Zibeline n°25 déc 09/jan 2010
Zibeline n°25 déc 09/jan 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°25 de déc 09/jan 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : l'album « Own Virago » de Marion Rampal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 24 - 25  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
24 25
24 ARTS VISUELS MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN PASSAGE DE L’ART Les mondes parallèles Lauréats 2009 du Prix HSBC pour la photographie, Grégoire Alexandre et Matthieu Gafsou sont accueillis dans quelques-unes des travées du Musée d’art contemporain de Marseille, bord à bord avec ses collections. Une incursion muséale qui les flatte tout autant qu’elle les effraye : la valeur symbolique du lieu diffère de celle des galeries qui les exposent. D’autant que l’objectif du Prix HSBC pour la photographie, comme le souligne Chantal Nedjib, Déléguée générale, est « de faire connaître de jeunes talents par le biais de quatre expositions, de l’édition de monographies et de la vente de leur travail ». Dans l’espace du [MAC] donc, Grégoire Alexandre et Matthieu Gafsou ont accepté de croiser leurs regards. « J’aime beaucoup la réflexion de Grégoire Alexandre sur le dispositif photographique lui-même, commente Matthieu Gafsou, car le contexte de la commande ne le favorise pas habituellement. On voit beaucoup de belles images de mode mais peu qui soient intelligentes ». Et Grégoire Alexandre ? « Ce qui m’intéresse dans les photographies de Matthieu Gafsou, c’est sa façon de se dégager du style documentaire dans lequel il s’inscrit à la base pour chercher des images autonomes. C’est un travail discret, surtout pas spectaculaire, probant et même déstabilisant par rapport au réel ». Deux jeunes talents prometteurs dont l’analyse éclaire leurs photographies accrochées « de façon à ce qu’il n’y ait pas une trop forte contamination entre elles ». Le résultat est à la hauteur de l’exigence du Prix HSBC qui a confié à Olivier Saillard la direction artistique. L’exdirecteur du musée de la Mode de Marseille -qu’il quitta en 2000- s’est laissé « toutes latitudes pour regarder avec [son] œil de mode des travaux qui ne traitent pas forcément de la mode ». Il a présélectionné 12 photographes français et internationaux sur 669 postulants : « Tous se sont imposés avec évidence. Ils se répondent avec naturel et composent, re-composent un monde à organiser sous leurs doigts ». Quels sont donc ces mondes ? Un univers tronqué, décalé pour Grégoire Alexandre qui illustre des thèmes imposés par la commande (pour la mode, la publicité ou les magazines), avec des points de vue plus ou moins distanciés. Des photographies dans lesquelles il met en scène des éléments perturbateurs grâce à des jeux d’échelle, des illusions d’optique. Un monde subjectif né de la réalité « qui va et vient entre le référent et sa poétique » pour Mathieu Gafsou : des paysages-architectures où les blancs poussés à l’extrême, révèlent les volumes et accentuent les reliefs. Deux mondes parallèles, étanches. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Jusqu’au 28 février Musée d’art contemporain de Marseille 04 91 25 01 07 Monographies co-éditées par le Prix HSBC pour la photographie et Actes Sud Surfaces, Matthieu Gafsou Grégoire Alexandre 25 euros chacun Surface#33, 2008, Lauréat du Prix HSBC pour la Photographie Matthieu Gafsou La petite musique de Milhaud D’Aix-en-Provence, Daniel Milhaud a gardé un lointain souvenir… celui de son enfance auprès de ses grandsparents au Logis du Bras d’Or, où grandit son père, le compositeur Darius Milhaud. « J’étais très intriguée par ce parcours de famille » révèle Lyse Madar, directrice du Passage de l’art, qui relève le paradoxe : « C’est la première fois que Daniel Milhaud expose à Marseille et plus généralement en Provence ! Il était important pour moi de présenter ce travail que je trouve remarquable et qui est aussi une belle référence à l’histoire de l’art ». Daniel Milhaud s’est formé aux arts visuels et à la musique aux Etats-Unis sur les traces de son père, puis en Autriche auprès d’Oskar Kokoschka, avant de partager son temps entre Paris -où il dispose de trois ateliers répartis pour les moulages et la terre, les maquettes et dessins, les œuvres plus grandes-, et Carrare en Italie. Vêtu d’un pantalon rouge, d’une chemise fleurie et d’un chandail bordeaux, Daniel Milhaud a une allure hautement colorée mais parle peu, entend difficilement, et garde l’œil en alerte, malicieux. C’est qu’il semble beaucoup s’amuser de tout ce « tapage » autour de lui. Une verdeur, une fraîcheur l’enveloppent tout autant qu’elles Autoportrait panoplie - 2005 - 85x100x14 cm - Bois, peinture acrylique, fil de fer, cuivre, polystyrène et résine. baignent son œuvre (dessin, sculpture, bas-relief) traversée de lignes dynamiques : ses deux pièces issues d’une série d’autoportraits, Panoplie dans laquelle on aperçoit son simple profil et La Balance où il coupe sa tête en deux par le milieu, sont symptomatiques d’un travail très libre. Liberté des modes d’expression, des formes, des matériaux, des volumes et des signes cabalistiques (vanités, dés, mauvais œil, serpent…). Comme dans ses Shopping N°4, 2003, Lauréat du Prix HSBC pour la Photographie 2009 Grégoire Alexandre ombres portées sur le mur qui, grâce à un jeu de néons et de découpes, révèlent des lignes intemporelles et des mots tel « désir » transcrit dans toutes les langues… ou presque. Daniel Milhaud est un homme de désirs qui joue, avec humour, de la mort et de l’érotisme, particulièrement dans Calaveras inspirée des rites funéraires mexicains et dans les lignes infléchies de ses dessins qui « imbriquent les parts féminines et masculines des choses ». Entre ombres et lumières… Si sa présence à Marseille est un événement, Lyse Madar annonce déjà son retour au printemps 2010 à l’occasion de L’Art renouvelle le lycée, le collège et la ville : son œuvre devrait trouver toute sa place dans la thématique annoncée « Les parts de l’ombre dans l’art contemporain. Matérialité et fiction ». MARIE GODFRIN-GUIDICELLI L’exposition Trait pour trait, très portrait de Daniel Milhaud a été présentée du 17 novembre au 16 décembre au Passage de l’art à Marseille. 04 91 31 04 08
PARADIGME LA FABRIQUE SENSIBLE OÙ SONT LES ENFANTS ? L’art à l’ouvrage Faisant suite aux 12 e Rencontres de l’édition de création, l’atelier Vis-à-Vis expose une trentaine de livres d’artistes et éditeurs de Suisse romande Chaque année l’Atelier Vis-à-Vis invite un nouveau pays à l’occasion de ses Rencontres de l’édition de création. Pour cette douzième, la Suisse était l’invitée d’honneur. Cette sélection nous fait approcher des créations uniques ou multiples, pièces d’artistes ou d’éditeurs que le public a peu l’occasion de voir étant donné leur tirage restreint et leur diffusion confidentielle. On y trouve une majorité de petits formats mis en œuvre avec réserve et sobriété. Cette retenue plastique laisse place à une esthétique très tenue, un évident raffinement bien souvent. Ainsi les éditions genevoises Héros Limite évacuent toute image au seul profit du texte. Typographie et mise en espace, pleins et vides, rythmes et respirations visuelles tendent cependant l’objet vers un statut iconique épuré. À l’opposé, Ursula Jakob a conçu une histoire sans récit où les images et les jeux graphiques se développent dans une atmosphère monochrome dominée par le bleu cyan. Le papier de riz doublé à la chinoise apporte sa part de sensualité fragile et transparente. Pour ses carnets de dessins, Liliana Gassiot développe des graphismes réalisés avec une machine à coudre. Les variations autorisées par les différents points de broderie inventent des linéaments non figuratifs au fil des pages, et font de chacun des carnets un exemplaire subtilement unique. Le trait commun au livre d’artiste dans cette région transalpine ? Un subtil mélange entre la permanence des techniques traditionnelles et des expérimentations plus audacieuses. Pour certains artistes et collectifs (art&fiction, Attitudes, 36 Editions…) le livre intègre les nouvelles technologies, le numérique, ou prend des formes singulières lors d’expositions ou de performances. Dans la dernière livraison du Project Book International, édité par l’Atelier Vis-à-Vis, Silvio Corsini, conservateur à Lausanne, brosse un alléchant état des lieux de la création et de l’édition engagée dans le livre d’artiste en Suisse romande. Dans les pages suivantes, Emès-Manuel de Matos, créateur avec Danièle Ubeda du Comptoir international du livre d’artiste/Paradigme, resitue plus généralement la place de ces œuvres singulières que sont les livres d’artistes dans le contexte de la création artistique. À l’occasion de l’exposition, il était possible d’acquérir un ouvrage issu des collections de l’atelier en participant à la loterie du 3 e Jeu de Hasard-Livre d’artiste. Le quatrième est en cours : tout n’est pas encore perdu pour les futurs collectionneurs ! CLAUDE LORIN 1] -r. P 9 ; Cm'r-rYerflr 4y. ? Pe 1115. Id r 101r. ARK 1111 10. Cahier de dessins cousus de fil noir, Liliana GassiotC.Lorin Livres d’artistes suisses Paradigme/Comptoir international du livre d’artiste contemporain jusqu’au 30 janvier 04 91 33 20 80 www.ateliervisavis.com ARTS VISUELS 25 Le Valais des signes, Editions CorinollonC. Lorin Mouche Michele Sylvander Home Sweet Home Nouvellement installées à la Maison des éditeurs et des industries culturelles à Arles, les sociétés d’édition La Fabrique sensible (livres d’artistes) et Où sont les enfants ? (livres jeunesse) ont mis leur ardeur en commun pour ouvrir la Maison au public à l’occasion de la parution de trois ouvrages. Dédalles de Ville, Avignon de Max Charvolen, chambre d’écho à sa résidence à Avignon comme invité d’honneur du 15 e Parcours de l’art, trace de ses pérégrinations urbaines et de ses interventions plastiques. Le livre-miroir de Michèle Sylvander, Instant de doute, où la fiction brouille la réalité, le passé dépasse le présent, l’autoportrait féminin masque le masculin. Nocturnes ou les garçons perdus, premier opus jeunesse de Mireille Loup qui expose actuellement ses photographies à la Galerie du théâtre La Passerelle (voir page 28). Un conte initiatique pour un petit garçon perdu dans la nuit pour lequel elle « a convoqué tous les bleus de la terre, le ciel, l’eau et la lumière ». Le temps d’une rencontre avec les artistes, les éditeurs et les entreprises implantées sur le site (Cie Events, association La Cuisine, Main, Oiseau indigo diffusion, ICNPA…), la Maison dévoile ses mille et une envies : rendre le lieu vivant, créer des circulations entre ses habitants, partager ses projets, ses enthousiasmes et ses découvertes avec le public. La première page d’une longue série à écrire. M.G.-G. Maison des éditeurs et des industries culturelles vendredi 18 décembre de 15h à 19h rencontre-expositions-vidéos La Fabrique sensible www.lafabriquesensible.com Où sont les enfants ? http://ousontlesenfants.hautetfort.com/



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 1Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 2-3Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 4-5Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 6-7Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 8-9Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 10-11Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 12-13Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 14-15Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 16-17Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 18-19Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 20-21Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 22-23Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 24-25Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 26-27Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 28-29Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 30-31Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 32-33Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 34-35Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 36-37Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 38-39Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 40-41Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 42-43Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 44-45Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 46-47Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 48-49Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 50-51Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 52-53Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 54-55Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 56-57Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 58-59Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 60-61Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 62-63Zibeline numéro 25 déc 09/jan 2010 Page 64