Zibeline n°27 mars 2010
Zibeline n°27 mars 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°27 de mars 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : théâtre... de la démocratisation culturelle.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 66 - 67  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
66 67
52 MUSIQUE DISQUES Fin’amor de femmes Au XII e siècle, la poésie des troubadours crépite dans l’opulence de la langue d’oc. Entre la première croisade et celle des Albigeois, du sud de la Loire à la péninsule ibérique et jusqu’en Lombardie, ils sont près de deux cent cinquante, « savants » de leur temps aux vies parfois invraisemblables, à chercher et « trouver » des mots et des notes qui s’enluminent à leur fusion. Ils sont seigneurs, jongleurs ou moines à célébrer la fin’amor, cet amour courtois qui met en pratique de nouveaux codes amoureux au moyen-âge… Leur poésie Scandinave et Debussy La carrière de la soprano Karen Vourc’h, « Révélation Artiste Lyrique » aux Victoires de la Musique 2009, semble bien lancée. Dans notre région, après la création de Marius et Fanny à Marseille et sa reprise récente en Avignon, on l’a entendue dans l’émouvante Saint of Bleeker Street de Menotti (voir p.39) à nouveau sur la Canebière et on l’attend dans le rôle de Musetta (La Bohème de L’Éden fauréen Pour La Chanson d’Eve (1910) et Le Jardin Clos (1915), Gabriel Fauré a fait appel à un compatriote de Maeterlinck : le poète Charles Van Lerberghe. Le musicien y traduit idéalement l’indécision symboliste par une harmonie mouvante, au moment même où, tel Beethoven, il entre dans la surdité. Son style hérité du romantisme se modifie, s’épure devient plus austère. C’est peut-être là De l’alpha à l’oméga Entrez en Préface Le jeune compositeur marseillais Lionel Ginoux fait revivre avec bonheur l’enregistrement de la création à Villeneuve-Lez-Avignon de son œuvre pour chœur, ensemble instrumental et récitant Préface en Prose. Prix Défi Jeunes en 2008, cette vaste fresque a été composée sur des textes du poète dramaturge roumain Benjamin Fondane mort en captivité à Auschwitz, témoignant des atrocités endurées dans les chantée appelle un amour raffiné où la femme, quant elle n’est pas elle-même une « trobairitz », est traitée en partenaire active de leur quête d’absolu. Avec ce disque, la chanteuse Isabelle Bonnadier et ses comparses au cistre (Valérie Loomer), à la vièle (Tina Chancey), aux flûtes (Gwénaël Bihan) et percussions (Ludwin Bernaténé) font une entrée remarquée dans un domaine habituellement réservé aux experts du genre. Elle émeut autant qu’elle réjouit, met la quintessence de son soprano lyrique au service d’une Puccini) à Monaco avant ses débuts aux Chorégies d’Orange dans la jeune Vincenette (Mireille de Gounod). Son premier enregistrement est marqué par sa double culture, scandinave et française. La chanteuse choisit de superbes mélodies de Grieg -son père était médecin norvégien- sur des textes d’Ibsen ou Andersen et des poèmes chantés de l’incontournable Finlandais que le musicien atteint l’éternité, réalise une fusion rêvée poésie/musique. Ces deux cycles de la maturité sont peu joués, mais magnifiques ! Souvent complices, la soprano Mireille Delunsch et la pianiste Marie-Josèphe Jude livrent un Fauré tel qu’on l’aime, sobre et aérien, où les mots distillés perlent le long d’un fil qui jamais ne se rompt. Sur un décor, planté au clavier camps d’extermination durant la seconde guerre. Émouvante et riche en effets orchestraux et vocaux, cette remarquable pièce s’insère avec réussite dans le paysage musical contemporain. L’enregistrement live de grande qualité révèle la qualité de la direction du jeune chef Sébastien Boin aux commandes de l’ensemble C Barré et du chœur Pyramidion dirigé par Pascal Denoyer. Autoproduit et autodistribué, ce disque dizaine de chants puisés dans l’âge d’or du « trobar », au tournant du XIII e siècle. Les auteurs, natifs d’Auvergne, du Limousin, de Provence, du Dauphiné, d’Aquitaine ou du Languedoc, se nomment Peire Vidal, Folquet de Marselha (Marseille), Monge de Montaudon, Gaulcem Faidit, Peirol, Falquet de Romans ou Clara d’Auduza (Anduze). Tout un monde lyrique, ancré dans notre histoire profonde, qui reste à révéler au plus grand nombre. La grâce festive et sensible d’« Alegransa » y participera ! JACQUES FRESCHEL Jean Sibelius. Elle complète la galette par les sensuelles Chansons de Bilitis (textes Pierre Louÿs) de Debussy, sa mallarméenne Apparition avant un Beau soir en forme d’au revoir sensible. Un disque mûri et personnel au programme qui tombe naturellement dans les cordes de l’artiste… sa belle pâte vocale, son intelligence des textes et Susan Manoff au piano font le reste. J.F telle une estampe glacée sur un mur monochrome, le velouté chaleureux de la chanteuse dessine des méthodiquement des arabesques à donner le vertige ! Avec les trois Poème d’un jour et quelques mélodies célèbres (Au cimetière, Spleen…) ces deux dames nous guident à travers l’Eden et ses délicieuses merveilles. J.F. Anne Queffélec égrène, comme dans l’urgence mais avec ce calme souverain qui la caractérise, de beaux enregistrements chez Mirare. Ce Chopin-là (bicentenaire oblige !), est son 3 e CD en un an, après un Bach olympien et un Haydn tout en fantaisie ! Cette maîtresse respectée du piano français, artiste parmi les plus aimées de sa génération, choisit de tracer une espèce de biographie musicale. Dans le parcours chronologique qu’elle présente, on entend les premières Polonaises composées par un enfant d’à peine sept ans -la musicienne part aux sources d’un souffle qui se perpétuera dans le souvenir douloureux et inaltérable du pays natal- jusqu’aux ultimes Mazurkas, les Nocturnes, Berceuse, Barcarolle, Scherzo et Valses de la maturité, les plus célèbres, écrits en France, dépassant les références géographiques, pour voler du coté de l’Ether et de la pure poésie ! J.F. Récital Anne Queffélec dans le cadre du Festival Voix de femmes (voir p.7) le 17 mars à 21h au Théâtre de Tarascon. nécessite un soutien et un engagement envers la création musicale contemporaine, sujette à la frilosité du public. Afin de laisser un peu de place à cette musique d’aujourd’hui. FRÉDÉRIC ISOLETTA CD Troba Vox TR021 distr. www.abeillemusique.com www.art-troubadours.com fn r {... I/.. TDn71.I:..F.-rnn..at ennnnCD Aparté AP002 distr. Harmonia Mundi www.littletribeca.com CDLSACD CD/SACD Lvrinx Lyrinx LYR 2257 CD n Mirare Mi.nro MrRnoF MIR096 www.mirare.fr Préface en prose Lionel Ginoux autoproduction www.lionelginoux.com
uu 0r6FI bPAPPRI 070Z -6007.. uosies'Vivement dimanche ! Loin des paillettes, le duo qui compose La Chanson du Dimanche a rapidement trouvé son public depuis son premier album Plante un arbre. Mettre en ligne chaque dimanche un nouveau titre, voilà un concept original qui remplacerait presque le rituel de la messe ! Humour bien sûr, avec comme condition presque « Dada » : Clément à gauche, chemise beige et bretelles rouges et Alec à droite, chemise verte, veste noire et cravate gris clair ! Ce ne sont pas de nouveaux VRP mais tout y passe avec délice : people (Nicolas et Rachida), écologique (OGMan) ou social (Super pouvoir d’achat, Petit cheminot) avec une bonne dose de fraîcheur et d’auto dérision. Chanson populaire, zouk, folk, rock, disco… la palette musicale est variée et surprenante. Tout est bon dans la chanson ? Ce naturel pétillant illumine avec une dérision bon enfant un monde parfois bien trop sérieux. F.I. Plante un arbre La chanson du dimanche La Pêche Production Nuit blanche Estampillé oiseau de nuit, qui est donc ce dandy noctambule se faisant appeler ToM ? À la fois chanteur, auteur, compositeur, ingénieur du son, arrangeur et j’en passe… ce dracénois installé à Marseille nous emmène dans son monde mystérieux. Produit par sa propre structure d’enregistrement, Hétérokulte est un deuxième album envoûtant après Rue Breteuil, du nom de la rue de Marseille où est installé le studio. Spoken word incisif aux rythmes électros lancinants, ce nouvel opus reprend ses thèmes favoris comme la ville, les clubs, les femmes qui gravitent autour d’un personnage central. Sur un tapis sonore feutré aux ambiances multiples, l’écriture peut devenir cynique tout en restant sensuelle. Projet atypique et novateur où se côtoient également un remix de Kid Loco et une adaptation du texte 22 septembre de Brassens, Hétérokulte tient de la bande-dessinée tant les sons peuplent d’images l’univers secret et ténébreux du monsieur ToM. F.I. Hétérokulte ToM Tom Sound Production – La Baleine e41,i1u.o4oH Velouté d’électro Le trio nantais Smooth commence à acquérir une maturité plus qu’intéressante. L’air de rien, voilà bientôt dix ans que les musiciens à la tendance électro pop se fabriquent une playlist à la belle réputation. La preuve ? La sortie ces jours-ci du nouvel album The parade aux quatorze titres enjôleurs et pleins de fraîcheur. Baigné à la soul des 70’s autant qu’à certaines ambiances de Massive Attack, ce nouvel opus dégage à l’écoute une évidente légèreté contemplative. Feutré mais pas surfait, l’alliage s’avère équilibré entre sampleurs, guitare, basse, claviers et batterie. De la complainte rock’n roll My body aux nappes délicieuses de I know où le complice Dominique A dépose son timbre si particulier, Smooth sait créer un fil conducteur à travers de multiples ambiances. D’autres surprises complètent ce quatrième disque comme la présence d’Amélie et d’Alain Chauvet, mais ce sont les pépites électro comme she’s coming back et la voix travaillée un brin métallique de David Darricarrère dans Heart Bea(s)t qui donnent l’impression de basculer dans un univers chimérique. F.I. The parade Smooth Do you like oflu.uY oyj, :..:,., u'9)1.1 a1 : irdi 3-1 - PtlM INI0IN ç.Iv VW ; 1, LILI. lPa 0. j S -MAE* z Z$IA I C171101Y1 1FI1 01 11131S17 I ICINOW 37 3111033,.6i1114 w r a a 3 i1 i3 s t ii i9dLsiMY idti wnntoi 3ISOIAI a01 i1ara a19Aa51 13YV - O7NVAIA YI71311JIR : wÿ - raw'V}I]IYd xf1311 06042, 1p 6nblroky - Y8W314L VdYd I)17NIlOi VN1n1V]I a SO1VN01 31103f139Nv.511.7.510 -yyt.'d.If}IfiM. Vf41F7d Vl 3U ago Ol aw..iaR i - co11a78. ; OM ouq9j1+ NJ9ZYWV : xiw010E StIVINI LE SE $33NN04$$330M 00U - 5.4N331K10 4C - 513[1N C $. 115'sPns.521 P -31 3o13 vnrti 44. - 00 00 66 P6 P0 BaeüuQ15ai innv,p.Riço'sadiy-aDuancuid ur.-4 ; ia-8



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 1Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 2-3Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 4-5Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 6-7Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 8-9Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 10-11Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 12-13Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 14-15Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 16-17Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 18-19Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 20-21Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 22-23Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 24-25Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 26-27Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 28-29Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 30-31Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 32-33Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 34-35Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 36-37Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 38-39Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 40-41Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 42-43Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 44-45Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 46-47Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 48-49Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 50-51Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 52-53Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 54-55Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 56-57Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 58-59Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 60-61Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 62-63Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 64-65Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 66-67Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 68-69Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 70-71Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 72-73Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 74-75Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 76-77Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 78-79Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 80-81Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 82-83Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 84