Zibeline n°27 mars 2010
Zibeline n°27 mars 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°27 de mars 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : théâtre... de la démocratisation culturelle.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 50 - 51  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
50 51
36 ARTS VISUELS MUSÉE RÉATTU MUSEON ARLATEN L’esprit d’atelier, une seconde vie Au musée Réattu, troisième volet après l’événement Christian Lacroix et Chambres d’écho. Nouvelles acquisitions donc nouvel accrochage sur l’idée de l’atelier et du musée comme laboratoires Suite à sa nécessaire rénovation le musée poursuit une programmation pertinente sous la férule de son conservateur Michèle Moutashar. Chambres d’écho avait mis en valeur une partie de l’important fonds photographique en jouant des multiples relations possibles entre le médium photographique et une sélection d’œuvres anciennes et contemporaines appartenant au musée. Collection en cours Dans le même esprit, ce troisième volet tente cette fois-ci le dialogue avec les acquisitions effectuées de 2008 à 2010, par mise en dépôt, achat du musée, donation par un artiste ou collectionneur… Ainsi de sept pièces en dépôt par Christian Lacroix, du don de deux dessins de Max Charvolen, et très récemment du cadeau de Jacques Clauzel : il a offert un bel ensemble de 180 gravures, à découvrir en deux temps, le second en mars lors de la parution du catalogue. Une des plus importantes acquisitions, la Triple Suite en Jaune à la gloire de van Goghd’Albert Ayme, a pu se concrétiser grâce au mécénat et à l’association des amis du musée Avec le Rhône en vis-à-vis, qui est aussi à l’origine du don de sculptures de Vincent Barré. Pour l’exposition, Marcel Robelin a choisi de réaliser pour sa part une œuvre originale en bois calciné. À pied d’œuvre commence comme Chambres d’écho par la grande salle du premier étage où Jacques Réattu avait installé à l’origine son atelier. Lieu puissamment symbolique où s’élabore le travail artistique, il est en même temps générique du projet. Celui-ci s’articule autour de deux questionnements : l’émergence de l’œuvre (la part de l’artiste) et la constitution d’une collection (la part du musée). Jocelyne Alloucherie, Lenvers 2005 X-D.R À pied d'oeuvre, écorché et en arrière plan photographie de Ton Zwerver Danielle Lorin Itinéraires mentaux La scénographie de cette première escale joue la libre suggestion de ponts entre les œuvres (le grand tableau inachevé de La mort d’Alcibiade, les dessins préparatoires, les plâtres à l’antique confrontés à un autre support de la représentation comme les photographies de Ton Zwerver) mais perd parfois de son impact au fur et à mesure que le visiteur s’avance sur l’itinéraire de l’accrochage, qui devient plus conventionnel ou donne du déjà vu (salle Jocelyne Alloucherie, mais cette installation in situ au dernier étage ne peut être déplacée). Les quatre salles consacrées à la suite en jaune sont à elles seules impressionnantes et peuvent se suffire tout comme renvoyer à d’autres modalités picturales, par écart avec par exemple avec les portes/peintures de Buraglio ou d’autres médiums. Le visiteur est amené ainsi à constituer sa collection rêvée, voire son musée personnel pour autant qu’il sache en prendre le temps, repérer les œuvres qu’il saura élire. Dans cette aventure -un peu déroutante pour un public non habitué, mais les initiés sont-ils mieux disposés ? - la complicité des guides-médiateurs pourra s’avérer d’un bénéfice utile. Les conférences et rencontres tel l’Abécédaire offrent d’autres propositions d’entrer en complicité avec les collections : partir d’une œuvre et d’un mot choisis par une des personnes des services de la conservation ou des publics pour affiner ensemble sa perception et sa compréhension intime de l’œuvre. Malgré un contexte difficile, un budget d’acquisition encore trop modeste, un statut de musée municipal, on ne peut que respecter les choix actuels qui prolongent le souhait de Jacques Réattu, qui voulait faire de l’ancien Prieuré de Malte un lieu d’échanges et d’accueil d’artistes, un espace d’art vivant. Et aujourd’hui un espace public. CLAUDE LORIN À pied d’œuvre jusqu’au 30 mai Musée Réattu, Arles 04 90 49 37 58 www.museereattu.arles.fr Un p’tit coup de Jeanne ? Ethno’balades Depuis qu’à son tour le Museon Arlaten a été mis en rénovation fin 2009, ses activités se poursuivent hors-les-murs. Parmi celles-ci les ethno’balades mènent à la recherche du patrimoine local arlésien. Après la découverte en janvier de la verrerie de Trinquetaille, la seconde exploration aura pour but l’entreprise créée en 1880 par l’armateur Charles Auguste Verminck qui ferma ses portes en 1932 suite au crack boursier de 1929. C’est dans ces lieux industrieux qu’on fabriquait les fameuses dames-jeannes servant à transporter le rhum venant des Antilles…C.L. De la dame-jeanne au cubi, suite avec Laurence Serra, doctorante, spécialiste de l’étude du verre, Laboratoire en Archéologie Médiévale Méditerranéenne rendez-vous sur réservation samedi 27 février à 15h Museon Arlaten, Arles 04 90 52 52 40 www.museonarlaten.fr
MUSÉE GRANET MUSÉE ZIEM ARTS VISUELS Du sublime Le paysage est à l’honneur aux musées d’Aix et Martigues, des peintures et beaucoup de dessins, la Provence et les rivages méditerranéens dans des visions sublimées entre Classicisme et Symbolisme Rome antique et Pays d’Aix Le Symboliste et les sirènes Né deux décennies après la disparition de Jean-Antoine Constantin, Jean-Francis Auburtin reçoit une formation académique puis se passionne lui aussi pour le paysage et spécialement les bords de mer. Les rivages méditerranéens occupent une place particulière dans son œuvre peinte. Influencé par Puvis de Chavannes (fresques du Muséum d’histoire naturelle du Palais Longchamp à Marseille), mais apparemment insensible aux bouleversements esthétiques qui jalonneront son époque, c’est à l’état idéal de la nature ou à un monde non encore souillé que ses images renvoient souvent, avec un parfum suranné parfois (Orphée, Soir Antique, Les deux sirènes). Les innovations impressionnistes ou fauves, ou plus tard la gifle du cubisme n’ébranlent guère son esthétique symbolisante (Thalassa, 1896), qui doit aussi à l’estampe japonaise (Porquerolles, rochers découpés près de l’Alycastre, 1898 ; Études d’algues, 1897). Pourtant, ce sont les effets lumineux et chromatiques entre ciel et mer, littoral rocheux et bouquets de pins maritimes, réalisés le plus souvent à la gouache sur papier gris, qui retiennent le regard (Saint Tropez, Jean-Antoine Constantin (1756-1844), La Montagne Sainte-Victoire vue d’une terrasse avec figures àla manière de Salvator Rosa (Lavis de sépia, 27x38cm) Musée Granet CPA pins sur la mer dans la baie ; Golfe de Porto) pour souffler dans la brise impressionniste ou attiser quelques feux fauves. Le hasard fera qu’il repose dans le cimetière de Varengeville-sur-Mer auprès de Georges Braque, un des pères de la modernité. CLAUDE LORIN À-côtés Catalogue Écume et rivages, la méditerranée de Jean-Francis Auburtin (1866-1930) Images En Manœuvres éditions, 12 euros 37 Jean-Antoine Constantin (1756-1844), Personnages en vue d’une ville d’Italie (Lavis d encre noire, 38x52cm) Musée Granet CPA On le sait peu, le musée Granet possède une impressionnante collection de dessins (près de 2500) dont une collection de fonds d’atelier de Jean-Antoine Constantin (1756-1844), peintre et fondamentalement dessinateur. Sur les 1215 œuvres recensées, on peut actuellement découvrir près de 150 pièces, sobrement et élégamment présentées sur les trois niveaux du musée. Les peintures s’exposent relativement sans contraintes, mais par leur fragilité et sensibilité à la lumière, les œuvres graphiques requièrent plus de précautions muséographiques et imposent une exposition nécessairement temporaire : ce qui explique leur présence plus rare sur les cimaises. On saura alors profiter de cet ensemble très cohérent de dessins à la mine de plomb, sanguine, lavis bruns et encre de chine, exemplaires de l’école classique dans la veine de Poussin, Le Lorrain ou Salvator Rosa mais annonçant par ailleurs l’esthétique du paysage romantique. Peu d’artistes comme Jean-Antoine Constantin ont consacré quasi exclusivement leur carrière au dessin pour hausser ce médium au rang noble. On rencontre ici quelques croquis et esquisses, rassemblés pour certains en cahier à usage pédagogique, en raison de l’importante activité d’enseignement du « maître » qui fut directeur de l’école de dessin d’Aix et eut Granet et Forbin comme élèves. Leur degré d’achèvement, confondant, passe par la richesse du vocabulaire graphique (on pense pour plus tard à Van Gogh), par les choix plastiques (cadrage, lumières, contrastes ou gammes de nuances au lavis…), et par la taille respectable des formats, qui font de chaque pièce une œuvre à part entière. On ressent le probable plaisir de l’artiste à combiner les différentes techniques entre elles, amenant une minutieuse richesse visuelle dans le rendu des frondaisons, les variations minérales ou les perspectives atmosphériques par exemple. Pour autant, peu de naturalisme comme chez Dürer : l’espèce botanique précise d’un arbre est rarement identifiable, le rendu des feuillages stéréotypé par le geste réitéré en forme de chiffre « 33 », dont se moquait Matisse. Si certains éléments sont traités de manière stylisée, d’autres composantes de ses « vedute » sont objectivement identifiables dans le réel et révèlent le travail d’observation de la campagne provençale : vues d’Aix et de la Sainte Victoire, le château de la Barben, le Palais comtal à Aix… Ils font de Constantin le père du courant du paysage provençal où s’engageront Granet, Loubon, Guigou en peinture.C.L Jean Francis Aburtin, Thalassa Gérard Dufresne Conférences au musée Granet, Aix jeudi 18 mars, Aux sources d’une œuvre : Jean-Antoine Constantin lundi 22 mars, Conférences du soir : Turner, par Richard Carreau Gaschereau 04 42 52 88 32 www.museegranet-aixenprovence.fr au musée Ziem, Martigues jeudi 25 mars, Le paysage est-il une fenêtre ouverte sur la nature ? Du paysage impressionniste au paysage symboliste, par Sylvie Patry, conservateur au musée d’Orsay 04 42 41 39 60 www.ville-martigues.fr www.ateliermuseal.net Fin 2010, le musée Ziem offrira ses cimaises aux paysages contemporains d’Olivier Debré pour Signes et Paysages. à l’Espace Ecureuil, Marseille jusqu’en juin, cycle de conférences Art et paysage par Jean-Noël Bret/Art Culture et Connaissance les 2 et 5 mars, Art et paysage VI : de l’œil à la pensée 04 91 54 01 01 www.fondation-ecureuil.fr



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 1Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 2-3Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 4-5Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 6-7Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 8-9Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 10-11Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 12-13Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 14-15Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 16-17Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 18-19Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 20-21Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 22-23Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 24-25Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 26-27Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 28-29Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 30-31Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 32-33Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 34-35Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 36-37Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 38-39Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 40-41Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 42-43Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 44-45Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 46-47Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 48-49Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 50-51Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 52-53Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 54-55Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 56-57Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 58-59Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 60-61Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 62-63Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 64-65Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 66-67Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 68-69Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 70-71Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 72-73Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 74-75Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 76-77Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 78-79Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 80-81Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 82-83Zibeline numéro 27 mars 2010 Page 84