le soutien apporté par Se tries San n ScÆios cueiïnnn6 b co ave nLnnks nationales en en France P& « 4 France ak O « 3094p] ! + 15% 1(13/4 14% 14/, 15% 62% 6]y 45 « le ministère de la Culture concerne un programme d’actions précis. Il ne constitue donc pas une aide au fonctionnement de la structure mais un soutien à des activités identifiées, sur une base triennale. » Cette reconnaissance de l’État implique une subvention croisée des villes et des collectivités territoriales, et « peut convoquer toutes les disciplines du spectacle vivant et toutes les formes du travail d’action culturelle et éducative. » En clair il y avait en 2008 en France 108 Scènes conventionnées : 46 pour le théâtre, 28 pour la danse, 19 musique, 9 écritures contemporaines, 16 jeune public (total supérieur à 107 car certaines ont deux conventionnements). Elles recevaient de l’État 880 000 €, ce qui correspond à 13% de leurs subventions. Et en PACA ? Il y a sept Scènes conventionnées, ce qui est peu eu égard à la population et au territoire. Elles sont d’échelle très différente, trois d’entre elles ayant, par exemple, plus de subventions que la Scène nationale de Cavaillon, et l’une, Grasse, plus de public que les Scènes nationales de la région. Parmi ces trois « grosses » Scènes conventionnées, Draguignan et Grasse ont des répartitions de subventions proches des Scènes nationales, hormis l’État, alors que le Jeu de Paume a un subventionnement proche d’un Théâtre municipal. Toutes, sauf le Jeu de Paume et la Minoterie, sont également des Pôles Régionaux de Développement culturel, label délivré par la région Paca aux scènes nationales ou conventionnées qui « équilibrent l’aménagement culturel du territoire régional, constituent des centres de résidence, de création et de production artistique, qui irriguent largement les territoires dans lesquels ils sont implantés. » Ces pôles doivent « être capables de créer un réseau entre eux » mais aussi d’être « largement reconnus à l’extérieur des frontières de Provence-Alpes-Côte d’Azur. » Ces pôles reçoivent de la région une subvention plus importante, dont ne bénéficient pas le Jeu de Paume et la Minoterie. Pour ce qui est des missions pour lesquelles elles sont conventionnées, on constate une absence de conventionnement musique, alors qu’elles représentent 18% des conventionnements nationaux, une absence également de conventionnement spécifiquement théâtre : les scènes de Paca se concentrent plus qu’ailleurs sur les écritures contemporaines, les publics, la danse, les compagnies régionales. Elles sont réparties assez également sur le territoire, les grosses Scènes conventionnées palliant l’absence de Scènes nationales dans les départements 83, 06 et 04. Dans les Bouches du Rhône la situation est plus complexe, chacune des 4 Scènes conventionnées correspondant à une spécificité de son territoire : le Théâtre d’Arles, dans un territoire encore enclavé, n’est pas comparable au Sémaphore, qui œuvre depuis 20 ans à la cohésion d’une ville socialement sinistrée. Ou à la Minoterie, lieu ouvert inscrit dans une ville aux multiples théâtres (bien plus subventionnées qu’elle), mais sans espace de répétition… Les perspectives de ces scènes diffèrent donc sensiblement : moins dépendantes de l’État, elles semblent moins subir la crise… mais souffrent d’une absence de perspective de développement. En particulier Grasse, qui aurait tout pour devenir Scène nationale, si l’État n’avait donné très clairement ses consignes : François Fillon, dans sa lettre de mission à madame Françoise Miquel (oct 2009), contrôleur général des finances chargé de réduire les dépenses du ministère de la Culture, recommande, entre autres « rationalisations », la « réforme des modalités d’intervention de l’État dans le spectacle vivant. » Les temps ne sont pas à la reconnaissance du travail accompli… AGNES FRESCHEL Spectateurs m_teri e4% 1 1kaore 4% Arles 7% km A:pre Subventions nm gniP 22% Minoterie 9% D « k.22Æ 5rosse 30% Jeu de hume 23% Dura12% 1JeuaPau19% Grasse 18%
05 la Région Les dispositifs particuliers relèvent des politiques de la ville (CUC) des classes à option théâtre, des actions en milieu scolaire, à l’hôpital, des aides à l’emploi ADAC, du fonds européen FEDER… Ce ne sont pas des subventions pérennes, et elles sont généralement dégressives. Ces chiffres ne comprennent pas la mise à disposition des lieux et des personnels, ni les aides à l’achat de spectacles. Ils ne comprennent pas non plus les recettes propres (ventes de places, subventions privées, mécénat) 5ulrteauiuns puUliqun Ville 20117 (Tdisposiritsl Thatres eu Araoénle (Iruïnn,83} - Lc Jeu de ? game (Aix, CPA, 13) Thélitre de Grasse Crasse,P.lP,0+ti1 Thétitre d'Ar 61i les5,87 (Aries, 13) Thi:Btrc Durance f{'lo$tenu-Arnoux,041 - LaMluote.rie 360 000 fl}farsui11e,13j L Sémaphore 148 040 (Port de Boar. 13) CGI[SInunüulÆ il'aE,s14ix $ ? V 00U Déparuarnrnl (+disposilifs) 215 700 R.égiou Paca (-dispasiritsl 26ü UOU Eta [Europe Tounl 1+dispositifsl l+dispasititsl 19R 042 i71791 f'{+UOU) — Li 9iKf 0ü0 250 000 711000 76 000 45 000 - 132 200 6,6 ? 000 100 00[1 152 000 I 70 000 (+24.10 ; 7) — 142 000 121 000 140 UVO - 1116 4001 R0 000 155 000 71 000 456 109 (110000) (126000) (i [0000) 55 000 77000 160 000 (16000} - 11.}000) { 17004}- [," 000123 Uf10 G 7u8 (.I5006) - (1I2000E (270001 - (+5 ? S2I3) 1 341 U00 +" 1 265600C I UUh 60 e Rl,fs 2.2 E 679 000f. 462 769f 2008/2009 Th611-res en Dricenie. Draguigna n (83) Le Jeu de Pauole, Aix (13) -Mitre de Crasse (06) "'hate d'Arlew (I3) Taire Durance, Chateau Arnnux (04) La Minoterie, Marseille (13) Le Semaphore, Port de Bouc (13) âpeCt>5tellr3 2R 430 29 750 39 000 l l (i0I1 9000 5000 }200 Théâtre de Grasse Zibeline : Avez-vous subi, ces dernières années, des baisses de subvention ? Jean Florès : Oui, une baisse de 20% du Conseil Général des Alpes-Maritimes. Quant aux autres subventions elles stagnent, ce qui correspond à une baisse dans les faits. Dans quels termes êtes-vous conventionnés et pour quelles missions ? Nous sommes conventionnés pour la danse et le nouveau cirque. Cela correspond à notre histoire : dès avant notre conventionnement nous accompagnions la Cie Castafiore, implantée avec nous depuis 12 ans. Pour le cirque il y a ici une grande école, avec une classe professionnelle. Il y avait à l’époque une carence sur le territoire en matière d’offre dans ces deux domaines : le CDN de Nice est vraiment orienté théâtre, donc il y a une complémentarité territoriale. Quels avantages tirez-vous de ce conventionnement ? Je suis satisfait quant aux orientations, mais pas quant aux moyens ! Nous constatons et déplorons un déséquilibre des subventions de l’État par rapport à notre territoire -il y a un million d’habitants dans les Alpes- Maritimes-, à notre travail auprès de notre public -près de 40000 spectateurs-, à la multiplicité de nos actions pédagogiques, à notre volonté de démocratiser le spectacle contemporain et de faire travailler les compagnies régionales. Et puis par rapport aux 120 spectacles que nous accueillons, c’est-à-dire 322 représentations… Il y a un vrai problème de maillage territorial sur le 06, il n’y a pas de salles dans les petites villes, alors qu’il y a une vraie demande du public ! Mais à la DRAVC on nous répond que pour nous labelliser il faudrait enlever le label à une autre scène de la région… ce qui est insupportable ! Avez-vous des obligations envers les artistes et les compagnies de la région ? À strictement parler, pas dans les termes de notre conventionnement ! Mais nous sommes aussi Pôle Régional, statut qui implique un soutien à nos compagnies. Et puis dans les faits il va de soi : nous accueillons Catherine Marnas, Renaud Marie Leblanc… de nombreuses compagnies régionales, par plaisir ! ENTRETIEN REALISE PAR AGNÈS FRESCHEL Productions, Coproductions 2 copraductions, 4 residences de création I production, 4 coproductions 2 coproductions, l creation en residence cumpagnicw cutrc.iidcncr don't I a}produe[iatns 3 coproductions. 2 rësiti4.11ccs dc crcalitln 4 coproductions, 40 compagnies en rëpétitions 2 coproductions. I création en résidence Théâtre du Jeu de Paume, Aix Zibeline : Avez-vous subi, ces dernières années, des baisses de subvention ? Dominique Bluzet : Non. Ni hausse ni baisse. Nos subventions sont stables. Dans quels termes êtes-vous conventionnés et pour quelles missions ? Pour le soutien à la création et les compagnies émergentes. Un travail sur le long terme ! Bien entendu on y investit beaucoup plus qu’on ne reçoit (45 000 € ndlr). On oriente une partie de cet accompagnement vers le jeune public, dans un souci de formation des publics. Ce conventionnement est-il une contrainte ? Non, dans la mesure où il vient entériner une politique que nous avions déjà. Mais nous sommes le plus faiblement conventionné de la région : l’État met très peu d’argent pour le théâtre à Aix-en-Provence, nous sommes le seul théâtre qu’il aide, et dans notre budget sa subvention est plus symbolique qu’autre chose. Comment accompagnez-vous les compagnies régionales ? Par des résidences de création : cette saison nous en accueillons deux jeunes publics, et deux adultes. En termes de programmation également, d’achat de spectacle. Et puis surtout en terme de production pour certaines, avec aide à la diffusion dans le temps, sur 18 mois, et recherche de co-productions dans les lieux et les festivals que nous connaissons. Le Jeu de Paume fonctionne-t-il indépendamment du Gymnase, que vous dirigez également ? Non : nous avons volontairement bâti un pôle théâtral à deux têtes, Aix et Marseille. Nous n’y programmons pas les mêmes spectacles, et ceci pour doubler l’offre faite au public : nous parions que le public se déplacera entre les deux villes. Et cela marche ? Oui, 60% du public fréquente les deux théâtres. Ce qui signifie qu’au niveau du théâtre, Aix Marseille est vraiment une métropole… ENTRETIEN REALISE PAR AGNÈS FRESCHEL



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