Zibeline n°25 déc 09/jan 2010
Zibeline n°25 déc 09/jan 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°25 de déc 09/jan 2010

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 4,7 Mo

  • Dans ce numéro : l'album « Own Virago » de Marion Rampal.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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18 DANSE ISTRES PAVILLON NOIR GYMNASE BNM TOULON Istres ainsi danse Salle archi comble au Théâtre de l’Olivier à Istres en ce dimanche 6 décembre. Guichet fermé pour cette Incidence Chorégraphique, expression libre « hors des murs » des danseurs du Ballet de l’Opéra de Paris. Objectif évident, être les ambassadeurs de la culture chorégraphique. Et sur tous les plans de scène, mission accomplie ! L’enthousiasme du public de tous âges, de tous horizons et toutes motivations en est le témoin impartial. De la grand maman (ma voisine) venue admirer les exploits sur scène de son petit fils, aux petits rats des écoles de danse de la région, en passant par les amateurs éclairés ou non, tous y ont agrafé leur cœur. Il faut dire que le nuancier présenté au public permettait à chacun d’y retrouver ses couleurs. Choix éclectique et varié allant du néoclassique à un solo Feuille à feuille et belles dentelles Talons hauts, strass, filet, vinyle, … entre sexy et sado, les danseurs et danseuses dirigés par Philippe Decouflé s’essaient avec sensualité, humour et engagement, à la pratique de l’effeuillage. Dans une ambiance joviale de cabaret, les scènes de striptease intégral s’intercalent à des scènes de music-hall, de danse, de cirque et même d’interpellation du public. Amusés, les spectateurs participent volontiers aux sollicitations de Micheline, la dame « à tout faire » du spectacle et à son acolyte, véritable chauffeur de salle ! Certaines figures de danses sont particulièrement esthétiques, comme celle « des mains », et provoquent un ravissement salutaire. Car, bien que sur le ton de la légèreté, le spectacle est éprouvant tant il questionne. Philippe Decouflé exhibe la nudité dans des corps en mouvement ni vulgaires ni pornographiques ; mais a contemporain assez minimaliste sur une sonate pour clavecin de Scarlatti, via une fantaisie entre flamenco, danse classique et moderne. Un camaïeu gestuel servi par une technique absolument parfaite des danseuses et danseurs. Dans son pas de deux cette exhibition place le spectateur dans une position de voyeur malgré lui, et chaque fois il doit se redéfinir par rapport à l’intimité de l’autre, et donc à ce qui lui est généralement interdit. Ménageant des échappatoires le chorégraphe crée des diversions, superpose plusieurs scènes, permettant ainsi au regard des spectateurs de fuir et lui laissant alors un libre choix. Celui notamment d’admirer un corps pour ce qu’il est, pour ses formes, sa force d’expression ? Car le mystère est là, non pas dans ce qui est donné en pâture à la voracité de notre œil mais plutôt dans ce qu’il transmet, laissant le désir faire son œuvre. Vivre nu, pourquoi pas ? Paradoxalement ici ce sont les costumes, repères scéniques et dramaturgiques qui, par leurs présences colorées, donnent du sens et un certain peps au spectacle. CLARISSE GUICHARD Agathe Poupeney Cœurs croisés Théâtre du Gymnase Jusqu’au 19 déc 0 820 000 422 www.lestheatres.net Aurélien Houette & Alice Renavand Patrick Herrera Kubilai Khan Konstellations Déjà à l’Arsenal de Metz et à la Comédie de Clermont-Ferrand, Kubilai Khan investigations avait essaimé ses Constellations 1, 2, 3. À Toulon, point d’ancrage du collectif depuis 1996, c’était une première ! Sans cesse sur les routes caravanières, il leur a fallu relever le défi de déployer à leur façon un chapelet d’installations, performances, vidéo, danse, concerts, déambulations, le tout accessible gratuitement grâce au Conseil Général du Var, commanditaire de la manifestation. Éclectiques et trépidantes, ces Constellations 4 étaient à l’image de la compagnie : un « comptoir d’échange artistique » ouvert à la scène émergente afro-caribéenne, à la musique de l’archipel japonais et à la nouvelle vague des jeunes chorégraphes européens. Beaucoup de découvertes, de croisements audacieux, des esquisses sonores et des ondes de choc, des rebonds chorégraphiques… Et les retrouvailles avec KKI dont on suit les pérégrinations de loin en loin, à Châteauvallon parfois, faute d’une vraie salle de danse à Toulon. Dans des conditions techniques déplorables côté danseurs (plateau exigu) et côté spectateurs (insonorisation inexistante), Dimitri Jourde a offert le solo Xebeche, performance physique qui met son corps en danger, noueux, tortueux. Replié sur luimême dans une élasticité féline, enchaîne bonds et roulements dans un Delibes suite, le danseur étoile José Martinez, ici seulement chorégraphe, montrait tout ce que la danse classique compte de difficultés techniques. Et l’infini talent des danseurs effaçait la performance pure par la sensibilité expressive. Merci donc à l’Olivier de servir, en programmant un spectacle de ce niveau dans d’excellentes conditions d’accueil, la cause de la diffusion de la culture chorégraphique en région… YVES BERCHADSKY Laurent Garbit décor de champ de ruines de papier. Dans Espaço contratempo, Frank Micheletti et Idio Chichava vont et viennent autour du guitariste Rémi Aurine-Belloc avec une fluidité exceptionnelle : leurs mouvements en léger différé multiplient les points de contact, entre eux et avec l’instrument, jouant d’un équilibre tendu. Tard le soir, quand les trois lascars du groupe clermontois Kafka entament les premières notes de Geografia, version concert du spectacle de KKI, la nuit s’annonce planante et vaporeuse… MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Constellations a irrigué 11 lieux toulonnais du 10 au 12 déc www.kubilai-khan-investigations.com
Vive les reprises !. Pour sa 13 e ouverture le BNM a programmé deux pièces de son répertoire, et une création de la Classe d’Insertion Professionnelle. Si on se réjouit du niveau classique d’ensemble de ces jeunes filles, et du talent du pianiste dans cette œuvre de John Cage, la pièce, mal écrite, ne brilla ni par son inventivité, ni par sa capacité à mettre en relief les interprètes. Longue et répétitive, sans sel, elle ouvrait mal cette soirée, et contrastait fort heureusement avec le Sextet qui suivait : la pièce de Thierry Malandain, dont les danseurs du Ballet possèdent désormais toute la subtilité, a fait la preuve de la grande forme des ces solistes qu’on a vu beaucoup plus éteints : tout était en place, vif, haut, ensemble, joyeux, mutin, les dynamiques se croisaient, les corps, et le public, jubilaient. TéToTé qui suivit confirma, en particulier dans les passages à trois et les portés violents, le niveau d’un Ballet qu’on prend toujours plaisir à voir. A.F. Sextet Agnès Mellon Maladresses Les Ouvertures 13 ont eu lieu du 10 au 12 déc dans le grand studio du BNM b Que la pièce de la Chinoise déçoive, on le comprend. Son minimalisme en matière de danse, et le maximalisme de son discours documentaire qui envahit le décor et l’espace sonore du spectacle est décevant. Wen Hui se raconte tout le temps, mêle son histoire propre à celle de la révolution culturelle, la fait dire à son interprète, l’écrit sur les murs, projette des photos, vidéos, dessins qui l’explicitent… et par ailleurs, en guise de danse, exécute un simple geste, en avançant lentement vers le public, linéairement, dans la pénombre, durant toute la petite heure du spectacle. Cela peut être agaçant, si l’on n’entre pas dans la douleur, si l’on trouve la démonstration simpliste -le corps se ploie et souffre et symbolise toutes les tortures lentes et toutes les soumissions. Quoi qu’il en soit, huer les interprètes à la fin comme cela fut fait est choquant. Non parce que le public n’a pas le droit d’exprimer son avis, mais parce qu’il y avait là une souffrance, une intimité, un poids de l’histoire maladroitement exprimé, mais jamais indigne. Le spectacle, qui normalement dure huit heures, prend sans doute plus de sens dans la durée… et le public a fait preuve de bien peu d’empathie. Est-ce parce que l’histoire chinoise est si lointaine ? A.F. I Eà11 L1kM&f RT-kILD MICHEL °NMI CAROLyw CaRL54N Le reoours uux forêts ? P P.'7 ?, rlurrr L2'ii7rYir La Table du Food + + Silence 9 20 jar] vier La nuit lusts avant les forks ? g faRwl£'f.> 1" fjvflef Memory a été dansé au Pavillon Noir les 3 et 4 déc Ricky Wong ChiosFoAéE two Liqurde ï 8, fëwr er cPec Les eG R'd..7Fnain Riaervaitiens en lime www.thettredecavaillon.com..



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