Zibeline n°26 février 2010
Zibeline n°26 février 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de février 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 8,2 Mo

  • Dans ce numéro : Marseille investit pour l'année 2013.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 30 - 31  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
30 31
30 CINÉMA LES R-V D’ANNIE PRIX INTERNATIONAL DU DOCUMENTAIRE Prix à Marseille La 14 e édition du Prix International du Documentaire et du Reportage Méditerranéen s’est déroulée pour la première fois à Marseille, du 9 au 14 décembre. Plus de 300 œuvres, provenant de 33 pays dont la France, l’Italie, l’Espagne, la Grèce, l’Algérie, le Maroc, l’Egypte, la Tunisie, la Turquie, et Israël ont été reçues au mois de juin 2009, et 35 ont été sélectionnées. Présidé par l’écrivain égyptien Khaled Al Khamissi, le jury documentaire a attribué le Grand Prix Enjeux Méditerranéens au film italien Come un uomo sulla terra de Andrea Segre, Dagmawi YIimer et Riccardo Biadene, qui retrace le parcours d’un étudiant éthiopien obligé d’émigrer en Libye où il est confronté à la violence... Le Prix Mémoire de la Méditerranée a été remis à Bucarest, la mémoire perdue du réalisateur catalan Albert Solé tandis que Come un uomo sulla terra de Andrea Segre, Gagmawi Ylimer et Riccardo Biadene la récompense pour la Première Œuvre documentaire a été remise à Welcome to Hebron de Terje Carlsson. Ce documentaire, tourné pendant plus de trois ans à Hébron, en Cisjordanie, suit Leila Sarsour, une jeune fille de 17 ans qui étudie à Al-Qurtuba, une école de jeunes filles palestiniennes, entourée par des installations militaires israéliennes. Quant à Faces du suisse Gérard Maximin, il a remporté le Prix Art, Patrimoine et Cultures de la méditerranéeet le Prix à la diffusion TV5 Monde. Faces évoque la plus grande exposition d’art urbaine au monde, celle de photos de Palestiniens et d’Israéliens, présentée des deux côtés du mur, permettant de s’interroger sur la possibilité qu’a l’art de faire reculer les préjugés. A.G. Le 26 janvier à 20h30, au Daki Ling, en partenariat avec le Vidéodrome, projection du film Llik your idols premier film d’Angélique Bosio ; un documentaire sur un courant cinématographique underground, qui a pour fil conducteur quatre figures emblématiques, Lydia Lunch, Richard Kern, Nick Zedd et Joe Coleman. Daki Ling, le Jardin des Muses 04 91 33 45 14 www.dakiling.com Les rendez-vous d’Annie Le 23 janvier à partir de 15h, au cinéma Les Lumières à Vitrolles, L’œil du cinéaste accueille Emmanuel Mouret dont on pourra voir Vénus et Fleur, Changement d’adresse et Fais-moi plaisir. Des débats auront lieu après les films, ainsi qu’un atelier de courts métrages à destination des jeunes de 15 à 25 ans. Sur inscription ! 04 42 77 90 77 http://cinemaleslumieres.fr > Le22 janvier, à 20h, Arnaud Desplechinsera présent au cinéma Variétésà Marseillepour son film Un conte de Noël qui réunit Catherine Deneuve, Mathieu Amalric, Emmanuelle Devos, Jean-Paul Roussillon, Chiara Mastroianni, Anne Consigny et Melvil Poupaud. Organisée avec l’Institut Paoli-Calmettes, la projection sera suivie d’un débat avec Jean-Pierre Jouet, Jacques Ascher, Didier Blaise, Patrick Ben Soussan et Yolande Arnault. Le 28 janvier, à 20h, au cinéma les Variétés, projection du film de Régis Sauder, Nous, Princesse de Clèves. En 2009 à Marseille, des lycéens du Lycée Diderot s’emparent de La Princesse de Clèves, pour parler d’eux, du sentiment amoureux, de la société. Conte de noel J.-C. Lother - Why Not Productions Le 30 janvier à 20h15, à l’Institut de l’image à Aix, à l’initiative du Syndicat des Avocats de France, du Syndicat de la Magistrature et de l’ASPMP, projection du film de René Allio, Moi Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère. Avant la projection à 18h, débat sur « Sécurités et libertés » animé par Patrick Coupechoux, journaliste, auteur notamment de Un monde de fous et Catherine Paulet, Présidente de l’Association des secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire. Du 3 au 23 février, à l’occasion de l’année de la Russie, l’Institut de l’image propose aussi une rétrospective autour de l’Histoire du pays, de la révolution d’Octobre 1917 à la guerre en Tchétchénie, à travers les films de grands cinéastes soviétiques puis russes : Eisenstein, Vertov, Barnet, Medvedkine, Konchalovsky, Tarkovski, Sokourov… On pourra ainsi (re)voir, entre autres, Octobre et Ivan le Terrible d’Eisenstein, L’Homme à la caméradeDziga Vertov, Le Bonheurde Medvedkine… Le 4 février à 18h30 : conférence deNicolas Feodoroff sur le cinéma russe avec la projection d’Alexandra de Sokourov. Cité du Livre, Aix 04 42 26 81 73 www.institut-image.org Les mardis de la Cinémathèque proposent au Centre Régional de Documentation Pédagogique, le 26 janvier, L’Arbre aux sabots d’Ermanno Olmi, Palme d’Or à Cannes en 1978 : l’histoire de quatre familles de paysans pauvres dans une grande ferme en métairie du côté de Bergame, à la fin du XIX e siècle. En février, ce sera Le Golem de Paul Wegener, puis Les Clowns de Fellini. La Cinémathèque de Marseille 04 91 50 64 48 www.cinememoire.net Fais moi plaisir d'Emmanuel Mouret Pascal Chantier Le 3 février à 18h00, dans le cadre de la rétrospective Nanni Moretti, L’Institut Culturel Italien présente en collaboration avec l’Institut de l’Image Caro diario (Journal intime) dans lequel Nanni Moretti nous fait découvrir son univers en trois chapitres : sa passion pour Rome, sa recherche d’un lieu tranquille au cœur des îles Eoliennes… et enfin l’épreuve de la maladie face à un cortège de médecins inaptes… Institut Culturel Italien de Marseille 04 91 48 51 94 www.iicmarsiglia.esteri.it À la Minoterie, également, le chef-d’œuvre de Medvekine Le Bonheur. Le film muet, en noir et blanc, tourné et censuré au temps de Staline, retrace avec ironie et poésie le parcours d’un pauvre paysan confronté au méchant propriétaire puis, après le Révolution, à sa propre incurie. Le Cartoun Sardines théâtre accompagne la projection d’un véritable commentaire musical, bruitant avec réalisme, puis avec distance, l’aventure, et donnant des voix décalées aux personnages. Le jeu entre l’écran et la scène est déroutant, passionnant, amusant, agaçant. Une troisième expérience de ciné-théâtre proposée par la Cie, après un Faust fascinant et un Lulu un peu moins pertinent. A.F. Le Bonheur Du 24 au 27 fév 04 91 90 07 94 www.laminoterie.org
MANOSQUE PORTRAIT DE CATHERINE POITEVIN CINÉMA 31 i Ouvrir les yeux du monde Tulpan A Zeitgeist Films release Du 3 au 8 février se tiendront, à Manosque, les 23 e Rencontres Cinéma du Réel à l’Imaginaire qui proposent une semaine de projections et de rencontres Une trentaine de films, images du monde, vont interpeller, faire réfléchir, émouvoir aussi sans doute, entraîner sur des routes lointaines les spectateurs… Dans le grand nord sibérien avec Markku Lehmuskallio et Anastasia Lapsui auxquels est rendu un hommage ; dans les steppes du Kazakhstan C’est un professeur de lettres passionné qui a révélé à Catherine Poitevin le cinéma, alors qu’elle était interne au lycée Marseilleveyre. « Avant j’allais au ciné voir des acteurs, comme Marlon Brando, et de jolies histoires. Là, j’ai compris, en voyant le Cuirassé Potemkine que le cinéma était un art et un langage. » Après des études d’histoire, sans enthousiasme, elle passe le concours de l’IDHEC (actuellement la FEMISndlr), sans grand espoir, et… le réussit ! L’enseignement, trop théorique à son goût l’ennuie un peu, mais lors d’un stage elle rencontre Louis Malle qui revient d’Inde et dont elle deviendra l’assistante. Elle va assurer le montage d’une vingtaine de films sur l’Inde, très à la mode dans les années 70. « J’ai beaucoup appris avec lui, un homme très généreux, qui m’a marquée tout comme René Allio, mon papa en cinéma, auquel on ne rend pas assez hommage. » Elle a entre autre appris à monter des langues, exercice difficile, ce qui lui a permis par exemple de travailler à l’étranger, au Maroc sur le film de Saâd Chraïbi, Atash, en Egypte sur Les Portes fermées d’Atef Hetata ou en Tunisie sur Un Eté à la Goulette de Férid Boughedir. Peu importe le lieu où elle travaille, elle considère que le montage est un « cadeau » et qu’on doit tout faire en compagnie de Sergey Dvortsevoy, auquel les rencontres consacrent une rétrospective complète et dont les derniers films, Dans le noir et Tulpan, sont présentés en ouverture le 2 février. Tout au long de ce voyage, nous rencontrerons des personnages singuliers comme la jeune Mei, qui, NOM : Catherine Poitevin Profession : monteuse Signes particuliers : calme et patience pour le réussir. L’exigence, c’est Thierry Garrel (La Sept ARTE) qui la lui a apprise : « Le sens dans un seul plan ! » « Le montage consiste à mettre en évidence les qualités du tournage. Le monteur est celui qui rassemble tout. C’est un métier difficile où l’on apprend toujours. » Catherine Poitevin a travaillé aussi bien pour la télévision (France 3 et Arte) que pour le cinéma. Elle a monté L’Ombre rouge et Balles Perdues fuyant son village natal, doit affronter la réalité peu accommodante des grandes villes, en Chine d’abord, puis à Londres dans She, a chinese de Xiaolu Guo. Ou Hebba, la jeune journaliste égyptienne du dernier film de Yousry Nasrallah, Schéhérazade, présenté en avant première, en sa présence le 5 février ; ou encore, les membres un peu « fêlés » de la famille Benade, qui vit dans une banlieue pauvre de Johannesburg, du décapant Triomf de Michael Raeburn. Nous pourrons aussi découvrir la « Perle Noire du meilleur réalisateur de documentaire » à Abou Dhabi, Vivre ici, un film inédit de MohamedZran qui sera présent le 6 février au Théâtre Jean le Bleu. Et ceux qui ne voudraient pas voyager trop loin pourront visiter la République Marseille de Denis Gheerbrant, ou le Marseille des années 70 en découvrant la Lettre à la prison de Marc Scialom, film oublié et retrouvé quarante ans plus tard. Tous ceux qui sont friands de découvertes cinématographiques se rendront avec plaisir, pour la 23 e année, au théâtre Jean Le Bleu et au Cinéma Le Lido de Manosque. ANNIE GAVA Rencontres cinéma de Manosque 04 92 70 35 www.oeilzele.net de Jean-Louis Comolli ; Rouge-Midi de Robert Guediguian. Côté documentaire elle a collaboré de 1991 à 1995 avec le Suisse Richard Dindo dont elle a monté, entre autres, Arthur Rimbaud, une biographie et Ernesto Che Guevara : Le journal de Bolivie. Elle vient de terminer le montage de Rachel de Simone Bitton avec qui elle a réalisé en 1993 Conversation Nord-Sud, Daney-Sanbar et dont elle a monté les films précédents : Ben Barka, l’équation marocaine pour les Mercredis de A.G l’Histoire, et Mur. Des films courageux et durs : « Plus les films sont tristes, plus je rigole », ajoute-t-elle avec un grand sourire. Sans doute un moyen de se préserver de la violence des images ! Catherine souligne la chance qu’elle a eue, mais explique que le métier de monteur est en danger : « Beaucoup de producteurs et même des réalisateurs pensent que la technique règle tout ; or, le montage est le moment où l’on réécrit le film. » Un métier essentiel, qui nécessite passion, simplicité et modestie : signes particuliers de Catherine Poitevin, et de nombreuses femmes en cinéma. ANNIE GAVA



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :