Zibeline n°26 février 2010
Zibeline n°26 février 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de février 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 8,2 Mo

  • Dans ce numéro : Marseille investit pour l'année 2013.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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THEATRE CREATION SA I LIGNES DEIFAILLE (I) de Nancy Huston adaptation et mise en scène Catherine Marnas KRISTINA SADIE RANDALL SOL 1944 1962 1982 2004 L’hivernal fait Ce seront ses premières Hivernales : Emmanuel Serafini, nommé directeur du centre chorégraphique, créé à Avignon il y a plus de trente ans par Amélie Grand, souhaite poursuivre le festival sur sa lancée, et développer une politique culturelle annuelle qui en serait le prolongement. Il explique son parcours, son projet, sa programmation Ven 26 fev I 20h3D 5eC'elle Manta de Héla Fattoumi Laurent Philippe Zibeline : Vous avez été nommé à ce poste de direction du Centre de Développement Chorégraphique après un appel d’offre lancé par les tutelles. Pouvez-vous nous expliquer votre parcours ? Emmanuel Serafini : Il est atypique : j’ai commencé très jeune plutôt du côté scène, en étant danseur vers 6 ans, en pratiquant le chant choral à 12. Puis je suis devenu baryton, j’ai pris des cours de théâtre… J’ai réussi le concours de l’ENSATT (École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtrendlr), et je me suis ensuite orienté vers l’administration culturelle, avec des compagnies comme celle de Brigitte Jacques, ensuite Daniel Larrieu. J’ai monté un bureau de production de spectacle vivant, avec des gens comme Grand Magasin, Héla Fattoumi… Dans ce cadre j’ai adhéré au SYNDEAC (Syndicat National des Entreprises Artistiques et Culturellesndlr), je suis devenu membre du conseil national puis secrétaire national… puis j’ai eu envie de revenir vers l’artistique. J’ai donc répondu à cet appel d’offre. Votre parcours explique donc votre volonté d’ouverture à d’autres pratiques et d’autres arts, à une activité multiforme, et au débat. Ces portes étaient déjà largement ouvertes par Amélie Grand ! Avec l’énergie qui la caractérise elle avait proclamé les Hivernales Centre de Développement Chorégraphique. Appellation et statut qui prennent tout leur sens aujourd’hui : elle avait raison ! Mais qu’est-ce qu’un CDC ? Une structure vague, mais qui risque bien de prendre corps, enfin ! Il y a 8 CDC en France -plus deux en cours et un à Ouagadougou, celui de Salia nï Seydou-, mais seul Toulouse a officiellement le label depuis 95. Il s’agit d’une structure intermédiaire dirigée non par un artiste comme les Centres Chorégraphiques Nationaux (comme le Ballet Preljocaj, ou le Ballet National de Marseillendlr), mais par un directeur. La différence est la même qu’entre un Centre Dramatique National (comme la Criéendlr) et une Scène Nationale. Un texte cadre précisant nos missions, et, nous l’espérons, augmentant en conséquence nos crédits, est en cours d’élaboration au Ministère. Si les Entretiens de Valois ont servi à quelque chose, c’est à montrer cette nécessité de structures intermédiaires vouées au développement des projets artistiques. Le réseau des CDC mis en place depuis 1995 par la volonté des directeurs locaux préfigurait vraiment ce qui est perçu
LES HIVERNALES POLITIQUE CULTURELLE 09 peau neuve Budget 27500 € (3%) Ville d'Avignon aujourd’hui comme un besoin. Vous dites espérer plus de moyens. Quels sont-ils actuellement ? Nous n’avons hélas pas les moyens de produire des spectacles. Nous les accompagnons, les programmons, aidons à la création et surtout à la diffusion, mais ne pouvons coproduire… Pourtant, sur nos 900 000 € de budget, 450 000 € sont des recettes propres. Nous avons 50% d’autofinancement ce qui est extrêmement rare dans les structures culturelles. Mais l’ensemble couvre à peine nos frais fixes de fonctionnement, et les subventions ne nous permettent que de faire de l’achat de spectacles. Comment souhaitez-vous orienter la politique des Hivernales ? En développant et en prolongeant l’œuvre d’Amélie Grand. En intensifiant l’idée d’un training régulier du danseur. En poursuivant les stages durant les vacances scolaires : nous dispensons cette année 350 heures de stage de tout niveau, pour tout public, dans tous les types de danse… En poursuivant l’ouverture vers d’autres pratiques : le théâtre avec Eric Lacascade, l’opéra avec Michel Rostain. En instaurant les Lundis au soleil, temps de réflexion et de rencontre régulier, qui devrait nous permettre de faire venir davantage de gens encore vers la danse. Et au niveau de la programmation ? Nous avons la chance d’avoir deux lieux de spectacle, ce qui n’est pas le cas de tous les CDC, qui sont souvent hébergés… J’aimerais parvenir à différencier dans l’esprit des gens les Hivernales, grand festival d’hiver, historique, et le CDC, qui a vocation à programmer toute l’année, avec un plateau double ouvert aux compagnies interrégionales (Avignon est au carrefour de trois régionsndlr) durant le Festival d’Avignon, et tout au long de l’année. Au-delà de cette activité régulière de stage et de réflexion, et de la programmation d’été, j’aimerais que février devienne un grand mois de la danse. Si Dieu nous prête vie -il parait qu’il le fait encore- et subventions. Votre programmation est cette année essentiellement africaine. Pourquoi ? Je veux prolonger l’idée d’une thématique qui traversera les Hivernales, comme le faisait Amélie Grand. Il y a aussi dans cette édition des coups de cœur, un soutien à des compagnies régionales comme celle de Thierry Baë ou de Christophe Haleb qui ont besoin de cette visibilité. Mais l’ensemble de la programmation est tournée vers l’Afrique au sens large : le Maghreb, l’Afrique sub-saharienne et le Proche Orient, et aussi vers des chorégraphes français d’origine africaine, comme Héla Fattoumi. Pourquoi cette thématique ? Pensezvous que la danse de ce continent a quelque chose de particulier à montrer ? Oui. La plupart des spectacles qui m’ont profondément touché ces dernières 110000 € 12% Région Paca années viennent d’Afrique. Il s’y passe quelque chose d’important au niveau chorégraphique, une force créatrice qui me fait penser dans sa nouveauté au courant de la nouvelle danse dans les années 80. Un bouleversement. Que change-t-il ? C’est pour l’instant difficile à dire… Disons que quelque chose s’exprime qui renverse le regard de l’exotisme, celui des occidentaux qui croyaient apporter la culture savante à l’Afrique -ce qui est particulièrement prétentieux en matière de danse ! -, celui des Africains aussi, qui interrogent leur formation auprès des chorégraphes français, et leur rapport à la tradition, aux interdits, à l’oppression… À la transmission aussi, à ce qu’est un maître. 450000 € (49%) Recettes propres (hilleterie, cotisations, stages) Quels spectacles conseilleriez-vous ? Tous, quelle question ! La création de Salia nï Seydou sera certainement un moment fort. Loin, de Rachid Ouramdane, est un spectacle essentiel. Quant à Manta, la création de Hela Fattoumi sur le hijab, comment ne pas l’attendre en cette période de débat sur ce que devrait être une identité nationale ? Tous les spectacles seront passionnants ! ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNES FRESCHEL Les Hivernales 32 e édition du 13 au 20 fév 04 90 82 33 12 www.hivernales-avignon.com Le 13 fév 16h Bernardo Montet/Thomas Ferrand Switch me off Au programme Le 14 et 15 fév 16h Nelisiwe Xaba They look at me… et Plasticization Le 16 fév 21h Bertrand Lombard Legs Du 18 au 20 fév 12h30 Hiverôclites, scène ouverte aux nouveaux talents Le 13 et 14 fév 18h Héla Fattoumi/Eric Lamoureux Manta Du 13 au 15 fév 14h Bertrand Lombard Ma Mana Danse De Nada, Hommage à Patrick Bossati Le 13 fév 20h Robyn Orlin Daddy, I’ve seen this piece… Le 14 fév 21h Thierry Baë Tout ceci (n’) est (pas) vrai Le 15 fév 18h Aïcha M’barek et Hafiz Dhaou Vu Le 15 fév 20h30 Cie Salia nï Seydou Dambé et Concert d’un homme décousu Le 16 fév 18h Hélène Iratchet Hommage d’un demi-dimanche à un Nicolas Poussin entier Le 16 fév 16h et 17 à 18h Patrick Servius Lespri kò Cheza back to the roots Le 17 fév 21h Rachid Ouramdane Loin Le 17 fév à 16h30 et le 18 à 18h Mounir Saeed, Salah El Brogy et Shaymaa Shoukry Soirée Egypte Du 18 au 20 fév 15h et 16h Régine Chopinot Le Grand Oral de la danseuse aveugle Le 18 fév 20h30 Cie Christophe Haleb Liquide Le 19 fév 21h et le 20 à 18h Opiyo Okach Border Border express Michel Papach Kouakou Behind me... Xavier Lot Simon (non, je ne m’appelle pas samuel eto’o) Le 20 fév 21h Delavallet Bidiefono Empreintes - on posera les mots après



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