Zibeline n°24 novembre 2009
Zibeline n°24 novembre 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°24 de novembre 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : naissance du théâtre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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06 POLITIQUE CULTURELLE LES THÉÂTRES DE MARSEILLE Le Gymnase Zibeline : Avez-vous subi, ces dernières années, des baisses de subvention ? Dominique Bluzet : Avant de répondre à cela je tenais à dire qu’il ne faut surtout pas stigmatiser telle ou telle collectivité. Le moment n’est pas à cela, il faut absolument qu’elles fassent toutes un effort afin que nous sortions de cette régression. Ce n’est pas en les irritant qu’on parviendra à les mettre autour d’une table avec nous tous, pour prendre le problème au corps. Quant au Gymnase… l’État nous a retiré 55000 euros en deux ans, et maintenant c’est au tour de la Ville, qui nous enlève 30000 euros. Quant à la région, sa subvention n’a pas augmenté depuis 19 ans. Ce n’est pas une baisse mais une asphyxie, une mort lente… Que faut-il faire selon vous ? La seule réponse à apporter est une réponse globale, en vue de 2013, en vue de notre survie. Globalement, on a retiré à tous les théâtres. Il y a d’énormes problèmes à la Criée, nous nous en sentons très solidaires. La paupérisation globale des structures apparaît au grand jour… Que pensez-vous de l’attitude de la révolte de Richard Martin ? Ce ne doit pas être le paravent du problème général. Le Toursky marche très bien, il réunit un public incroyable, 24% des abonnés du Gymnase le sont aussi au Toursky, il fait un travail formidable dans un quartier difficile... Mais je pense vraiment qu’il ne faut pas stigmatiser l’État ou concentrer le problème sur un théâtre. Quels sont selon vous les critères qui doivent décider de l’attribution de subventions ? La question est de savoir ce qu’est un théâtre public. Un théâtre qui a à sa tête un directeur pendant 30 ou 40 ans sans que les collectivités qui le subventionnent soient décisionnaires dans son conseil d’administration, et sans que personne ne puisse vérifier si la dépense artistique est également répartie, s’il achète les représentations, s’il y a un vrai équilibre de gestion, n’est pas vraiment un théâtre public. Y a-t-il d’autres critères ? Le nombre de spectateurs ? La qualité des spectacles ? Le nombre de spectateurs bien sûr. Le contribuable doit avoir accès à la culture. Quant à la qualité de spectacles c’est si subjectif ! Les dés sont pipés à l’avance ; qui décide de ce qui est acceptable ? La notoriété ne doit pas être un indice de rejet, et le Toursky par exemple fait très bien d’inviter Michel Bouquet… La Criée Zibeline : Avez-vous subi, ces dernières années, des baisses de subvention ? Jean-Louis Benoit : L’an dernier l’État a gelé, c’est-à-dire fait disparaître, 50 000 euros sur les subventions qu’il nous avait allouées. Et depuis des années les subventions ne sont pas indexées sur les prix : elles stagnent, c’est-à-dire qu’elles baissent. La Ville, elle, a augmenté ses subventions il y a trois ans. Mais les problèmes aujourd’hui à la Criée sont liés au bâtiment, pas au fonctionnement : il faut investir dans les murs, qui appartiennent à la Ville. Pouvez-vous expliquer la spécificité de votre statut et de vos missions ? Nous sommes un centre dramatique national, c’est-à-dire que nous avons, contrairement aux autres théâtres de Marseille, une mission de service public. Le Merlan aussi, qui est une scène nationale. Ces missions vont vers la création et la diffusion d’œuvres du répertoire, ainsi que d’auteurs contemporains francophones. Nous devons également aider la création des compagnies dramatiques régionales non seulement en les accueillant, mais aussi en les produisant et en les diffusant. Depuis mon arrivée il y a eu deux voire trois créations par saison. Quel est votre statut personnel ? À la tête des centres dramatiques nationaux ce sont des metteurs en scène qui sont désignés. Pour trois ans. Ils sont reconductibles mais révocables, et doivent rendre compte de leur activité. Contrairement aux scènes nationales, je dois aussi faire une création personnelle par an, la produire complètement ou presque, et la faire tourner. Et également accueillir les productions des autres centres dramatiques nationaux. Est-ce pour cela que vous avez plus d’argent que les autres ? Bien entendu. Les missions sont différentes, et plus onéreuses. Et vous programmez également dans deux salles. Oui. En temps normal ! Quels sont selon vous les critères qui doivent décider de l’attribution de subventions ? La qualité artistique doit primer, même si le nombre de spectateurs, et surtout la qualité de relation avec le public, a son importance. Comment cette qualité pourrait-elle être jugée ? Par quels critères objectifs ? C’est bien le problème ! Mais à force de dire qu’il n’y en a pas on peut aboutir à faire n’importe quoi. Les décisions devraient être prises par un collège de gens éclairés sans doute, d’artistes et de gens du métier. L’appréciation comptable pratiquée aujourd’hui par les collectivités n’est pas pertinente, les politiques ne vont pas au théâtre, et on manque terriblement d’interlocuteurs éclairés. C’est cela avant tout qui nous mine, même si nous savons que nos valeurs sont porteuses, et que nous avons ici un public touchant de fidélité… Le Merlan Zibeline : Avez-vous subi, ces dernières années, des baisses de subvention ? Nathalie Marteau : Elles stagnent depuis deux ans, et nous avons subi une baisse importante du budget artistique prévu à la réouverture du théâtre, après notre période de vagabondage. Quels sont selon vous les critères qui doivent décider de l’attribution de subventions ? Elles doivent être attribuées par rapport aux missions confiées : il faut réactualiser la mission de service public, la légitimité du subventionnement est fondée là-dessus. Mais la nature du contrat entre l’État et les théâtres est devenue très floue. Quelle place doit-on accorder à la création ? Personne ne le sait, ou ne l’envisage de la même façon, chacun défend sa peau alors qu’il est question de bâtir une éthique commune. Nous sommes en grand manque de vision, de réflexion sur la politique culturelle, sur nos missions. Y a-t-il d’autres critères ? Le nombre de spectateurs ? Des critères esthétiques ? Au-delà du nombre de spectateurs c’est la qualité du lien mis en place qui importe. La politique tarifaire et d’ouverture, ce qu’on propose vraiment au public comme culture, au-delà du spectacle. De même ce n’est pas le nombre de spectacles qu’on accueille qui compte, mais la qualité de l’accueil, sa pertinence, comment on les accompagne financièrement mais aussi dans leur diffusion, leur communication. Quant aux critères esthétiques… je crois vraiment que c’est la diversité qui compte sur un territoire. Je n’ai rien à dire au fond si Richard Martin accueille Pietragalla, la pluralité doit être représentée, surtout lorsqu’elle a un public, et une qualité. Le Gyptis Zibeline : Avez-vous subi, ces dernières années, des baisses de subvention ? Françoise Chatôt : Une suppression de toute subvention de l’État, et une stagnation des autres. Nous avons perdu 60000 euros en quelques années, dans un contexte où tout coûte plus cher, et où les intermittents en particulier se paupérisent terriblement… Quels sont selon vous les critères qui doivent décider de l’attribution de subventions ? La création avant tout ! Si un théâtre a une mission, c’est de veiller à sa propre éclosion. Comment une culture peut-elle exister si personne ne songe à réunir les conditions nécessaires à sa naissance puis à sa diffusion ? Comment peut-on espérer qu’une région reste culturellement vivante si on n’accueille pas, un peu dignement, les compagnies régionales ? L’autre critère est de travailler pour que le public se renouvelle. Notre théâtre est rempli de scolaires qui y viennent souvent pour la première fois. D’habitants du quartier aussi, de gens qui ne viennent qu’ici, et à qui nous donnons de vrais textes à entendre. Pas du divertissement ! ENTRETIENS RÉALISÉS PAR AGNES FRESCHEL
Le « ülud3H WleNnlemomepf¢en BEAUCAI RE LE CASINO -0)06 Saison Théâtrale 2009/2010 Avec ti Roland GIRAUD 1. Said AMADIS Jean-Loup HORWITZ Benoit NGUYEN TAT ol=111k\r { Mardi 1er Décembre à 20h30 PASINO D'AIX, tam Christophe LIDON u Iai dc NnlEuide NIEL Renseignements : 04 91 RO 10 89 sin Locations : points de vente habituels mFNeo, MARDI 15 DECEMBRE À 20H30 Ouelqu uI i va daI"15er CHORÉGRAPHIE ET INTERPRETATION RADHOUANE EL MEDDEB CIE DE SOI (TUNISIE 18 spectacles programmés dont Dimanche 17 janvier 2010. 151100 L'Entourloupe avec Michel Galabru (Théâtre) Samedi 20 février 2010.20H30 Le clan des divorcées (Théâtre comédie) Samedi 6 mars 2010.20H30 Armelle (Spectacle humoristique) Vendredi 16 avril 2070.20H30 Clinic (Theôtre comédie) Renseignements - Réservations : 04.66.59.26.57 - www.beaucairejr BEAUC.IIRE 9 THÉÂTRB -'- - - mAssALIA jeunes clubllLs tous publics L 4vcn inrqueaea flrll 4wieian la= D u 19 au 28 NOV Théâtre de la Mezzanine théâtre d Aries Scène conventionnée pour des écritures d'aujourd'hui INFORMATIONS/RÉSERVATIONS 04 90 52 51 51/www.theatrearles.cum Théâtre de rue à l'intérieur tout public â partir de 15 ans La Friche la Belle de Mai at rué Jobin - 12 rue François Siinonn- Marseille 13003 Tél. 04 95 04 95 70 www-theatremassalia.com



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