Zibeline n°28 avril 2010
Zibeline n°28 avril 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de avril 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7,2 Mo

  • Dans ce numéro : les femmes dans la culture.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Anne Sophie Popon VII SPECTACLES PÔLEJEUNEPUBLIC ODÉON MASSALIA Même pas mort Ballet de ballots Présenté comme un « concert slam-world jeune public », Wanaminots avait de quoi intriguer. Mais tout était réuni pour nous rassurer : les musiciens Miquèu Montanaro, Pierre-Laurent Bertolino, Baltazar Montanaro Nagy et Ahamada Smis, slameur et chanteur. Ensemble, ils ont offert plus qu’un concert : un spectacle visuel total et généreux. Un voyage à travers des volutes sonores (sur scène, l’instrumentarium est étonnant), des images vidéo (portraits d’enfants, tableaux abstraits et colorés), des langues entremêlées (français, occitan et swahili, la langue de l’Océan indien, ondulante et chaude, qu’Ahamada tente de faire chanter aux spectateurs…). C’est une vague de poésie qui déferle sur scène, envahit la salle, riche d’images du bout du monde, de rencontres, de curiosité à l’autre. On se balade pieds nus dans cette ballade slamée depuis Salvador de Bahia et Alexandrie jusqu’au Portugal et l’Afrique.… Et quand Ahamada Smis chante « qu’il pleut des mots dans mon slam » ou « songes et mensonges… même pas mort », une onde de frisson parcourt les spectateurs. De cette conversation musicale et poétique, chacun retiendra un bout de conte, une légende, un solo de violon, un poème chanté (« Je voudrais sentir le souffle de la terre » …), quelques notes de flûte, des accords d’accordéon, un message d’amour et de paix. Les enfants l’ont bien compris qui, pendant une heure qui a passé comme un éclair, ont plongé dans cette musique originale, loin des standards. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI e Wanaminots a été créé le 12 février au PôleJeunePublic, Le Revest Volchok spectacle proprement renversant : à force de rire, un jeune spectateur a chuté de son siège ! Denis Grégoire Une heure et demie de magie et un public ravi, tous âges confondus. Pourtant, le Cirque Trottola travaille avec presque rien, du moins en apparence ; sans mots, sans effets de costumes ni de lumières, ou si peu. N’empêche, le trio, composé du porteur Bonaventure Gacon, de la voltigeuse Titoune et du jongleur Mads Rosenbeckréenchante le cirque. Et le monde ! De gros ballots de jute, une corde, une chaise, un grand balai, un plat, une échelle, un manteau, ces objets ordinaires, voire triviaux, deviennent les supports de numéros d’équilibre ou de voltige audacieux, véritables défis aux lois de la gravité. À celles du quotidien aussi. Ici, la récup’devient un art, mis en scène avec une inventivité, une fantaisie et une maîtrise technique remarquables. Ah, la danse du balai et de la robe ! Oh, la femme devenue diable (pas Satan, non, le petit chariot qui sert à transporter des paquets) grâce à ses bottines à roulettes ! Les trouvailles s’enchaînent, portées par le souffle des deux musiciens. Bastien Pelenc et Thomas Barrière proposent des sons et des percussions insolites, jouent du violon avec un peigne, de la batterie avec un archet… Un univers sonore inspiré, en parfaite harmonie avec le spectacle tendre et halluciné ce qui se joue sur l’ovale de la piste. Du cirque, en somme, du vrai. FRED ROBERT Volchok a été joué du 5 au 14 mars sous chapiteau à la Friche Belle de Mai, Marseille Sans paroles o …ni perte de temps ni débauches de moyens, Cocorico repose entièrement sur l’interprétation hallucinante de Patrice Thibaud et Philippe Leynac. Le premier est un mime génial, le second est un multi-instrumentiste et acrobate insensé. De ce duo, de cette relation au sein de laquelle Philippe Leynac est un souffre douleur patient et entêté, naissent des histoires, des situations où fantaisie, musique, humour et poésie s’entremêlent. Cycliste dopé, majorette bêcheuse, cow-boy désabusé ou dompteur dépassé, Patrice Thibaud campe chaque personnage - et animal ! - avec une gestuelle étudiée, un sens de l’observation qui permettent que moues et mimiques fassent mouche instantanément. Tout est suggéré d’un roulement d’yeux ou d’un mouvement de lèvres, souligné et complété par le piano, laC. Aubertain trompette ou le banjo, rappelant parfois - et quel bel hommage ! - l’humour et la poésie des Marx Brothers, de Tati ou de Buster Keaton. Cocorico est un enchantement, tout simplement. DO.M. Cocorico a été joué à l’Odéon, à Nîmes, du 9 au 13 mars
Alice émerveillée Heureux les enfants qui ont pu partager ces instants de folie douce proposés à partir de l’œuvre de Lewis Carroll et qui ont voyagé du terrier d’un lapin blanc à un jardin planté de roses ! Heureux les enfants qui croient dur comme fer qu’on peut grandir ou rapetisser à l’envi en mangeant ou buvant de simples nourritures ! Laurence Janner réussit une adaptation intelligente et sensible qui laisse toute sa place à la narration, partagée habilement entre le personnage d’Alice, délicieuse Perle Palombe, et celui de son précepteur, Sériba Doubia ; puis on passe naturellement du récit aux dialogues. Le conteur se transforme habilement en lapin grâce à un immense bavoir (mis au point par Elsa Cassili) qui se relève en lui cachant la face et arbore de grandes oreilles : effet garanti sur le jeune public ! La BADABOUM SIRÈNES ET MIDI NET LA MINOTERIE Cris d’oiseaux/éclats de voix Mercredi après-midi ; la salle est pleine de petits monarques bien éveillés prêts à en découdre avec la représentation « il va être vraiment tout nu le roi ? » Pour l’instant, c’est le plateau qui l’est... mais riche déjà des images entrevues, suspendues, déployées dans la nef d’entrée de la Minoterie, photographies en mouvement d’enfants de ces pays où les fleurs sont généreuses mais pas forcément la vie. La compagnie Lalage les a parcourus et quand le premier homme tirant-poussant sa chaise déclare le spectacle ouvert, on sent bien qu’il vient de loin... Apparaît alors le deuxième sorti des horizons à la transparence plastifiée, de l’univers de ceux qui attendent la traversée façon jungle de Calais. Il sème à tous vents ses petits papiers, ses bribes du jour sorties du gros sac-poubelle ; il y fourrera le nez puis la tête, titubant jusqu’où ? Le troisième descend forcément du ciel sinon d’où ? Il va peut-être y remonter avec ses cordes et son baudrier. Le fond de l’air reste frais : bande son minimaliste et élégante, rumeurs du monde ou ce qui s’en détache ; dialogues, non, o o monologues ou amorces de, fragments de paroles proférées de manière pas toujours audible par les acteurs qui circulent plutôt bien et plutôt comme on danse (« il va danser » ?). Les enfants tournent leur tête à droite, à gauche, ne semblent pas vraiment rencontrer le sens, sinon dans une pluie de riz salvatrice pour la concentration au ras de la scène et jusqu’à l’élaboration du géant souverain à la grosse caboche molle qui, hélas, s’endormira quasi illico... dans le noir frémissant. Poétique et chic sans aucun doute mais pour quelle germination ? Il aurait sans doute fallu prévoir une place pour l’émotion ! MARIE-JO DHÔ Le Roi Nu écrit par Carol Vanni et mis en scène par Elisabetta Sbiroli a été joué à La Minoterie du 15 au 20 mars Badaboum théâtre chenille, le lièvre de Mars et la Reine sont interprétés par une jeune actrice, Aurore Degoit, qui ravit par son jeu expressif et sa voix tonitruante quand il le faut. Le plan incliné de la scène permet de jouer sur les hauteurs en donnant l’illusion des changements de taille d’Alice. Un astucieux meubleobjet du Japon sert de canapé, de chaise, de champignon géant en se dépliant. Les séduisantes images-vidéo de Nicolas Martin suggèrent la forêt, le jardin en se projetant dans l’espace et participent avec l’environnement sonore de Julien Martin à la rêverie. On en sort... émerveillés ! CHRIS BOURGUE Alice au pays des merveilles s’est joué au Badaboum du 3 au 13 mars Jouer à la guerre i o SPECTACLES VIII La sirène de mars rassemblait autour du Théâtre de Cuisine artistes et administratifs de la Friche, dans un bel esprit d’amitié et de partage. Quelque chose entre la fête et la représentation, offert à un public d’amis venus malgré la pluie suffisamment nombreux pour obturer la vue d’un espace de jeu assez mal pensé. Le faux tournage d’un bombardement de la ville se déroulait entre les deux signaux d’alarme, sur le principe du défilé d’objets manipulés à bout de bras, et fabriqués à partis de jouets et de matériaux usuels de récupération colorés. De la maladresse même des « acteurs » et de la succession numérotée des événements naissait ainsi une ambiguïté questionnante, s’immisçant entre ces objets enfantins qui s’amusent d’explosions imaginaires, ces adultes qui font semblant d’y croire et de filmer, et l’évocation des bombardements réels juste à l’arrivée des sirènes : au fait, pourquoi joue-t-on à la guerre ? A.F. La sirène du Théâtre de Cuisine a eu lieu le 3 mars sur le Parvis de l’Opéra, Marseille Sirenes et midi net avec le Theatre de cuisine Vincent Lucas Le Roi nu Cie Lalage



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