Zibeline n°24 novembre 2009
Zibeline n°24 novembre 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°24 de novembre 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : naissance du théâtre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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30 DANSE AVIGNON DANSEM PAVILLON NOIR Prolongements Le solo de Ayse Orhon met au jour ce que savent tous les intrumentistes : faire de la musique est un exercice physique qui établit un rapport de plaisir et de souffrance, érotique et masochiste, avec un objet qui a une âme. La harpe, en plus, a presque un corps. La danseuse est en contact permanent avec le bois, les cordes, les courbes et les arêtes de l’instrument qui, tel un monolithe, s’offre et se refuse, impénétrable, presque muet. Bien sûr l’argument est un mince pour construire une pièce entière, qui souffre de longues langueurs. Mais la danseuse est magnifique, et offre quelques images inoubliables : ô quand elle entre dans la colonne et telle une sirène se traîne sur le sol avec son appendice ! ô quand elle soulève et tourne, tourne, jusqu’à ce que la résonnance en l’air se fasse et que la harpe parle, enfin ! La création de Manon et Fanny Avram est elle aussi inégale ; le propos, retrouver la mémoire d’aïeuls disparus à Auschwitz, que l’on devine intime et fondateur pour les deux sœurs, est magnifiquement relayé par un danseur sublime qui rend la souffrance, l’horreur des camps, dans un solo d’un intensité rare, tout droit planté, rivé au sol, lançant son corps dans un mouvement perpétuel de balancier qui lentement accélère, sa tête dans des arrachements expressionnistes qui évoquent Bacon et Munch, ses bras dans des élans sporadiques qui voudraient l’arracher du sol. Pour le reste, des maladresses : une comédienne qui manque de présence dit un texte un peu vide ; le témoignage du grand-père, touchant dans ce qu’il évoque, reste banal ; l’image dernière, reconstitution plastique dérisoire de la découverte des charniers, frise l’indécence. Faire du théâtre documentaire est délicat. Quand il touche à l’intime d’aussi près, mettre le réel à distance est risqué : au lieu d’atteindre à l’universel -cette histoire de l’horreur absolue nous Hip hop intime Le solo de Miguel Nosibor tient toutes ses promesses. Programmé au Pavillon Noir, il sera bientôt au Ballet National de Marseille puis au Comœdia d’Aubagne -le chorégraphe y réside et est soutenu par la Ville. Chacun pourra ainsi aller à la rencontre d’un artiste singulier qui a su, avec Temps d’Arrêt, mettre à profit l’occasion qui lui était donnée par deux centres chorégraphiques de peaufiner ses recherches et présenter un travail abouti. Temps d’arrêt propose un trajet simple et limpide : trois vidéos ponctuent la pièce et nous emmènent vers l’intimité de l’artiste. Une, en ouverture, sert de repoussoir, montrant la ville en accéléré, la consommation hystérique ; l’autre, au cœur du solo, exhibe le corps du danseur dansant : de près, avec des effets de décrochage du regard, comme s’il s’agissait de dépasser la frontière de ce qu’il nous montre sur scène ; la dernière, rapide, floue, à peine visible, nous dévoile des images d’enfance, comme volées. Le spectacle est là, dans ce dévoilement, accompagné d’une (bonne) musique de synthèse qui souligne toujours à point nommé les changements d’ambiance. Mais le plus remarquable est dans la danse même : Miguel Nosibor vient du hip hop, il en possède toutes les techniques, est impressionnant dans les tremblements, hyper précis dans ses placements et ses arrêts, puissant au sol. Mais il conçoit et interprète son solo comme un danseur contemporain : en construisant un propos dans l’espace et Christian Varlet non en proposant une suite de numéros virtuoses. En allant jusqu’au fond de lui-même, et non en utilisant la force de son corps comme une armure impénétrable au regard. D’autres du hip hop l’ont fait avant lui, plutôt par la prise de parole que par le corps, qui reste souvent m’as-tu-vu. Décidément, cet art qui vient de la rue continue de bouleverser les scènes ! A.F. Temps d’arrêt a été créé au Pavillon Noir du 4 au 9 nov. Il sera repris au BNM les 17 et 18 déc (voir p 27) Ayse Orhon Ekmel Ertan concerne tous-, Sans… ressemble pour l’instant à un ressassement inassumé. AGNES FRESCHEL Hars et Sans ont été proposés aux Bernardines dans le cadre de DansemSans musiciens ? C’est sous le signe de la danse et de chorégraphies signées Eric Belaud, directeur du Ballet de l’Opéra d’Avignon, que le public a pu découvrir la trop méconnue Symphonie de Psaumes de Stravinsky : composée pour chœur mixte à quatre voix et orchestre (sans violons ni altos mais avec grosse caisse et deux pianos), cette œuvre datant de 1930 est une commande du Boston Symphony orchestra pour le cinquantenaire de sa naissance. Ce chef-d’œuvre, écrit sur des textes latins et composée « à la gloire de Dieu » (psaumes 38, 39 et 150), a su capter l’attention du public, et Eric Belaud et sa troupe avignonnaise ont fait naître un enthousiasme certain en faisant de cette symphonie intime et sombre une pièce chorégraphique nouvelle. En première partie fut dansé l’Oiseau de feu, dans une version proche de celle qui fut créé à Paris le 25 juin 1910 par les ballets russes sur la chorégraphie de Michel Fokine. Les danseurs du ballet de l’Opéra d’Avignon en ont donné une version épurée et intéressante, mais on ne peut que regretter que la musique de Stravinsky ait été diffusée par des haut-parleurs… Dans un opéra avec un orchestre à demeure, c’est un comble ! CHRISTINE REY
WORKSHOPS Des danseurs du Ballet d'Europe Jeu 17- Ven 18 Décembre 20h Friche Belle de Mai Renseignements 04 96 13 01 12 é dl Îe l'ra n iâ ia'R i1 11a ThéAire Il Pt JEUDI 3 DÉCEMBRE 20H30 GRANDS INTERPRÈTES LiJ DWICJ VAN BEETHOVEN, biJATUC1iP5 fr7 3 12ACt1NiOV5iCi'A ! "74 BALLET NATIONAL 0E MARSEILLE Direction Frediric Flamand boIletSieur.lape.0 2Ô13 IL +w w * MARDI DECEMBRE 201130 GRANDS INTERPRÈTES LUDWIC VAN BtETHOVLN, SONATES hr° CLA I R DE LUNE }, IV'7, 71+°37, Al'23 « APF/155IOhJATtl VEAIDRLaI 11 DECCMBRC 20H30 ORCHESTRE RÉGIONAL DE CANDIES MAÎTRISE DES BOUCHES-DU-RHÔNE CFUVRE5 DE BACH,SCHUBEPT ET NOELSTRADITIUNNEL5 DU JEUDI 17 AU SAMEDI 19 DÉCEMBRE 20H30 DANSE SQUAREGO1V1L (797b] SPLIT 51DE5 (2003,1 MARDI 22 DCCEMBRE 20H30 CONCERT SYMPHONICDUE hierry Malandain - Jean Guizerix - Yesuyuki Enda 101,11 S.12 deecémbre C19 - 20h30 au Ballet Nabanal de Marseille I [(NARD BERNSTEIN, DANSES SYMPEiDN IQUE S. DE WEST SVOF STORY SL RGt RACHMANI NOV. SYMPHONIE N'2 TARIFS 12.E- 8-e RSERVATII7NS 04 91 327 327 THEATREe PROVENCE



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