Zibeline n°27 mars 2010
Zibeline n°27 mars 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°27 de mars 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : théâtre... de la démocratisation culturelle.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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56 LIVRES ART L’Archi designer Designer incontournable des années 70, Marc Held n’est certainement pas un inconnu pour vous. Le lit Prisunic et le fauteuil Culbuto édité par Knoll ça ne vous rappelle rien ? Le remarquable ouvrage du galeriste d’art contemporain Eric Germain paru aux éditions Norma intitulé Marc Held Du design à l’architecture présente sous toutes ses facettes celui qui par sa galerie L’Echoppe a symbolisé toute une génération en matière de style de vie et d’habitat. Avec quelques 288 illustrations de très grande qualité, cette monographie offre un parcours sans détour de ce génial touche à tout. Du tout plastique à la maison en acier de l’Essonne en passant par l’objet utilitaire, le teck, les grands voiliers, les voitures Renault, les salons de l’Elysée et les usines IBM, l’inspiration créatrice de ce visionnaire était sans limite et extrêmement diversifiée. Un très beau livre à feuilleter avec délectation pour tous les passionnés de design et d’architecture. F.I. Marc Held du design à l’architecture Eric Germain Ed. Norma, 65 euros Lumières sur Alessandri À l’instar d’un Eugène Leroy, combien d’artistes ont dû patiemment espérer si ce n’est la renommée au moins une certaine reconnaissance ? Cette monographie consacrée à Joseph Alessandri vient à point nommé. Elle est autant la volonté d’un travail exhaustif sur l’œuvre du peintre que le désir d’un cadeau offert à la bonne heure. C’est en intime et passionné que Claude Darras fait les présentations selon la forme traditionnelle d’une chronologie détaillée en sept périodes. Des années d’apprentissage à la reconnaissance actuelle, on le suit sous « l’ombre violette des châtaigniers » aux « années de lumière ». Bon nombre d’anecdotes parsèment ce cheminement de la lente élaboration du travail artistique des jeunes années (Picasso, Schwitters, Dubuffet) jusqu’à l’âge de maturité émancipatrice (Mégalithes, Paysages Informels, Reliefs Totémiques…), sans oublier le compagnonnage fidèle avec Mario Prassinos. Très bien illustré, l’ouvrage n’est pas avare de reproductions de belle facture dues à Jean-Eric Ely, même si l’impression a parfois tendance à boucher les matières mates et sombres des œuvres qui ne se laissent pas si facilement capter par la photographie. Pour être complet, Claude Darras n’a pas oublié de convoquer les écrits de plusieurs auteurs (Jean Boissieu, François Nourissier, Jean-Louis Ferrier…) et, en plus des repères chronologiques et bibliographiques d’usage, de préciser par un glossaire les termes techniques utilisés dans ses pages. L’ouvrage s’adresse ainsi à tout passionné d’art qui souhaiterait découvrir ou approfondir l’œuvre de Joseph Alessandri -qui fit une importante donation en 2007 au musée Estrine de Saint-Rémy-de-Provence, à un jet d’Eygalières où se situe depuis 1975 l’atelier du peintre. Sa réalisation a été rendue possible grâce au concours du musée Estrine et à l’aide à l’édition du Conseil Général des Bouches-du-Rhône. Une édition spéciale a été conçue en coffret avec une œuvre originale signée, pour 350 euros. CLAUDE LORIN r ti r- f : A F prr, 5oseph liesndrl W IYT1[ ! ['2ilk d ! Miit Fraapcpr[rar.4 MI Err fry Joseph Alessandri ou la face cachée de l’ombre Claude Darras Autres Temps Editions, 39 euros Pour l’amour du toro Après Une terre de bouvine, paru en 2006 et consacré à la course camarguaise, la collection Patrimoine, Images et Paroles s’enrichit d’un nouvel ouvrage sur la tauromachie telle qu’elle se vit sur les terres de Camargue et du pays d’Arles. Pendant trois ans, le photographe Bernard Lesaing et la documentariste Emmanuelle Taurines (au nom prédestiné !) ont suivi la vie d’une école très particulière, l’école taurine d’Arles. Ils ont pointé leur objectif ou leur micro vers les élèves et leurs familles, vers les fondateurs et les professeurs de ce lieu de transmission d’un patrimoine culturel et d’une tradition régionale souvent décriés. De leur long travail en coulisse est né Noir e[s]t lumière. Cet élégant album en noir et blanc retrace en photographies, puis en mots, le parcours de ces enfants qui ont décidé de devenir toreros. Pendant l’entraînement méthodique, laborieux, lors des premières becerradas puis novilladas piquées, le sérieux de ces tout jeunes adolescents, parmi lesquels quelques filles, est frappant. Leurs postures, leurs témoignages reflètent la mission dont ils se sentent investis. En donnant la parole à ceux qui mettent toute leur énergie et beaucoup de leur argent pour organiser des sessions d’entraînement loin des grandes places et des média, à tous les anciens de l’école qui savent entourer les novices, aux proches et aux amateurs qui se réunissent pour suivre les progrès d’un jeune prometteur, c’est aussi leur passion commune que ce livre met en lumière. L’aficion, qui guide leur vie. FRED ROBERT Noir e[s]t lumière Arles, dans les coulisses de l’école taurine Bernard Lesaing et Emmanuelle Taurines éd. Images et recherche, 18 euros gfirki‘ ^ r -1r, NOIR et LUMIÈRE
Miréio ma tant amado Est-il besoin de présenter en Provence l’œuvre de Frédéric Mistral ? En douze chants, à la manière de Virgile, le poète nous fait vivre les amours tragiques du tendre Vincent, le vannier, et la douce et spirituelle Mireille, en un hymne à la nature cultivée ou sauvage, aux traditions, mêlant les rites païens et chrétiens. Grâce à cette écriture riche et prenante, aux sonorités travaillées, la langue provençale a acquis ses lettres de noblesse littéraire. La nouvelle édition de l’œuvre par les éditions Actes Sud est remarquable à plus d’un titre. D’abord, elle célèbre une date, le 150 e anniversaire de la parution de Miréio Mireille, puis elle comprend des raretés, comme les extraits du 40 e entretien du Cours familier de littérature de Lamartine, la reproduction des pages, en miroir Provençal/Français, dans la graphie et la disposition originales, des notes explicatives claires. Mais surtout, le volume s’ouvre sur les 72 illustrations de Gustave Fayet, dessinées à la plume et au roseau, Camargue oblige, en 1921 ! Les personnages de la tragique épopée de Mistral sont invisibles sur ces planches. La Provence devient le Le jardin est un signe Judicieuse idée de proposer la traduction de l’ouvrage italien de 1990 de Virgilio Vercelloni (1930-1995), complété par des chapitres sur les jardins des XX e et XXI e siècles, de Matteo Vercelloni, tous deux architectes, urbanistes. Les documents iconographiques rares, précisément commentés, permettent de comprendre concrètement les enjeux de l’histoire des jardins, mais aussi de l’évolution de la pensée et de la morale. Car l’évolution du jardin occidental à travers les siècles relève d’une réflexion sur les modes de vie, les émotions et le pouvoir. Cet ouvrage en propose un parcours depuis le Jardin de Babylone et sa vision d’un paradis sur terre jusqu’aux « guerilla gardens », espaces végétaux recréés par les habitants au sein de fragments urbains abandonnés, ou aux espaces de vie collective et aux « jardins en mouvement » de Gilles Clément... Réalisme ? Et argent content Un livre difficile à qualifier...comme Arrabal, à la fois horripilant et non dénué de poésie incertaine, parfois belle. Il s’agit d’un échange de mel avec un Trigano doublement aveuglé d’amour qui exhume le cadavre exquis de Fernando. L’école trop réaliste, sûre d’ellemême qui cultive le dandysme soixante-huitard sur la litière de soixantuitardifs regrets éternels ; paradis perdu un peu morbide d’un spectre à révérences internes. La subversion sanctuarisée avec ses codes de l’amour, de l’humour, de l’irrévérence. Un Bagdad de Lann-Bihoué du surréalisme potache de légumes : Savary d’une poésie Bretonne à un Topor amer infiniment regretté. Un monument à la pataphysique et sa hiérarchie de kroumirs rebelles, du mouvement Panique institué par la vieille dame du quai Conti déguisée en catin de satin décatie. Un hymne à la bourgeoisie bohême figée dans son Panthéon de glace, protagoniste unique, et si le vers illustré déclare « Et Mireille, légère, descend dans la maison pour cacher sa rougeur », nous ne voyons qu’une façade agrémentée de pampres de vigne et un balai abandonné au flan de la porte. L’imagination du spectateur est invitée à s’égarer dans la plaine de la Crau ou sous les pins ; la force suggestive des vers anime alors ces lieux déserts : « Belle, sous les pins vous vous tiendrez à l’ombre » murmure le poète, ou plutôt « Bello, souto li pin à l’oumbro vous tendrés. » Les arbres se tordent sous les assauts impitoyables des vents, et « les étoiles de Dieu clouent le ciel » … dans un raffinement des traits, un travail subtil des ombres et de la lumière, un tracé dynamique qui accordent aux paysages comme une respiration sourde et passionnée… L’esthète, amateur d’art, ami des peintres les plus marquants de son temps, Gauguin, Van Gogh, Monticelli, Odilon Redon, considéra comme l’œuvre de sa vie l’illustration de Mireille. Ses dessins sont pour la première fois, rassemblés et édités en un même volume. MARYVONNE COLOMBANI On passe des gravures médiévales des « hortus conclusus » aux planimétries finement dessinées de la Renaissance ou du Grand Siècle, on s’attarde aux conceptions des jardins romantiques avec véritables fausses ruines, pour arriver aux dessins colorés proches de l’art abstrait de Guévrékian en 1925. Les détours sinueux ou géométriques des jardins ont dessiné l’histoire de notre continent aidés par une nouvelle science, la botanique, et les encyclopédies gigantesques du XVIIIe. Au milieu le « gardener » prend soin de son jardin et devient protecteur de la Terre. CHRIS BOURGUE L’invention du jardin occidental Matteo et Virgilio Vercelloni Éd du Rouergue, 45 euros miroir nécrophile et phage d’un narcissisme suranné. Les barons des trente glorieuses y trouveront sans doute leurs comtes et trous de ducs contemplatifs et nostalgiques. On pourra se shooter à la lignée surréaliste : Duchamp, Ernst, Vian, Ionesco, Dubuffet, Baudrillard, Eco, Fo Mandelbrot et… Prévert qui n’y retrouve plus son raton baveur. L’hystérien de la Culture y fera sans doute grand K. Tiens ! Il paraît qu’on pose la première pierre du mausolée de Breton… Ça embaume au Zanzibar ! YVES BERCHADSKY Rendez vous à Zanzibar - Correspondance en double aveugle Patrice Trigano, Fernando Arrabal Ed. La Différence, 20 euros {11 lt- l.e. Mirèio Mireille Frédéric Mistral, Gustave Fayet Ed Actes Sud, 45 euros 57



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