Zibeline n°27 mars 2010
Zibeline n°27 mars 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°27 de mars 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 84

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : théâtre... de la démocratisation culturelle.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CAHIER JEUNESSE On pourrait dire de Tomi Ungerer qu’il est un libre dessinateur. Aucune école, ni genre ni mouvement n’ont eu de grâce à ses yeux, sauf peut-être l’école buissonnière… C’est cette liberté totale qui, depuis toujours, caractérise ce jeune dessinateur strasbourgeois de 79 ans qui n’a jamais fait de distinguo entre les genres (affiche, publicité, poster, dessin, album), les styles (humoristique, satirique, réaliste, poétique) et les lecteurs (jeune public et adultes). Avec la complicité du Musée Tomi Ungerer, Centre international de l’illustration à Strasbourg auquel l’artiste a fait don en 2007 de sa bibliothèque personnelle (plus de 1500 ouvrages), les ABD Gaston Defferre rassemblent une série d’œuvres originales qui fait la part belle à l’animal qui est en l’homme. Et inversement, car Tomi Ungerer se plaît à représenter l’animal humanisé et l’homme animalisé, traquant les faiblesses des uns et le panache des autres. C’est drôle et féroce à la fois, ça fait mouche à tous les coups car au trait de crayon acide se superpose toujours une petite tâche de couleur optimiste. Le loup prend un air bonhomme et Rufus la chauve-souris ou Orlando le vautour, des bêtes généralement mal-aimées, attirent pourtant notre sympathie ! Les jeunes mordent à pleines dents dans cet univers fait de contes enfantins (les fables de La Fontaine), de caricatures et de photos-collages surréalistes (notamment la série Clic-Clac dont « la seule raison d’être est de déclencher un rire sans entraves »). Munis d’un quiz ludique et pédagogique en poche, ils partent à la découverte de ce bestiaire étrange, appréhendent les différentes techniques, décryptent les cartels, formulent leurs impressions avant de laisser libre cours à leur imagination en ajoutant des bulles aux personnages de la planche de BD. Sous le regard de leurs professeurs, ils se laissent guider par un médiateur culturel à travers ce foisonnement d’images : là le jeu de cartes The Mellops Quartett édité à New Né clown Burlesque oui, peinturluré de rouge et de blanc, pas toujours. Le clown est bien plus encore ! La preuve avec le festival Cité nez clown dont la 7 e édition permettra « d’apprécier toutes les facettes inattendues du nouveau clown ». Après le Laché de clown traditionnel en ouverture des festivités, place à un cours public d’improvisation donné aux élèves du Samovar. Le festival s’associe au programme enfants du Théâtre Golovine pour proposer des ateliers autour du clown (Après midi bambins) et au Théâtre des Doms pour présenter La nudité du ragoût avec Ludor Citrik et Isabelle Wéry. Ou la rencontre inattendue d’un clown et d’une pornographe dans un spectacle « ludique, lubrique et insatiable » ! Place ensuite à la Cie Acte 9 pour Giselle… le récital avec Anne Gaillard, Animalomanie galopante York dans les années 60, les Children’s Posters tirés des contes et fables universels pour décorer les chambres, ici des sculptures réalisées à partir de matériaux insignifiants (balayette, pelle, os…), et ses livres d’enfant qui lui ont donné envie d’inventer ses propres histoires… Mais lorsqu’il s’agit de lutter contre la maltraitance animale, de dénoncer les méfaits de la manipulation génétique, l’élevage intensif ou les expériences en laboratoire, sa plume est sans appel : la série Amnesty Animal, éditée en 1990 par une association suisse, est un réquisitoire pour la protection des animaux. De terribles dessins qui ont immédiatement fait réagir Souhayla et Tom, élèves en 6 e au collège Edmond Rostand (13 e), capables d’inventer en quelques secondes des messages choc : « Trop de lard, trop de souffrances ! » ou « La tortue tue ». MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Le singulier bestiaire de Tomi Ungerer jusqu’au 24 avril ABD Gaston Defferre, Marseille 04 91 08 61 00 www.biblio13.fr Les Indiscrets pour Solomonde, épopée pour un clown et une porte, Arnika Cie et son jeu poétique Tous les mots du monde. La Cie Acides Animés clôturera le bal en jouant Les fantaisistes et en rivalisant d’imagination dans l’art acrobatique du gobage de flan… Bref, aux dires de l’équipe d’étudiants de l’Université d’Avignon qui organise le festival, cette année le clown sera triste, trash, drôle, décapant, et plus que jamais féminin. M.G.-G. 7 e festival Cité nez clown du 16 au 20 mars Avignon : Université d’Avignon, Théâtre Golovine, Théâtre des Doms, Théâtre Isle 80 et Fabrik Théâtre http://citenezclown.wifeo.com/programme.php Les animaux, Tomi Ungerer Musees de la Ville de Strasbourg-Mathieu Bertola Le Samovar, Cours public Charlotte Adrien Von Menschlichen Tieren und Tierische Menschen Musees de la Ville de Strasbourg - Tomi Ungerer - Photo- Musees de la Ville de Strasbourg - M. Bertola).0400" Clic-Clac, Tomi Ungerer Musees de la Ville de Strasbourg-Mathieu Bertola Ateliers « Clic clac Tomi Ungerer » Fotokino propose une série d’ateliers destinés aux enfants à partir de 4 ou 7 ans, pour s’immerger dans l’univers caustique et surprenant de l’artiste jusqu’au 23 février sur réservation. 04 91 08 61 00
ÉDUCATION II La nécessité de l’écriture Les adolescents s’interrogent sur les interactions souterraines entre les écrivains et leurs créations Martigues a rassemblé, pour le 2 e forum de l’année, les lycéens, leurs enseignants et une partie des auteurs sélectionnés pour le 6 e Prix littéraire des lycéens et des apprentis de la Région PACA. Les débats ont été ouverts par Sophie Degioanni, conseillère régionale déléguée à la vie lycéenne et les ambassadrices de l’Agence régionale du livre (ARL). Environ 250 élèves étaient présents pour poser des questions aux auteurs. On s’est très vite rendu compte que ces jeunes lecteurs ne se contentaient pas de « lire les histoires » et la pertinence de leurs questions a séduit tant les auteurs que le modérateur Pascal Jourdana. Dès le début un moment a été particulièrement chargé d’émotion, celui où l’éditrice Sabine Wespieser a lu la lettre de l’écrivaine haïtienne Yanick Laurens qui n’a pas voulu quitter son pays et les siens suite au drame qui a ravagé Port au Prince et l’île. L’auteure s’y interroge sur le « Comment écrire et quoi écrire ? » et déclare que tous les jours elle témoigne, voulant tenir une chronique précise des jours d’après la catastrophe, s’accrochant par exemple au « sourire comme un fruit de saison » d’une enfant juste sortie des décombres et qui déclare simplement avoir faim. Les adolescents se sont demandé quelle était la part de l’autobiographie dans certaines des créations : José Carlos Llop a évoqué ses années d’études sous le régime de Franco, Olivier Mau l’internat et l’isolement, Mathieu Blanchin une mère trop possessive. Puis ils ont questionné les auteurs sur la façon dont se mélangent la réalité, l’imaginaire, et leur passion d’écrire : pour qui écrivent-ils ? Tous ont déclaré ne pas écrire pour un public particulier, l’auteur écrit pour luimême un livre qui s’impose : « Je dois me séduire moi-même pour continuer à écrire » a confié José Carlos Llop, et Maylis de Kérangal : « J’écris le livre que j’ai envie de lire ». La dernière question a permis des remarques enrichissantes : « est-ce que le livre écrit l’auteur d’une certaine façon ? ». Chloé Cruchaudet confie qu’elle a eu des sensations physiques de froid durant la genèse de sa BD qui évoque le Groenland ! Tous disent qu’ils peuvent parfois être complètement dans leurs personnages. Mais aussi que le livre leur permet de se découvrir eux-mêmes, qu’il peut les changer en les plaçant dans des chemins insoupçonnés. (de gauche a droite) Sabine Wiespieser, Olivier Mau, Chloe Cruchaudet, Jose Carlos Llop et sa traductrice, Maylis de Kerangal, Mathieu Blanchin et Christian Perrissin X-D.R. Une rencontre riche, généreuse qui a mis l’accent sur l’importance pour les jeunes de la présence vivante des auteurs. CHRIS BOURGUE Sélection romans La couleur de l’aube, Yanik Lahens, Éd. Sabine Wespieser (voir Zib’26) Corniche Kennedy, Maylis de Kérangal, Éd.Verticales (voir Zib’11) Le rapport Stein, José Carlos Llop, Éd. Jacqueline Chambon (voir Zib’26) Sélection bandes dessinées Au revoir Monsieur, Olivier Mau & Rémy Mabesoone, Éd. Casterman Groendland Manhattan, Chloé Cruchaudet, Éd. Delcourt Martha Jane Cannary (1870-1876), Christian Perrissin & Matthieu Blanchin, Éd. Futuropolis Le mois des fous Le Carnaval est un rituel de libération, de monde à l’envers qui selon les villes s’organise en défilés sages et protégés de rambardes, ou en fête populaire participative. La Ville de Martigues depuis longtemps accorde à son Carnaval une attention particulière, considérant qu’il est une occasion de mêler artistes et population dans une pratique commune, emmenée par la Cie Madame Olivier : depuis cinq mois, dans de nombreux ateliers de fabrication de costumes et de décors, 700 participants conçoivent ce véritable moment d’art de la rue contemporain autour du thème : Martigues a la grosse tête. Préparations communes qui verront leur aboutissement dès le 13 mars, avec 8 carnavals de quartiers qui mettent en jeu toutes les écoles martégales, qui se retrouveront le 28 mars en un grand événement rassembleur… À Marseille aussi, la population est invitée autour de la Cie Desiderata Spectacles à se rassembler le 27 mars pour fabriquer un carnaval autour du thème des Carnets de Voyage, tandis qu’à Berre, qui fête son 20 e carnaval, il s’organise cette année autour du thème de l’Aviation, proposant le 13 mars parades et défilés en fanfare (Accoules Sax, Fierabrass, les Durs à cuivre…) organisés dans les centres de loisir, spectacle de rue par la Cie Remue Ménage, exposition et événements au Forum… Des événements participatifs qui n’empêchent pas qu’on y assiste en famille en tant que spectateurs ! AGNES FRESCHEL Serpent X-D.R



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