Zibeline n°27 mars 2010
Zibeline n°27 mars 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°27 de mars 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : théâtre... de la démocratisation culturelle.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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42 MUSIQUE GTP Le Grand Théâtre de Provence a offert à son public des concerts variés et épatants Impérial Laissez-vous emporter ! o Barry Douglas et la Camerata Ireland ont transformé le Grand Théâtre de Provence le 4 février en chambre d’écho Beethovenienne ! L’excellent pianiste et chef d’orchestre Barry Douglas ne recule devant rien. Trois concerti pour piano de Beethoven dans un même concert, avec de plus les deux casquettes assumées, dirigeant assis au clavier… Chapeau ! Car il faut mener non seulement musicalement et techniquement à bout chacun de ces monuments, mais il faut également garder lucidité et fraîcheur physique et mentale jusqu’à la dernière note. Avec un effectif presque chambriste, très proche en fait de celui dont disposait le maitre viennois il y a deux siècles, l’ensemble irlandais a rendu de façon précise et subtile le très Mozartien second concerto. Que dire du virevoltant troisième, mené de main de maître par le pianiste chef au toucher délicat ? Un sommet ? C’était sans compter le fameux « Empereur », cinquième et dernier opus de la série. Impériale à tous les sens du terme, l’œuvre et ses interprètes ont conquis le très nombreux public dans une soirée 100% Beethoven, dont personne ne regretta l’unité de ton. FRÉDÉRIC ISOLETTA Camerata Ireland Mark Harrison Le jeune violoniste Nemanja Radulovic, dont le talent de soliste n’est déjà plus à prouver, a depuis ses débuts l’intelligence de proposer régulièrement des concerts en formation réduite. Il est rare d’entendre une telle virtuosité mise au service d’un véritable dialogue musical, quand elle pourrait se contenter d’accaparer la parole. Une place assez conséquente a donc été accordée au Quatuor Illico et au contrebassiste Stanislas Kuchinski, qui ont su faire preuve des qualités techniques et lyriques nécessaires à cet échange vibrant avec un des meilleurs violonistes de sa génération. Le programme, tout en s’attaquant aux répertoires baroque, romantique et plus contemporain, voyageait entre musique de chambre et puissance orchestrale. On pourra regretter que quelques œuvres, notamment la Légende d’Henryk Wieniawski ou le Meltemi d’AlessandroAnnunziata, n’aient pas eu un grand intérêt musical, sinon celui de proposer des morceaux de bravoure aux instrumentistes. La qualité exceptionnelle de l’interprétation, à l’instar des fameuses trilles du diable de la sonate en sol mineur de Tartini, a largement suffi à compenser ces quelques faiblesses d’écriture et à faire de ce concert un de ceux qui vous laissent sans voix. Sans mots. Emportés. SUSAN BEL Ce concert a eu lieu au GTP (Aix) le 2 fév e Nemanja Radulovic Eric Manas La leçon de musique de Casadesus Difficile de ne pas abuser de laudatifs tant cette soirée symphonique avec l’Orchestre National de Lille sous l’égide d’un Casadesus déchaîné et d’un Dumay inspiré fut splendide. Le violoniste, que l’on ne présente plus, tout en simplicité, posa sa main de velours sur le concerto de Beethoven. Sous le regard complice du chef, et d’un orchestre en lévitation, « Saint Augustin » irradia la salle d’une euphorie solaire ; confessions musicales d’un artiste au sommet de son art : magistral ! L’interprétation des cinq pièces enfantines, Ma mère l’Oye de Ravel, véritables petits bijoux, nous laissèrent définitivement sous le charme : couleurs d’orchestre, finesse de jeu, homogénéité des pupitres… splendide. L’Oiseau de feu d’Igor Stravinsky avec ses cuivres lumineux, ses rythmes endiablés et ses mélodies abruptes embrasa le public conquis du GTP. Le petit bis, extrait de Carmen, paracheva la soirée. Un spectacle à la hauteur du programme : ébouriffant ! CHRISTOPHE FLOQUET o Augustin Dumay X-D.R.
Si vous avez le goût des concerts de chambre du XIXe, il fallait aller ce 3 février au théâtre du Jeu de Paume pour écouter le duo violoncelle (Marc Coppey) et piano (Peter Laul). Au programme, Mendelssohn, Schubert, Rachmaninov (du XXe, mais romantique), Chopin (premier bis) croisèrent furtivement Debussy (sonate) et le vieux Bach (petit bis de 2mn). Un répertoire sans grand risque, sauf qu’il exige, déjà vu oblige, une interprétation d’exception. De superbes moments de musique ressortirent de ces deux heures de concert, mais trop souvent il y eut un manque de liant entre les deux instrumentistes. Le jeu un peu raide, très emphatique, trop sonore ri NI:e- 1 Mélodie et signification Directeur depuis 2007 du Festival d’Art Lyrique d’Aix-en-Provence, Bernard Foccroulle est un organiste reconnu, éminent interprète de l’œuvre de Bach. Son programme, Entre tradition contrapuntique et rhétorique a su aborder en toute simplicité l’ambiguïté de son écriture. Bach est en effet la référence en matière de contrepoint comme superposition de lignes mélodiques et donc fondement de la polyphonie, mais il fait également preuve d’un sens de la symbolique affirmé. Symbolique que l’on pourrait considérer comme à l’origine de l’emphase d’une mélodie principale, impliquant une écriture plus verticale, donc harmonique, faisant de Bach le lien que l’on connaît entre contrepoint et harmonie. Aussi découvre-t-on que l’œuvre de Bach, ne se contentant pas d’être belle et accomplie, renferme des signes. Exemple le plus éloquent : le Choral Komm, Heiliger Geist, se référant au Saint-Esprit (prié après le Père et le Fils), structuré autour d’une mesure à trois temps, s’appuiera sur le troisième temps, référence au troisième Saint. Concert d’antan L’Aixois à Marseille Dans le cadre du 350 e anniversaire de la naissance de Campra, l’Ensemble Les Festes d’Orphée propose un cycle de concerts sur le compositeur aixois. Dans une église glaciale, un maigre public eut le privilège d’entendre ses petits Motets et des œuvres de contemporains, interprétés par Guy Laurent, voix (basse) et flûtes, Laure Bonnaure, dessus (soprano) et, à la basse continue, Annick Lassalle, viole de gambe, et Corinne Bétirac, clavecin. La III e Suite de Tancrède fit apprécier la technique sûre aux flûtes alto et soprano de Guy Laurent et la qualité d’un continuo dans l’esprit des suites de danses. Dans le motet Dominus regnavit, Guy Laurent maîtrisa parfaitement récit déclamé et vocalises très ornées tandis que Laure Bonnaure, voix claire, attaques sûres, vocalises solides, tenait un peu durement certaines finales. Bernard Foccroulle Johan Jacobs Si Bernard Foccroulle sut s’illustrer dans ses explications tout comme dans son interprétation des œuvres les plus magistrales (Fantaisie et Fugue en sol Mineur, BWV 542, notamment), on regrettera son traitement plus léger d’œuvres contemplatives ou la fausseté de certains jeux. Le concert fut cependant éloquent, et sa reprise en mai à Toulouse sur l’orgue des Augustins vaudra certainement le détour ! SUSAN BEL du violoncelliste relégua le pianiste au second plan -plus particulièrement dans « l’arpeggione » de Schubert. Peter Laul, né en Russie, s’affirma davantage dans l’œuvre de son compatriote ; ipso facto un réel équilibre fut trouvé entre les deux musiciens. Le Bach donné en bis fut une merveille ! À l’aune de la qualité respective de chacun de ces artistes et de cette dernière interprétation, on ne peut que regretter que le programme ne fût pas plus éclectique. CHRISTOPHE FLOQUET Ce concert a eu lieu au Jeu de Paume dans le cadre des Concerts d’Aix On la retrouvait dans un Motet avec une voix plus chaude, entre récit et air, questionnements nuancés, figuralisme très expressif : Ubi es, Deus meus ? Moment de respiration avec le Prélude en sol min de Sainte Colombe pour viole de gambe : beau toucher d’Anick Lassalle, jeu en doubles cordes et chromatismes étonnants. Corinne Bétirac joua au clavecin une Allemande et une Courante de Louis Marchand, compositeur de la Chapelle Royale, avec un son ample. Le dernier Motet Omnes gentes fit montre d’une belle osmose entre les deux solistes dans les motifs fugués. Un programme de qualité et d’une grande cohérence : la musique de Campra, des petits Motets aux opéras, sait réchauffer les cœurs. YVES BERGÉ CONCERTS Harmonie à quatre mains -Tr m MUSIQUE Ce concert a eu lieu le 3 février à l’église Ste Catherine, Marseille 43 Anne Marie Ghirardelli et Joël Rigal ont été « élevés au même biberon musical » selon leurs propres termes (voir p 38). Complicité artistique de longue date qui est rendue sensible par leur subtile interprétation du programme varié offert aux mélomanes enchantés, « il est nécessaire de satisfaire les goûts différents du public » ! Joyeuse jonglerie, « l’éclectisme coule de source » … Ainsi, nous avons le bonheur d’entendre un Weber à l’architecture étonnamment classique, précision et rigueur qui nous happent… Un Schubert rare, avec l’interprétation de marches militaires à 4 mains. À la raideur du propos se mêlent un humour et une distanciation qui réjouissent l’auditeur par leur subtilité. Puis c’est la finesse, la légèreté, l’élégance de Mozart… La deuxième partie avait le courage de défendre l’œuvre complexe de Darius Milhaud, polytonalité à la mesure du choc esthétique éprouvé au Brésil lors du carnaval. Musique à l’image de la vie même, désordonnée, foisonnante « pas classique en tout cas » ! Bossa, samba… tous les rythmes découverts par le musicien se mêlent en un tissage complexe et chatoyant, fusions, parallélismes… une foule s’amuse, s’active, s’épanche… Les deux pianistes se jouent des difficultés de cette superbe partition, nous sommes emportés dans un monde sensible, vibrant et coloré. Au public enthousiaste, les deux artistes ont offert l’humour d’une délicieuse Polka « ce n’est qu’un au revoir » puis, en ter, un extrait de Ma mère l’Oye de Ravel, Laideronnette Impératrice des Pagodes. Magistral ! MARYVONNE COLOMBANI Concert donné à Aubagne au Comoedia le 23 janv Marc Coppey X-D.R. Festes d'Orphée



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