Zibeline n°28 avril 2010
Zibeline n°28 avril 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de avril 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 7,2 Mo

  • Dans ce numéro : les femmes dans la culture.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 32 - 33  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
32 33
III ÉDUCATION AVERROÈS JUNIOR LE MERLAN L’école hors les murs Fils légitime des Rencontres d’Averroès, Averroès Junior favorise, à travers diverses propositions artistiques, l’ouverture des établissements scolaires aux enjeux euro-méditerranéens. L’occasion d’un dialogue nourri entre élèves, enseignants et artistes Les chiffres indiquent l’ampleur de l’opération : 90 élèves en 2005 pour 2000 en 2010 provenant de 9 lycées, 11 collèges et 9 écoles primaires des Bouches-du- Rhône ! Un résultat d’autant plus encourageant « qu’il était difficile d’imaginer, en 1994, que les Rencontres d’Averroès pouvaient se décliner pour la jeunesse, sur des thèmes qui les touchent directement. Comme quoi la connaissance est toujours accessible » se félicite aujourd’hui Thierry Fabre, fondateur des Rencontres. Avec le soutien du Conseil général, l’Espaceculture fédère des partenaires associatifs complices, des établissements scolaires entreprenants et des artistes motivés par un même objectif : gagner le pari de la jeunesse et de l’intelligence. Les lycées appuient leurs réflexions et leurs travaux sur le thème des Rencontres d’Averroès (cette année, « les figures du tragique ») tandis que les collèges et primaires privilégient une programmation plus généraliste. Le tout avec une approche transversale des sujets et une pratique, car c’est sur le terrain que tout se joue : après un travail préparatoire en classes, les élèves arpentent les salles de cinéma Un lien qui sépare Face à face le Centre urbain du Merlan et le quartier de la Busserine. Au milieu, l’avenue Raimu, point de passage routier et frontière. Partant de cette situation géographique particulière et de son « envie de s’ouvrir sur la ville, de franchir ou de s’affranchir des limites en montrant qu’il est possible d’être ensemble », le Théâtre du Merlan a accueilli en résidence l’artiste vidéaste et de théâtre, découvrent les musées, rencontrent les artistes, participent à des ateliers de création. Connaissances et sensibilité Hors des cadres, donc, les expériences sont multiples. Certains sont partis à Apt pour le Festival des cinémas d’Afrique et l’exposition Dak’Art à la Fondation Blachère ; d’autres à Arles visiter le Museon Arlaten, le musée départemental Arles antique et la médiathèque ; d’autres ont assisté au spectacle Le plus beau village du monde du Théâtre de Galafronie à Massalia. Tous sont passés de la théorie à la pratique en compagnie des artistes. Comme l’écrivain Nicolas Tardy qui s’est appuyé sur des textes d’auteurs contemporains du bassin méditerranéen pour amener les élèves à l’écriture et à la lecture de leurs propres textes. Ou comme le plasticien Mathias Poisson qui a imaginé une Promenade cartographique à la Madrague Montredon, temps privilégié pour découvrir un nouvel espace (si proche et si loin du leur), porter un regard neuf sur le territoire, le sentir et le percevoir d’une manière plus attentive. De retour en classe, à charge pour les élèves de 4 e du collège Jacques Prévert de suivre ses consignes pour représenter sur papier leur promenade, les maisons abandonnées, les escaliers, le petit chemin de béton qui conduisait à la mer, les flaques… Exercice délicat pour certains, revigorant pour d’autres comme Fabien qui a ressenti de la joie à voir la mer, d’être au calme : « J’ai eu de nouvelles sensations, j’ai senti le vent, les matières, les cailloux. C’était rigolo, aussi, il y avait de drôles de cabanons à côté de la plage. C’est parce que j’ai aimé que je Atelier de Mathias Poisson Espaceculture Marseille me rappelle, pas dans les détails mais quand même. C’est comme une bulle en dehors du monde. C’est pour ça que je peux dessiner ». Atelier de Mathias Poisson Espaceculture Marseille Pauliina Salminen. Six mois durant lesquels elle a rencontré de jeunes adolescents et réalisé avec eux des ateliers vidéos et écriture autour de la question de la frontière, ce qui sépare et divise. Encadrés par l’éducatrice Anne-Marie Tagawa, ils ont réfléchi, ensemble, « aux questions de limites, de ségrégation, d’entre-soi, de territoires, d’interdits … ». Ils ont écrit et Projet Frontieres Pauliina Salminen Atelier Mathias Poisson à la Madrague Montredon Espaceculture Marseille 2010 Grâce à l’association TILT, les élèves de 4 e du collège Edouard Manet ont travaillé au décryptage de l’écriture cinématographique au cours de projections suivies de discussions avec des réalisateurs ou des professionnels. Leur regard ainsi aiguisé, ils ont su analyser finement les courts-métrages, écouter la parole de l’autre, verbaliser les idées de tolérance, de différence et de liberté qui habitaient chaque film… Impossible de rendre compte de toutes les expériences vécues dans le cadre d’Averroès Junior, mais elles permettent d’affirmer que le seul fait de sortir du cadre scolaire, des limites du quartier, pour découvrir la Méditerranée des deux rives, pour échanger, analyser et inventer est une réussite. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI www.espaceculture.net et www.rencontresaverroes.net accepté d’être filmés. Le triptyque vidéo réalisé par Pauliina Salminen et le petit carnet de bord de Christopher Mark, Un lien qui sépare (définition donnée à la frontière par l’un des jeunes), sont les traces de cette aventure collective qui les a fait grandir. Il suffit de les écouter s’interroger, prendre le temps, regarder autour d’eux : « Qu’est-ce que je vois de chez moi ? » dit l’un. Tout et rien, c’est selon : des panneaux, de la végétation, la moitié du théâtre, des parkings… « C’est quoi la frontière ? » dit l’autre : les endroits dangereux, le côté jeune et le côté vieux, les réseaux des blancs et ceux des noirs. Six mois d’une expérience unique qui leur permet de dire « qu’il n’y a pas que les routes qui sont des frontières, que ça peut-être dans notre tête aussi… ». M.G.-G. Action réalisée dans le cadre du dispositif Tremplins piloté par le centre social Saint-Gabriel, l’ADDAP 13 et le Théâtre du Merlan. www.merlan.org
LES SALINS FONDATION VASARELY ÉDUCATION IV Des cahiers comme des fenêtres ! Les lycées de Port de Bouc et Martigues ont servi de scène pour un théâtre contemporain écrit spécialement pour le public lycéen et joué dans leurs espaces quotidiens : CDI, cour, réfectoire et salle de classe. Un cahier des charges strict avait été proposé à 4 auteurs contemporains : 2 à 4 personnages, une durée de 20 mn, 4 thèmes, qui ont été trouvés à travers le journal d’une année scolaire écrit par des lycéens d’Alès, Sang d’encre ; ce sont l’amour, la mort, la politique et l’évasion. Le but ? faire se rencontrer 2 mondes, celui du lycée et celui du théâtre avec les contraintes du lieu. Le résultat ? 4 pièces théâtrales à l’écriture précise, 6 acteurs de Machine Théâtre de Montpellier et de La Fédération de Lyon, 2 metteurs en scène attentifs, Philippe Delaigue et Olivier Maurin. Zibeline s’est glissée parmi les élèves du lycée professionnel Montgrand de Port de Bouc. Pour chaque spectacle, pas plus de 2 classes. Philippe Delaigue leur explique le projet Artistes au lycée et Les Cahiers d’histoire X-D.R leur annonce qu’ils pourront échanger leurs impressions après le spectacle avec les comédiens. À chaque fois les élèves ont fait preuve d’intérêt et d’étonnement. Pourquoi ? « Parce que ça parle souvent comme nous », déclarent-ils. Ils ont été très sensibles aussi à la proximité avec l’espace de jeu : « Ça nous met dedans, on se sent plus concerné. On avait peur que ce soit chiant ! » (sic). Lea Lapraz de Pauline Sales a traîté le thème de l’amour, La visiteuse de l’australien Daniel Keene celui du départ et du changement, On est des Fanions de Sarah Fourage celui de la politique en éclairant de manière originale le problème des SDF, enfin Réfection de David Lescot abordait de manière inattendue le problème de la mort. Une expérience à exporter ! CHRIS BOURGUE Cahier d’histoires a été joué les 15 et 16 mars à Port de Bouc, le 17 au Théâtre des Salins, les 18 et 19 dans les lycées de Martigues Les Cahiers d’histoire X-D.R Rencontre avec Philippe Delaigue, metteur en scène, mais aussi comédien et enseignant à l’ENSATT : Vous dirigez une structure appelée « La Fédération », à Lyon. Pourquoi ce nom ? Après avoir créé et dirigé La Comédie de Valence durant 9 ans, j’ai voulu réunir toutes sortes d’artistes et leurs désirs. La Fédération regroupe des équipes de 3 régions frontalières : Paca, Languedoc- Roussillon et Rhône-Alpes. Cela pour penser autrement la production et la diffusion de spectacles vivants. Qu’est-ce qui vous a orienté vers ce projet de créations pour les lycéens ? La volonté de faire se rencontrer des artistes et des lycéens dans leur univers, de les sensibiliser au spectacle vivant. Le théâtre a besoin d’eux pour exister. Grandir en paysage Le Paysage, fenêtre ouverte sur le monde est le thème choisi par l’Association Art, Sciences et Patrimoine en Pays d’Aix (ASPPA) pour fêter ses 20 ans d’engagement dans l’éducation artistique. L’événement se déroule à la Fondation Vasarely, autour de trois propositions qui permettent de comprendre ses actions, son engagement tout en poursuivant sa réflexion sur l’éducation artistique des publics jeunes. Une exposition, Mémoires de paysages, réunit des œuvres d’artistes contemporains prêtées par le FRAC et le Fonds communal d’art contemporain de Marseille. En prolongement à l’exposition Mémoires organisée en 1994 au musée des Tapisseries, elle restitue la place de l’art et de l’artiste dans l’éducation de l’enfant à travers une sélection d’œuvres couvrant le champ du paysage. Depuis l’idée de la nature sauvage, intacte, jusqu’à celle du paysage urbain… Comme un miroir réfléchissant, une rétrospective témoigne de la diversité des projets réalisés depuis 20 ans dans les temps scolaires et périscolaires : expositions, visites d’expositions, parcours urbains, classes culturelles, ateliers de pratique artistique, classes à PAC, fiches action, projets européens, ateliers de plein air… Enfin, pour comprendre en quoi la thématique du paysage est porteuse d’une dimension culturelle et éducative, l’association organise une table-ronde (24 mars, salle Yvaral). Une manière pour l’ASPPA d’échanger autour des questions qui lui sont chères : l’évolution de la prise en charge de l’éducation artistique par les pouvoirs publics depuis 1990, la diffusion de l’art contemporain, la médiation culturelle, l’enfant et la création… MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Mémoires de paysages ASPPA, 20 ans d’engagement dans l’éducation artistique jusqu’au 16 mai Fondation Vasarely, Aix 06 22 49 78 59 www.asppa.fr



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 1Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 2-3Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 4-5Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 6-7Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 8-9Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 10-11Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 12-13Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 14-15Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 16-17Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 18-19Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 20-21Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 22-23Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 24-25Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 26-27Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 28-29Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 30-31Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 32-33Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 34-35Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 36-37Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 38-39Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 40-41Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 42-43Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 44-45Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 46-47Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 48-49Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 50-51Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 52-53Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 54-55Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 56-57Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 58-59Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 60-61Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 62-63Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 64-65Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 66-67Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 68-69Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 70-71Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 72-73Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 74-75Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 76-77Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 78-79Zibeline numéro 28 avril 2010 Page 80