Zibeline n°27 mars 2010
Zibeline n°27 mars 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°27 de mars 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : théâtre... de la démocratisation culturelle.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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40 MUSIQUE CONCERTS Symphonies de Maîtres L’auditorium du Pharo, plein en cet après-midi du dimanche 24 janvier, accueillait le pianiste Jean- Claude Pennetier et Theodor Guschlbauer, chef autrichien qui a dirigé les plus grands ensembles : à la tête de l’orchestre philharmonique de Marseille il a proposé un programme classique et romantique. La symphonie parisienne de Mozart donne l’occasion d’entendre une œuvre assez peu jouée à laquelle Guschlbauer impulse un tempo énergique. Sous sa direction souple et limpide, l’orchestre retrouve couleurs et palettes de nuances : un très beau legato, puis un dialogue triomphal des cordes et vents dans l’Allegro final, malgré la dureté de certaines interventions solistes. Le concerto pour piano n°24 est interprété par Jean- Claude Pennetier avec élégance, fougue, des attaques rigoureuses d’une belle clarté, et une véritable complicité avec l’orchestre. Qui se joue des variations du dernier mouvement avec grâce. o On découvre l’Ouverture de Schumann, Hermannet Dorothée qui est une belle fresque autour du thème de la Marseillaise, d’après un poème de Goethe. Son amour pour Clara est, pour Schumann, l’occasion d’oppositions de timbres intéressantes sur fond de musique révolutionnaire, clin d’œil aux conflits de Robert avec son beau-père, le terrible Wieck ! Le concert se terminait avec Schubert et sa Symphonie n°3 en ré majeur, D. 200, œuvre de jeunesse (18 ans !), assez incisive, mais manquant d’inspiration mélodique et harmonique. Un Allegro aux grandes lignes verticales, un Menuet enjoué et un Presto brillant où le septuagénaire Guschlbauer imprimait sa fougue et sa précision étonnante à tout l’orchestre, qui semblait se régaler d’une telle direction. YVES BERGÉ Cor, accord et corde accorte Premier étonnement : en pleins congés scolaires, un samedi après-midi, on ajoute des chaises sur le parquet du Grand Foyer (plein comme dans une pièce de Ionesco) afin d’accueillir le surcroît de public qui file l’attente au guichet (pour 5 euros le concert et un luxueux décor art-déco, l’amateur trouve assurément de quoi se motiver !). Mais c’est à l’entame du 1er mouvement de la Sonate n°1 pour violon et piano de Schumannqu’une vraie surprise nous claque à l’oreille. Belle sonorité X-D.R 0 profonde et vibrante, phrasés amples et chantants, justesse impeccable… du goût et des choses à dire ! On découvre une jeune violoniste qu’on avait seulement entendue jusqu’ici au sein de formations plus denses. Manifestement, le violon de Cécile Gouiran ne demande qu’à s’envoler, acquérir ce brin de panache et d’assurance au gré d’expériences fructueuses… À côté d’un hors-d’œuvre au cantabile romantique signé Franz Strauss (père de Richard et corniste émérite), on a aussi goûté aux splendeurs du Trio pour violon, cor et piano de Brahms. Au prix d’une belle cohésion et d’une émotion partagée, des demi-teintes de Vincent Robinot (cor) et du soutien assuré d’Anne Guidi (piano), un trouble a été perceptible dans le public à la fin du sombre et funèbre Adagio. Chapeau ! J.F. Musique de chambre à l’Opéra de Marseille, le 13 fév Cocteau réincarné Edouard Exerjean, pianiste, conteur, crée d’emblée une ambiguïté troublante. Habité par Jean Cocteau, il devient lui-même dandy génial et raffiné. Le programme, articulé autour de pièces pour piano du XX e siècle, rend hommage au poète, de l’Anthologie poétique au Discours de réception à l’Académie française, festival de mots et d’aphorismes. Des souvenirs d’enfance au réquisitoire adressé à Mauriac qui avait quitté la salle à la générale de Bacchus - un Je t’accuse lancé en un crescendo vocal d’une froideur terrifiante-, on se balade dans le jardin du poète, où s’attendrir embrouille l’âme. Au piano, les Histoires sans paroles de Jean Wiener apportent leurs touches flottantes. Pas de temps mort, la respiration est légère ou brutale, les interprétations pleines de sarcasmes : Valse de Georges Auric, Pièces poétiques de Sauguet, limpides et salutaires. Un piano pulsé, rythmé avec les Saudades do Brasil () d’un Milhaud lumineux puis un moment élégiaque, mélancolique (Improvisations de Poulenc), de savoureuses anecdotes sur Colette, la rencontre avec Anna de Noailles, magique. Sachez, mon cher Jean que lorsqu’Hugo se lançait dans un monologue, il appelait cela une conversation. Anna si hautaine annonçant le Piccadilly d’Erik Satie, si caustique. L’amour, bien sûr, pour Raymond Radiguet trop tôt disparu, pour Jean Marais (Poèmes à Jean) précédant de merveilleuses Pièces brèves de Georges Auric, ciselées par un Exerjean passionné. « Le souffle qui m’habite profite de mes aptitudes » disait Cocteau. Les aptitudes d’Exerjean auraient plu à Cocteau. YVES BERGÉ Du visible à l’invisible, spectacle créé en 2003, a été repris au théâtre de Lenche du 12 au 30 janv Jean-Claude Pennetier X-D.R. Duo et regret a L’Opéra de Marseille n’a pas chômé côté musique de chambre ! Aussi a-t-on pu assister, une semaine seulement après le brillant concert du 13 février, à un duo piano-violon admirable, s’attaquant successivement à la Sonate en mi mineur K.304 de Mozart, à la Sonate N°3 en ré mineur op. 108 de Brahms, à la Sonate de Poulenc et à deux extraits de l’Histoire du tango d’Astor Piazzolla. Un choix d’œuvres plus que pertinent, faisant le lien tout d’abord de la mélancolie du jeune Mozart exilé en France à la puissance brahmsienne, puis de ces restes de romantisme à la colère presque stravinskienne de Poulenc, en proie à la seconde guerre mondiale, révolté par la mise à mort de Federico Garcia Lorca. Il se concluait sur une autre mélancolie, celle du célèbre Argentin qui remet en scène ses souvenirs musicaux avec la pièce Café 1930. Alexandre Amedro, au violon, réussit habilement à passer de ces grandes mélodies lyriques à des sons plus rêches, plus écorchés, en dosant assez justement l’émotion. Christelle Abinasr, techniquement irréprochable et très présente chez Mozart et Piazzolla, lui donna la réplique sans le moindre faux pli. Si la démarche de l’Opéra concernant la musique de chambre s’avère remarquable, sa prise en compte matérielle l’est beaucoup moins. On tiqua plusieurs fois, en entendant le matériel scénique de la grande salle tomber, des téléphones sonner hors du Foyer, le personnel de la maison crier… Dommage. Un concert en petit effectif à tarif réduit n’est pas un concert au rabais. SUSAN BEL Alexandre AmedroX-D.R.
Trois fois bienvenu ! Pour son 60 e anniversaire, le festival de musique de Toulon proposait le 5 février un concert presque entièrement dédié à Beethoven, à l’exception d’une symphonie de Haydn qui n’entravait en rien ce programme autour du classicisme viennois. Placés sous la direction de Doron Solomon, les musiciens de l’orchestre Cannes-PACA ont accompagné en première partie le soliste Vahan Mardirossian au piano dans le concerto n°2 op.19. Malgré le toucher félin au son rond et chaleureux du pianiste comme en écho à la direction fluide du chef, l’ensemble s’avérait très en retenue malgré une évidente musicalité dans les contrastes dynamiques, à l’image de la 99 e symphonie du maître de Ludwig donnée plus tard à laquelle il manquait un peu d’énergie. Dans la deuxième partie, toujours trop contenus, l’orchestre et le soliste semblaient restreindre leur jeu durant le rondo en sib majeur joué avec précision mais sans exaltation…. Ils étaient sans doute tourmentés par la perspective d’interpréter pour finir le fameux et unique triple concerto op.56 en ut majeur, pour lequel étaient venus s’ajouter les exceptionnels solistes Jean-Marc Phillips- Varjabédian au violon et Xavier Phillips au violoncelle. L’espace de liberté restreint confié à ces deux musiciens par la partition au profit du piano les poussait à se transcender. Porté par ceuxci, l’orchestre semblait comme transfiguré, libérant une énergie insoupçonnée jusque là et le pianiste y trouvait une place de choix où son jeu peu incisif, tout en douceur et en légèreté, contrastait idéalement avec la virtuosité explosive des mélodies de ses partenaires. Malgré des débuts laissant l’auditeur insatisfait, on gardera donc en mémoire cet ensemble réussi et cohérent comme un merveilleux moment de musique. ÉMILIEN MOREAU 41 Orchestre regional de Cannes Philippe Laville 2007 Ce concert a eu lieu le 5 fév dans le cadre du Festival de musique de Toulon Bonne pêche ! Dans le cadre de sa programmation annuelle, l’opéra de Toulon propose également des concerts instrumentaux en petites formations, démarche indispensable qui permet aux mélomanes d’écouter des œuvres incontournables, comme le fameux quintette La truite de Schubert ou encore le septuor op.65 de Saint-Saëns. Ces deux œuvres rarement données dans une même soirée permettaient aux auditeurs avertis du salon Campra de pouvoir comparer deux types d’écriture musicale très différents. En effet, même si ces deux joyaux de la musique de chambre furent composés tous deux au XIX e siècle, 70 ans Ludovic Selmi X-D.R. séparent en réalité les deux ouvrages, respectivement datés de 1810 et 1880. Avec ferveur et talent, les instrumentistes présents, tous issus de l’orchestre de l’opéra à l’exception du pianiste Ludovic Selmi, ont offert au public une prestation réjouissante, passant sans difficulté d’un extrême à l’autre : aux élans romantiques du premier, mettant en évidence des sentiments contradictoires de joie et de tristesse au travers d’un vibrant éloge de la nature, venait se substituer une écriture très mesurée mais non dénuée d’humour, très caractéristique du bon goût à la française en vogue à l’aube du XX e siècle. Les musiciens ont mis tout cela en évidence de la plus belle manière, et c’est avec une joie non dissimulée qu’ils ont interprété en bis un medley de standards de Gershwin savamment orchestré par Pantin, un peu à la manière d’un Mancini : un véritable régal... pour les oreilles. ÉMILIEN MOREAU Ce concert a eu lieu le 4 fév au salon Campra de l’Opéra de Toulon Irl- : " â'i ; [EV FESTIVAL MARS EN BAROQUE FEMMES DE MËDITERRAf, fÉE D4l13 AU 23 MARS 2010 MARSEILLE - AIX-EN-PROVENCE 7 CONCERTS - 4 CONFERENCES rJANvw F lus-rom il. =B M1 ? ELL4N S'I{r.JIN>= BEYER._Ek RoüA r-1ARTA P.aR8M0 AJrip, =orrrFrr LIVINIA 6ERTOTrI Ihwr ANrER' : 5ph Aryryq =O141-011X111 -. MJRw. F{ICI IR MARA FjAL4: ! {I YLiIC r+Pr-1 C- MA1-1L3.E3pa,Ga R4-1-11 SVLV IE MAR:E- PAL. LE MAL CATHERINE CESfl.e RENSEIGNEMENTS'09919Q9975-. 1Yww.Cldtp-P9C7l.4Jrg BILLETERI E Cap:`[ernllurc #1#i. I i Ili 6J 13ou[ ; qutr Hsr111a11i. ti1uuJ : U#PF 2.1 4512 7Ira : 4lan-RIarx1Y [I



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