Zibeline n°25 déc 09/jan 2010
Zibeline n°25 déc 09/jan 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°25 de déc 09/jan 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : l'album « Own Virago » de Marion Rampal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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30 CINÉMA AFLAM FESTIVAL TOUS COURTS Que reste-t-il de nos espoirs ? Cette interrogation hante la plupart des films sélectionnés par AFLAM pour la semaine du cinéma algérien qui s’est déroulée du 1er au 6 décembre, aux Variétés En ouverture, deux films de Merzak Allouache, Omar Gatlato (1976) et Harragas (2009). 1976 : une décennie après la libération de l’Algérie. Déjà, on n’écoute plus les récits de guerre enjolivés des anciens combattants comme l’oncle d’Omar ; le cinéma d’édification nationale né en 1958 dans les maquis laisse place à des œuvres plus critiques. Tendresse amusée du réalisateur pour son personnage, un petit fonctionnaire d’état à la vie aussi étriquée que ses chemises cintrées. Omar, le macho, n’osera pas approcher Selma, la femme dont il est tombé amoureux à travers ses confidences, enregistrées sur une cassette tombée par hasard entre ses mains. Elle restera fantasme, voix dématérialisée. Babel Oued est surpeuplé, les salaires sont maigres, mais Alger rit, la bière coule aux terrasses des bistrots et Omar cache ses chaussettes trouées sous des bottes pointues. 2009 : Harragas, qui signifie « brûleurs », film témoignage, - « message pour l’Algérie et l’Europe » a précisé le réalisateur- raconte une traversée d’Algériens qui fuient leur pays au péril de leur vie. Le propos est fort mais les images trop léchées et les personnages un peu stéréotypées. À l’inverse, le premier court métrage de Rachid Bouchareb, Peut-être la mer, en 1982, met en scène deux enfants de Bobigny, d’origine algérienne, qui rêvent d’aller voir la mer « de là-bas qui est si chaude ! ». Regard distancé… Entre les deux, les échecs d’un régime autocratique, la montée de l’intégrisme, une décennie de terreur, crise économique et politique… et exil de quelques cinéastes, attachés à leurs racines qui portent sur leur histoire et la société algérienne un regard distancé sans concession variant approches et registres. Les Sacrifiés d’Okacha Touita (1982) entre farce et tragédie, dérange en évoquant les luttes fratricides des Algériens à Paris de 1955 à 1962. La comédie satirique Mascarades de Lyes Salem (2007) théâtralise les mensonges d’un fanfaron du bled. Les baies d’Alger premier court métrage de Hassan Ferhani (2007) prend de la hauteur pour filmer toits et fenêtres de la capitale et capter avec malice des bribes de conversation. D Mascarades de Lyes Salem Femmes… Les figures féminines s’imposent. Les tisseuses de tapis du village sud-oranais de La citadelle de MohamedChouikh, victimes de rites archaïques et humiliants. La jeune Touchia du Cantique des femmes d’Alger de Rachid Benhadj qui, en pleine fièvre intégriste en 1991, malgré les pressions, veut témoigner d’un viol subi le jour de la libération du pays, vingt ans auparavant. Et bien sûr, Louisa dans Bled number one de Rabah Ameur Zaïmeche, bouleversante Meriem Serbah qui interprète un blues de Billie Holiday à l’asile de folles où l’ont menée le rejet de sa famille, l’impuissance de Kamel la France revenu au bled, et son obstination à vouloir chanter malgré l’interdiction de son mari. En pleine ébullition Dans les matins désenchantés restent les rêves entêtés des hommes et des femmes, la volonté de réaliser des films, d’interroger présent et passé, la pluralité des voix et des regards, la vitalité du désir des artistes comme on a pu le constater lors de la rencontre au Polygone Etoilé qui a réuni Farouk Beloufa, le réalisateur de Nahla et de jeunes créateurs, producteurs, organisateurs de Rencontres et de Festivals en Algérie. Les échanges, passionnants, ont permis de dresser un état des lieux, d’évoquer les projets, écoles de cinéma, résidences d’artistes, les difficultés, les rapports des jeunes cinéastes avec leurs « anciens » et les institutions. ÉLISE PADOVANI ET ANNIE GAVA Trop court les courts ! Le Festival Tous Courts qui s’est tenu à Aix du 30 novembre au 6 décembre a permis au public de découvrir les pépites de cette 27 e édition parmi les dix programmes de la compétition. On y a retrouvé des « habitués » : Blandine Lenoir qui présente L’Honneur de Robert, tourné avec un téléphone portable, sans grand intérêt et Katell Quillévéré qui continue à filmer l’adolescence. Olivier Smolders poursuit sa réflexion sur les rapports entre les images et la mort ; son dernier opus, Petite anatomie de l’image, a suscité quelques réactions parmi le public de lycéens : on peut éprouver une véritable nausée en le voyant disséquer, écarteler, kaléidoscoper, reproduire à l’infini, telles des fractales, les images des écorchés de cire du musée de La Specola, à Florence. Les courts reflètent la violence du monde comme Cold grove de Mihàly Schwechtie qui met en scène deux ados marginaux, en Hongrie, vivant d’expédients ou La Virée du Croate Dalibor Matanic, qui a obtenu le Prix spécial du Jury. Métaphore de la violence morale faite aux femmes iraniennes, Rough Cut de Firouzeh Khosrovani a obtenu le prix Cinécourts. Violence de la condition humaine, de notre société de profit et de consommation avec l’inquiétant Next Floor du Canadien, Denis Villeneuve, primé par le Jury Jeunes. Violence dans la famille avec Beast de Lars Arendt ou The Fireflies de la Russe Olga Shebunyaeva que nous raconte un jeune garçon de onze ans. Violence de la perte de l’innocence avec La Harde de Kathy Sebbah, une partie de chasse initiatique, superbement filmée, primé par Fujifilm. Violence de l’adolescence meurtrie et meurtrière dans Écho du La Virée Zoran Mikinčič-Budin 2008 Polonais Magnus Von Horn, où on assiste à la reconstitution du crime commis par deux garçons sur une jeune fille et à la confrontation avec ses parents : terrible ! Le jury auquel participait Laurent Lafran (voir ci contre) lui a attribué le Grand Prix. Le public, lui, a préféré un film plus léger au titre énigmatique, Bretelles, Pudding et Herbes Hautes de Simon Lahmani : dans un parc surréaliste, sur un banc vert, défilent des anonymes qui confient leurs amours ou… leur mort. Le prix de la meilleure musique originale a été décerné à Ils se sont tus de K. Benaissa et S. Messaoud. Quant aux nouveaux prix des télévisions, ce sont L’Âge adulte de Pierre Daignière, tourné à Aubagne, et Beast de Lars Arendt qui les ont obtenus. Et les enfants ? Ils ont choisi Le petit Dragon de Bruno Collet, une variation autour de Bruce Lee, et une réflexion sur le devenir du jouet. ANNIE GAVA
LES RENDEZ-VOUS D’ANNIE CINÉMA 31 Le 17 décembre à 20h00, le FIDMarseille et le cinéma Variétés proposent le documentaire d’Olivier Zuchuat, Au loin des villages. En avril 2006, 13 000 personnes de l’ethnie Dajo, survivants de la guerre du Darfour, se réfugient dans la plaine de Gouroukoun, à l’Est du Tchad, et y construisent un camp. Olivier Zuchuat y a passé quelques mois et a filmé cette survie, donnant la parole aux réfugiés. La rencontre avec le réalisateur sera animée par Jean- Pierre Rehm, délégué général du FID 04 95 04 44 90 www.fidmarseille.org Les Rendez-vous d’Annie Au loin des villages d'Olivier Zuchuat Le 17 décembre à 20h, l’association Cinépage propose au Cinéma Prado, à Marseille, Lettres d’Iwo Jima de Clint Eastwood, suivi d’un débat. Un film sur le débarquement des Américains au Japon, qui raconte les mêmes événements que La Mémoire de nos pères, en adoptant le point de vue de soldats et d’officiers japonais. Cinépage 04 91 85 07 17 Les mardis de la Cinémathèque proposent, le 12 janvier, Landru de Claude Chabrol dont le scénario et les dialogues sont de Françoise Sagan avec Charles Denner, Michèle Morgan, Danielle Darrieux, Stéphane Audran, Marie Marquet, Raymond Queneau et Jean-Pierre Melville. Le 19 janvier ce sera La Jeune fille de Buñuel. La Cinémathèque de Marseille 04 91 50 64 48 www.cinememoire.net Entre Sirk et Moretti L’Institut de l’Image d’Aix finit l’année 2009 avec Douglas Sirk puisque la programmation se poursuit jusqu’au 22 décembre ; l’occasion de (re)voir Celui par qui le scandale arrive, Elle et lui, La Fille sur la balançoire, Le Temps d’aimer et le temps de mourir et Tout ce que le ciel permet. L’année 2010 démarre avec Nanni Moretti. De Je suis un autarcique, tourné en super 8 en 1975 à Le Caïman en 2006, Palombella rossa de Nani Moretti on pourra voir une douzaine de films de ce réalisateur pour qui « tout est politique, surtout ce qui est personnel ». Chaque séance du samedi 16 janvier sera animée par Eugenio Renzi qui a été rédacteur aux Cahiers du cinéma et a publié Entretiens avec Nanni Moretti (Editions des Cahiers du cinéma, 2008). 04 42 26 81 82 www.institut-image.org Revoir l’année Du 20 au 26 janvier se tient le festival AFCAE - Télérama. Comme douze cinémas de la région, l’Alhambra Ciné Marseille vous donne l’occasion de voir les films que vous avez « loupés » ou que vous avez envie de revoir : Welcome de Philippe Lioret, Harvey Milk de Gus Le 20 décembre à 18h30, au Daki Ling, projection de En Catalogne, Pascal Comelade de Jean François Comminges, en partenariat avec Videodrome et le GRIM. Daki Ling, le Jardin des Muses 04 91 33 45 14 www.dakiling.com Welcome de Philippe Lioret Film Distributions Van Sant, Mary et Max d’Adam Elliot, Irène d’Alain Cavalier, Still walking de Hirokazu Koreeda, Les Herbes folles d’Alain Resnais, Vincere de Marco Bellocchio… Pour connaître le programme, contactez les salles de votre ville : à Aix, Le Renoir et Le Mazarin ; à Apt, le César ; à Briançon, l’Eden Studio ; à Forcalquier, Le Cinématographe ; à Gardanne, Le 3 Casino ; à Manosque, le Lido ; à Nîmes, Le Sémaphore ; à Pertuis, Le Lubéron ; à Toulon, Le Royal ; à Vaison-la-Romaine, le Palace. Alhambra Ciné Marseille 04 91 46 02 83 www.alhambracine.com > Th6iilre [crègl on] Jeudi 4 84 aerrdredi 5 fé+rfler - 21h Hamlet étu de s u r la voracité » Picco l aCompagnia de l la Magnolia Campagnrr en residenee darnle cadre : u pru.e ! :'CAT - Cnr-Ir_nls9ion Artsiiyue -ransirarrlaliire'



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