Zibeline n°24 novembre 2009
Zibeline n°24 novembre 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°24 de novembre 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 6,7 Mo

  • Dans ce numéro : naissance du théâtre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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18 THÉÂTRE AU PROGRAMME Enfer Après des résidences de travail à la Distillerie à Aubagne, à la Friche et au 3bisf, la cie aubagnaise Lesgensdenface présente sa création des Quatre jumelles de Copi. La mise en scène de Christophe Chave s’attachant à rendre réelle l’écriture de Copi, rythme le jeu des comédiennes en se basant sur l’énergie et les tensions perpétuelles de leurs corps. Entre folie et farce macabre, les quatre jumelles se croisent, se droguent, s’entretuent, meurent et ressuscitent inlassablement… Les quatre jumelles Le 4 déc Le Comœdia (Aubagne) 04 42 18 19 88 www.aubagne.com Revenir Dans La Douleur, mis en scène par Patrice Chéreau et Thierry Thieû Niang, Dominique Blanc est Marguerite Duras. Récit autobiographique, le texte cru de Duras raconte sa vie de résistante, la libération, et l’horreur de l’attente, celle du retour de son mari, Robert Antelme, résistant déporté à Dachau. Seule en scène, la comédienne fait sienne l’écriture durassienne, entre douleur et espoir. La Douleur Le 21 nov Théâtre de l’Olivier, Istres 04 42 56 48 48 www.scenesetcines.fr Espérer Au temps des croisades, en 1187 à Jérusalem, sont réunis les destins séparés d’un marchand juif, d’un jeune Templier et du sultan Saladin. Parabole de la tolérance et de la fraternité, Nathan le sage de Gotthold Ephraïm Lessing est mis en scène par Laurent Hatat avec un parti pris actuel, dans une démarche qui place le théâtre au centre de la question du vivre ensemble. Transposée dans une ville d’aujourd’hui, « où les mots permettent encore d’exprimer les conflits, parfois pour les régler, parfois pour les masquer », la pièce fait entendre d’étonnants échos… Nathan le sage Le 28 nov Théâtre de l’Olivier, Istres 04 42 56 48 48 www.scenesetcines.fr > Libération Xavier Gallais adapte et met en scène Les Nuits blanches de Dostoïevski. Une relecture moderne, dans laquelle Tamara Krcunović et Xavier Gallais offrent une interprétation troublante de cet amour romantique. Tout en légèreté et subtilité ils font leurs les mots de l’auteur russe, au cœur d’un décor presque naturel entre bois et herbes hautes. Les Nuits blanches Le 14 déc Théâtre Armand, Salon 04 90 56 00 82 www.salon-de-provence.org Aimer Cendre Chassanne, qui dirige la compagnie Barbès 35, met en scène Le Triomphe de l’amour de Marivaux, une guerre d’amour « qui est aussi une guerre politique, […] une aventure hédoniste. » Au centre de la mise en scène un jardin dans lequel rien ne pousse, jusqu’à ce que « Léonide, par la puissance de son projet, ne parvienne à faire bouger tout cela, à réveiller les forces de la nature. » Le pouvoir de l’amour triomphant en tant que nouvel ordre politique ? Le Triomphe de l’amour Le 15 déc Théâtre de l’Olivier, Istres 04 42 56 48 48 www.scenesetcines.fr Résister On ne payera pas l’oxygène d’Aristide Tarnagda, dans une Afrique crépusculaire projetée dans un avenir encore plus sombre, raconte l’agonie d’un couple refusant de payer l’air qu’il respire ; Grand écart de Dieudonné Niangouna met en scène l’histoire d’un autre couple, plus universel, violent, détruit par la dureté du monde et sa propre violence. Deux très beaux textes, proposés par Eva Doumbia, par une metteure en scène qui connaît l’Afrique et nous la donne à voir sans concession. On ne payera pas l’oxygène/Le grand écart Le 1er déc Théâtre de La Colonne, Miramas 04 90 58 37 86 www.scenesetcines.fr Nathan le sage Eric Legrand > Les nuits blanches BM Palazon Confession Au début du XX e siècle, à Monte Carlo, un scandale secoue les résidents d’un grand hôtel : abandonnant son mari, une femme respectable s’enfuit avec un jeune homme qu’elle connaît à peine. À cette occasion, une vieille aristocrate anglaise revient sur son passé et sur histoire fort similaire… Marion Bierry adapte la nouvelle de Stefan Zweig, 24 heures de la vie d’une femme, avec Catherine Rich et Robert Bouvier. Dans une mise en scène sobre, les comédiens prennent la parole à tour de rôle ; un double récit qui permet la lente libération de la parole… 24 heures de la vie d’une femme Le 26 nov Théâtre de La Colonne, Miramas 04 90 58 37 86 www.scenesetcines.fr Le 12 déc Carré Léon Gaumont, Sainte Maxime 04 94 56 77 77 www.carreleongaumont.com Soliloques Jean-Yves Picq s’installe au Théâtre des Halles pour trois soirées qui se déclineront en rencontre (le 17 déc, avec lectures choisies de ses textes) et spectacle. Le Théâtre de l’Ephémère met en scène Donc, délirant tourbillon verbal à trois voix. Les mots comme rempart contre le silence et la nervosité… Donc Les 18 et 19 déc Théâtre des Halles, Avignon 04 90 85 52 57 www.theatredeshalles.com Résistance Germaine Tillion aura traversé le XX e siècle de façon exemplaire, toujours à la recherche du juste et du vrai, à travers ses écrits et ses engagements humanistes. Xavier Marchand met en scène trois de ses textes -Il était une fois l’ethnographie, Ravensbrück et Les Ennemis complémentaires- avec des chants et des images d’archives, dans un théâtre documentaire dont il a le secret subtil, qui donne une belle leçon d’humanité. Il était une fois Germaine Tillion Le 17 déc Théâtre de la Passerelle, Gap 04 92 52 52 52 www.theatre-la-passerelle.com
LA CITÉ BANCS PUBLICS MINOTERIE THÉÂTRE 19 Sortir de l’isolement La Cité, Maison de théâtre poursuit ses expériences d’écritures du réel ; au programme de novembre, la prison, sujet difficile à traiter sans tomber dans le voyeurisme, le pathos ou la morale à deux sous. Pourtant le metteur en scène Jean-Michel Van den Eeyden et Jean-Marc Mahy, ex-taulard devenu éducateur, et acteur pour l’occasion, ont voulu faire du vécu de Mahy un véritable « acte théâtral », et permettre à cet homme qui a passé 18 ans de sa vie en prison, dont 3 en quartier d’isolement, de « porter sa parole différemment » sur le plateau et, par la confrontation au jeu, de prendre la distance nécessaire pour rester un homme debout. Accueillis en résidence de création durant l’été, les deux Belges ont présenté le travail en cours durant 3 soirées suivies de projections et de débats. La force du propos et de sa validité dramatique sont frappantes. Mahy possède un vrai tempérament d’acteur, qu’une mise en scène dépouillée et pudique transcende. Durant une heure, on est avec le détenu dans sa minuscule cellule, qu’il arpente presque non stop, tout en disant un texte encore improvisé mais qui sonne déjà écrit. On suit son parcours de jeune délinquant, puis de prisonnier, les humiliations répétées, les coups et les fouilles au corps, les étapes d’un procès bâclé, la tentation du suicide jusqu’à sa métamorphose finale. On est ému, on rit aussi… et on attend la version définitive d’un projet prometteur. CLARISSE GUICHARD ET FRED ROBERT Créations diverses La Minoterie comme à son habitude invite et soutient la création en programmant, en novembre, Grand Magasin, puis le Théâtre de l’Ajmer. Pour des bonheurs divers, à petits prix. Avec presque rien, une table de camping et une quinzaine d’objets cheap, mais beaucoup d’humour et d’ingéniosité Grand Magasin parvient, entre un chantier à ciel ouvert et un restau en cours d’édification, à broder un numéro burlesco-surréaliste, à base de logique à deux termes aristotélicienne : un objet, là ou pas là, déclenche ou non sur un pseudo tableau numérique un voyant qui s’éteint ou s’allume. Une volonté dérisoire de circonscrire le monde Jumel X-D.R. à du binaire, fort drôle, à la base néanmoins de notre monde numérique… Le Théâtre de l’Ajmer n’a pas cette ingénuité-là. Franck Dimech, comme quand il monte Sarah Kane ou Maeterlinck, sadise ses acteurs, les met dans des positions humiliantes, cherche notre dégoût (laper son assiette, recracher, remanger, cracher dans un verre puis boire, enfiler une robe trempée de lait, se nourrir de graines cachées dans sa culotte…). Procédés acceptables quand ils visent à une prise de conscience. Mais entre ces jumelles chinoises, sur ce texte insipide qui répète à l’envi des situations sans intérêt, quel est l’enjeu ? A.F. Panorama commenté, de Grand Magasin, a été joué du 19 au 24 nov. Jumel est joué jusqu’au 19 nov. www.minoterie.org Un homme debout a été présenté du 5 au 7 nov à La Cité à Marseille Un homme debout Olivier Donnet Terra (in)cognita ? Une première semaine bien remplie pour l’arpenteur des territoires ouverts cette année encore par le théâtre des Bancs publics qui propose pour la 4 e édition des Rencontres à l’Echelle un véritable festival de propositions en mouvement, de trajectoires croisées ou de face-à-face fertiles entre Marseille et Alger. Grâce à une collaboration élargie avec Aflam (voir p 58), ou les Rencontres d’Averroès et une déambulation heureuse entre Joliette et Belle de Mai, la cohérence du projet se dessine fermement, quoi qu’il en soit de la fragilité de certaines formes d’exploration. Le déploiement de désir vers l’autre semble être le mot d’ordre général, plus ou moins explicite selon l’artiste. La chorégraphe Balkis Moutashar le fait savoir sans ambiguïté dans Lautrétranger pièce qui invite trois soirs de manière différente Sliman Habès à investir et à subvertir de son énergie hip hop les gestes d’une danse contemporaine si codifiée ; à trouver sur un plateau où tout a déjà été joué, la place qui est due à celui qui vient d’ailleurs. Émouvant y compris dans la maladresse et l’inachevé. Plus audacieuse, la création de Julie Kretzschmar et Guillaume Quiquerrez, première exploration publique de l’hétéroclite et malicieux Arrêt) (Terra, pose le spectateur face à une quête en miroir qui mêle le burlesque au tragique : sous l’autorité bienveillante de l’acteur Samir El Hakim, trois « Français » à une table de conférence égrainent avec des bonheurs divers la semoule fondatrice et identitaire ; subtile, pince-sansrire, la scène dure sans s’user/le rock du colonisé, décalé et hilarant couvre le crépitement des identités flambées/un dernier tableau énigmatique (d’un seau rouge de pompier, chaque acteur tire un gobelet d’eau qu’il jette dans les pieds de son comparse qui traverse la scène en courant, accompagnant son geste d’un « pschitt » sonore et quelque peu menaçant) se dilate dans le temps et ouvre un espace imaginaire singulier, bien plus intéressant que les portraits-vidéo qui scandent le reste de la pièce. Le même trio d’acteurs (Eric Houzelot, Sharmila Naudou et Julie Kretzschmar) a lu le lendemain aux Archives Départementales la non moins nerveuse et polyphonique Archéologie du chaos (amoureux) du pop-littérateur (sic) Mustapha Benfodil dont la présence stimulante et modeste n’a sûrement pas entravé la circulation des idées dans la salle ! La rencontre sidérante avec le film de Tariq Teguia Inland (voir p 53) ou les photos « algériennes » de Pierre Bourdieu au MuCEM (voir p 11) élève encore la qualité de l’attention portée à ceux d’en face. À suivre... MARIE JO DHO Les Rencontres à l’Echelle ont lieu dans divers lieux de Marseille jusqu’au 6 déc



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