Zibeline n°23 octobre 2009
Zibeline n°23 octobre 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°23 de octobre 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : la paix en Méditerranée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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58 MUSIQUE CONCERTS DISQUES Nuits pianistiques Le Festival aixois se poursuit avec des concertos majeurs (le 17 oct. à 19h30 aux Pennes-Mirabeau), une Soirée Jazz (le 18 oct. à 17h au Musée des Tapisseries), Dominique Vidal (Clarinette) et Christiane Baume Sanglard au piano (le 23 oct au Musée des Tapisseries), Michel Bourdoncle (piano) et Pierre Hommage au violon (le 6 nov à 20h au Musée des Tapisseries), Michel Camatte et l’orchestre du Electro-relax ! Trois jours de concerts de musiques spatialisées ! L’auditeur est plongé dans un bain de sons électroniques… allongé sur un transat : cool ! Trans’electrOacoustique GMEM, Marseille du 11 au 13 nov à 19h30 04 96 20 60 10 www.gmem.org Point d’orgue Pour les derniers récitals du festival, l’instrument de Cochereau est associé à la bombarde de Jean-Michel Alhaits dans un répertoire traditionnel breton (avec Jean-Pierre Rolland le 16 oct) et au Grand Ensemble de Cuivre, Les Zin’q, dans des pièces croisant Mozart, Bach et le New Orleans (avec Samuel Liegon le 18 oct). Festival d’Orgue de Roquevaire 04 42 04 05 33 www.orgue-roquevaire.fr Cité classique Littérature (Musset, Tchekhov, Verlaine…) et musique (Beethoven, Chopin, Fauré…) par Michèle Raybaud (piano) et la comédienne Pascale Delesti- Novella (le 16 oct à la Villa Magalone), avant le hautbois glorifié par Marc Badin et Anaït Serekian au piano (le 22 oct à l’Auditorium de la Cité) et du chant mozartien par Christine Kattner (mezzo) et Ludovic Amadeus Selmi (piano), mis en scène par Mickaël Zugowski (le 6 nov à la Villa Magalone). 04 91 39 28 28 www.citemusique.marseille.com Hybrides à sons Conférence-concert illustré par Lucie Prod’homme sur la musique électroacoustique. Le 16 oct Urban Gallery 04 91 37 52 93 Conservatoire Milhaud pour des concertos avec des lauréats locaux (le 14 nov au Jeu de Paume) et une Europe en musique pour un choix de concertos pour piano, violon et flûte (le 15 nov à 17h à Simiane Collongue). 04 42 16 11 70 www.lesnuitspianistiques.com Sacrée Méditerranée Depuis longtemps l’association Ecume accueille des ensembles musicaux du pourtour méditerranéen. Au fil des concerts, par le chant et la notion de sacré, s’établissent des sensibilités communes : du chant bulgare (Quatuor Balkanes) ou perse (Ensemble Chemirani), arabe (Waed Bouhassoun) ou judéo-comtadin (Ensemble Nekouda), arabo-andalou (Ensemble Tarab) ou arménien (Trio Oshakan). Un festival itinérant qui conduit de Lançon de Provence à Aubagne, Fuveau, Vitrolles, La Roque d’Anthéron et Marseille. Chants Sacrés en Méditerranée jusqu’au 25 oct 04 91 91 41 41 www.ecume.org Électro Deux sets en compagnie de Khundalini, mix de « musique électronique, instruments traditionnels et voix féminine », et Zumabrek, expérimentation « électro atypique, soul spaghetti et savane urbaine » … Carré Léon Gaumont, Sainte Maxime Le 6 nov. à 20h30 04 94 56 77 www.carreleongaumont.com « Silete Venti » L’ensemble baroque Capriccio Basel dirigé du violon par Dominik Kiefer accompagnent la soprano María Cristina Kiehr dans un programme alliant Bach et Haendel, mais également William Hayes et Giovanni Battista Ferrandini. Théâtre de Nîmes Le 8 nov. à 17h 04 66 36 65 10 www.theatredenimes.com Musique au temps de Michel Serre Récital de clavecin aux chandelles par Christine Lecoin qui joue des Suites d’Elisabeth Jaquet de la Guerre, Jean-Henry d’Anglebert, Gaspard Leroux et Louis Couperin. Pour accueillir le tableau restauré L’Apo-théose de saint Roch du peintre baroque provençal de la fin du XVII e siècle. MARSEILLE. Le 21 oct. à 20h30 à l’église de Mazargues (entrée libre) La Fantaisie selon Vizi Ferenc Vizi, pianiste roumain de 35 ans, aime à proposer au disque (label Satirino) et au concert des programmes cohérents. C’est le thème de la Fantaisie pianistique qu’il interroge avec des opus de Liszt, Chopin, Schumann, Scriabine et… Mozart (ut mineur K. 475).Le Cadran, Briançon (05) Le 13 nov 04 92 25 52 52 www.ccbrianconnais.fr JACQUES FRESCHEL « À la bien-aimée Barbara ! » Cette saison, le Grand Théâtre de Provence donne carte blanche à la soprano Barbara Hendricks pour trois concerts de prestige. En fin d’année (le 11 déc.), elle chante un Noël familial avec l’Orchestre de Cannes et la Maîtrise des Bouches-du-Rhône, avant le monumental cycle de Schubert Le Voyage d’Hiver (23 fév.) et du Blues en compagnie de ses complices du Magnus Lindgren Quartet (24 fév.) On sait assez peu que, depuis 2006, Barbara Hendricks a quitté EMI pour créer son propre label. Elle se sent ainsi libre de graver ce qui lui plaît… et peut prendre des risques. « Il est fondamental pour moi que le répertoire des mes enregistrements reflète de manière honnête mon activité de concertiste » déclare-t-elle… Et il faut l’entendre sur scène, à plus de 60 ans, défendre des répertoires pas toujours conventionnels devant un public venu a priori se divertir au spectacle d‘une diva du chant classique… Il faut voir comment elle l’emporte, au final, grâce à ses qualités artistiques, humaines et son tempérament de battante ! Après cinq disques consacrés au répertoire espagnol, des Lieder de Schumann, des airs baroques, des mélodies de Poulenc et du Blues, elle retrouve son compère, le pianiste Love Derwinger pour un choix de 28 Lieder de Beethoven. Ce n’est pas dans ce domaine que le « grand sourd » est le plus célèbre. Pourtant, ses 80 opus ne sont pas à négliger : certains sont de vrais bijoux (Sehnsucht, In questa tomba oscura…) et les six pièces de An die Ferne Geliebte(À la bien-aimée lointaine) constituent le premier cycle romantique du genre. Autant de poèmes de Goethe et ses contemporains, enregistrés avec une profonde sincérité par une artiste hors normes. Et des témoignages « tardifs » que les aficionados ne manqueront pas d’écouter avec une once de nostalgie après que la grande Barbara aura lancé ses ultimes vocalises ! JACQUES FRESCHEL CD Arte Verum ARV-006 www.arteverum.com
59 Petits as de chœur La Maîtrise des Bouches-du-Rhône, entre deux représentations du Chevalier à la Rose à l’Opéra de Marseille, lors desquelles intervenaient quelquesuns de ses jeunes solistes, a donné un concert de présentation de son dernier enregistrement (voir p XI). Après un disque consacré au compositeur Jean Langlais, salué par toute la presse, ce CD s’attache aux traditions chorales slave et germanique de la seconde moitié du XIX e siècle. Les Treize chants moraves op.32 harmonisés par Dvorak constituent le cœur d’un somptueux programme à côté duquel on découvre aussi un contemporain méconnu, Josef Gabriel Rheinberger, chantant le « Jour de mai » (Maitag) et Six chœurs avec piano (Magali Frandon) de Rachmaninov. Une fois n’est pas coutume, les voix aériennes de la « Maîtrise » portent l’art du chant choral vers des cimes artistiques d’autant plus précieuses qu’elles sont raides d’accès ! C’est que la formation vocale, relancée par Samuel Coquard depuis 2002, œuvre depuis les quartiers Nord de Marseille au Collège André Malraux. Ce qui ne l’empêche pas d’égrainer de brillants concerts, et de participer à des productions prestigieuses qui enchantent les mélomanes de la région. JACQUES FRESCHEL CD Solstice SOCD 254 www.solstice-music.com Rasta dans l’appeau La troisième galette du Corbeau, qui a survolé récemment de nombreux concerts, suit le parcours migratoire du fleuve de l’Huveaune (de son ancien nom Ubelka). Ce bruyant volatile avait commencé sa carrière de saltimbanque à la fin des années 60 à Paris, d’où il a ramené un ramage rasta tissé d’idées anarchistes. Sans entrer dans une longue biographie, on peut dire qu’il a laissé des plumes et posé la sienne sur tout ce qui est passé par là en reggae, du grand Yéba (et l’écho de répondre « Aïoli »), à un style de tchatche reconnu depuis le succès du Massilia Sound System. Convaincu des relations mystiques entre Marseille et Kingston, sa carrière aurait pu s’envoler du coté du Stade Vélodrome, avec son premier tube J’aime l’O.M., joué avec l’équipe anglaise de Dennis Bovell. Aigri par les résultats, il a depuis fait son nid à Aubagne, pour une œuvre plus personnelle et attachante. La première partie d’un triptyque annoncé illustre son projet de spectacle grandiloquent, mêlant chant, art visuel et danse. On plonge dans l’intimité de Marie Madeleine ou, avec Tout, dans des références bouddhistes… et on saisit le paradoxe de cet artiste, qui voit grand dans un monde de chaos, et transmet son verbe humanitaire dans des hommages à Lee Scratch Perry ou... Fernandel (Schpountz Power) ! X-RAY Le jardin paradoxal Jo Corbeau Ras Tyron Prod 06 16 80 38 11 1 V Par les racines On peut facilement ignorer le nom de Kiddus I, artiste possédant la maudite caractéristique de ne pas avoir enregistré de vrai album jusqu’à celui-ci ; il a pourtant crevé l’écran lors d’une scène de transition du film Rockers, filmé en 78 en plein cœur de la période reggae. On le voit ôter son bonnet et secouer ses locks, et chanter tout ce qu’un rasta pouvait alors ressentir, souffrance et persécution, prières et dénonciation. Cool et toujours en retrait, il est resté actif grâce à des proches tels EarlChinna Smith, ou le label Makasound en France et deux opus contenant son hit du film Graduation in Zion sont depuis sortis. Ce Green for Life évite la redondance mais pas la facilité. Après un premier titre dévastateur, l’ombre de son guitariste accompagnateur l’empêche de développer tout son talent et, par peur de froisser un public roots assez intégriste sans doute, il imbrique maladroitement ses autres influences. Dommage, ceux qui ont pu le voir se prendre au jeu du Live sur un pur ribald mento attendaient plus d’originalité. Que l’on trouvera sans doute sur les cinq autres albums prêts à être commercialisés… X-RAY Green for Life Kiddus I Makasound'SO Le boucan du Toucan Issu de la même cage (une production Ras Tyron), Toko Blaze a pris son envol loin du flux migratoire de nos autres volatiles locaux. Cet oiseau-là a du talent à revendre, une force de persuasion douce et tranquille, il a toujours su rester en retrait... pour ne pas se faire piéger. C’est encore en parfait artisan qu’il travaille, qu’il se livre et délivre des textes travaillés et solides, disponibles dans le livret. Son dernier album prouve sa douce détermination et nous promène de situations pas gaies (Contrôle d’identité) en constat pagaille (Ton héritage), s’interrogeant sur la mixité sans tomber dans la facilité. Présent à la Fiesta comme dans de nombreux projets locaux, il soigne autant sa scène que ses chansons studio, et nous fait marcher et danser chaque fois. Des couleurs musicales différentes habillent chaque titre, et déclenchent parfois un groove partagé (Ali Boumaye). Se définissant comme un griot urbain, « se remémorant toujours des faits historiques », il agit sans concession, vit et vole, libre. X-RAY Urban Griot Toko Blaze Ras Tyron Prod 06 16 80 38 11 V



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