Zibeline n°27 mars 2010
Zibeline n°27 mars 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°27 de mars 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : théâtre... de la démocratisation culturelle.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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34 ARTS VISUELS ESPACE ÉCUREUIL MAV PACA Le Pouce-pousse de César Compression, décompression, expansion : trois mots-clefs évocateurs du plus illustre plasticien marseillais, César. La figure internationale n’a pas connu d’heure de gloire dans sa ville natale depuis l’exposition de 1993 au Centre de la Vieille Charité, excepté une petite incursion à la galerie du Conseil régional sur La Canebière il y a trois ans au côté de Niki de Saint-Phalle et Lucien Clergue. Du coup, la Fondation Écureuil s’engouffre dans la brèche avec 42 œuvres prêtées par les musées de Marseille (Le Pouce de 1965, Cigale de 1954 et Éponge de 1972) et le photographe Jean Ferrero. À l’image de la curiosité boulimique de César, l’exposition remonte le temps -la pièce la plus ancienne est un Christ en plombsur bois de 1949 de toute beauté-, recouvre toutes les matières - depuis le bronze classique jusqu’à la mousse polyuréthane-, et évoque deux des thèmes récurrents que sont la figure humaine (portraits et autoportraits) et le bestiaire (insectes et volatiles). Sans oublier le Centaure qu’il associait au maître et ami Picasso… Ancré avec force dans son temps, celui de tous les possibles offerts par les technologies nouvelles et la révolution industrielle, César s’est appuyé sur les techniques classiques de la sculpture apprises aux Beauxarts pour innover, avec audace et provocation, Nouvelle vague La Maison de l’architecture et de la ville Paca accueille une exposition cousue main par son homologue du Nord Pas-de-Calais, Dentelles d’architecture. Rien d’étonnant au vu de la tradition régionale de la dentelle et de l’ouverture en juin 2009 de la Cité internationale de la dentelle et de la mode à Calais. Plus surprenante est la résurgence du motif et de l’ornement dans une architecture sous influence corbusienne depuis des décennies : austérité et fonctionnalité font encore bon ménage, certes, mais il semblerait qu’un vent de féminité et de légèreté souffle dans les cabinets d’architecture ! En témoignent les 17 projets ou réalisations internationales présentés par Odile Werner et Sophie Trelcat, commissaires d’exposition. Photographies, maquettes, plans et textes explicatifs à l’appui, elles donnent un coup de projecteur sur une nouvelle vague architecturale qui sévit de Paris à Tokyo, de Rotterdam à Varsovie, en passant par New York, Londres et Bandol (avec Rudy Ricciotti, seul architecte à jouer des effets de dentelle noire). Car tous ces projets sont d’une blancheur éclatante. La dentelle serait-elle immédiatement associée à la virginité ? leurs formes sont souvent rondes et pulpeuses, la circulation intérieure s’attaquer à l’espace monumental ou s’essayer à des gestes intrusifs comme dans la toile Arrachage. Quitte parfois à créer le scandale en travaillant de manière transgressive lorsqu’il moulait son propre pouce ! César est sans nul doute un sésame merveilleux pour initier un vaste public à l’art : la Ville de Marseille a raté le coche avec le Musée César passé aux oubliettes. La Fondation Écureuil. ouvre uuvre sa saison avec cet artiste prestigieux, mais pas avec la même envergure qu’une exposition muséale, gage d’une rigueur scientifique, et seule capable) able de rendre enfin à César… MARIE GODFRIN-GUIDICELLI César visites commentées gratuites les mardi et mercredi sur inscription (14h et 15h30) jusqu’au 31 mars Espace Écureuil, Marseille 04 91 57 26 49 www.fondation-ecureuil.fr César, Compression fer Casier àbouteilles X-D.R César, Poupée X-D.R Barrieres Demakersvan MAV PACA pensée comme un entrelacs. Les membranes de dentelle extérieures agissent comme une seconde peau, légèrement en retrait de la façade, ou comme garde-corps extérieur, élément de transition idéal entre le dedans et le dehors, l’ombre et la lumière, le collectif et l’intime. Cette lame de fond, rendue possible grâce à l’utilisation des nanotechnologies, des nouveaux outils informatiques et des matériaux ultra performants, touche toutes les fonctionnalités (unités d’habitation, équipement sportif, aéroport, musée, centre commercial, bâtiment administratif…) et tous les matériaux (dentelle d’acier, de béton, de bois…). Claire et pédagogique, l’exposition Dentelles d’architecture ne satisfera peut-être pas les puristes de l’architecture ni les professionnels, mais elle répond pleinement à son objectif : « faire (re)découvrir la dentelle d’architecture » à ceux qui se souviennent des cathédrales gothiques. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Dentelles d’architecture jusqu’au 26 mars Maison de l’architecture et de la ville Paca, Marseille 04 96 12 24 10
FRAC LA NON-MAISON FORTIN DE CORBIÈRES ARTS VISUELS 35 Corot, Malévitch et La Nouvelle Vague Plossu Cinéma nous entraîne dans les fondements cinématographiques d’un photographe singulier et tente plusieurs éclairages à travers expositions, rencontres, projections et édition Bernard Plossu n’est pas devenu un cinéaste, pourtant tout son travail est irrigué par un certain cinéma. Il le rappelle lui-même volontiers. Les familiers de son œuvre évoqueront une fois encore l’influence des films de la Nouvelle Vague, les premières photos éblouies de Michèle (Honnorat), le Néo-réalisme italien, les jeunes années du Voyage mexicain (l’histoire dit qu’il abîma sa caméra super 8 et se mit à la photo). Sans être une rétrospective Plossucinémaa la vertu de nous plonger dans un double mouvement : assister en deux expos à l’apparente simplicité de ses images, et entrer par la bande dans le foisonnement de son œuvre à travers rencontres, livres et films (les Nouvelle vie Le Fortin de Corbières a été construit au 19 e siècle pour surveiller les navires de commerce, et offre depuis l’Estaque un point de vue sur la rade insensé, et inoubliable. Le réhabiliter pour y faire venir public et touristes est donc une très belle idée, d’autant que la muséographie s’avère à la hauteur : si les salles du Fortin sont petites, les œuvres y sont mises en évidence, et en sécurité, par une belle circulation de la lumière naturelle détournée par des murs rouges qui la laissent cependant inonder l’espace. Dans cet espace simple et clair de 800 m² les tableaux de Monticelli laissent éclater l’épaisseur de leur pâte et la subtile variation de leurs couleurs : la Fondation Monticelli, portée par Marc Stammegna, trouve donc en ses murs réhabilités entièrement par la Ville de Marseille (2 millions d’euros) l’aboutissement d’un long travail d’acquisition privé, offert en partage par le collectionneur au public, grâce siens, et ceux des autres sur lui). Dans le cadre de la carte blanche donnée à l’artiste, L’Homme à la caméra (Vertov, 1929), Les contes de la lune vague après la pluie(Mizoguchi, 1953) ou Alphaville (Godard,1965) rappellent d’autres postures cinématographiques que les modèles du divertissement, et suggèrent d’autres formes d’appropriation du médium photographique. Un autre voyage mexicain de Didier Morin (110’, 2009) documente le film Le voyage mexicain (30’, 1965-1966) tourné par Plossu en super 8 mais jamais montré à ce jour si ce n’est à travers le livre paru aux éditions Contrejour en 1979. Ils seront présentés en avant première le 27 février au Cinémac à 14h/17h, et le 20 mars à 14h30 au Frac, le critique Dominique Païni viendra pour une nouvelle projectionrencontre à propos du film de Plossu. À l’Alcazar, le 26 mars à 17h, le photographe expliquera comment il conçoit ses livres : « Faire un livre, c’est comme faire un film ». La bibliothèque éphémère rassemble au Frac une importante et éclectique sélection d’ouvrages à consulter selon les thématiques appartenant au panthéon du photographe : monographies, photographie, cinéma, essais, poésie. Un petit livret du visiteur (gratuit) accompagne utilement cette programmation, et un ouvrage, Plossu Cinéma, a été édité pour l’occasion aux éditions Yellow Now. On y retrouve une sélection de photographies complétant les expositions ainsi que les contributions d’auteurs proches du photographe. Comme le souligne Gildas Lepetit-Castel à propos de également au mécénat de la Société Marseillaise de Crédit. Outre l’œuvre du peintre, le lieu a vocation à mettre en valeur, lors d’expositions temporaires, le Fortin de Corbières X-D.R Catalogne 1999 Bernard Plossu Raoul Coutard, directeur de la photographie de Godard : « On oublie trop facilement ceux qui éclairent le propos et les idées du cinéaste ». Dans ce livre chaque analyse vient enrichir avec singularité et pertinence notre compréhension du rapport profondément intime et affranchi de Bernard Plossu au cinéma. Pourtant il déclare dans son entretien avec Michèle Cohen : « Ma dette : Corot et Malévitch » ! CLAUDE LORIN Plossu-cinéma Expositions au Frac Paca (1966-2009) et à la Non-Maison (1962-1965) jusqu’au 17 avril Carte blanche cinéma à Bernard Plossu, projections au Frac et à l’Alcazar-Bmvr, Marseille www.fracpaca.org www.lanonmainson.com www.bmvr.marseille.fr patrimoine pictural des maîtres provençaux, dans un quartier dont chacun veut développer la vie culturelle. Inauguré le 6 février dans une cohue historique par un Jean-Claude Gaudin en grande forme -qui évoqua comment dans sa jeunesse il lutinait dans ces collines- et par Samia Ghali (maire PS des 15 e et 16 e arrondissements), le Fortin suscite l’enthousiasme de tous ceux qui voudraient que Marseille mette enfin en valeur son patrimoine, en créant des lieux de vie et des pôles d’attraction. Et en établissant des partenariats solides avec les bonnes volontés privées de la ville. AGNÈS FRESCHEL Fondation Monticelli Fortin de Corbières ouvert du mercredi au dimanche de 10h à 17h 04 91 03 49 46 www.associationmonticelli.com



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