Zibeline n°26 février 2010
Zibeline n°26 février 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de février 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 8,2 Mo

  • Dans ce numéro : Marseille investit pour l'année 2013.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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54 LIVRES ART La foi dans l’Art Cet ouvrage comporte une trentaine d’articles issus d’un colloque qui s’est tenu en 2006 à l’Université de Montréal sur le sujet Musique, art et religion dans l’entre-deux-guerres : la construction d’une culture en pays francophones. Dans une perspective interdisciplinaire, des musicologues, historiens de l’art, théologiens et sociologues se sont penchés sur la place de la religion dans la pensée, les arts et particulièrement la musique, durant cette période de bouleversements politiques, sociaux et spirituels. Comment la foi nourrit-elle l’imaginaire d’artistes sur fond de néoclassicisme et de retour à la pensée médiévale ? Quelle évolution l’art sacré connaît-il au temps où l’église se retire des affaires de l’État et de la société ? Quels liens la musique tisse-telle avec les arts visuels antique et moderne ? Autant de questions réunies sous la direction scientifique de Sylvain Caron et Michel Duchesneau et d’éclairages passionnants sur le conflit idéologique entre Stravinsky et Schoenberg, l’identité judaïque de Milhaud, la musique pour orgue inspirée du chant grégorien, l’importance de Claudel, les oratorios et ballets de Vincent d’Indy (Les Béatitudes), Honegger (Jeanne d’Arc au bûcher, Le Cantique des Cantiques), une pléiade de musiciens tels Arthur Lourié, Daniel-Lesur, Charles Tournemire, Jean Langlais, Jehan Alain, André Caplet (Le Miroir de Jésus), Charles Koechlin, Francis Poulenc et Olivier Messiaen, mais aussi sur des peintres comme Maurice Denis et Georges Rouault ou le philosophe Jacques Maritain. JACQUES FRESCHEL Musique, uri et religion dans !'L'Iire-deux-gtferres Musique, art et religion dans l’entre-deux-guerres Sylvain Caron et Michel Duchesneau Editions Symétrie, coll. Perpetuum Mobile, 60 euros www.symetrie.com L’Esprit de Satie Jean-Pierre Armengaud nous livre bien plus qu’une biographie chronologique analysant, ci et là, quelques œuvres phares d’Erik Satie. L’auteur, musicologue, pianiste-concertiste ayant enregistré l’intégrale de son œuvre pour piano, expert reconnu de l’art du compositeur, propose un voyage dans l’univers nébuleux de l’auteur des fameuses Gymnopédies et Gnossiennes, des ballets Parade et Relâche, des Sonneries de la Rose+Croix, des Morceaux en forme de poire, du Piège de Méduse ou des Musiques d’ameublement… Peut-être plus que chez tout autre musicien, « on ne peut distinguer chez Satie l’homme et l’œuvre » tant, pour comprendre cette dernière, il faut se pencher sur ses rapports avec le mouvement Dada et ses provocations, les collaborations avec Cocteau, Picasso, Picabia ou le Groupe des Six, ses engagements mystiques rosicruciens, sociaux avec les pauvres d’Arcueil, sa jeunesse excentrique au cabaret le Chat Noir… L’auteur envisage les faits objectifs et la légende volontiers romancée, comme la part de mystère et de secrets qu’entretenait Satie autour de sa vie intime. À la lecture de cet ouvrage, on est plongé, à la pointe d’une plume habile prenant « la musique au mot » (et inversement), dans l’esprit même de l’homme, du musicien et d’un mythe qui n’en finit pas de marquer des générations d’artistes, à l’image de son héritier dévoué : John Cage. JACQUES FRESCHEL Erik Satie Jean-Pierre Armengaud Éditions Fayard, 32 euros Les écrits restent Comme le souligne de manière mordante le philosophe roumain Cioran : « Beethoven a vicié la musique : il y a introduit les sautes d’humeur, il y a laissé entrer la colère. » L’homme tourmenté érigé en symbole du romantisme naissant transposait-il sa fougue à travers sa plume lorsqu’il couchait ses œuvres sur le papier ? Pour la première fois, un florilège abondant de manuscrits personnels du maître sont regroupés et analysés, permettant de s’inviter de manière singulière dans son intimité créatrice. L’écrivain musicographe Christian Wasselin s’interroge sur l’univers ombrageux du compositeur, livrant une biographie inventive et vivante éclairée de nombreux manuscrit, de textes personnels (correspondances, notes, conversations..) et d’illustrations contemporaines ou ultérieures. La jeunesse, l’histoire, l’amour, la solitude sont entre autres traités par des entrées qui rendent la lecture de cette nouvelle publication passionnante et agréable. Bien plus qu’un recueil d’originaux, l’ouvrage comblera les mélomanes comme les spécialistes. FRED ISOLETTA Beethoven les plus beaux manuscrits Christian Wasselin Éd. de La Martinière, 42 euros Erik SATIE Aran-Pierre a rill engaud Fayard E EETH[YüEN LAS PUS BEAUS NNUSCRnS
55 Autoportraits sensibles Ni monographies, ni catalogues d’expositions, les derniers opus de la maison d’édition arlésienne La Fabrique sensible sont des ovnis. Ou plutôt des invitations faites à Max Charvolen et Michèle Sylvander de créer une œuvre dans l’espace spécifique du livre. Le résultat éditorial est singulier, chaque livre étant une commande particulière, une rencontre autour de l’objet édité. Dans Dédale de ville, Avignon de Max Charvolen et Instant de doute de Michèle Sylvander, aucune information biographique ni bibliographique : on entre de plain-pied dans leur univers artistique et mental, avec seulement quelques mots échappés d’entre les pages. Si les deux ouvrages diffèrent dans leur format comme dans leur contenu, tous deux privilégient l’œuvre : l’un lumineux et blanc retrace rapidement le parcours de l’art de Max Charvolen en Avignon ; l’autre noir et gris, hyper chic, concentre les axes essentiels des recherches plastiques et photographiques de Michèle Sylvander. Tout juste peut-on lire trois ponctuations : « À ce moment-là de sa narration, elle ne voulut pas abuser des paroles permises et se tut », « À ce moment-là de sa narration, elle se tut discrètement » et « À ce moment de sa narration, discrète, elle se tut. » L’un est plus explicite sur la démarche de Max Charvolen grâce à l’éclairage du texte Dédale d’Alain Chareyre-Méjan, l’autre est énigmatique, tenant à distance le lecteur qui ignorera encore longtemps les « instants de doute » de Michèle Sylvander, sauf s’il pose lentement son regard sur chaque page, même celles laissées en blanc. Dédale de ville, Avignon et Instant de doute agissent comme de fidèles miroirs. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Dédale de ville, Avignon Max Charvolen Éd. La Fabrique sensible, 10 euros Michele Sylvander Instant de doute Michèle Sylvander Éd. La Fabrique sensible, 35 euros Michele Sylvander Peinture déplacée Les ouvrages liés aux expositions peuvent prendre différentes formes éditoriales. En ce qui concerne les monographies d’artistes contemporains, une tendance s’affirme qui fait la part belle aux œuvres et attribue au rédactionnel brièvement l’essentiel. Édité à l’occasion de l’exposition Carlos Kusnir au musée de Sérignan, qui s’est close avec l’année 2009, ce catalogue se feuillette comme une déambulation sans balisage précis si ce n’est le nom et prénom de l’artiste en titre. Ni thématique ou chronologique, à l’instar de l’exposition, il se présente plutôt comme un objet mis en espace présentant des œuvres des années quatre vingt à aujourd’hui dont des pièces inédites, listées en fin d’ouvrage avec une sélection bio-bibliographique d’usage. Un parcours en près de cent quatre vingt pages sur papier semi-mat et légèrement transparent (certaines reproductions transpirent au revers sans perturber l’endroit), couverture souple, lui confèrent un aspect cahier un tantinet classieux. Par quelques détours très personnels, son complice, Frédéric Valabrègue, signe par les marges des approches tout en ellipses, évitant le commentaire littéral : comment pour Carlos Kusnir peindre est aussi un acte déplacé, au figuré (signes, coulures) comme au sens propre (installations). Accessible pour 250 euros, une édition limitée est proposée à 12 exemplaires signés et numérotés, augmentés d’un dessin original signé daté, sur commande chez l’éditeur, qui présente par ailleurs dans ses locaux arlésiens une sélection de dessins de l’artiste jusqu’au 30 janvier. CLAUDE LORIN Carlos Kusnir textes Frédéric Valabrègue, Carlos Kusnir Editions Analogues, 32 euros www.analogues.fr



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