Zibeline n°27 mars 2010
Zibeline n°27 mars 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°27 de mars 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : théâtre... de la démocratisation culturelle.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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48 MUSIQUE CONCERTS Nouvelle et primale L’ensemble Yin est une formation musicale à géométrie variable qui existe dans la région depuis 2004 et prône l’interdisciplinarité, croisant aussi le monde de la danse ou de l’image. Philippe Festou, guitariste, compositeur, est aussi le principal animateur de l’ensemble. Il enseigne la composition au Conservatoire de Musique de Martigues. Le concert en sextet donné au Cri du Port fut surprenant et envoûtant. Des instruments à forte connotation jazzy sont là : saxophones, flûte, piano, voix, trombone, guitare, et pourtant on entend une recherche de polyphonie en besoin d’unité. Une épaisseur de sons très contemporaine force l’écoute. Des motifs très fluides apparaissent ça et là, on a l’impression double d’entendre de la musique très écrite et en même temps complètement improvisée. Le temps devient élastique et l’on se laisse prendre et envelopper par la matière sonore. Le timbre de chaque instrument est mis en op jeu dans l’écriture. Un solo vocal, interprété par Emilie Lesbros, est fait de vrombissements, de vents, de cris d’oiseaux, de vocalises, de claquements de langue. Gérard Murphy au saxophone soprano joue dans le corps ouvert du piano à queue, provoquant des résonnances graves réutilisées par David Carion, le pianiste, qui développe un caractère orageux en utilisant simplement quatre notes. Olivier Laurent, au saxophone alto et au basson, apporte le côté « bois » ou Yin (de la théorie chinoise des 5 éléments), et Igor Nasonov complète enfin la palette sonore par le timbre glissant du trombone. Peut-on donner la priorité à la fois à l’improvisation, à l’épaisseur du son et à la construction de la forme ? Cette musique sophistiquée et aussi très terrienne laisse entendre un lien à travailler, qui pourrait emmener vers des pistes nouvelles… DAN WARZY Gospel à cent à l’heure Le 27 janvier la salle des concerts du Pasino d’Aix en Provence était comble pour accueillir dans l’enthousiasme la troupe de Gospel-100voix. Créée en 1998 pour célébrer le 150 e anniversaire de l’abolition de l’esclavage, elle réunit les chanteurs des dix plus grandes chorales de gospel européennes ; à ces choristes se joignent des solistes américains, voix superbes, vibrantes à souhait, et une jeune et talentueuse soprano, Isabelle, issue du chœur. À la direction artistique, mais aussi au chant, Linda Lee Hopkins met la salle entière debout. Chaleur communicative, que lady Carol ou Virginia Robinson (des solos acrobatiques à vous couper le souffle !) entretiennent avec talent (impossible de citer tous les interprètes, mais tous sont animés d’une même passion). « Le roi David a dansé comme un fou, et moi je traverse la scène pareil ! ». Musique et mouvement La petite Irlande Il est des endroits à Marseille insolites et touchants : le pub irlandais O’Brady’s est de ceux-là. Des musiciens passionnés de musique traditionnelle irlandaise débarquant de Nice, Avignon, Montpellier, Nîmes, Marseille s’y retrouvent tous les lundis soirs pour une session, véritable rencontre musicale informelle. Un très grand nombre d’instruments y sont pratiqués (violon, banjo, flute, guitare, mandole, concertina, bouzouki) et il n’est pas rare d’entendre le plus emblématique d’entre eux : leuilleann-pipes, cornemuse de concert se jouant assis. Le programme de la soirée n’est jamais établi d’avance, rythmes de jigs, reels ou hornpipes sont le plus souvent joués selon l’humeur ou l’inspiration et aussi le nombre de musiciens. Bien que l’Irish Music se transmette de façon orale, les nouvelles technologies sont utilisées pour l’apprentissage mais servent surtout pour la mémorisation des innombrables « tunes ». Vous voulez commencer la semaine par une ambiance festive à l’écoute de musiciens généreux ? Rendez-vous au O’Brady’s ! F.I. Pub O’Brady’s 04 91 71 53 71 http://www.obradys.com e X-D.R deviennent indissociables, la marche physique devient celle de l’esprit, le chant sort des tripes, dans un élan qui s’exacerbe… Les standards du genre s’enchaînent, Let’s the sunshine in, When the saints, Happy days, I love to praise his name… Les musiciens, guitares, synthé, piano, percussions, Ensemble Yin X-D.R. Ce concert a été donné au Cri du Port à Marseille le 28 Janvier 2010 CD « Construction-Déconstruction » SN01 (2007) CD « Musique Primale » SN02 -VOC 1510-1 www.philippefestou.com www.sornettes.org s’emportent aussi dans de beaux solos. Émotion de l’hommage dédié à Haïti, par le pianiste (très belle voix) qui évoque ses racines haïtiennes. Le gospel se teinte d’accents des Caraïbes… Un beau moment musical, donc. Est-il cependant nécessaire d’insister autant sur la dimension religieuse d’un tel type de chant ? On ne subit pas de sermon lorsqu’on va écouter une messe de Bach ou le Requiem de Mozart. La musique est le motif de la présence du public, pour le reste, il suffit de se rendre dans les lieux de culte spécialisés. Même si contextualiser une œuvre permet d’en saisir la dimension, le tour trop prédicateur et prosélyte du concert nuisait au plaisir qu’apportait l’enthousiasme et la fraîcheur de l’interprétation. MARYVONNE COLOMBANI X-D.R
, Averse sonore sur l’Opéra Le 3 février, comme tous les premiers mercredi du mois, ont retenti les sirènes. Sur le parvis de l’Opéra, selon un rituel urbain désormais rôdé, le public s’était rassemblé pour voir ce que l’artiste invité par Lieux publics avait concocté. Voir ? Voire… Ce mois-ci, il s’agissait exclusivement d’entendre. Quoiqu’eRikm soit aussi plasticien (il exposera certaines de ses vidéos installations cet été à La Friche), c’est en tant que musicien, virtuose des platines et des arts sonores, qu’il est intervenu, concevant Sirènes et midi net comme « l’occasion de créer une pièce acousmatique en extérieur. » Opportunité de création donc. De diffusion aussi d’une forme musicale assez méconnue du grand public. Une canopée aux accidents, ou 12 minutes de jeux o avec les matières sonores traitées comme des organismes vivants. Aux sirènes de midi répondent 12 minutes de roulements, d’infrabasses ou de trilles, comme des accidents qui dégringolent des deux hautes enceintes placées de part et d’autre du parvis, telles deux arbres tutélaires (d’où canopée ?), dans une atmosphère à la fois exotique et urbaine. Immersion dépaysante dans un univers technopoétique qui semble en avoir dérouté plus d’un. L’absence totale d’accroche visuelle donnait au public désorienté des allures somnambuliques ; quant aux enfants, nombreux étaient ceux qui se bouchaient les oreilles. Choc des objets sonores purs retrouvés dans un monde saturé d’images ? Il est intéressant de poser la question… FRED ROBERT eRikm Vincent Lucas 49 AGEND’JAZZ Cri du Port, Marseille 25/2 Anne Paceo Triphase à 20h30 4/3 Remi Vignolo à 20h30 18/3 Dmitry Baevsky 4tet à 20h30 20/3 Jazz Poets 4tet de Serge Casero à 20h30 Moulin à Jazz, Vitrolles 27/2 Stéphane Kerecki Trio à 21h 13/3 Marion Rampal Own Virago à 21h 27/3 Arthur Kell 4tet à 21h Cité de la Musique – Auditorium, Marseille 5/3 Hispano America – El Tchoune y Sylvie Paz 8/3 Blues Turtles 22/3 Saïko Nata 26/3 Romano Drom Cité de la Musique - La Cave, Marseille 29/3 Scènes Ouvertes - Jazz et Musiques Actuelles à 21h 30/3 Scènes Ouvertes - Jazz et Musiques Actuelles à 20h30 RIAM, le passé dans le présent Pour la première fois, les Rencontres internationales des arts multimédia 2010 affichent une programmation nettement dédiée aux arts sonores. Et pour cause, le coup d’arrêt de la subvention du Conseil régional en 2009 ayant eu raison des productions plastiques : « Les 10 000 euros qui nous permettaient d’investir dans la production ne nous ont pas été attribués, explique Philippe Stepczak, directeur et programmateur des RIAM. Il y a donc une seule proposition à la galerie Buy Sellf Art-club. » Mais ce n’est pas la seule raison : les RIAM se positionnent dans un paysage régional relativement désertique au niveau de la création sonore. L’équipe réfléchit à un projet de Festival des arts sonores dans l’espace public d’ici 2011 qui fédèrerait plasticiens et musiciens… En attendant, la 7 e édition fête le retour en force du vinyle -après une éclipse qui a failli le jeter aux oubliettes-, sort prédit aux Cd et autres Dvd selon les spécialistes. YannLeguay, Cutter off X-D.R Dès la première soirée à Montévidéo, l’installation sonore de Gilles Pourtier, Les standards observent les formats, s’empare du vinyle qu’il scanne puis traduit en image numérique, ellemême décryptée par un programme informatique qui la transforme en son. Ou encore la performance sonore de YannLeguay (Artkillart), Cutter off, qui consiste à « disséquer » un disque vinyle à l’aide d’outils chirurgicaux branchés sur microcontact. Ici ni samples ni effets, mais des craquements et des souffles ! Enfin, seule exposition-installation du festival, Poldhu (Black Pool) de Jessica Warboys invente un vocabulaire pour les gestes et les objets. Dont le film et le vinyle comme dispositifs d’enregistrement. Autre événement-phare, la soirée de clôture à la Friche Belle de Mai, Bass culture, consacrée à la musique dub jamaïcaine et à son influence sur le développement du hip hop et des musiques électroniques. Après la projection du documentaire Dub echoes de Bruno Natal suivie d’une table-ronde, place au concert live monumental cher au Concept Dub où l’ingénieur du son ne fait plus qu’un avec le musicien. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Jessica Warboys, Poldhu X-D.R 7e Rencontres internationales des arts multimédia du 25 février au 6 mars Montévidéo, galerie Buy-Sellf Art-club (jusqu’au 20 mars), L’Embobineuse, La Compagnie (nouveau venu), Daki Ling et Cabaret Aléatoire à Marseille 09 52 52 12 79 www.riam.info



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