Zibeline n°26 février 2010
Zibeline n°26 février 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de février 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 8,2 Mo

  • Dans ce numéro : Marseille investit pour l'année 2013.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 POLITIQUE CULTURELLE LES SCÈNES NATIONALES Les Salins, Scène Nationale I de Martigues Zibeline : Avez-vous subi, ces dernières années, des baisses de subvention ? Annette Breuil, Directrice des Salins : Non, mais il y a stagnation depuis 7 à 8 ans, ce qui équivaut dans les faits à une baisse. Est-ce que vous voyez vos missions se réorienter ces dernières années ? Le fait de remplir les salles estil particulièrement pris en compte par exemple ? Ce n’est pas ce que l’État réclame, il n’y a pas de pression de ce côté-là. C’est plutôt le mille-feuille qui est compliqué, la multiplication des missions de nos différents partenaires. Par rapport à la fréquentation, la demande vient du territoire et non de l’État. La ville de Martigues, qui nous subventionne à 64% ce qui est énorme, voudrait qu’il y ait plus de martégaux qui assistent aux spectacles, alors que l’État insiste sur l’aide à la création contemporaine et la mission de la ville. Le grand écart est impossible, les Martégaux viennent moins facilement voir de la création que du répertoire. Et les autres collectivités ? Comment vous aidentelles ? La Région doit aider au développement culturel du territoire. Au niveau de l’aménagement du territoire, il y a deux pôles régionaux sur la même agglomération : Port-de-Bouc et Martigues. On est donc moins subventionnés que les autres scènes nationales par la Région PACA, qui n’a pas voulu dépouiller Port-de-Bouc, scène conventionnée qui fait un travail formidable. On doit vivre avec cette contradiction-là. Mais on intéresse la Région parce qu’on est la scène nationale qui aide le plus les créateurs régionaux. Quels sont, selon vous, les critères qui doivent décider de l’attribution des subventions ? Les subventions sont données en fonction de la capacité des équipements à répondre à leur mission. On réussit plus ou moins bien mais il faut qu’il y ait une évaluation pour que les attributions soient justes. Le problème de cette région, à mon sens, est qu’il n’y a pas de droit d’inventaire. Certains lieux, en particulier à Avignon, ne travaillent que grâce à des festivals par exemple. Cela fait 8 ans que je suis là et je ne vois pas les choses bouger. Les scènes nationales sont arrivées relativement tard en région paca et elles ne sont pas du tout à la hauteur nationale. Alors qu’on a tous (Gap, Cavaillon) des performances en qualité de programmation, de fréquentation, on ne bénéficie pas des moyens qui correspondent à l’aide qu’on apporte à la création. Moyens dont bénéficient d’autres scènes nationales en France. De plus, la scène de Martigues manque cruellement d’une salle de répétition pour répondre complètement à sa mission. Comment accueillir les créateurs en résidence ? L’Etang des Aulnes (lieu de résidence que le CG13 met à la disposition des artistesndlr) représente une bouffée d’oxygène, qui reste insuffisante... ENTRETIEN RÉALISÉ PAR DOMINIQUE MARÇON I La Passerelle, scène nationale des Alpes du Sud Zibeline : Pouvez-vous expliquer la spécificité de votre statut et de vos missions ? Alain Neddam, Directeur adjoint : Le projet de La Passerelle, lié à son directeur Pierre-André Reiso, est atypique puisqu’il a un lien organique et fonctionnel avec le théâtre Le Cadran à Briançon. Cette configuration dure depuis 10 ans. Le fait d’avoir une direction commune aux deux lieux favorise la complémentarité des projets artistiques et des propositions (60 spectacles en moyenne par saison) avec les musiques actuelles et le jeune public au Cadran, le théâtre et la danse à La Passerelle. Sans oublier la tournée des Excentrés dans les communes rurales partenaires et le festival Cité cirque. Si le travail en synergie nous permet d’avoir un meilleur outil et une meilleure visibilité sur l’ensemble du territoire, la mutualisation des équipes et des projets est économiquement plus intéressante. Avez-vous subi, ces dernières années, des baisses de subvention ? Il n’y a pas eu de baisse de subvention. La passerelle (association de développement culturel de Gap et des Hautes-Alpes) dispose d’un budget de 2,2 M € et Le Cadran (délégation de service public) de 800 000 euros. Mais les aides de l’État et de la Région n’ont pas évolué. Comme elles ont stagné, on peut dire qu’elles ont baissé car les dépenses fixes et les frais annexes augmentent. On est constamment en train de faire la chasse aux dépassements par rapport aux devis initiaux : si chaque spectacle occasionne 1000 à 1200 euros d’imprévus, cela impacte notre budget global prévisionnel, et peut même entraîner la baisse du nombre de spectacles la saison suivante. Pour maintenir notre niveau d’activités, il faut espérer une réévaluation. Pendant de nombreuses années, La Passerelle a bénéficié d’une augmentation de 2% de la Ville et de 4% du Conseil général, ce qui compte tenu du faible budget du département des Hautes-Alpes et de ses dépenses obligatoires pour les routes en particulier, est un effort financier conséquent. Mais cette réévaluation n’a pas eu lieu en 2009… Avez-vous d’autres spécificités ? Oui. Notre budget et notre fréquentation varient les saisons paires, avec notre festival Cité Cirque, qui amplifie notre programmation une saison sur deux : en 2008, en particulier avec les 5000 places vendues pour le cirque Plume, les recettes en billetterie et les dépenses artistiques ont été plus importantes qu’en 2009. Notre autre spécificité est la Galerie du Théâtre, qui accueille un photographe en résidence et quatre expositions originales annuelles de photographes contemporains, sans aucune subvention spécifique dédiée à cette activité. Que représente la part des coproductions dans votre budget ? Il s’agit de 2 à 3 créations par an, pour une somme qui varie de 35 000 euros à 50 000 euros incluant l’artistique et les défraiements. Il faut ajouter l’aide à la construction des décors et la mise à disposition de l’équipe technique d’intermittents, soit 8 à 10 000 euros. Si nous menons à bien notre projet de réhabilitation de l’Usine Badin (entrepôt + villa) en lieu de fabrique et de résidence permanent, nous pourrons économiser sur les frais « hors les murs » (hébergements, repas). Quelles sont les conditions d’accueil des artistes en résidence de création ? Les artistes associés sont invités et soutenus pour deux créations sur trois années : c’est un vrai travail auprès des publics des Hautes-Alpes et une vraie rencontre avec l’équipe du théâtre. Dans le domaine des arts de la piste, nous avons accueilli Jérôme Thomas, et dans celui du théâtre le metteur en scène Guy Pierre Couleau. Aujourd’hui, nous vivons une période de transition car il a été nommé à la direction du CDR de Colmar. Le renouvellement des artistes est en cours… Mais nous détenons le record national avec Catherine Marnas, artiste associée depuis 1992 ! C’est un cas unique en France. ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MARIE GODFRIN-GUIDICELLI
- 411111'MARSEILLE GYMNVÀ\SE 26 ev. FIN Taus #, ou Le petit garçon qui haiffait Ler mèref creation, +. de James Matthew Barrie, adaptation r Andrew Birkin, mise en scène Alexis Moati avec Fanny Avram, Léna Chabûleyron, Carole Costantini, Pierre Laneyrie, Chloé Martinon, Charles-Eric Traduction Celinè-Albin Faivre, dramaturee i§ Vouyoucas, scénographie Thibault Vancraenenbroeck, costumes Aude Claire Amédéo, lumières Benoît Fineker univers sonore Josef Amerveil. Assistant à la mise en scène Benjamin Nadjari - Production Théâtre du Gymnase - Marseille en cop'61 rec la Compagnie Vol Plané et le Théâtre Massalia Séances tout public les vendredi 26 et samedi 27 février à 20h30 et mercredi 3 mars à 19h Séances scolaires les 2, 4 et 5 mars à 14h3a 0 820 Dao 422 www.Iestheatres. net Télérama RSEIILE



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