Zibeline n°27 mars 2010
Zibeline n°27 mars 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°27 de mars 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : théâtre... de la démocratisation culturelle.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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64 SCIENCES LES ÉCOLES CENTRALES Le Groupe des Écoles Centrales compte désormais cinq établissements en France. En 2004, Marseille est venue se joindre à ses sœurs aînées de Paris (1829), Lyon (1857), Lille (1872), Nantes (1919). Zibeline a rencontré Frédéric Fotiadu, son nouveau Directeur, pour parler de la croissance de cette « petite de Castèu Goumbert » déjà bien développée pour son âge Zibeline : Pouvez-vous nous rappeler ce que sont les Écoles Centrales ? Frédéric Fotiadu : La plupart des doyennes du groupe ont été fondées par des industriels à la fin du XIX e siècle pour répondre aux nouveaux besoins d’encadrement technique engendrés par la révolution industrielle. Les Écoles Centrales ont désormais le statut d’Établissements Publics à Caractère Scientifique, Culturel et Professionnel [EPSCP]. Leur vocation est de former des ingénieurs généralistes de haut niveau dont les études sont sanctionnées après trois ans par le diplôme national d’Ingénieur Centralien. Leur statut est strictement public et dépend du Ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur. Notre personnel relève donc en grande partie de l’Éducation Nationale, bien que les E.C. fassent appel à un nombre important d’intervenants extérieurs industriels ou d’autres organismes publics tel que CNRS ou Universités. La base de financement public nous permet de dispenser une formation scientifique et technique de très haut niveau à un coût très bas pour les élèves, environ 500 euros de droits d’inscription par an. Chaque école a le statut d’établissement autonome au même titre qu’une université mais, à la différence de ces dernières, le Directeur, élu par le Conseil d’Administration, n’en est pas le président, qui demeure une personnalité du monde industriel. Qu’est-ce qu’un « Ingénieur Généraliste » ? C’est une personne formée à la gestion et/ou à l’expertise de projets complexes dans la pluridisciplinarité. Ainsi les Centraliens sont aptes à s’investir dans un très large domaine d’activité qui va de la gestion éco- Le Groupe des Écoles Centrales prend l’accent marseillais Libre entretien sur une Centrale excentrée mais pas excentrique Frédéric Fotiadu Didier Nadeau nomique de projets ou de personnels, jusqu’à la recherche de très haut niveau dans ses applications innovantes. Nous faisons un principe de cette polyvalence de nos formations et notre effort porte sur l’individualisation des parcours formatifs qui doivent répondre au projet personnalisé de chaque élève. L’ECM diplôme désormais annuellement 170 ingénieurs. Ils sont recrutés majoritairement sur un concours commun Centrale-Supélec ouvert aux élèves des CPGE (Classe Préparatoire aux Grandes Écoles). Mais pour accroître la diversité sociale des recrutements nous ouvrons aussi notre formation à un petit nombre des meilleurs élèves des classes de Technologie et Science pour l’Ingénieur (TSI) ou d’Adaptation Technicien Supérieur (ATS), ainsi qu’à des étudiants de licences technologiques. Pour ajuster le niveau de ces élèves aux exigences d’excellence de l’École nous avons mis en place des programmes de soutien et des accompagnements par tutorat, en langues étrangères et en mathématiques. Nous accueillons aussi, dans le cadre du projet TIME (Top Industrial Managers for Europe), 15% d’élèves étrangers qui viennent enrichir du diplôme de centralien leur mastère obtenu dans des établissements partenaires internationaux. Réciproquement ces établissements accueillent à l’étranger 20% de nos jeunes ingénieurs pour une quatrième année de mastère. Dans ce cadre l’ECM a développé des liens forts avec le Brésil, la Chine, le Japon et le Mexique. Quelle est la spécificité de l’ECM par rapport à ses grandes sœurs ? Les Écoles Centrales sont historiquement issues du tissu industriel local. La région PACA, au développement industriel tardif, était la seule à ne pas avoir de grande école. Un processus de fusion des écoles d’ingénieurs spécialisées (ENSPM en physique, ENSSPICAM en chimie, l’ESM2 en mécanique) conduit à la création en 2003 de l’EGIM (École Généraliste d’Ingénieur de Marseille). Une ultime fusion avec l’ESIM, école d’ingénieur consulaire de la Chambre de Commerce (CCIMP), va donner le jour à l’ECM en 2004. La diversité des composantes de l’ECM ouvre résolument la voie à la multiplicité des parcours professionnels et des compétences. L’étendue et l’excellence des domaines de technicité constitue notre spécificité et un avantage que nous voulons maintenir et développer. Nous proposons d’ores et déjà en 3 e année 14 possibilités de parcours « métiers » individualisés aussi divers que la mécanique, l’optique photonique, le génie marin, l’économie quantitative ou la chimie qui est une spécificité exclusive de Marseille... Si la vocation de l’ECM n’est pas de former des chercheurs, la
65 forte implication de ses personnels dans le milieu de la recherche universitaire permet d’assurer à ses élèves des passerelles intéressantes vers des mastères de recherche (20% d’élèves) puis des thèses (15%). L’ECM est passée en deux ans de la 50 e position à la 23 e dans le classement national des grandes écoles. Même si le sens de ce type de classement est à relativiser, nous visons à rejoindre le « top 15 » d’ici cinq ans. Nous portons nos efforts sur l’épanouissement individuel des élèves par et pour l’ouverture intellectuelle. Pour cela, nous leur proposons des expériences variées pour développer la curiosité sur la base de connaissances scientifiques solides. Nos élèves participent par exemple à une expérience originale de parrainage de collégiens des zones ZEP environnantes dans les activités culturelles telles que le théâtre (voir p4ndlr) ou le soutien scolaire. Cet ancrage dans la réalité sociale nous paraît un élément important dans la formation de futurs cadres techniques. Quels sont les points forts de l’ECM et ses difficultés ? L’équipe de l’ECM, constituée de 90 personnels administratifs et techniques (ATOS), 110 intervenants et enseignants-chercheurs (Éducation Nationale pour 3/4 et 1/4 CCIMP), reste de taille humaine. Cela permet des rapports propices à notre volonté d’individualisation des parcours de formation. Les 12000m² de locaux (2/3 à la CCIMP et 1/3 à l’État) affectés à l’ECM sont essentiellement basés à l’Institut Méditerranéen de Technologie à Château Gombert avec une antenne à la Faculté des Sciences de St Jérôme. La localisation géographique de l’ECM au sein de quartiers populaires et dans une Zone d’Éducation Prioritaire (ZEP) n’est pas une barrière mais plutôt une opportunité à l’expérience de l’ouverture sociale des élèves dans le respect de la diversité. Par contre les locaux, peu adaptés à l’activité d’une grande école et surtout très mal desservis par les transports en commun, ne favorisent pas le plein épanouissement de cette politique d’ouverture que nous voulons mettre en œuvre. Nos interactions avec le tissu industriel local et national sont bonnes. Nous avons des partenariats avec Eurocopter, la SNCF, le Port Autonome… Nous voulons développer nos relations avec les très grandes entreprises industrielles. Nos formations permettent aux ingénieurs centraliens une excellente insertion professionnelle. En 2008 les 3/4 de nos effectifs de diplômés ont trouvé un débouché dans les deux mois suivant leur diplôme. Les retours que nous avons montrent que leur extrême polyvalence et leur adaptabilité sont particulièrement appréciées dans le milieu industriel. Plus de 15% de nos diplômés sont recrutés à l’international. ENTRETIEN MENÉ PAR YVES BERCHADSKY www.centrale-marseille.fr au programme La fête, ça se prépare dans la diversité… Cette année la 19 e édition de la fête de la science se déroulera du jeudi 21 au dimanche 24 octobre sur la thématique phare « Biodiversité – Bioéthique » quels défis pour l’avenir ? Rappelons qu’en effet 2010 a été déclarée année internationale de la biodiversité. Un appel à projets d’animations est d’ores et déjà lancé. Vos propositions aussi bio que diverses sont les bien venues. Tous les renseignements sont sur : www.drrt-paca.com à la rubrique Fête de la science 2010. L’est inné… le divin enfant ? Le 23 février à 18h30 à l’Espace Ecureuil, dans la continuité des conférences Horizons des Savoirs, Yehezkel Ben-Ari, directeur de l’INMED (Institut de neurobiologie de la Méditerranée), directeur de recherche à l’INSERM, présente, dans le cadre du cycle « biologie et civilisation, les chemins de l’intelligence » une conférence au titre évocateur : Inné et acquis dans la construction du cerveau : les deux mon capitaine ! » Bien qu’il y ait encore des inconnues, le développement actuel de la neurobiologie du développement montre combien la tendance au tout génétique est limitative. La neuroarchéologie, nouvelle approche qui étudie les relations entre les gènes et l’environnement dans la maturation cérébrale et les maladies neurologiques, apporte un éclairage sur ces questions. Horizons des savoirs 04 91 57 26 49 www.drrt-paca.com/images/stories/CSTinformations/horizonsavoir09.pdf De la physique des crises à la crise de la physique Tel est le titre de la conférence que Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien et philosophe donnera le 4 mars à 18h45 à l’Hôtel du département dans le cadre du cycle de conférence Échange et diffusion des savoirs. La physique s’intéresse depuis longtemps aux phénomènes critiques, c’est-à-dire aux transitions discontinues entre les états d’un système. Quelles idées-clés a-t-elle permis de dégager pour penser de telles évolutions brutales ? Ces notions sont-elles exportables à des situations plus générales, des phénomènes sociaux ou politiques ? Par ailleurs, ne faut-il pas se demander si la physique elle-même connaît des crises historiques ? Ses profondes transformations actuelles n’en fourniraient-elles pas un exemple majeur ? Echange et diffusion des savoirs www.cg13.fr/cadre-de-vie/culture/conferences.html C’était écrit… Le Musée de la préhistoire des Gorges du Verdon de Quinson nous présente, depuis le 5 février et jusqu’au 30 avril, une très intéressante exposition sur le thème : La naissance des alphabets sur les rives de la Méditerranée. Elle raconte l’histoire de l’invention des alphabets sur le bassin méditerranéen. Une histoire des lettres qui nous mènera de la Mésopotamie à l’Égypte où sont nés les premiers systèmes d’écriture jusqu’à la naissance de l’alphabet phénicien puis grec. Musée de Préhistoire des Gorges du Verdon, Quinson (04) 04 92 74 09 59 www.museeprehistoire.com Timbre Moretti, timbre contemporain de l'artiste Raymond Moretti



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