Zibeline n°24 novembre 2009
Zibeline n°24 novembre 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°24 de novembre 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : naissance du théâtre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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VIII I SPECTACLES CHÂTEAU-ARNOUX STE-MAXIME MÔMAIX Trop t’aimes et t’abuses NOs LIMITes. Spectacle chorégraphique entre danse contemporaine, hip hop et capoeira. Une heure d’alchimie composant, au creuset des souffrances, sensualité et poésie. Aux limites des possibilités humaines, les gestes extrêmes cherchent à discipliner le mouvement d’un monde que l’injustice et la discrimination envahissent. Une danse de résistance de l’amour contre toutes les violences. Un décor planté comme stalag, QHS, banlieue ou psychose. Deux grilles parallèles barrent la scène comme séparation des consciences. Une rampe aux lumières scialytiques. Un tissu sonore croisé de lignes mélodiques contemporaines, de pulsations sérielles… un long cri. Des corps qui s’écorchent au pilori d’une humanité malmenée, maltraitée, méprisée. Au détour de l’écartèlement, de l’affrontement des peurs réciproques, refleurissent les instants d’une infinie tendresse. Renaissance de solidarités. La chorégraphie de Martine Jaussen et Abdenamour Belalit met au service du sens de nos limites les capacités extraordinaires des danseurs de la compagnie Alexandra N’Possee. Il ne s’agit à aucun moment d’une exhibition triviale de perfor-mances. Les exploits physiques époustouflants s’ordonnent comme des notes sur cette grille, qui fait portée gestuelle à la symphonie des corps. Il n’y a pas de limite non plus à l’enthousiasme du e public du Théâtre Durance de Château-Arnoux le 23 octobre. Soulignons d’ailleurs la qualité de l’accueil et des conditions de représentation de ce théâtre. NOs LIMITes non plus le lendemain au Carré Sainte - Maxime, avec le même compliment. YVES BERCHADSKY Nos limites Y. B. Livre d’images 6 Bien sûr que le spectacle d’Alwin Nikolais réjouit les enfants : c’est coloré, vif, bien dansé, bourré d’animaux et de formes étranges, de couleurs primaires, d’instants magiques. Sans narration, avec une simple alternance de tableaux thématiques les danseurs, ou plutôt les effets visuels, parviennent à captiver l’attention de tous et à tirer des cris de plaisir et d’admiration. Ce qui est toujours bon à prendre pour la danse, surtout lorsque cela concerne neuf salles pleines au Pavillon Noir ! Même si l’on regrette un peu, au bout du compte sans conte, que rien ne soit raconté. Non qu’on ait forcément besoin d’histoire, mais parce qu’il n’y a pas non plus beaucoup de danse, et encore moins de propos…. The Crystal and the sphere est un peu comme des bulles de savon colorées qui passent : jolies, très jolies même, mais il n’en reste rien lorsqu’elles ont éclaté. Dans les yeux des enfants peut-être ? AGNES FRESCHEL The Crystal and the Sphere a été joué du 15 au 17 oct dans le cadre de Mômaix Fred Hayes L’essentiel est invisible () Victoria Chaplin nous entraîne dans un monde qui semble ne connaître que les limites infinies des songes. Animaux marins aux mouvements souples, comme agités par la houle, formes étranges, surgies de nulle part, objets qui se transforment en chevaux extraordinaires… poésie, lenteur, ombres qui s’animent… le corps de l’artiste se contorsionne, se coule dans les formes les plus improbables. Un coquillage se déploie en éventail, devient autre. Finesse, légèreté, puissance aérienne du rêve… bestiaire onirique, chatoiement des formes et des couleurs… En contrepoint, d’un regard plus ironique, mutin, Jean-Baptiste Thierrée se joue des codes, détourne les numéros convenus (la séquence jonglage est inénarrable !), les effets attendus (bruitages incongrus ou décalés à l’extrême pour Le Cirque invisible Brigitte Enguerand évoquer la chute d’objets farfelus), s’attache au pastiche de tableaux célèbres, brise les perspectives en des retournements cocasses. Sa crinière blanche échevelée s’anime. Étonné de ses propres farces, il multiplie lapins et canards sur scène. Et hop ! Les voici tous qui viennent saluer… lesquels sont vrais ? Bonheur de l’illusion… déjà la fin ? Le temps s’était suspendu, pour notre émerveillement. MARYVONNE COLOMBANI Le Cirque invisible s’est produit au Grand théâtre de Provence du 22 au 25 oct dans le cadre de Mômaix
LE REVEST MÔMAIX LE GYMNASE SPECTACLES IX Les tribulations des Têtes en l’air Le Palais Nibo n’est pas un palais tout à fait comme les autres, et ses pensionnaires non plus. Faut dire qu’à défaut d’or et de vermeil, on y trouve de drôles de zèbres ! Il y a bien sûr Monsieur Loyal qui tente de contenir l’exubérance de sa troupe d’énergumènes et la classique alternance de numéros de cirque et de saynètes ubuesques. Tout cela mené sur un train d’enfer car au Palais Nibo, parole de Monsieur Loyal, « les numéros s’enchaînent comme des bêtes ! ». On démarre avec un clin d’œil dans le rétroviseur de La Piste aux Étoiles (que les moins 20 ans ne peuvent pas connaître…) et l’on termine par un défilé de mode bestial, toutes griffes dehors. Entre les deux, les artistes jonglent de jeux de mots en jeux de malin, de prouesses techniques en figures décalées. Il y a même un acrobate qui fait le coup du striptease devant un public médusé, mi-figue mi-raisin pour cause de chères têtes blondes ! Heureusement, Blanche-neige est là qui vient le rassurer, sauf qu’elle se transforme en cracheuse de pomme déjantée sur fond de riff rock’n roll. Le public n’est pas au bout de ses surprises avec un mécanicien en salopette jaune qui fait le tour de la terre sur son pneu, un escargot goguenard qui n’a pas froid aux antennes malgré le balancement de sa planche en bois. Deux Pierrots lunaires qui défient les articulations de leurs corps avec une souplesse toute féline tandis qu’une « libellule » danse sur sa corde volante, aussi légère et gracieuse qu’une plume… Pas étonnant quand on s’appelle Les Têtes en l’air et que la folie douce vous donne des ailes dans le dos… MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Le Palais Nibo et ses pensionnaires a été joué sous chapiteau à Toulon du 20 oct au 3 nov Klair&Sebastien Peau d’Âne désenchantée La nouvelle mise en scène de Caroline Ruiz, fondatrice de l’école de théâtre Un Pied en coulisses, n’a malheureusement pas tenu toutes ses promesses. Créée au Jeu de Paume à Aix, Peau d’âne avait pourtant tous les atouts pour séduire : le conte Peau d'Ane X-D.R de Charles Perrault, la musique de Michel Legrand, l’ajout de scènes chorégraphiées, d’effets vidéo et de tours de magie. Mais à trop prendre de liberté avec l’histoire originelle et le texte, le spectacle traîne en longueur (1h20 pour le jeune public, c’est long) et vacille : faiblesse des voix chantées, comique de situation outrancier, rythme en accordéon. Si l’idée d’actualiser ce texte publié en 1694 pouvait faire mouche, les ajouts de Basile Giambattista, Caroline Ruiz et Julien Asselin n’évitent pas la familiarité : pas besoin de s’exclamer « Mamzelle l’ânesse qui pue des fesses ! » pour s’attirer la sympathie des enfants… Quant au deuxième acte qui entraîne Peau d’Âne - devenue souillon- dans « un cabaret haut en couleur, où les tours de magie sont fameux » plutôt que dans une ferme, le résultat frise le ridicule, et la scène du music-hall est interminable. On retiendra néanmoins la justesse avec laquelle Caroline Ruiz évoque l’hyménée incestueux, subtilement écrit par Perrault, et les images poétiques projetées sur la longue robe blanche de cette jeune vierge déchue sauvée par l’amour d’un prince. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Peau d’Âne a été créé les 6 et 7 nov au Jeu de Paume à Aix dans le cadre de Mômaix À voir au théâtre de l’Eden à Sénas les 26 et 27 nov (04 90 57 79 36) et au théâtre Armand à Salon-de-Provence du 1er au 11 déc (04 90 56 00 82). Un Cardinal Rich Le Diable Rouge, c’est le Cardinal Mazarin, magistralement interprété par le généreux Claude Rich. La pièce évoque, souvent avec humour, les affaires publiques et privées de Mazarin durant les dernières années de la Régence, renvoyant aussi à l’actualité : « Es-tu naïf, Colbert ? Crois-tu vraiment qu’on pourrait gouverner avec des honnêtes gens ? Hélas ! Pour tenir un pays, il faut aussi des fripons ! ». Même si certains jeux de mots nous échappent, le texte d’Antoine Rault nous aide à comprendre les enjeux du pouvoir… Pour mettre fin à la guerre contre l’Espagne, Louis XIV (Adrien Melin) doit épouser l’Infante Marie-Thérèse, mais il est fou amoureux de la nièce de son parrain, Marie Mancini (la pétillante Alexandra Ansidei). On aurait préféré un jeu moins appuyé pour montrer leur amour. En revanche Anne d’Autriche, tantôt cruelle, tantôt émouvante, est élégamment interprétée par Béatrice Agenin. On peut regretter que les spectateurs du balcon n’aient pu pleinement profiter de la mise en scène superbe de Christophe Lidon, et surtout des jeux de miroir… Après cette soirée réussie au théâtre du Gymnase, la rencontre improvisée avec les comédiens fut un moment fort pour tous. LEA CHATEL-DESHAYES, MARIEM DIANE, CELIA GBEKAN ET REBECCA MARTIN élèves en 3 e option découverte professionnelle des métiers du spectacle r au Collège Thiers



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